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Paris

Galerie Alain Gutharc

Exhibition Detail
ANTOINETTE OHANNESSIAN
7, rue Saint-Claude
Paris 75003


March 17th, 2012 - April 21st, 2012
Opening: 
March 17th, 2012 4:00 PM - 8:00 PM
 
, Antoinette OhannessianAntoinette Ohannessian
© Courtesy of the artist and Galerie Alain Gutharc
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.alaingutharc.com/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
PHONE:  
+ 33 (0)1.47.00.32.10
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-21; 2-7
> DESCRIPTION

L’énonciation de phrases descriptives est un procédé récurrent dans le travail d’Antoinette Ohannessian depuis la !n des années 90. S’appropriant de paroles entendues, elle leur donne matérialité et leur confère, au delà de leur banale évidence, un statut d’oeuvre. Puis la parole saisie a cédé la place à une parole énoncée où l’épure procède dans un souci de justesse. Suivant l’exemple de Wittgenstein “il faut passer de l’explication à la simple description”, l’oeuvre d’Antoinette Ohannessian est une observation lente et minutieuse dans une tentative d’objectivité des informations. Leur mise en relation donne sens, malgré l’artiste, presque.

1998 : j’écoute Flaubert : « Pour qu’une chose soit intéressante, il su"t de la regarder longtemps ». Puis j’énonce avec du beurre sur des planches de
bois :
« QUAND ON POSE UNE CHOSE CONTRE UNE AUTRE ELLES SE TOUCHENT »
« QUAND ON POSE UNE CHOSE SUR UNE AUTRE IL Y EN A UNE QUI S’ÉLÈVE »
« QUAND ON MET DES CHOSES ENSEMBLE ELLES SONT RÉUNIES »
« QUAND ON POSE UNE CHOSE SUR UNE ÉTAGÈRE EN HAUTEUR ON TEND LES BRAS VERS LE CIEL »

2003 : je regarde une chose dans le but de la voir. Je regarde les murs de mon atelier.
UN MUR QUI COURBE UNE PLANCHE
UNE PLANCHE AU BORD DE LA CHUTE
UNE CHOSE PRESQUE POSÉE

2005 : avec la feuille A4 posée sur un socle de format 21 x 29,7 cm, qui, tout en l’exhibant, fait disparaître sa présence, le spectateur véri#e sa vision
comme chez l’ophtalmologue.

2006 : je commence à enseigner à l’École d’Arts de Grenoble et je lis.

2008-2009 : je revois Blow up, j’instaure un rapport binaire entre le #lm d’Antonioni et mes lectures auxquelles j’arrache des citations. Je les déporte,
je lis pour ne pas me contenter de moi. Une double articulation se met en place entre ces lectures qui s’additionnent en sous-titres et la bande-son
de Blow up qui devient la vidéo Nota Bene.

2008-2009 : je m’expose à la masse des informations à une cadence journalière et je me guette en train d’être, « à telle heure, à tel endroit » je deviens
mon gre"er. À la frontière des deux, un signe de ponctuation. Le tout ressemble à une déposition judiciaire le 8 mai 2009 j’arrête. L’exercice
dure un an la pièce se nomme UN AN.

2009-2011: j’occupe sur la Terre un espace de la longueur et de la largeur de mes pieds à Lisbonne, à Erevan, à Tours, à Belgrade. J’e$ectue un acte
minimal de présence.

2010 : la série cartel et son énoncé « HOMME DEBOUT LISANT A HAUTEUR D’HOMME » « HOMME TÊTE BAISSÉE » « HOMME TÊTE INCLINÉE », le spectateur
devient l’oeuvre qu’il active au moment de sa lecture.

2011 : en Ardèche, en Auvergne, en Normandie je tente de chanter

2011- 2012 : à force d’attendre que l’eau coule du tuyau une fois le robinet tourné, que l’eau bout sur la cuisinière, que mon imprimante imprime, je
#lme mon imprimante pendant que le passé augmente et je cligne des yeux ce qui donne deux vidéos Ma vie et Journal intime.

2012 : je vais chercher une pierre, je vais chercher un arbre.

Antoinette Ohannessian
Renseignements complémentaires et visuels sur demande à la galerie


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