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Paris

MAC/VAL (Musée d'art contemporain du Val-de-Marne)

Exhibition Detail
Situation(s) [48°47 34 N / 2°23 14 E]
Curated by: Frank Lamy
Place de la Libération
Boîte postale 147
94404 Vitry-sur-Seine cedex
France
France


June 30th, 2012 - September 23rd, 2012
Opening: 
June 30th, 2012 6:30 PM - 8:30 PM
 
GERILLA , Clarisse HahnClarisse Hahn, GERILLA ,
November 2011, 19 minutes – video SD, 4:3, colour
© Courtesy of the artist and The Wild Magazine
Daymondes, Marylène NegroMarylène Negro, Daymondes
© Courtesy of the artist and MAC/VAL (Musée d'art contemporain du Val-de-Marne)
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> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.macval.fr/
NEIGHBORHOOD:  
Suburbs, les Banlieues, La Defense
EMAIL:  
contactmusee@cg94.fr
PHONE:  
+33 (0)1.43.91.64.20
OPEN HOURS:  
Tue-Sun 12-7pm; Thu 12-9pm
TAGS:  
videos, films, cartography
> DESCRIPTION

Du 30 juin au 23 septembre 2012, le MAC/VAL présente une exposition réunissant dix artistes autour de différentes questions : « Comment le corps peut-il être un endroit d’affirmation, de résistance ? », « Comment se situer en tant qu’artiste et plus largement en tant qu’individu dans le monde ? », « Comment se construire en tant que sujet dans une relation à l’Autre ? ».

C’est en se rendant aux repères géographiques [48°47’34’’ N / 2°23’14’’ E], à Vitry-sur-Seine, que les visiteurs pourront explorer plusieurs pistes interrogeant ces notions. Autant d’interrogations que le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne abordera cet été au travers du regard que portent ces artistes sur l’homme et son environnement, sur sa construction dans un monde de plus en plus normé, sur leur rôle en tant qu’artiste. La sélection d’oeuvres de Johanna Billing, Jakob Gautel, Clarisse Hahn, Matthieu Laurette, Marcello Maloberti, Melanie Manchot, Aleksandra Mir, Frédéric Nauczyciel, Marylène Negro et Tsuneko Taniuchi effectuée par Frank Lamy, commissaire de l’exposition, a ici pour dénominateurs communs une analyse sociologique, voire anthropologique, un caractère de revendication qui va de l’intime au public, l’ensemble prenant une forme évolutive et collaborative.

Une déclinaison de « Situation(s) »

« L’exposition réunira les œuvres de dix artistes dont le travail repose, notamment, sur le hiatus espace intime/espace public. Au travers d’ œuvres évolutives, performatives et collaboratives, c’est d’identité(s) et de représentation(s) de soi dont il sera question. D’identités en mouvement, en recherche, en construction. Entre apparition et disparition, camouflage et funambulisme, il sera question de communauté, de visibilité, de genres, de sexe social, de colonialisme, de luttes, de centre et de périphérie. D’affirmation et de situation. De positionnements, d’allers-retours. D’image. De corps. À terme, c’est à une réflexion sur l’endroit de l’oeuvre, la nature de l’art et le rôle de l’artiste qu’invitera l’exposition.

Johanna Billing, avec You don’t love me yet (2002- .…), archive une collection de reprises de la chanson éponyme de Rocky Erickson, articulant ainsi singularité et dynamique collective, entre différence et répétition. Jakob Gautel part sur les traces de son aïeule Maria Theodora (1862/63 et 1996/97), entre Indonésie et Allemagne au milieu du 19e siècle.
Extrait de la série « Notre corps est une arme », Los Desnudos (2011) de Clarisse Hahn dévoile l’histoire de paysans mexicains qui ont mis en place une nouvelle forme de lutte pour protester contre la spoliation de leurs terres. Depuis 1998, Matthieu Laurette dresse une cartographie subjective du monde à l’aune de son activité professionnelle en proclamant régulièrement : « I am an artist ». Marcello Maloberti travaille à rendre visible ce qui ne se montre pas dans des actions qui rassemblent et tissent du lien social dans des formes proches du carnaval et de la procession. Melanie Manchot perturbe les représentations corporelles établies, interrogeant la conscience du corps entre intimité et partage festif avec Dance (all Night/Paris) (2011) tandis que Perfect Mountains (2011) questionne le tourisme de masse. Dans une perspective postcoloniale et féministe, Aleksandra Mir, avec First Woman on the Moon (1999), réévalue l’histoire de la conquête spatiale, et au delà, l’histoire de toute extension territoriale. Les oeuvres de Frédéric Nauczyciel scrutent la dissimulation et les représentations du corps et de l’identité masculine en milieu hostile. The Fire Flies, Francesca (Baltimore) (2011) porte un regard immergé et attentif sur la communauté noire queer de Baltimore. Marylène Negro cherche à trouver une place dans le flux ininterrompu des images d’actualités (Daymondes 2012) et brosse une sorte de portrait collectif fugitif et fragmentaire avec Et maintenant (2012). Depuis 1995 dans ses « Micro-événements », Tsuneko Taniuchi met en crise stéréotypes et clichés liés à la condition féminine. Avec la série des « Mariages » démarrée en 2002 c’est tout le pacte social qui est redéfini. »

Frank Lamy Chargé des expositions temporaires

Johanna Billing (née en 1973 à Jönköping en Suède, vit et travaille à Stockholm), Jakob Gautel (né en 1965 à Karlsruhe en Allemagne, vit et travaille à Paris), Clarisse Hahn (née en 1973 à Paris, vit et travaille à Paris), Matthieu Laurette (né en 1970 à Villeneuve Saint Georges, vit et travaille entre Paris, Bogota et New York), Marcello Maloberti (né en 1966 à Codogno en Italie, vit dans les faubourgs de Milan), Melanie Manchot (née en 1966 à Witten en Allemagne, vit et travaille à Londres), Aleksandra Mir (née en 1967 à Lubin en Pologne, vit et travaille à Londres), Frédéric Nauczyciel (né en 1968 à Paris, vit et travaille à Paris), Marylène Negro (née en 1957 à La Tronche, vit et travaille à Paris) et Tsuneko Taniuchi (née à Hyôgo au Japon, vit et travaille à Paris depuis 1987).


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