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Paris

Galerie Bertrand Grimont

Exhibition Detail
BRAINBOW
203 bis rue Saint Martin
75003 Paris
France


June 9th, 2012 - July 18th, 2012
 
,
© Courtesy of Galerie Bertrand Grimont
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.bertrandgrimont.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@bertrandgrimont.com
PHONE:  
+0331 42 71 30 87
OPEN HOURS:  
Tuesday till Saturday /// 2:00pm - 7:00 pm
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

Les neurones ont ceci d’extraordinaire que leur activité est tout à la fois foncièrement indispensable et totalement hors de portée de nos sens. Rendues visibles par le système d’imagerie Brainbow, les connexions neuronales apparaissent alors comme les pixels constitutifs d’une image, points de couleur que seuls l’accumulation et l’éloignement du regard permettront de transformer en un tout cohérent. Associés le temps d’une exposition, les artistes suivants proposent la mise en résonance d’œuvres et de propos, formant ainsi un réseau structuré par ses propres connexions.

Le travail de Thomas Fontaine prend sa source dans les représentations scientifiques ou considérées comme telles où ce qui échappe à la raison prend le pas sur le rationnel. Objet de curiosité autant que de fascination, le corps - humain, bestial, incarné ou non - se dévoile et se cache dans un même mouvement. Le cerveau, ici trophée monstrueux, devient le symbole d’une connaissance du réel à portée de main et foncièrement insaisissable.

Rada Boukova opère avec les objets du quotidien un déplacement fortuit aux conséquences troublantes. Ce qui disparaît du regard, rendu transparent par la rencontre permanente au jour le jour devient autre. Par la retouche tangible ou l’ajout de l’incongru, les images perdent leur lecture immédiate. Les certitudes disparaissent et l’écho provoqué par ces juxtapositions se perd dans des directions insoupçonnées.

Ancrées dans le réel, les images travaillées de Shanta Rao changent radicalement de nature. Passées au crible de la transformation extrême, elles quittent la narration d’origine pour gagner en strates de lecture. Par un procédé d’hybridation, le jeu se fait entre figures et matières, représentation et abstraction. La définition change au profit d’une perception aiguisée des formes et des tensions qui en résultent.

Les pièces de Maxime Thieffine fonctionnent sur le principe de l’assemblage et de la mise en relation. Constituées de fragments agencés, d’images juxtaposées et de mots-titres associés, les œuvres opèrent de façon autonome - en liant les différents éléments qui les composent - tout en constituant une toile dense reliant les différentes propositions. S’ajoute à cela un dialogue engagé avec le corps, sollicité par les détails à zoomer et leur vulnérabilité assumée.

Les photographies de Gabriel Jones laissent une place au vide, à l’absence. Ses images accueillent la couleur comme composante intrinsèque à la représentation du réel. Issues d’un road-movie improbable, les scènes urbaines s’inscrivent dans une narration de l’attente, ouverte à tous les possibles. La zone mise au ban - la banlieue littéralement - devient paysage théâtral où les espaces jouent de leur immensité réduite à un coin de rue.  

Oeuvres issues du hasard ou élaborées en toute conscience, toutes participent d’un ensemble de connexions - fortuite ou non - résultant de l’assimilation par chacun du monde et des informations produites. Chaque œuvre s’inscrit ainsi dans une mise en réseau et révèle ici une infime partie des interactions possibles.


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