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Paris

Galerie Pierrick Touchefeu

Exhibition Detail
JACQUES BOSSER
2 rue Marguerite Renaudin
92330 Sceaux
idf
France


October 11th, 2012 - November 4th, 2012
 
“Kazawa”, Jacques BosserJacques Bosser, “Kazawa”, 2012, 50 x50 cm.
© Courtesy of the artist and Galerie Pierrick Touchefeu
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.pierricktouchefeu.com
NEIGHBORHOOD:  
Suburbs, les Banlieues, La Defense
EMAIL:  
pierricktouchefeu@free.fr
PHONE:  
0147021062
OPEN HOURS:  
10h30/12h30 et 15h/19h
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

La Galerie Pierrick Touchefeu présentera courant Octobre une exposition personnelle de l’artiste français Jacques Bosser, né en 1946 dont le travail occupe principalement deux champs formels, la peinture et la photographie.

Ainsi cette exposition nous invitera à découvrir, en premier lieu, les toutes dernières peintures de la série « Wax Sprit » initiée en 2007. Et d’autre part, elle permettra de revoir la série « SAKURA VIPER / Charlotte Rampling » récemment montrée à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) et de voir, pour la première fois la série « Outre-Mer » inspirée par l’imagerie coloniale.

Introduction à la série « Wax Spirit » :
JACQUES BOSSER OU L’ACUITE DU REGARD ( Apparition – disparition des signes )
« Exprimer plutôt qu’illustrer » J. Pollock .
« Le tableau est fait de la combinaison de surfaces différemment colorées » H. Matisse.

La couleur, un courant qui emporte …

Dans cette série de peintures datée de deux mille sept, Jacques Bosser nous parle de plaisir, de sensualité, de partage, mais aussi et surtout de peinture, de l’univers et des problèmes de la peinture. La couleur très présente envahit tout, mais en état de dispersion et d’explosion ; la matière picturale - les pigments – est la base de la syntaxe. La surface à la fois réfléchissante et agissante est réceptacle, possédant en lui les signes patents du dialogue et de l’enrichissement. A propos de ces oeuvres on peut paraphraser Henri Michaux parlant de celles de Klee et disant que « les couleurs semblaient nées lentement sur la toile, émanées d’un fond primordial, exhalées au bon endroit »…

Des oeuvres à l’opposé de la formule de Pessoa; ici point « d’intranquilité », mais une force, un rayonnement, une paix qui se répand sur toute la surface et émane d’elle. Fascination vis-à-vis de la couleur en majesté qui engendre dynamisme et liberté subversive ; la couleur pour elle-même et elle seule,
considérée comme un espace matériel destiné à recevoir notre regard, à le capturer, mais aussi à révéler et agir. La couleur posée, travaillée à l’aide de la main et de l’eau, caressée encore et encore, nous offre ses surfaces, ses plans, ses chocs, ses complémentarités et ses oppositions dont Jacques Bosser a le secret. Ce qui est primordial nous dit-il « c’est la vibration de la couleur par elle-même et des couleurs entre elles ». En fait le choc visuel né de cette vibration est plus fort que tout et rend acceptable l’absence trop visible des signes qui nous étaient jusque là familiers. Jacques Bosser cultive la rupture entre les surfaces colorées ; il cherche à provoquer entre elles une tension salutaire et novatrice. La couleur comme énergie, envisagée même comme thérapie, à la fois pour l’artiste et pour celui qui la contemple et la reçoit.

Rouge profond et flamboyant, jaune spacieux, vert acide, bleu transparent, rose accueillant ; champs morcelés oû chaque carré, chaque rectangle est un volcan brûlant en éruption continue et violente. Avec une efficacité redoutable l’artiste exprime ici bien plus qu’il ne démontre ou n’illustre. Il ouvre et nous offre un espace pictural chargé de formes mystérieuses et fragmentaires lisibles – illisibles, figures incomplètes qui nous parlent d’un ordre cosmique. Vert sur vert, jaune sur jaune, violet sur violet, les signes se dérobent, encastrés dans la couleur et la lumière, prisonniers, mais plus libres que jamais ; formes nées de l’effacement et de la dislocation, absentes présentes, offertes et aussitôt effacées. Des tracés parlant d’eux, mais aussi de nous et de notre condition. Traces de mémoire qui nous échappent parce que loin de l’iconographie classique et par la même échappant à toute « lecture classique » de l’oeuvre et à toute interprétation logique.


( extrait ) Michel Bohbot. Paris, avril 2007.


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