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Paris

Galerie Almine Rech

Exhibition Detail
Openings
64 rue de Turenne
75003 Paris
France


March 3rd, 2012 - April 7th, 2012
 
, Curtis MannCurtis Mann
© Courtesy of the artist and Galerie Almine Rech
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealminerech.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
CONTACT.PARIS@ALMINERECH.COM
PHONE:  
+33 1 45 83 71 90
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

La galerie Almine Rech est heureuse de présenter la première exposition personnelle de Curtis Mann  à Paris.

Dans Openings, Curtis Mann dévoile de nouveaux tirages de photographies prises sans objectif. Par des techniques de décoloration, de coupe et de pliage, il poursuit son travail d’effacement délicat mais obstiné du papier photo. Très influencé par l’artiste américain Gordon Matta-Clark (1943-1978), qui s’emparait souvent de morceaux entiers de bâtiments à l’abandon, Curtis Mann « déconstruit » les matériaux ; une façon paradoxale de mieux appréhender leur capacité structurelle. Dans quelle mesure, cherche à découvrir l’artiste, peut-on dévoiler des informations par un travail sur leur absence ?

Dans la série C.I., Curtis Mann explore le contraste entre les qualités des espaces négatif et positif. Grâce à la « vaporisation » de décolorant sur les tirages, une méthode de son cru, il a partiellement gommé des formes tirées d’illustrations de Conical Intersect (1975), un projet de Gordon Matta-Clark. Proche des photographies monochromes blanc sur blanc, à la fois aplati et énergique, le résultat montre un effet de désagrégation là où le produit a grignoté le papier, mais d’exubérance sur le reste de la surface. À l’identique du procédé de gravure en creux par morsure d’acide, celui de Curtis Mann utilise le décolorant de façon contrintuitive, c’est-à-dire pour dévoiler au lieu d’effacer. Ces images, comme celles du Conical Intersect d’origine, font officie de portail ; elles présentent une ouverture perturbatrice, bien qu’éthérée, où l’on s’y attend le moins.

Dans la série Paper Cuts, Curtis Mann détériore systématiquement la surface de papier photographique noir. D’une lame tranchante, il y trace des lignes pures, horizontales, verticales ou courbes, pour en retirer de fines couches d’une émulsion compacte. Taillées à la main, ces lignes sont imparfaites, mais droites ; une allusion à l’immédiateté et au manque de fiabilité de ce laborieux procédé. Paper Cuts promulgue ainsi la biffure comme forme d’anti-dessin. Déterminé à cerner la nature de l’objet, Curtis Mann en défait inexorablement la matière – comme il y parvient avec des décolorants – et le morcèle jusqu’à créer une nouvelle pièce.

Dernièrement, un ensemble de collages petit format, intitulé Paper Fragments, montre un Curtis Mann en prise avec l’influence créatrice de Gordon Matta-Clark. Pour cette série, il a encadré des images de l’artiste dans son studio : des photos arrachées d’un livre de sa possession et sur lesquelles il a collé des fragments de ses propres photographies abstraites, si bien que ces dernières recouvrent la plus grande partie du portrait. Ces œuvres, les plus figuratives, sont également, à cause de leurs contradictions, les plus provoquantes de l’exposition. Lorsqu’il cache les images de l’artiste décédé sous ses propres créations, Curtis Mann reconnaît et nie simultanément l’emprise de Matta-Clark. Un indice apparaît alors : les œuvres de Curtis Mann sont collées au verre du cadre. Les deux sont donc liés, sans jamais pouvoir être réunis.

Carmen Winant

(traduction Yves-Alexandre Jaquier)

Né en 1979 à Dayton, Ohio, Mann vit et travaille à Chicago, Illinois. Il a dernièrement participé à la Biennale du Whitney Museum 2010, dont les commissaires étaient Francesco Bonami et Gary Carrion-Murayari ; récemment, une exposition personnelle de cet artiste a été montée au Jewish Museum of Contemporary Art de Kansas City, Missouri.

Almine Rech Gallery is pleased to announce the first solo exhibition of Curtis Mann in Paris.

In Openings, Mann displays several new bodies of lens-less photographic work. Through a series of bleaching, cutting, and folding techniques, Mann has continued to engage in the delicate, purposeful effacement of photographic paper. Deriving influence from American artist Gordon Matta-Clark (1943-1978), who often cut directly into, and removed entire sections of, abandoned buildings, Mann likewise “unbuilds” materials as a paradoxical means to comprehend their structural potential. How, Mann probes, can information be revealed through the marking of its absence?

For the series C.I., Mann examines this disparity between the qualities of positive and negative space. Using a process he has developed – “misting” bleach onto already-developed photographic paper – Mann has masked off shapes derived from documentation of Matta-Clark’s 1975 project, Conical Intersect. The resulting, near monochromatic white-on-white photographs are at once flat and dynamic, recessed where the chemical has eaten away at the paper’s surface, and protrusive where it has not. As with the process of intaglio printmaking, which uses acid to bite away at the plate, Mann has utilized bleach in a counterintuitive way: to reveal, rather than to blanch. As with the original Conical Intersect, these images possess a portal-like quality – a disruptive, if ethereal, opening where one least expects it.

Mann has systemically defaced the surface of exposed black photographic paper in the series Paper Cuts. In clean, horizontal, vertical, and arching lines, the artist scores a sharp blade along the surface, removing thin layers of dense emulsion. The lines, made without a ruler or drawing device, are straight though never perfectly so, referencing the immediacy and fallibility of the exacting process. Paper Cuts enacts the action of applied erasure as a form of anti-drawing. In Mann’s mission to comprehend the object – much as he manages with bleach – he has inexorably undone his very material, dismantling the piece in the process of generating it.

In a final set of small, collaged works entitled Paper Fragments, Mann grapples with the implication of Matta-Clark’s generative influence. The series takes a number of images of Matta-Clark himself at work in the studio – framed behind glass by Mann, who removed them directly out of a book he owned onto which he adhered shards of his own abstract, chemically-treated photographs, obscuring the majority of portrait beneath. The pieces, aside from being the most representational in the show, are the most provocatively conflicted.  In concealing the image of the late artist beneath his own creation, Mann both admits to and denies the potency of Matta-Clark’s influence. Herein lies some clue: Mann’s paper, though on top, is affixed to the glass. The two are connected, but may never touch.

Carmen Winant

Born in 1979 in Dayton, Ohio, Curtis Mann lives and works in Chicago, Illinois. He was most recently exhibited in the Whitney Biennial 2010, curated by Francesco Bonami and Gary Carrion- Murayari and recently had a solo exhibition at the Jewish Museum of Contemporary Art in Kansas City, MO.


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