STREET now open! Chicago | Los Angeles | Miami | New York | San Francisco | Santa Fe
Amsterdam | Berlin | Brussels | London | Paris | São Paulo | Toronto | China | India | Worldwide
 
Paris

Art : Concept

Exhibition Detail
Sacrilege
13 rue des Arquebusiers
75003 Paris
France


October 19th, 2012 - November 24th, 2012
Opening: 
October 16th, 2012 2:00 PM - 8:00 PM
 
2012 , Jeremy DellerJeremy Deller, 2012 ,
Photographie couleur (Colour photograph)
© Courtesy of the artist and Art:Concept
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieartconcept.com/2012/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerieartconcept.com
PHONE:  
+33 1 53 60 90 30
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

“Mon cher Ami, l’histoire n’y est pour rien. Elle ne possède pas d’immense fortune, elle ne mène pas de batailles ; c’est l’Homme, l’Homme lui seul qui fait cela, qui possède et se bat. L’histoire n’est pas une personne à part entière, utilisant l’Homme comme un moyen de mener à bien ses propres desseins, l’Histoire n’est rien d’autre que les actions faites par l’Homme afin d’atteindre son but”. (1)

Pour sa troisième exposition à la galerie Art : Concept, Jeremy Deller nous entraîne dans une plongée en apnée à travers l’Histoire, nous amenant à réfléchir sur la place que nous occupons dans la société actuelle. Autodidacte et n’ayant pas fait d’école d’art, son travail revêt des apparences Pop, gaies et parfois cyniques. Au travers d’oeuvres comme A Time Before Shopping, une peinture murale représentant un trilithe de Stonehenge, ou les photographies de ces jeunes gymnastes réalisant des pirouettes sur le temple mégalithique devenu structure gonflable, il ne s’agit pas tant de commettre un Sacrilege (tel est le nom de cette pièce surprenante), que de réunir deux cultures séparées de plusieurs siècles en les faisant s’affronter par le jeu.

Ce Stonehenge gonflable mais aussi le diaporama Beyond The White Walls présenté à l’occasion de cette exposition à la galerie, et dans lequel Deller relate plusieurs projets hors-les-murs réalisés notamment pendant les dix premières années de sa carrière, ou encore Memory Bucket, documentaire sur les us et coutumes texanes qui lui valut le Turner Prize en 2004; tous revêtent un caractère humoristique et critique et mettent en relation différentes communautés dans différents contextes.

La grande force de ces oeuvres est qu’elles posent directement la question de la sacralité et de l’intouchabilité des espaces, des codes sociaux et des emblèmes de pouvoir et à fortiori des pouvoirs politiques, économiques et religieux. Qu’il s’agisse de fouler le sol sacré de Stonehenge en sautant dessus ou de mettre en exergue la culture populaire en évoquant les fans de musique ou le peuple britannique réuni à Buckingham le jour de l’annonce de la mort de la Princesse Diana, il s’agit avant tout de donner naissance à un pouvoir créatif de masse. Et plutôt que de craindre ou subir les pouvoirs en place, il en résulte une confrontation entre Histoire, culture et patrimoine. Le travail de Jeremy Deller est à expérimenter par tous et pour tous, il nous invite à créer une oeuvre participative où chacun à un rôle à jouer. Ses oeuvres, trans-historiques et partisanes de la libre expression comme vecteur de valeurs et de sens, initient un dialogue entre les cultures, les gens, le passé, le présent et ce que pourrait être le future.

Dans une société qui prétend ouvrir l’accès à la culture et n’a de cesse de prodiguer un modèle à suivre, sur ce qui est culturellement et intellectuellement acceptable et ce qui ne l’est pas, Deller s’en détache et joue avec ces stéréotypes sociétaux en s’intéressant aux sous-cultures, au folklore, aux hommes. L’être humain dans ce qu’il a de plus profond, du clown marginal se perdant dans une exposition universelle en passant par le mineur en grève réagissant contre le  tatchérisme ou encore les fans vivant leur vie par procuration, Deller collecte les objets et les images puis les assimile pour nous. Il en découle un panorama identitaire, une vision communautaire ou individuelle qui nous recentre finalement sur nous-mêmes.

Cet artiste non conventionnel qui commença par exposer dans la propre maison de ses parents en 1993 et qui représentera le Royaume-Uni lors de la prochaine Biennale de Venise, n’a de cesse de fouiller, d’excaver et de nous plonger dans un univers fascinant et finalement inconnu: le nôtre.

Aurélia Bourquard

(1) Karl Marx & Friedrich Engels, La Sainte Famille ou la Critique de la critique critique contre Bruno
Bauer et consorts, (1845), chap VI, version numérique, Jean-Marie Tremblay, p.100.

*******************************

My Dear Friend, history does nothing. It possesses no immense wealth, it wages no battles; it is Man, real living Man that does all that, that possesses and fights. History is not a person apart, using Man as means for its own particular aims; history is nothing but the activity of Man pursuing his aims’

For his third exhibition at Art : Concept, Jeremy Deller takes us for a dive in apnea through History with the aim of making us consider the place that we occupy in nowadays society. Self-taught and uncontaminated by art-school teachings, Deller in turn adopts Pop, funny and somtimes cynical styles. Through pieces such as A time Before Shopping, which is a wall-painting that represents a trilith of the Stonehenge, or through the pictures of young gymnasts doing flips in the megalithic temple which he has turned into a bouncy inflatable castle, the idea isn’t so much to commit Sacrilege (which is the title of this surprising piece) as to bring together two cultures separated by centuries and organize their playful confrontation.

The inflatable Stonehenge, as well as the Beyond The White Walls slide show that will be presented during this exhibition, in which Deller relates different outdoor projects he made during his ten first years of career, or even Memory Bucket a documentary on customs and patterns in Texas, which was rewarded with the 2004 Turner Prize; all have a humorous and critical dimension and serve as contact element between different communities in various surprising contexts.

However, the real strength of these pieces resides in their ability to pinpoint questions on sanctity and the prohibition to enter certain monuments or touch and manipulate certain emblems and social codes, especially those liked to political, economic and religious powers. By treading the sacred soil of Stonehenge in a frenzy of jumps, or acknowledging popular culture by mentioning music fans or British people gathered in Buckingham on the day of the death- announcement of Princess Diana, the idea is to foster the birth of the creative power of a crowd. To fight the fear and submission imposed by ruling powers by provoking a confrontation between history, culture and heritage. Jeremy Deller’s work is to be experienced and appreciated by everyone. He invites us to create a participative work in which we can all play a role. His works, trans-historical and presenting freedom of expression as social vector of sense and values, initiate a dialogue between cultures, people, past, present and what the future could be.

In a society that claims to provide access to culture to everybody but never ceases to indicate which are the models that we should follow, what is culturally and intellectually acceptable and what isn’t, Jeremy Deller has broken free by starting to play with social stereotypes, by taking an interest in sub-cultures, folklores, people, all that is human as a matter of fact. Human being in its poignant authenticity: from the marginal existence of a clown getting lost in an International trade fair to the unity of miners rising against tatcherism or to the existence of fans living a life by proxy. Deller collects objects and images and assimilates them for us. The result is an identifying panorama; group or single portraits that finally make us focus on us.

This non-conventional artist, who started exhibiting in 1993 at his parents’ house and who will represent Great Britain during the next Venice Biennale never ceasing to dig, search and make us dive into the fascinating and finally unknown universe that is our own.

Aurélia Bourquard
Traduction Frieda Schumann

(1) Karl Marx & Friedrich Engels, La Sainte Famille ou la Critique de la critique critique contre Bruno Bauer et consorts, (1845), chap VI, version numérique, Jean-Marie Tremblay, p.100.


Copyright © 2006-2013 by ArtSlant, Inc. All images and content remain the © of their rightful owners.