Pour la réouverture du Palais de Tokyo, Laurent Derobert imagine une constellation reliant plusieurs coupoles du bâtiment. A l’entrée principale, le visiteur fait face à la formule mathématique de la « Force d’attraction de l’être rêvé ». À l’étage inférieur, la « Vitesse de libération de l’être » et l’« Asymptote des mondes » se font face. Dans une zone plus secrète, la « Dérivée du souffle » se laisse entrapercevoir. A partir de ces quatre formules cardinales, l’artiste esquisse ainsi une poursuite d’êtres et de mondes sublimés.
Laurent Derobert développe les mathématiques existentielles. Docteur en sciences économiques et chercheur, il développe les mathématiques existentielles et interroge notre rapport au monde en produisant des équations qui sont autant de poèmes, de haïkus mathématiques. Le propos de l’artiste est de reconquérir ainsi des champs inexplorés de la conscience et des rapports humains. D’une formule à l’autre, il est question de réduire notre dédale intérieur, cette distance labyrinthique qui nous sépare de nous-mêmes, de ce que nous croyons être, de ce que nous rêvons d’être.