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Paris

Galerie Marian Goodman - Paris

Exhibition Detail
The Devil's Fidelity
79 rue du Temple
75003 Paris
France


January 13th, 2012 - February 18th, 2012
Opening: 
January 13th, 2012 6:00 PM - 8:00 PM
 
String Quartet, Op. 1, Glenn Gould, 1955, Tim LeeTim Lee,
String Quartet, Op. 1, Glenn Gould, 1955,
2010, 4-channel HD , 3:40, continuous
© Courtesy of the artist and Marian Goodman Gallery - Paris
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.mariangoodman.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
parisgallery@mariangoodman.com
PHONE:  
+33 (1) 48 04 70 52
OPEN HOURS:  
Tues -Sat - 11am - 7pm
TAGS:  
sculpture, video-art, installation, photography
> DESCRIPTION

La galerie Marian Goodman a le plaisir de vous annoncer sa nouvelle exposition intitulée The devil’s fidelity, qui rassemble un groupe d’artistes internationaux, dont le travail n’a jamais été exposé à la galerie, ni à Paris pour la plupart. Le titre fait référence à un poème d’Emily Dickinson (“THE DEVIL, had he fidelity…”) qui décrit le caractère inexorablement pluriel et malléable de la vérité et dénonce le danger de croire aux apparences.

Si ces six artistes représentent un champ large de travaux distincts en vidéo, photographie, sculpture et peinture, ils se rejoignent néanmoins autour de certaines trames communes. La tension entre haute et basse culture est inhérente à la pratique de chacun d’eux : certains utilisent des matériaux et des techniques ostensiblement bruts au service de résultats sobres et raffinés, ou à l’inverse, ils construisent une élégance superficielle pour dissimuler un geste radical subversif. Révélatrices de la pratique ouverte de chaque artiste, les œuvres de l’exposition questionnent leur propre réalisation, prenant leur processus de création comme sujet, tout en proposant une critique sociale et culturelle à plusieurs niveaux.

Nina Canell (née en 1979) est basée à Berlin. Ses installations sculpturales ont l’apparence d’instruments expérimentaux testant la nature transitoire du mesurable (l’électricité, l’eau) et de l’incommensurable (la conscience) dans une recherche ouverte sur les phénomènes éphémères et les sujets historiques et culturels.

« Ses objets révèlent la logique intérieure de leurs jeux énergétiques comme lors de changements électromagnétiques provenant d’évènements invisibles, qu’ils nous apparaissent physiquement à travers une variété de conducteurs ou qu’ils esquivent discrètement la perception humaine. Une sorte de mécanisme caché semble être à l’œuvre, connectant notre conscience aux objets et aux phénomènes de manière presque prosaïque. » (Fridericianum, 2010)

Le travail de Nina Canell a récemment fait l’objet d’expositions monographiques au Fridericianum de Kassel (Allemagne), au Mumok de Vienne, au Kunstverein Hamburg à Hambourg (Allemagne), à la Neuer Aachener Kunstverein d’Aix-la-Chapelle (Allemagne) ou à la Douglas Hyde Gallery de Dublin. En 2012, elle va participer à la Biennale de Sydney.

Matias Faldbakken (né en 1973) est un artiste et écrivain vivant et travaillant à Oslo. En plus de publier des romans, sa pratique inclut la sculpture, l’installation, le film et les interventions photographiques. Son esthétique abstraite est enracinée dans des gestes de négation potentiellement violents et destructifs. Avec une dose d’humour, Faldbakken transforme ce vandalisme et cette violence en des objets formellement séduisants qui cachent leur nature anarchique, créés pour contrebalancer la banalité de la pop culture, des médias et du commerce.

« Mes pratiques artistique et littéraire sont toutes deux nourries par l’idée (et la pratique) du négatif comme force motrice. Dans le champ de l’art, mon travail consiste principalement en une recherche sur la « négation spectaculaire », et pourrait être décrit comme du négativisme visualisé. » (Matias Faldbakken, 2010)

Matias Faldbakken a récemment été exposé au Fridericianum de Kassel (Allemagne), à IKON Gallery à Birmingham (Royaume-Uni), à la Kunsthalle de Saint-Gall (Suisse), à Power Station à Dallas et au Pavillon Nordique de la Biennale de Venise en 2005.

Cyprien Gaillard (né en 1980) vit et travaille à Paris, Berlin et Los Angeles, où il est actuellement en résidence au UCLA Hammer Museum. Ses photographies, sculptures, vidéos et performances se situent quelque part entre l’anthropologie, l’archéologie, le land art, l’architecture et le minimalisme. Pour un projet récent à Berlin, il a construit une ziggurat à partir de pack de bière turque importée. Au vernissage, les visiteurs étaient invités à grimper sur la sculpture, à ouvrir les boîtes et à boire la bière. L’expérience même de l’œuvre incluait sa propre destruction et consommation, rappelant les destructions moins métaphoriques de monuments historiques partout dans le monde.

« Je m’intéresse aux défaillances, à la beauté de l’échec et à la chute en général. » (Cyprien Gaillard, 2009)

Parmi ses expositions monographiques de 2011, on peut citer Ur au Centre Pompidou pour le Prix Marcel Duchamp 2010, The Recovery of Discovery au KW Institute for Contemporary Art de Berlin et Obstacles to Renewal à la Kunsthalle Basel à Bâle.

Tim Lee (né en 1975) est basé à Vancouver. Il réalise des vidéos, des photographies et des sculptures dans lesquelles il incarne ou recréé des moments marquants de l’histoire de l’art, de la musique et de la culture pop. Il présente pour cette exposition une installation vidéo sur quatre écrans intitulée String Quartet, Opus 1, Glenn Gould, 1955 (2010). Les images montrent l’artiste en train de jouer les quatre instruments du récital de la seule composition originale de Glenn Gould. L’œuvre est en fait une fabrication élaborée. Tim Lee ne sait jouer d’aucun de ces instruments, et c’est uniquement grâce à un montage complexe qu’il donne l’impression de posséder les dons requis pour jouer cette pièce.

Dernièrement, des expositions de Tim Lee ont été organisées à la Hayward Gallery de Londres, à Presentation House à Vancouver, au Contemporary Art Museum de Houston, à la Lisson Gallery de Londres et à la Galerie Jörg Johnen à Berlin.

Mai-Thu Perret (née en 1976) vit et travaille à Genève. Elle explore les sociétés utopiques et l’histoire de l’avant-garde et du féminisme à travers une pratique riche incorporant sculptures, peintures, installations et performances. Depuis 1999, elle développe un immense corpus d’œuvres sur une communauté imaginaire de séparatistes féministes vivant au Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Elle produit différents textes, sculptures, peintures, céramiques et performances qu’elle attribue à cette communauté.

Mai-Thu Perret a récemment montré son travail lors d’expositions monographiques au Mamco à Genève, à l’Aargauer Kunsthalle à Aarau (Suisse), au Aspen Art Museum et au San Francisco Museum of Modern Art. Elle a participé à la 54ème Biennale de Venise, et participe actuellement à l’exposition « Danser sa vie » au Centre Pompidou.

Mark Soo (né en 1977) vit et travaille à Berlin. Il réalise des films, des photographies, des sculptures et des installations qui associent différents moments de l’histoire culturelle, industrielle et musicale. Dans une installation vidéo récente, il juxtaposait par exemple un bateau à vapeur du XIXème siècle typique de la Louisiane à de la musique techno de Detroit, pour proposer un point de vue sur l’évolution des moteurs de la vapeur à la combustion, et sur le développement de l’ère industrielle. De la même manière, son travail photographique aborde les évolutions historiques du médium lui-même. La nouvelle série de photographies présentée dans l’exposition The devil’s fidelity a été réalisée en combinant des techniques traditionnelles d’impression d’un négatif exposé, à un photogramme et à de la photographie numérique.

Les dernières expositions monographiques de Mark Soo ont eu lieu à The Western Front à Seattle et à la Galerie Johann König à Berlin. Il a participé à des expositions de groupe à la Vancouver Art Gallery, au CCA Wattis à San Francisco, au Nasher Museum of Art à Durham (Etats-Unis) et au MuHKA à Anvers (Belgique).

Marian Goodman Gallery Paris is pleased to announce a group exhibition titled “The Devil’s Fidelity”, which includes an international group of artists that have never before shown with the gallery, many of whom are making their Paris debuts. The title of the exhibition is appropriated from a poem by Emily Dickinson (“THE DEVIL, had he fidelity…”) which describes the hopeless duality and pliability of truth, and the pitfalls of faith in appearances.

While these artists represent a full range of distinct work in video, photography, sculpture and painting, they nevertheless occasionally unite and collide around certain common threads. Inherent in each artist’s practice is an exploitation of a tension between ‘high’ and ‘low’ - using ostensibly low, crude materials and techniques in the service of formally elegant and restrained results, or just the opposite, constructing a superficial elegance to hide a subversively radical gesture. Indicative of each artist’s open-ended practice, the works in this show self-reflexively question their own making, taking their process as subject, while pursuing a layered social and cultural critique.

Nina Canell (b. 1979) is based in Berlin. Her sculptural installations have the appearance of experimental apparati, testing the transitory nature of both the measurable (electricity, water) and the immeasurable (consciousness) in an open-ended research into ephemeral phenomenon and historical and cultural subjects.

“Her objects can be seen to apply their own logic of radiation in which electromagnetic shifts often act as deliberate happenings whether channeled through an array of crude conductors… or discretely bypassing human perception all together. A kind of hidden affection seems to be at work, connecting human consciousness to objects and phenomena in an almost prosaic manner. The electromagnetic nature of thinking itself is a spry component in Canell's work… a position that places sculptural emphasis on conductive relations, shifting attention from its material aspect to that which is embedded or activated by a stream of occurrences.” (Fridericianum, 2011).

Nina Canell has been the subject of recent one-artist exhibitions at the Fridericianum, Kassel; Mumok, Vienna; Kunstverein Hamburg; Neuer Aachener Kunstverein and the Douglas Hyde Gallery, Dublin. In 2012, she will participate in the Paris Triennale (Intense Proximity) and in the Sydney Biennale.

Matias Faldbakken (b. 1973) is an artist and writer living and working in Oslo. In addition to publishing several novels, his artistic practice incorporates sculpture, installations, film and photographic interventions that employ an abstract aesthetic rooted in potentially violent and destructive gestures of negation. Faldbakken transmutes vandalism and violence, with a dose of humor, into formally seductive objects that belie their anarchic nature, created to counteract the banalities of pop culture, media and commerce.

“Both my art and my writing is fueled by the idea (and practice) of the negative as a driving force…On the art field my work mainly consists of an investigation into ’spectacular negation’ – and could be described as negativism visualized.” (Matias Faldbakken, 2010) Matias Faldbakken has recently had exhibitions at the Fridericianum, Kassel; The IKON Gallery, Birmingham, UK; Kunsthalle, St. Gallen; The Power Station, Dallas; and the Nordic Pavillion for the Venice Biennale in 2005.

Cyprien Gaillard (b. 1980) lives and works in Berlin, Paris and Los Angeles, where he is currently on a residency with the UCLA Hammer Museum. He makes photographs, sculptures, videos and performances that situate his unique practice somewhere between anthropology, archeology, land art, architecture and minimalism. For a recent project in Berlin, Gaillard constructed an entire ziggurat from imported Turkish beer. At the opening the audience was invited to climb the sculpture, open the boxes and drink the beer. The very experience of the work included its own destruction, and consumption, paralleling less metaphoric destruction of historic structures all over the world.
“I’m interested in things failing, in the beauty of failure, and the fall in general” (Cyprien Gaillard, 2009).

Cyprien Gaillard has been the subject of recent one-artist exhibitions at the Centre Pompidou, Paris (Prix Marcel Duchamp 2010); The KW Institute for Contemporary Art, Berlin; the Kunsthalle Basel.
Tim Lee (b. 1975) is based in Vancouver, and makes video, photographs and sculptures that allow him to inhabit, layer and recreate seminal moments in history, art, music and pop culture. This exhibition will include a 4-channel video installation called “String Quartet, Opus 1, Glenn Gould, 1955” (2010). The four monitors present a recording of the artist playing all four instruments in a recital of Glenn Gould’s only original composition. The work is, however, an elaborate fabrication.

Tim Lee is a novice with the instruments, it is only through complex editing that he constructs the ruse of possessing the gifts required to actually play the work.

Recent one-artist exhibitions of Tim Lee’s work have been organized by the Hayward Gallery, London; Presentation House, Vancouver; Contemporary Art Museum, Houston; Lisson Gallery, London and Galerie Jörg Johnen, Berlin.

Mai-Thu Perret (b. 1976) lives and works in Geneva, exploring utopian societies, the history of the avant-garde and feminism through a complex practice incorporating sculpture, painting, installation and performance. In 1999 Perret began developing an extensive body of work about an imaginary community of separatist feminists living in New Mexico (USA). Perret’s written texts, sculptures, paintings, ceramics and performances are the erstwhile production of this community.

Mai-Thu Perret has recently had one-artist exhibitions at Mamco, Geneva; Aargauer Kunsthalle, Aarau; Aspen Art Museum and San Francisco Museum of Modern Art. She was also included in the 54th Venice Biennale, curated by Bice Curriger, and the ”Dancing through life” exhibition currently on view at the Centre Pompidou.

Mark Soo (b. 1977) lives and works in Berlin, and makes films, photographs, sculptures and installations that combine investigations into seemingly unrelated paradigmatic moments in cultural history, industry and music. A recent two-screen video projection juxtaposes a 19th century Louisianan steam boat with Detroit techno music, contemplating the shift from steam to combustion engines, and the rise of the industrial age. Similarly, Soo’s work in photography engages the historical shifts in the medium itself. A new series of photographs, exhibited here, have been made combining traditional techniques of printing from an exposed negative, photogram and digital photography.

Mark Soo has been the subject of recent solo shows at The Western Front, Seattle; Galerie Johann König, Berlin and museum group shows at the Vancouver Art Gallery; The CCA Wattis, San Francisco; The Nasher Museum of Art; MuKHA, Antwerp.


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