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Paris

Gagosian - Paris

Exhibition Detail
Ancestral Figure
4 rue de Ponthieu
Paris 75008


June 12th, 2012 - July 28th, 2012
 
African Mask #6, Roe EthridgeRoe Ethridge, African Mask #6,
2011, Chromogenic print , 40 x 30 inches (101.6 x 76.2 cm) Ed. of 5
© Courtesy of the artist and Gagosian - Paris
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gagosian.com/
NEIGHBORHOOD:  
8th Arrondissement
EMAIL:  
paris@gagosian.com
PHONE:  
33.1.75.00.05.92
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
prints, sculpture
> DESCRIPTION

Gagosian Gallery est heureuse de présenter «Ancestral Figure», une rencontre entre quatre artistes—Roe Ethridge, Walker Evans, Mark Grotjahn et Sherrie Levine—dans leurs réponses respectives à l’objet rituel en tant qu’inspiration, référence, classification et pièce de collection aux charmes mystérieux.

Le titre de l’exposition provient d’une photographie de Walker Evans. Ancestral Figure [Reliquary figure] est l’une des images parmi la centaine que comprend le vaste portfolio éducatif qu’Alfred H. Barr Jr avait commandé pour l’exposition avant-gardiste «African Negro Art» de 1935. Elle rassemblait un nombre sans précédent de sculptures africaines provenant d’institutions et de collection privées. Cette exposition est connue pour avoir contribué à développer l’étude et le goût occidental pour l’art africain. L’art africain fut salué en des termes purement esthétiques et l’appropriation visuelle directe de ces formes par les artistes occidentaux fut ainsi renforcée. Pour Evans, cette commande fut un tournant dans sa carrière.

Le projet de Walker Evans facilita la création de critères esthétiques et d’une méthode  permettant d’enseigner l’art africain pendant des décennies. De manière évidente, il a lié les différents sujets à leurs minutieuses et puissantes représentations, si bien que le statut de la photographie en tant que photographie en fut minimisé, et en conséquence elles furent considérées plus comme des substituts que comme des sculptures en tant que telles.

Explorant la relation ainsi établie entre l’objet rituel d’origine et son corollaire esthétique, Levine, Ethridge et Grotjahn cherchent à localiser le point de basculement où les réalités anthropologiques, sociologiques et historiques de l’art relatives à l’objet d’origine se terminent, et où une nouvelle vision indépendante commence.

Dans les Makonde Body Masks, Sherrie Levine transforme de façon évidente les fonctions sociales et culturelles en pures valeurs esthétiques. Ces masques corporels caractéristiques, représentant des torses de femmes enceintes constituent un paradoxe culturel étonnant car ils étaient utilisés habituellement par des garçons pubères lors du rite du passage de l’enfance à l’âge adulte. En moulant cet objet, aujourd’hui convoité, dans un bronze à la patine brillante,  l’artiste dépasse et fait disparaitre leurs impacts en tant que fétiche culturel dans la grammaire la plus traditionnelle de la sculpture contemporaine.

Les configurations réduites des masques africains d’Ethridge sont la réponse la plus directe aux visualisations soigneusement stylisées d’Evans. Récemment appelé pour documenter une importante collection privée, il a été fortement attiré par des séries de masques africains exposés au milieu de chefs d’œuvres de l’art moderne. Alors qu’Evans a rendu, à travers un rapport détaillé et astucieux, l’essence de ses sujets palpables ; Ethridge fait l’inverse et brouille son œuvre. Il se concentre sur le revers anonyme de chaque masque, grossièrement sculpté puis réduit son cadre aux traits schématiques du visage. Sa décision de tirer des photos à une échelle qui suggère immédiatement une corrélation avec la peinture abstraite perturbe les hiérarchies traditionnelles de valeurs.

Avec ses sculptures en bronze, moulées à partir d’un assemblage de cartons peints, la plupart du temps avec les doigts, Mark Grotjahn ose représenter et officialiser les influences africaines et océaniques sur les premiers modernistes. Comme ses prédécesseurs, de Picasso à Max Ernst, ses sculptures manifestent une incontestable intensité primitive ainsi qu’un charme sophistiqué touchant et, grâce à des procédés spécifiques de fabrication et de production, crééent une esthétique différente, coupée de toute références.

Issus de différentes générations, chaque artiste d’« Ancestral Figure » interroge intuitivement la dégradation progressive des définitions du medium, l’authenticité et l’originalité comme signifiant de valeur, tout en cherchant à pointer des moments extatiques d’une complexité multiple.

Gagosian Gallery is pleased to present “Ancestral Figure,” a convergence of four artists—Walker Evans, Sherrie Levine, Roe Ethridge, and Mark Grotjahn—in their respective responses to the ritual object as inspiration, referent, index, and collectible of mysterious allure.

The title is from a photograph by Walker Evans. Ancestral figure [Reliquary figure] is one image among the hundreds that comprise the vast educational portfolio that Alfred H. Barr Jr. commissionedto to document the groundbreaking exhibition "African Negro Art" at the Museum of Modern Art in 1935. The exhibition brought together an unprecedented number of African sculptures from institutional and private collections and is said to have engendered the Western canon of African art. For Evans it was a turning point in his career.

Evans's project helped form the aesthetic criteria and the method by which African art was studied for decades. So seamlessly did he link the diverse subjects to his detailed and powerful representations of them that the status of the photographs as photographs was minimized, and subsequently they were viewed more as surrogates for the sculptures themselves. Probing the relationship thus established between the original object of ritual and its aesthetic corollary, Levine, Ethridge and Grotjahn seek to locate the flashpoint at which the art-historical, anthropological or sociological realities of the original artifact end, and a new independent vision begins.

In the Makonde Body Masks, Sherrie Levine blatantly transforms social and cultural function into pure aesthetic value. These distinctive body masks, which represent the torsos of pregnant women, are a stunning cultural paradox used by pubescent boys to enact the rite de passage from childhood to adulthood. By casting this highly collectible tribal artifact in gleaming bronze, she simultaneously doubles and collapses its impact as cultural fetish in the most traditional syntax of contemporary sculpture.

Ethridge’s reductive mappings of African masks are the most direct response to Evans’s carefully stylized visualizations. Recently commissioned to document an important private art collection, he was strongly attracted by a series of African masks displayed among the modern masterpieces.  While Evans made the essence of his subjects palpable through detailed and artful observation, Ethridge inverts and obfuscates, focusing on the anonymous roughly carved reverse of each mask, then reducing his frame to the schematic facial features.  His choice to print the photos on a scale that immediately suggests an association with abstract painting further agitates traditional hierarchies of value.

With bronze sculptures, cast from spontaneous cardboard assemblages and painted, often with the fingers, Mark Grotjahn dares to inhabit and enact the inspirative relationship between the early modernists and African and Oceanic sources. And while, like his predecessors, from Picasso to Ernst, he establishes an aesthetic remove from his referents via the processes of fabrication and production, his sculptures manifest both an undeniable primal intensity as well as a sophisticated yet endearing appeal.

Spanning several generations, each artist in "Ancestral Figure" intuitively interrogates receding definitions of medium, authenticity, and originality as signifiers of value, looking to pinpoint ecstatic moments of multivalent complexity.


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