Chicago | Los Angeles | Miami | New York | San Francisco | Santa Fe
Amsterdam | Berlin | Brussels | London | Paris | São Paulo | Toronto | China | India | Worldwide
 
Paris

Galerie Gabrielle Maubrie

Exhibition Detail
5 HISTORICAL HATS AND COMPOSITIONS
24 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
France


September 15th, 2012 - October 28th, 2012
Opening: 
September 15th, 2012 2:00 PM - 8:00 PM
 
"CHINESE COMPOSITION" , Guillaume BijlGuillaume Bijl, "CHINESE COMPOSITION" ,
2010
© Courtesy of the artist and Gabrielle Maubrie
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gabriellemaubrie.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
maubrie@orange.fr
PHONE:  
01 42 78 03 97
OPEN HOURS:  
Tuesday through Saturday from 2 to 7pm and by appointment
TAGS:  
installation
> DESCRIPTION

Une introduction

Je pourrais classer mon œuvre telle qu’elle se présente jusqu’à maintenant dans environ 4 catégories différentes notamment :

Les Installations de Transformation : une réalité dans une irréalité

Les Installations de Situation : une irréalité dans la réalité

Les Compositions des natures mortes actuelles archéologiques

Les Sorrys : de la poésie absurde

Installations de Transformation

Les Traitements sont une série de projets (plans sur papier qui n’ont jamais été réalisés) conçus vers 1975.  Mon aspiration d’établir, par le biais d’une forme artistique, une interaction directe avec réalité, a donné lieu aux projets de traitement suivants : l’église, l’enseignement, l’armée, les voyages, la construction, l’arrivisme, le sexe, la psychiatrie, la routine de la vie quotidienne d’un ouvrier. Le spectateur serait conduit à travers un décor arrangé qui lui ferait subir en l’espace de quelques heures, une espèce de structure de la société ou traitement d’une phase de vie. Les Traitements étaient à la base de mes installations ultérieures et de mes moyens d’expression en général.

Dans le cadre de mon œuvre, je qualifie les Installations de Transformation de réalité dans une irréalité (partant du point de vue qu’un espace artistique est « irréel », « non fonctionnel »). En 1979 j’ai écrit un pamphlet fictif, dans lequel les autorités, estimant que l’art est superflu (de par son caractère non fonctionnel), procédaient à la fermeture d’espaces artistiques qui seraient transformés ultérieurement en institutions sociales « utiles ». Mon installation « Auto-école Z » fut la première de cette série. En 1984 j’ai pourtant laissé tomber consciemment le texte de la faillite fictive, d’une part parce que son évidence visuelle (toujours présente de manière inhérente) était très claire, d’autre part à cause de la confusion dans l’interprétation (on pensait à tort à l’art sur l’art, etc). Plus que dans le concept des Traitements (plus théâtral) j’obtiens ici un glissement subtil de la fiction à la réalité (pour le public artistique comme pour le profane).

J’obtins une nature morte tridimensionnelle dans un espace artistique, mêlé à la réalité de cette société paradoxale, que je relativise de cette façon tragi-comique. Comme j’estimais que l’expression de cette forme était très riche, les possibilités en thèmes et en matières étant très nombreuses (par exemple, d’une agence de voyage banale à un abri anti-atomique oppressant), j’ai fait une quarantaine de ces installations en l’espace de 12 ans. On pourrait dire que c’est devenu un récit visuel, critique, archéologique de ce temps, visualisé au moyen d’une aliénation qui crée la distance. Mentionnons que lors d’une dizaine d’inaugurations, quelques « tableaux Vivants » fictifs ont été réalisés, et que la nouvelle installation était confrontée à la réalité, même de façon physique. Dans la pratique, toutes ces installations ont pu être réalisées à l’aimable collaboration de plusieurs institutions. Certaines ont été acquises par des musées ces dernières années.

Installations de Situation

Généralement j’appelle ces installations « une irréalité dans la réalité ». Les Installations de Situation sont une espèce de simulacres d’opérations ayant un caractère situationnel et constituant très souvent des interventions dans la réalité à l’occasion d’une manifestation artistique.

Ces sont parfois des interventions fictives très poussées, à peine visibles, et qui remettent en question les évidences banales.

La photographie (qui met l’accent sur le situationnel) ne rendant pas suffisamment l’évidence visuelle de ce type d’installations, nous avons jugé utile de les accompagner d’une brève description.

Installations Sorry

Le mot « Sorry » constitue le prototype d’un mot actuel froid.

Lorsque j’ai entamé la composition de quelques petits assemblages absurdes en 1987 à l’aide d’objets existants, réalisant par conséquent une abstraction, je manquai de « fidélité » à l’égard de ma propre forme réaliste. J’ai donné le nom de « sorry » à ces petites œuvres.

Plus tard j’ai également réalisé quelques installations absurdes de plus grande taille, suggérant avec insistance la figure humaine dans une scène surréelle.

Ces œuvres sont devenues un prolongement politique absurde de mon œuvre.

Composition

Presque toutes mes compositions ont pour titre  « Composition Trouvée» ».

Cette dénomination est née lors de la réalisation d’une composition en 1983. Le terme « Composition Trouvée » est une allusion au terme « Objet Trouvée » qui existe déjà, dans ce sens qu’il s’agit toujours dans ce cas d’une composition identifiable, consciemment composée, dans le genre de…d’un objet existant… « comme trouvée ». Ce sont des bribes de réalité, variant de fragments insignifiants de consommation et d’intérieur à des imitations de décor de manifestations publiques.


Copyright © 2006-2013 by ArtSlant, Inc. All images and content remain the © of their rightful owners.