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Paris

Mains d’Œuvres

Exhibition Detail
TEMPS ETRANGERS
Curated by: Cartel de Kunst
1, rue Charles Garnier
93 400 Saint-Ouen
Paris
France


September 7th, 2012 - September 30th, 2012
Opening: 
September 7th, 2012 6:00 PM - 10:00 PM
 
,
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.mainsdoeuvres.org
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
info@mainsdoeuvres.org
PHONE:  
01 40 11 25 25
SCHOOL ASSOCIATION:  
Paris, Paris La Sorbonne University
TAGS:  
mixed-media, sculpture, traditional, modern, abstract, pop, conceptual, performance, installation
COST:  
free
> DESCRIPTION

À Mains d’Œuvres, du 7 au 30 septembre 2012, les artistes mesurent leur temps de travail.
L’artiste est-il un travailleur comme un autre ? Peut-on mesurer son temps de travail ? Par quelles unités ?
Dans le vocabulaire industriel, les « temps étrangers » désignent les temps morts dus aux imperfections
des méthodes de travail ou aux aléas imprévisibles de toute nature. Le travail de l’artiste demande peut-
être l’élaboration de nouvelles unités de mesure, car ce sont des temps autres, « étrangers », en marge des
logiques de productivité traditionnelles, qui participent aussi à la réalisation d’une œuvre d’art.
En réponse à la question du temps de travail, les artistes présentent des œuvres qui sont pour la plupart des
productions inédites. L’Horloge d’une vie de travail de Julien Berthier calcule minutieusement les heures, les
jours et les semestres qui restent à travailler tandis que le Grand Cacatoès blanc de Sylvain Rousseau et
Lazy Days d’Elisabeth Ballet démontrent avec humour et poésie le potentiel productif de la paresse.
L’œuvre de Sylvain Sailly, qui se dit “inventeur de métaphores du temps de travail”, et celle de John Cornu
mettent en évidence les traces de ce temps qui passe et l’impact physique du travail.
La démarche d’Hugo Kriegel, jeune félicité de l’école des Beaux-arts de Paris, consiste en une réappropriation
du temps et du travail : sa proposition prend en compte les conditions de réalisation de l’exposition même.
De même, la genèse de l’exposition est l’objet du film de Maria Andersson, qui place une caméra dans la salle
d’exposition et enregistre le temps du montage.
En contournant la question posée par les commissaires, Martin Le Chevallier mesure non pas son temps de
travail mais celui de l’artiste Julien Prévieux (l’auteur des Lettres de non-motivation) sur le mode de la
surveillance, faisant ainsi du temps de travail d’un tiers la matière première de son œuvre. Jouant sur les
mots, Julien Nédélec déjoue toute définition stable et se confronte au  travail du bois.
Benjamin Sabatier et Matteo Attruia engagent une réflexion sur le statut de l’artiste dans notre société et
Diego Sarramon se met en scène dans la vidéo d’une partie de pêche introspective.
Installé dans l’ancien Centre social et sportif des Usines Valéo, Mains d’Œuvres accueille aujourd’hui des
résidences d’artistes, des expositions, des concerts et des spectacles. C’est un lieu de production chargé d’une
histoire singulière dont l’identité ouvre un dialogue particulièrement fécond avec les œuvres des artistes.
Une publication, riche des contributions des artistes et des commissaires, accompagne l’exposition.


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