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Paris

Bugada & Cargnel

Exhibition Detail
Trojan Horses
7-9 rue de l'Equerre
75019 Paris
France


September 14th, 2012 - November 24th, 2012
 
Untitled, Dan Shaw-TownDan Shaw-Town, Untitled,
2012, 23.62 x 17.32 inches Pièce unique
© Courtesy of the artist and Bugada & Cargnel
Untitled, Ned VenaNed Vena, Untitled,
2012, Rubber on linen , 84 x 48 x 2 inches Pièce unique
© Courtesy of the artist and Bugada & Cargnel
Untitled, Ned VenaNed Vena, Untitled,
2012, Rubber on linen , 84 x 48 x 2 inches Pièce unique
© Courtesy of the artist and Bugada & Cargnel
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.bugadacargnel.com
NEIGHBORHOOD:  
19th Arrondissement
EMAIL:  
contact@bugadacargnel.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 71 72 73
OPEN HOURS:  
Wed-Sat 2-7; and by appointment
TAGS:  
abstract, mixed-media
> DESCRIPTION

In 1981, the artist and critic Thomas LAWSON argued in his discussed manifesto Last Exit: Painting: 'Radical artists now are faced with a choice: despair, or the last exit: painting', suggesting pure painting as the perfect camouflage, 'allowing one to place critical esthetic activity at the center of the marketplace, where it can cause the most trouble.' Thirty years later, contradicting this prophecy, a new generation of radical young artists seems to embrace a rather unconventional approach to the medium of painting which is far beyond painting itself. Bi-dimensional surfaces, often characterized by an intense sparseness, are the field for a powerful dialogue between surface and volume, flatness and form. The planar field of the surface acquires a powerful physicality which approaches three-dimensionality and even cinematic movement. By functioning as a sort of Trojan horse, hybrid new forms, neither drawing nor sculpture, neither canvases nor installations but all of the above deliver subversion and critique precisely to those locations where painting was unquestioningly embraced: in the era of painting's aftermath a new generation of artists goes beyond painterly abstraction by not conventional painterly means.

The three artists présented in this show, Davis RHODES (born in 1983 in Canada), Dan SHAW-TOWN (born in 1983 in UK) and Ned VENA (born in 1982 in Boston, MA) – they all live and work in Brooklyn, NY –, share the same references to abstract and minimal american painting and use process and material taken from mass production and signaletique indutry.

Davis RHODES blends color-field and hard-edge painting with post-minimalist positions in order to explore the relationships between private studio practice and public performance. The works presented in this show, in the sign of a formal negligence which devalues the potential appeal of surface: enamel panels are often populated with cracks, tears, folds, droppings, as if they were remnants of a reality that lived before the painterly gesture. The result of the application of water painting on foamboard, in drying, gives them a curve form and a sculptural presence.

Dan SHAW-TOWN works are determined by the logic of their chosen materials: econolite, a type of aluminium, plastic composite used in signaletic as a cheaper replacement for aluminum, transparent vinyl, steel. These materials, primarily used in industrial signage manufacture act as both support and surface, encasing the bold enamel shapes and block printed ink gestures, acting together to subsequently transform the viewers perception of the image. The work displayed on the floor materializes markedly the space with sober and essential elements.

Ned VENA's painting practice reveals also a process taken from the industrial production. Using a industrial ploter, he prints an adhesive vinyl mask on which he applied rubber spray – a material usually employed by car industry for its resistance to every weather conditions and, for the same reasons, by the graffeurs. The final result reveals both the painting and its residual traces: the discernible trenches this removal leaves, the oily aerosol "bruises" that seep through the mask into the linen, and the edges of the numerous individuated layers of paint.

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En 1981, l'artiste et critique Thomas LAWSON écrivait dans son manifeste "Last Exit: Painting" : « Les artistes radicaux sont actuellement face à un choix : le désespoir ou l'ultime sortie : la peinture », suggérant que la peinture pure était comme le parfait camouflage,  « permettant de placer l'activité esthétique critique au centre du marché de l'art, où elle peut semer le plus grand trouble ». Trente ans plus tard, contredisant cette prophétie, une nouvelle génération de jeunes artistes radicaux semble embrasser une nouvelle approche non conventionnelle du médium de la peinture, bien au-delà de la peinture elle-même. Les surfaces bidimensionnelles, souvent caractérisées par un format identique et une sorte d'élégante simplicité, sont le champ d'un dialogue puissant entre surface et volume, platitude et forme. En fonctionnant comme une sorte de Cheval de Troie, ces nouvelles formes hybrides – ni dessin ni installation, ni toiles ni sculpture – livrent avant tout une subversion et une critique précisément là où la peinture n'avait jamais été remise en question, conséquence de la nouvelle ère de la peinture au sein de laquelle une nouvelle génération d'artistes va au-delà de l'abstraction en détournant les moyens picturaux conventionnels. Les trois artistes présentés dans cette exposition, Davis RHODES (né en 1983 au Canada), Dan SHAW-TOWN (né en 1983 au Royaume-Uni.) et Ned VENA (né en 1982 à Boston, MA) – tous trois vivent et travaillent à Brooklyn, NY –, partagent les mêmes références à la peinture abstraite minimale américaine et utilisent des procédés et matériaux issus de la production de masse et de la signalétique industrielle.

Davis RHODES combine la peinture abstraite et les positions post-minimales dans le but d'explorer des relations intimes entre la pratique de l'atelier et l'exposition publique. Les œuvres présentées ici s'éloignent de toute interprétation esthétique, montrant, dans une volonté délibérée de négligence formelle, des surfaces peuplées de craquelures, d'éclats, de coups, de traces comme autant de vestiges de la réalité du matériau avant l'action du geste pictural. La peinture à l'eau appliquée sur du carton plume donne, en séchant, une forme arrondie aux panneaux et leur confère une présence sculpturale.

Les œuvres de Dan SHAW-TOWN sont déterminées par la logique de leurs matériaux : l'econolite, un type d'aluminium plastique composite, qui remplace de façon économique le double aluminium dans la signalétique industrielle, le vinyle transparent et l'acier. Ces matériaux agissent à la fois comme support et surface, et, cadrant le geste pictural, de déroutent la perception du spectateur. L'œuvre au sol, quant à elle, matérialise l'espace de façon marquée avec des éléments sobres et réduits à l'essentiel.

La pratique picturale de Ned VENA reprend lui aussi un système de production industriel. Il imprime à l'aide d'un ploter industriel un pochoir en vinyle sur lequel il applique du caoutchouc en spray, matériau normalement utilisé dans l'industrie automobile pour ses qualités de résistance aux intempéries, et détourné par les graffeurs pour les mêmes raisons.

Le résultat final révèle à la fois la peinture et ses traces résiduelles : les épaisseurs laissées par le décollage, les bavures huileuses de l'aérosol qui ont filtré sur la toile. L'abstraction lisse vue au premier abord laisse apparaître le processus de création à la fois traditionnel et ultra-contemporain.


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