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Paris

Peter Freeman, Inc. Paris

Exhibition Detail
KEN LUM
59 rue Quincampoix
75004 Paris
France


April 6th, 2012 - May 26th, 2012
 
Argenteria , Ken LumKen Lum, Argenteria ,
2008, print on canvas Ed. 1/3 , 160 x 266 x 10,5 cm; 62.99 x 104.72 x 4.13 inches
© Courtesy of the artist and Galerie Nelson Freeman
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© Courtesy of Galerie Nelson-Freeman
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.peterfreemaninc.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
paris@peterfreemaninc.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 71 74 56
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7; Closed in August
TAGS:  
installation
> DESCRIPTION
La Galerie Nelson-Freeman est heureuse de présenter la cinquième exposition de l’artiste canadien Ken Lum.

À l’instar de Roy Arden, Jeff Wall, Ian Wallace, Rodney Graham et Stan Douglas, Ken Lum est issu de l'École de Vancouver. Après avoir été l’élève de Wall et Wallace, il développe depuis les années 70, une vision conceptuelle critique de la société par le biais de médiums aussi différents que la vidéo, la photographie, la sculpture, la performance et la peinture.

Ken Lum révèle les mécanismes de notre société de consommation en utilisant l'esthétique populaire, notamment ses codes visuels publicitaires qu'il détourne. Le langage tient également une place essentielle dans son travail : « Portrait Logos » (1978-1991) et « Language Paintings » (1987-1988) sont parmi les premières séries à jouer avec ce thème. Il aborde également la relation entre modernité et vie quotidienne, espace public et privé (« Photo-mirrors » (1997-1998) ; « Mirror/text » (2003)). À travers des séries comme les « Photo/text Works » (1993-[en cours]) ou encore les « Shopkeeper Signs » (2000-[en cours]), il explore plus particulièrement les questions identitaires qui sont au cœur même des enjeux de nos sociétés contemporaines.

Pour cette nouvelle exposition, l’artiste présente deux séries inédites. La première est inspirée du thème du labyrinthe, thème qu’il avait déjà abordé pour la première fois en 2002 lors de la Documenta XI de Cassel, puis dans des versions différentes aux biennales d’Istanbul (2007) et de Gwangju (2008). Le labyrinthe dans la philosophie chinoise symbolise le chemin de la vie, cheminement initiatique dont les méandres symbolisent le cours de la destinée humaine, ses pièges et ses tourments. À Cassel, le labyrinthe intitulé Mirror Maze with 12 Signs of Depression (Labyrinthe de miroirs aux 12 signes de dépression) y faisait déjà directement référence. L’installation, de taille humaine, était composée de cinquante-et-un miroirs disposés en triangles équilatéraux à 60° les uns des autres.  Sur douze d’entre eux était gravé un des douze symptômes que l’on retient communément afin de diagnostiquer la dépression : « Je n’ai pas d’amis », « Je pleure sans raison », « Je ne parviens pas à dormir la nuit »… Ainsi, Ken Lum jouait sur la possible identification du spectateur avec les symptômes, des peurs conscientes ou inconscientes de chacun. Intitulée « Maze », cette nouvelle série se compose d’œuvres en deux dimensions de 2 x 2 m (aluminium peint, plexiglas) reprenant ce motif du chemin de vie. Générées par ordinateur, ces œuvres bicolores très graphiques se déclinent dans les tons rouge, bleu, jaune, vert. La gamme colorée utilisée par Lum est pour lui l’écho visuel de notre société de consommation dans ce qu’elle a de plus populaire et clinquant. Si dans l’oeuvre de Cassel, le spectateur était physiquement impliqué dans le labyrinthe, ici Lum nous fait néanmoins expérimenter visuellement le chemin. Il s’agit une fois encore, métaphoriquement, de trouver sa voie parmi les différentes possibilités qui s’offrent à nous tout au long de la vie, mais également de distinguer la réalité des chimères. Chaque œuvre porte un titre révélateur du chemin parcouru : The Path from Sanity to Madness (Le chemin de la raison à la folie) ou The Path from Hope to Despair (Le chemin de l'espoir au désespoir).

La seconde série intitulée « Charts » inclut à nouveau le langage écrit. Il s’agit de l’idée de passage d’un état à un autre, de l’enfance à celui d’adulte, du rejet à l’acceptation ou du bien être à la peur. Des formes géométriques colorées (carrés ou rectangles)  illustrent le passage par la graduation ou l’opposition. Dans l’œuvre The 12 Steps to Recovery from Alcoholism (Les 12 étapes pour guérir de l’alcoolisme), le rétablissement de la personne dépendante est illustré par le passage d’élément en élément, du rouge vers le bleu.

Ken Lum est né à Vancouver en 1956, où il continue de vivre et de travailler. Il a participé à de nombreuses expositions internationales notamment la Shanghai Biennale (2000), la Documenta XI (2002), la Liverpool Biennial (2006), la Istanbul Biennial (2007), la Gwangju Biennale (2008) et la Moscow Bienniale (2011). Une exposition rétrospective lui a été consacrée l’année dernière à la Vancouver Art Gallery. Une commande publique sera inaugurée en septembre prochain à Toronto.
 

 

 

 


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