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Paris

Galerie Jocelyn Wolff

Exhibition Detail
PIKA DON
78, rue Julien-Lacroix
75020 Paris
France


June 7th, 2012 - July 28th, 2012
 
,
© Courtesy of Galerie Jocelyn Wolff
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriewolff.com/
NEIGHBORHOOD:  
20th Arrondissement
EMAIL:  
jocelyn.wolff@galeriewolff.com
PHONE:  
+33 (0) 1.42.03.05.65
OPEN HOURS:  
Tuesday - Saturday, 11 am - 7 pm, and by appointment
TAGS:  
ink on papers, installation
> DESCRIPTION

Le dialogue que j’ai noué depuis de nombreuses années avec Colette Brunschwig, artiste qui a commencé son parcours au sein de la galerie Colette Allendy dans les années 50, est à l’origine du projet d’exposition Pika Don (en Japonais, éclair-détonation, expression qui désigne l’explosion nucléaire à Hiroshima et Nagasaki). D’autres réflexions, suscitées par la catastrophe de Fukushima, le dialogue avec Guillaume Leblon et Miriam Cahn, ainsi que le travail de la galerie mené en collaboration avec Erik Verhagen sur les origines de l’art conceptuel, nourrissent ce projet. Au moment où la génération ayant vécu Hiroshima est sur le point de passer le relais, il apparaît plus que jamais important de considérer Hiroshima en tant que prise de conscience, et de revenir sur les bouleversements esthétiques qu’elle a suscités et suscite toujours aujourd’hui.

Le travail à l’encre sur papier de Colette Brunschwig présenté à la galerie témoigne de ses recherches sur la « troisième dimension du papier » comme sur les possibilités offertes par la technique du pochoir. Son oeuvre s’inscrit dans un contexte marqué par l’existentialisme, l’abstraction, et se singularise par une réflexion sur l’art des peintres lettrés chinois, et sur la confrontation avec l’Orient. On pourrait s’interroger sur la manière dont certains artistes de l’après-guerre ont cherché à formuler une réponse à la question du néant et du vide générée par l’entrée dans l’âge atomique.

Le sentiment d’appartenir à une génération de survivants, et la relation au temps qui en découle, sont au coeur de l’oeuvre d’On Kawara, et en particulier de sa série «I am still alive » où le recours au télégramme se traduit par l’effacement complet de la facture de l’artiste. Au statut de survivant répond celui de victime chez Miriam Cahn dont nous présentons ici des oeuvres appartenant au cycle Sarajevo, pour souligner une dimension universelle et existentielle qui outrepasse Hiroshima. Quant à Marc Desgrandchamps et Guillaume Leblon, qui partagent une même fascination pour la ruine, ils réintroduisent par le biais de leurs médiums respectifs la vision d’un monde disloqué.

Une conversation publique entre Daniel Dobbels et Colette Brunschwig aura lieu à la galerie en juin. Merci de vous inscrire auprès de Chloé Philipp à la galerie.

Les oeuvres présentées dans les vitrines de la galerie appartiennent à un projet des étudiants d'Harald Klingelhöller à l'École des Beaux-Arts de Karlsruhe, réalisé en collaboration avec Katinka Bock.

The exhibition project Pika Don (Flash-Bang in Japanese, expression for the nuclear explosion at Hiroshima and Nagasaki) finds its origins in over twenty years of discussions with Colette Brunschwig, artist who began her career at Galerie Colette Allendy in the 1950s. Other reflections, brought about following the Fukushima catastrophe, have nurtured this project: discussions with Guillaume Leblon and Miriam Cahn as well as the gallery's collaboration with Erik Verhagen on the origins of conceptual art. At a time when the generation that lived through Hiroshima is about to pass the memory on, it seems important, more than ever, to consider Hiroshima in terms of awareness, realization and prise de conscience, and take a look at the esthetic upheaval it created and still creates today.

Colette Brunschwig's ink on paper works presented at the gallery stand witness to her investigations on the “third dimension of paper” as well as the possibilities offered by stencil technique. Her work falls into a context marked by existentialism, abstraction, and distinguishes itself by a reflection on the art of Chinese character painters and on the confrontation with the Orient. We can ask ourselves how certain post-war artists sought to formulate an answer to the question of nothingness, which was generated by the entrance into the atomic age.

The feeling of belonging to a generation of survivors and its relationship to the passing time lie at the heart of the work of On Kawara, and in particular, in the “I am still alive” series where the use of the telegram stands witness to the artist's total abandonment of the using of his hand in the work. Miriam Cahn responds to the status of survivor with that of the victim. In going beyond Hiroshima, we are presenting works from the Sarajevo cycle to underscore the existential and universal dimension of the victim. Through their respective mediums, Marc Desgrandchamps and Guillaume Leblon, who both share a fascination for the ruin, reintroduce a vision of a broken up world.

A public conversation between Daniel Dobbels and Colette Brunschwig will take place at the gallery in June. Those who wish to attend are invited to contact Chloé Philipp.

The works presented in the gallery's front windows are a part of a project, made in collaboration with Katinka Bock, by Harald Klingelhöller's students at Karlsruhe Academy of Fine Arts.


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