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Paris

Galerie Sator

Exhibition Detail
Gabriel Leger / LES DÉCISIONS IMPORTANTES SONT PRISES AILLEURS
8, passage des Gravilliers
(access by 10, rue Chapon)
75003 Paris
France


March 29th, 2012 - May 26th, 2012
Opening: 
March 29th, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
La Trace # 2 (detail), Gabriel LegerGabriel Leger, La Trace # 2 (detail),
2011, carbon paper, gouache
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://galeriesator.com/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
PHONE:  
+33 (0)1 42 78 04 84
OPEN HOURS:  
Tue-Sat, 2-7pm and by appointment
> DESCRIPTION

Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Sator, Gabriel Leger (né à Paris en 1978 – diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris) présente plusieurs séries d’œuvres, principalement sur papier, réalisées entre 2009 et 2012 en France et au Brésil.

Dans ses premières séries, regroupées sous le titre Séries noires, le regard de Gabriel Leger se porte sur la culture russe, dont une partie de sa famille est originaire, qu’il dessine au fusain de 2008 à 2010. Les Tatouages russes sont une exploration anatomique du corps humain où le tatouage devient ornement et symbole d’appartenance communautaire, le raffinement du trait tranchant avec la brutalité sociétale évoquée. Dans un esprit de recomposition surréaliste où l’absurde s’insinue, les œuvres du Valets de Pique s’inspirent de grandes œuvres picturales de la Galerie Tretiakov (Moscou) que l’artiste reprend et détourne pour recréer des scènes oniriques et décalées.

A partir de 2010, Gabriel Leger s’intéresse au papier carbone comme technique artistique innovante et depuis lors se consacre à la série Copies carbones. Dans la série A Crack in the Ice, il travaille à partir de sources iconographiques multiples : un manuel d’instructions militaires cubain découvert à Rio de Janeiro, des gravures allemandes de danse macabre du Moyen-Age, une revue des années 1950, Mécanique populaire, dont il fait l’acquisition en intégralité… Par la technique de reproduction propre au papier carbone, associée dans un deuxième temps à la gouache, il crée un vocabulaire plastique et narratif au service d’une œuvre fictionnelle empreinte de mystère, qui évolue et se déroule au fur et à mesure que sa maîtrise technique du papier carbone se développe et s’affirme. Les figures du soldat désarticulé, de la Mort réincarnée, de la pin-up démembrée, de l’apprenti géomètre ou du scientifique bricoleur deviennent les acteurs d’un théâtre de l’absurde, les fragiles symboles d’une quête de pouvoir et de maîtrise sur le monde, irrémédiablement condamnée à l’échec. L’illusion du progrès technique propre aux années de l’après-guerre, dans un contexte de reconstruction post-traumatique, est une des sources de ce travail. Les séries N’attendez pas, détournement de réclames anciennes vantant les mérites supposés de l’enseignement par correspondance de l’Ecole Universelle et La Trace s’inscrivent dans cette même démarche.

Sont également présentées à l’exposition les dernières œuvres de Gabriel Leger réalisées lors d’une résidence artistique à São Paulo (Brésil) et depuis son retour à Paris. Dans Escape map (Afghanistan/Irak), il continue son travail au carbone sur un support nouveau, une carte en soie de l’US Air Force de 1950. Alors que par nature, la carte apporte savoir et maîtrise du territoire, son intervention au carbone brouille définitivement les pistes et la lecture, à l’image de la confusion du conflit militaire et géopolitique qui déchire la région. Technique nouvelle dans son œuvre, la lithographie lui permet au Brésil de poursuivre l’écriture de son univers narratif et fictionnel tout en affirmant un rapport charnel à la matière papier et d’amorcer un changement d’échelle vers des travaux de dimension plus importante. Ses dernières œuvres, une série d’impressions à partir de documents photographiques détournés de Mécanique Populaire insistent à nouveau sur l’ambivalence du rapport de l’homme à la technologie, sa soif de contrôle de son environnement par l’outil, et son égarement presque infantile le détournant d’une connaissance intime du monde qui l’entoure.

Profondément ancré dans un rapport au trait et au dessin, décliné sur une pluralité de supports et soutenu par une recherche de procédés techniques diversifiés, le travail de Gabriel Leger est une narration de l’homme, empreinte de mystère et de poésie, d’absurde et de citations. Son univers onirique puise sa source dans les rapports que l’homme entretient avec le monde et son désir de construction psychique.


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