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Paris

Galerie Olivier Robert

Exhibition Detail
Donatello parmi les fauves
Curated by: Benjamin Bianciotto
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
France


May 10th, 2012 - June 16th, 2012
Opening: 
May 10th, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of Galerie Olivier Robert
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieolivierrobert.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerieolivierrobert.com
PHONE:  
+33 (0)1 43 25 31 87
OPEN HOURS:  
Tuesday-Saturday, 2pm-7pm
> DESCRIPTION

Parler de l’engagement en art, c'est affronter des perspectives ambiguës, assister à la levée de boucliers d'idéologies surannées. On pense irrémédiablement aux grandes heures des prises de positions revendicatives, l'artiste dressé sur les barricades, armé de son pinceau vindicatif, le Tres de Mayo ou Guernica en toile de fond. L'art comme geste politique doit forcément dénoncer les dérives du pouvoir. Seulement, l'époque est révolue : la surinformation a tué la dénonciation. Pas l'engagement artistique.

HISTOIRE DE L'ART ET ART DE L'HISTOIRE

Le titre de l'exposition, Donatello parmi les fauves, est une référence explicite à un tournant historique de l'histoire de l'art pas toujours analysé comme tel. Le fauvisme a été une violence faite à la peinture elle-même, l'affirmation d'une perturbation des codes et des règles, une cassure. Si à la couleur déchaînée répond ici son absence, les artistes présentés partagent tous néanmoins ce même esprit, ce rapport de force et d'hommage mêlés à l'histoire de l'art.

Eric Pougeau remémore cet anticléricalisme surréaliste, ce "sang craché, rire des lèvres belles dans la colère ou les ivresses pénitentes". Kasper Sonne ravive l'âme d'un Klein qui aurait joué de trop près avec les allumettes.Marc Bijl est un "pot de peinture jeté à la figure du public".Dennis Rudolph impose martialité, éloge du désespoir et rayonnement de l'absolu.Elodie Lesourd apporte une fois de plus la preuve que son œuvre est traversée de prises de positions artistiques radicales.

Ensemble, ils ont également en commun cette conscience accomplie d’une appartenance, d'une adhésion fondamentale à leur époque. Ils expriment une présence au monde qui ne vise ni à son désenchantement, ni à son réenchantement, mais à son exposition. Ils mettent en tension le désengagement volontaire des fauves historiques.

UN MANIFESTE MANIFESTE

La confrontation de ces artistes se veut être un double manifeste. Ils incarnent, sur un plan théorique, ce que Platon appelait de ces vœux lorsqu'il souhaitait voir ces poètes exclus de l'enceinte de la cité. Ils sont ces barbares pénétrant nos esprits de leur provocation idéologique. L'art est un geste politique perturbant l'équilibre de la chose publique.

Mais penser Donatello au milieu de fauves, c'est aussi comprendre une esthétique placée au cœur de la violence. Non pas esthétique de la violence, mais bien plutôt la mise en lumière d'une puissance visuelle, d'une beauté replacée sous les projecteurs du danger. C'est un peu comme se demander si le feu est destructeur ou salvateur : éternelle question. Constat d'échec, de ruine, de dépravation ou promesse d'un avenir flamboyant ? Leur réponse sonne comme une victoire éclatante : se mettre en danger et marcher le long de la ligne de front. Entrer dans la cage aux fauves.

Talking about political engagement in art is to face ambiguous prospects, to attend the outcry of outdated ideologies. It fatally makes us think of postures of protest, the artist standing on the barricades, armed with his vindictive paintbrush, the Tres de Mayo or Guernica in the background. Art as a political gesture must necessarily denounce the excesses of power. But those days are gone: information overload killed denunciation. No artistic commitment.

 

ART HISTORY AND the ART of HISTORY

 

The exhibition title, ‘Donatello among the fauves’, is an explicit reference to a historic turning point in art history, not always seen or analyzed as such. Fauvism was a violence done to painting itself, the affirmation of a disruption of codes and rules, a break. If the color unleashed then is met with its absence here, the artists presented, however, all share the same spirit, this mix of power struggle with and tribute to art history.

Eric Pougeau recalls this surrealist anticlericalism, this "spat blood, smile of beautiful lips in anger or the raptures of penitence." Kasper Sonne revives the soul of a Klein who would have played too closely with matches. Marc Bijl is a "pot of paint flung in the face of the public." Dennis Rudolph imposes martial order, praise of the despair and radiance of the absolute the absolute. Elodie Lesourd brings once again the proofs that her work is shot through with artistic radical stances.

Together they also share this complete awareness of a belonging, a fundamental belonging to their time. They express a presence in the world which is neither directed to its disenchantment, or its re-enchantment, but to its exposure. They reveal the voluntary disengagement of the historic fauves.

 

A MANIFEST MANIFESTO


The comparison of these artists will be a double manifesto. They represent, on a theoretical level, what Plato aspired to when he wanted to see these poets excluded from the precincts of the city. They are the barbarians penetrating our minds with their ideological provocation. Art is a political gesture disrupting the balance of public affairs.
But to think of Donatello among the fauves, is also to understand an aesthetic placed at the heart of violence. Not the aesthetics of violence, but rather the highlighting of a visual power, of a beauty in the spotlight of danger.
It's a bit like asking if fire is destructive or salutary: an eternal question. Admission of failure, ruin, depravity or the promise of a flamboyant future? Their response sounds like a resounding victory: endangering themselves and walking along the front line. Enter the big cats enclosure.

 


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