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Paris

Art : Concept

Exhibition Detail
The Story of the Old New Girls
13 rue des Arquebusiers
75003 Paris
France


May 12th, 2012 - June 23rd, 2012
Opening: 
May 12th, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
, Lothar HempelLothar Hempel
© Courtesy of the artist and Art:Concept
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieartconcept.com/2012/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerieartconcept.com
PHONE:  
+33 1 53 60 90 30
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
> DESCRIPTION

The Story of The Old New Girls

Pour sa quatrième exposition personnelle à la galerie art : concept, Lothar Hempel présente une toute nouvelle série de peintures mêlant huile, crayon, collage, acrylique, impressions, tâches, gouttes, griffures, effusions, dégoulinures et débordements. Des peintures intrigantes pleines de signes non intentionnels résultant de couches multiples apposées par l’artiste qui nous embarque dans une histoire que nous ne connaissons pas, celle de ces Old New Girls...

Qui sont-elles ? Sur une des peintures on peut voir une silhouette élancée, le regard perdu dans un ailleurs qu’on ne voit pas. Est-elle mannequin ? Vient-elle de l’est ? Vit-elle à l’ouest ? Sur une autre apparaît une petite fille de la tribu Hmong cachée dans les épaisses feuilles d’une forêt tropicale aux allures de trip psychédélique. Se cache t-elle de sa vie harassante d’enfant du Triangle d’Or cultivant l’opium destiné au plaisir furtif de l’occidental qui la regarde ? Est elle une enfant vivant dans un univers délabré ou juste l’image d’une publicité pour une ONG ou un voyage de rêve au bout du monde ?

Lothar Hempel puise son inspiration dans l’histoire allemande, dans la New Wave californienne, dans la tragédie grecque, dans la culture païenne, dans la musique, le cinéma. Ce qui lui importe n’est pas tant la référence en tant que telle et prise pour ce qu’elle est ou ce qu’elle véhicule dans la société occidentale contemporaine mais plutôt une sorte de réappropriation de ces images, de ce réel afin de le faire circuler dans son univers et de se l’approprier. Ses oeuvres sont chargées émotionnellement et plutôt que de nous livrer tel quel un concept de départ, elles nous placent face à un souvenir qu’on aurait oublié ou perdu et que nous sommes sur le point de retrouver, engendrant ainsi tout un possible d’interprétations propres à chacun dans une sorte de cheminement entre réalité et rêve. Lothar Hempel crée une cosmogonie complète avec ses figures, ses objets et son environnement dans lequel il confond le verbal et le visuel et combine presque violemment des médiums auparavant distincts.

Car les peintures de Lothar sont comme maltraitées et deviennent une réminiscence du vandalisme urbain. Elles font à la fois référence aux panneaux publicitaires et en même temps elles ont leur propre histoire, leur propre récurrence. Pour Lothar, ces femmes, ces Old New Girls sont un seul et même groupe qui n’appartient à aucune narration ponctuelle. Elles ont toujours été là, depuis le début, mais elles vivent et survivent dans une sorte de réapparition constante. Elles sont, dit il, «comme les oiseaux qui migrent du nord au sud dans un mouvement perpétuel à la fois nostalgique et symbole de renouveau ». Confirmant l’idée de Lili Reynaud Dewar selon laquelle «le travail de l’artiste met en scène des forces vives qui échappent à la normalisation», on peut voir dans ces Old New Girls non pas des personnages mais plutôt des représentations de principes voire même des objets ou des accessoires nécessaires à la compréhension de cet ensemble métaphorique. Des peintures objets ? Des femmes accessoires ? Des personnages qui deviennent une sorte de toile de fond, de décorum d’un autre spectacle : le nôtre.

Le travail de Lothar Hempel se situe entre Surréalisme et primitivisme, entre narration et formalisme, entre rêve et folie, ethnologie et psychanalyse. Et dans cet imbroglio conceptuel relié à une ambiguïté géographique qui nous laisse sans repères, difficile de savoir où sont allées ces Old New Girls... Sur le toit d’un parking à la vue des oiseaux et des aléas du temps, tel le panneau publicitaire attendant qu’on le remplace ? A l’arrière plan d’un clip musical dans lequel se dandinent d’autres femmes ? Ce qui est certain, c’est qu’elles ne sont pas figées, elles sont faites de vérités inéluctables, de souvenirs, de projets, d’expériences intimes, d’hallucinations et ont pour cause l’affinité naturelle de nos idées, nous permettant de créer notre propre histoire.

Aurélia Bourquard

The Story of The Old New Girls

For his fourth solo exhibition at art: concept, Lothar Hempel presents a brand new series of paintings that mix oil-colour, crayon, collage, acrylic, print, stains, drips, scratches, sheddings, smears and splatters. These intriguing paintings are filled with unintentional signs that result from the multiplicity of the layers applied by the artist, who wants to take us on an adventure in an unknown story: The Story of The Old New Girls.

Who are they? On one of the painting, one can see a slender silhouette, her glance lost somewhere we don’t know. Is she a model? Does she come from the East? Does she live in the West? On another one a little girl from the Hmong tribe appears, hiding between the thick foliage of a forest that has the appearance of a luscious LSD trip; is she hiding from her harassing life in the golden triangle, growing an opium destined for the secret pleasure of the westerner who furtively looks at her? Is she living in a universe of decay, or is she just posing for an NGO, or a dream vacation advertisement?

Lothar Hempel draws his inspiration from German history as well as from Californian New-Wave, Greek tragedy, pagan culture, music and cinema. His interest doesn’t reside in references as such: taking images for what they are or for what they convey in contemporary western culture is not his main concern. Rather, he seeks a re-appropriation akin to a way of seizing reality to make it circulate in his universe.His works are densely emotional, and instead of relinquishing themselves from the start in the form of a concept, they make us face lost or forgotten memories which we feel we could recover from one second to the other, thus engendering a multiplicity of individual interpretative possibilities and creating paths between dream and reality. Lothar Hempel creates a cosmogony - complete with characters, objects and environment - in which verbal and visual intermingle and by which previously distinct media clash in an almost violent way.

Because Lothar’s paintings are objects that seem maltreated, reminiscent of urban vandalism. They seem to make references to publicity panels, but at the same time they have their own history and recurrences. For Lothar, these women, these Old New Girls, are a whole group that doesn’t belong to a simple one-time narrative. They have always been there, from the start, but they live and survive in a sort of constant reappearance. They are, he says: “As migrating birds that go from North to South in a permanent movement that is both nostalgic and symbolic of renewal.” Confirming Lili Reyneaud Dewar’s idea that «the work expresses live-forces that escape standardization», rather than seeing these Old New Girls as characters, one can consider them as representations of principles, or even as objects or accessories necessary to comprehend a metaphorical ensemble. Painted objects? Women-accessories? Characters that turn into props, providing the background of another show: our own.

Lothar Hempel’s work stands at the crossroads between surrealism and primitivism, narratives and formalism, dream and folly, ethnology and psychoanalysis. Within this conceptual imbroglio, related to a geographical ambiguity that leaves us at a loss, it would be hard to understand where the Old New Girls have gone... on the rooftop of a parking garage, exposed to weather and watched by the birds, like an old publicity panel waiting to be replaced? As background-props of a music video-clip in which other women wriggle?The only certainty is that even though they are not static, they are made of ineluctable truths, souvenirs, projects, intimate experiences and hallucinations. Their ultimate cause is to reveal a natural affinity with our ideas that allows us to create our own story.

Aurélia Bourquard
Traduction Frieda Schumann


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