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Paris

Galerie Nathalie Obadia

Exhibition Detail
Projections
3 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
France


October 27th, 2012 - December 28th, 2012
 
Projection (green) and Silver Screen, Michael DeluciaMichael Delucia,
Projection (green) and Silver Screen,
2012 (studio view)
© Courtesy of the artist and Galerie Nathalie Obadia
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-obadia.com
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-obadia.com
PHONE:  
+33 (0) 1 42 74 67 68
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

La Galerie Nathalie Obadia est heureuse de présenter « Projections », la seconde exposition personnelle de Michael DeLucia à Paris, et sa quatrième collaboration avec le jeune artiste américain qui renouvelle les perspectives de la sculpture à l’âge informatique.

Cette nouvelle série d’œuvres dynamiques – grands panneaux et volumes en bois contreplaqué sculptés à l’aide d’un bras mécanique - s’inscrit dans un corps de travaux que l’artiste développe depuis 2010 pour en livrer sa version formellement et conceptuellement la plus aboutie.

Dégradé de couleurs laissant apparaître la vibration organique du bois, oppositions et complémentarité des tons et des formes, régularité accidentée des multiples sillons creusés par la machine forment une « géologie conceptuelle » qui interroge la faculté d’incarnation de ces œuvres dessinées sur ordinateur, leur capacité à exister non plus seulement sur écran, mais dans l’espace physique habité par le spectateur.

« Je me questionne sur la condition de sculpteur à l’ère technologique », commente Michael DeLucia, qui constate : « on travaille aujourd’hui sur l’ordinateur qui est un lieu abstrait et 99% des gens ne verront l’exposition qu’en ligne ». Pour l’artiste, ce règne des reproductions numériques a transformé la nature même de notre expérience phénoménologique qui ne s’opère plus sans la médiatisation de l’image. Face à ce prisme permanent qui déforme notre perception du réel – sorte de version contemporaine de l’allégorie platonicienne de la caverne - Michael DeLucia crée des objets dont la réalité physiologique se confronte à celle du spectateur, posant « problème dans l’espace » et  « mettant à l’épreuve sa vision du monde ».

Héritier de l’art minimal et conceptuel, Michael DeLucia a structuré sa proposition autour d’un vocabulaire plastique rigoureux, restreignant ses expérimentations à quelques formes géométriques primaires - la sphère, la pyramide, le cône et le plan – et à une palette limitée de laques industrielles  utilisées par les constructeurs pour leur efficacité visuelle.

Dans un effet de contraste appuyé avec l’aspect naturel du bois, le noir, le vert et le bleu ont été privilégiés par l’artiste qui trouve dans ces couleurs une réminiscence des techniques de l’imagerie scientifique : rayons X, photographies satellites, premiers écrans d’ordinateurs, microscopie électronique... S’inspirant de ces images générées par rayonnement, Michael DeLucia conçoit ses œuvres comme la forme spatiale d’images projetées, ses sculptures décrivant le trajet d’un rayon lumineux à partir de sa source.

La mise en place de cet alphabet sensible aussi élémentaire que puissant, permet à Michael DeLucia de donner à voir l’impossibilité d’appréhender entièrement ces formes pures. Le hiatus entre la perfection du fichier 3D et les défauts qui caractérise sa réalisation concrète se manifeste tantôt dans la distorsion des images compressées sur les panneaux en reliefs, tantôt au travers des béances qui s’exhibent au cœur même des œuvres, quand la représentation se déchire : poussé dans ses limites par la machine, le matériau révèle alors son incapacité à incarner un concept ; son impuissance à matérialiser l’arc lumineux jusqu’à l’éblouissement.  

Ce témoignage d’une vulnérabilité expressive du bois contreplaqué, matériau intime et quotidien dont le choix n’est pas sans rappeler l’économie de moyen professée par les artistes de l’Arte Povera s’inscrit à rebours des superproductions de la sculpture contemporaine. Les lambeaux de bois qui s’échappent de l’œuvre la sauve de la tentation d’un académisme formel en créant une zone d’achoppement qui ouvre poétiquement la sculpture sur l’infini des possibles.

Aux confins de la figuration et de l’abstraction, de la peinture et de la sculpture, du ready made et de l’artisanal, l’œuvre de Michael DeLucia transfigure les tissus géométriques de vecteurs qu’elle donne à voir : pleins de surprise et de légèreté, ses sculptures aux lignes ondulatoires atteignent une musicalité qui rappellent le lyrisme joyeux des wall-drawings de Sol Lewitt. Dans la continuité de Rodin, Calder et plus récemment des artistes Fred Sandback et Urs Fischer, qui jouent sur le registre de la dématérialisation des œuvres, Michael DeLucia s’impose avec « Projections » comme l’un des plus importants sculpteurs de la virtualité.

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Michael DeLucia est né à Rochester, New York en 1978. Il vit et travaille à Brooklyn. Après des études de Beaux Arts à la Rhodes Island School of Design en 2001, il sort diplômé du Royal College of Art de Londres en 2004 dans la catégorie sculpture. Ancien assistant de Jeff Koons, Michael DeLucia propose des sculptures qui opèrent la métamorphose d’objets utilitaires en apparitions poétiques et humoristiques avant d’initier une série de travaux sur panneaux de bois qui offrent la représentation en relief d’objets compressés qui ont été modélisés sur ordinateur.

En 2008 à Bruxelles, la Galerie Nathalie Obadia est la première à consacrer une exposition personnelle à Michael DeLucia. Depuis, les œuvres de Michael DeLucia ont intégré de prestigieuses collections privées internationales et ont été exposées au CRAC Alsace, au Sculpture Center de New York, au MetroTech Center de Brooklyn ainsi qu’au Musée d’Art Contemporain de Détroit. 

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Galerie Nathalie Obadia is delighted to present Projections, Michael DeLucia’s second solo exhibition in Paris, and the gallery’s fourth collaboration with this young American artist who is renewing the genre of sculpture in the age of computers.

This new series of dynamic works – large relief panels and volumes in plywood sculpted using a computer controlled router – continues a body of works that the artist has been developing since 2010, and takes it to a new level of formal and conceptual accomplishment.

Painted wood, gouged and gradated revealing the organic voice of the material; opposed and contradicting tones and forms; their regularity broken up by the many grooves hollowed by the machine, form a “conceptual geology” which questions the capacity for incarnation of these works designed on the computer and their capacity to exist, not only on the screen, but in the physical space inhabited by the viewer.

“I wonder about the condition of sculpture in the technological age,” comments DeLucia, who observes that “today we work on the computer, which is an abstract and spatially fragmented place, and 99% of people will only see the exhibition on-line.” For the artist, this reign of digital reproductions has transformed the very nature of our phenomenological experience, which occurs now only through the mediation of the image. Given this permanent prism which deforms our perception of the real – in a kind of latter-day version of Plato’s allegory of the cave – DeLucia creates objects whose physiological reality confronts that of the beholder, posing a “problem in space” and “testing his vision of the world.”
Michael DeLucia, Projection (green) and Silver screen, 2012 (studio view) An heir to minimal and conceptual art, DeLucia has structured his proposition around a rigorous aesthetic vocabulary, limiting his experiments to a few primary geometrical forms – sphere, pyramid, cone and plane – and a limited palette of industrial paints used by the construction industry for their visual effectiveness.

Creating a marked contrast with the natural look of the wood with black, green and blue, the artist also uses these colours to evoke the technology of imagery: X-rays, blueprints, satellite photographs, the first computer screens, electronic microscopes, etc. Inspired by the idea that images are objects abstracted by radiation, DeLucia conceives his works as spatial models of projected images, with sculptures that describe the trajectory of a light ray from its source. By putting in place this sensorial alphabet that is as elementary as it its powerful, DeLucia is able to show the impossibility of fully apprehending this pure forms. The gap between the perfection of the 3D file and the flaws that characterise its concrete realisation is manifested in the degradation of the compressed objects on the relief panels, and at other times through the blown out areas in the very heart of the works, where representation is torn apart. Pushed to its limits by the machine, the material reveals its incapacity to embody a concept, its impotence when it comes to retracing the ray of an idea, all the way to its synthesis.

This demonstration of an expressive vulnerability in the plywood, a brutal everyday material, the choice of which brings to mind the economy of means advocated by the Arte Povera artists, stands in opposition to the super-productions of contemporary sculpture. The splinters of wood escaping from the work save it from the temptation of formal academicism by creating a hook that poetically opens the sculpture to infinite possibility.

On the borders between figuration and abstraction, painting and sculpture, the readymade and the artisanal, DeLucia’s work transfigures pure geometry into vectors that one can see. Full of surprises, light and mobile, his undulating sculptures achieve a musicality recalling the joyous lyricism of Sol LeWitt’s Wall Drawings. In the tradition of Rodin, Calder and, more recently, Fred Sandback and Urs Fischer, who play on the register of the dematerialization of artworks, with Projections DeLucia establishes his position as “the first sculptor of virtuality”*.

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Michael DeLucia was born in Rochester, New York, in 1978. He lives and works in Brooklyn. After studying art at the Rhodes Island School of Design in 2001, he took a further degree in sculpture at the Royal College of Art in London, graduating in 2004. Formerly an assistant of Jeff Koons, DeLucia produced sculptures that effect the metamorphosis of practical objects into poetic, humorous apparitions before initiating a series of works on wooden panels offer a representation in relief of compressed objects modelled on computer.

In 2008 Galerie Nathalie Obadia in Brussels gave Michael DeLucia his first solo exhibition. Since then his works have entered prestigious private collections and have been exhibited at CRAC Alsace, at the Sculpture Center in New York, at the MetroTech Center in Brooklyn and at the Museum of Contemporary Art in Detroit.


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