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Paris

Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois

Exhibition Detail
A LOST
36 rue de Seine
75006 Paris
France


November 23rd, 2012 - January 19th, 2013
Opening: 
November 22nd, 2012 6:00 PM - 8:00 PM
 
Bâche publicitaire arrachée, Julien BerhierJulien Berhier, Bâche publicitaire arrachée,
2011, photographie couleur, (40 x 50 cm)
© Courtesy of the artist and Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-vallois.com/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-vallois.com
PHONE:  
+33 (0) 1.46.34.61.07
OPEN HOURS:  
Mon-Sat 10:30am-1pm, 2-7pm
> DESCRIPTION

En regard de l’exposition monographique dédiée à Paul Kos dans l’espace de la galerie Vallois, le Project Room est consacrée à l’artiste Julien Berthier (né en 1975).

Bien que les termes de coïncidence ou encore d’accident ne soient pas pour déplaire à Kos et Berthier, nous devons dire d’emblée que ce rapprochement n’est pas fortuit mais bien volontaire. Alors qu’il est étudiant à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Julien Berthier a suivi en 1998 les cours de Paul Kos au San Francisco Art Institute, bénéficiant de son enseignement et témoignant en retour de l’influence que Kos a exercée sur plusieurs générations de jeunes artistes. Et c'est lui qui, représenté par la galerie depuis 2001, a fait redécouvrir cette oeuvre aux Vallois, et a initié cette nouvelle collaboration.

Il est ainsi naturel de retrouver des similitudes entre les deux artistes, tout au moins pour ce qui concerne l’analyse et la méthodologie de travail.
La sensibilité au contexte artistique et social, alliée à l’observation des mécanismes symboliques, sociaux et économiques qui sont à l’œuvre, engagent Berthier et Kos à révéler les contradictions et l’absurdité de la réalité avec légèreté et humour.

Remarquablement, chez Julien Berthier l’objet est envisagé comme catalyseur, ou même comme symbole de cette absurdité, car animé entre deux tendances contradictoires : le désir de l’amélioration par l’objet et le constat de son inutilité. Il y a en cela chez Julien Berthier quelque chose de Jacques Carelman, décorateur et illustrateur français connu pour la parodie du catalogue Manufrance publiée sous le titre Catalogue d'objets introuvables en 1969. Cette encyclopédie des objets pratiques entretient, pareillement au travail de Julien Berthier, le doute quant à la possible effectivité des objets.

Nous pouvons dire qu’il en est de même pour les images et le texte, qui déchirés entre le trop plein et le manque, en sont réduits à n’être que trop bavards ou trop obscurs. C’est en tous cas cela que le projet A Lost explore : en retirant sur une affiche publicitaire le terme qui signifie lui-même le manque, Julien Berthier révèle une perte de sens profonde et réduit le symbole publicitaire à sa pure fonction décorative.

Leslie Compan

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Giving onto the Paul Kos solo show in Galerie Vallois, the Project Room is occupied by Julien Berthier (born 1975).

Although neither Kos nor Berthier is averse to the notions of coincidence or accident, it must be said that this juxtaposition is not at all fortuitous. In 1988, when a student at the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Julien Berthier took courses with Paul Kos at the San Francisco Art Institute. The teaching was profitable, and Berthier became another in several generations of up and coming artists to acknowledge his influence. Represented by the gallery since 2001, it was Julien who drew the attention of the Vallois to Paul Kos’ work, and who initiated this new collaboration.
It is therefore not surprising if similarities are found between these two artists, at least in terms of their analyses and working methods.

Sensitivity to the artistic and social context, combined with alertness to symbolic, social and economic mechanisms at work there, lead both Berthier and Kos to reveal the contradictions and absurdities of our reality with a touch at once deft and humorous.

Remarkably enough, with Berthier the object is envisioned as a catalyst, or even as a symbol of that absurdity, in that he moves between two contradictory directions: the desire for the improvement offered by the object, and the consciousness of its uselessness. In this respect Berthier’s work has something of Jacques Carelman, the French decorator and illustrator known for his parody of the Manufrance catalogue published under the title Catalogue d’objets introuvables in 1969. Like Berthier’s work, this encyclopaedia of practical objects maintains a sense of doubt as to the possible effectiveness of the objects.

The same can be said for the images and text here, torn between saturation and lack, a mix of too much information and too little light. That, anyway, is what A LOST explores. By removing from an advertising poster the term that itself signifies lack, Berthier reveals a deep loss of meaning and reduces the advertising symbol to its pure decorative function.

Leslie Compan


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