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Paris

Galerie Loevenbruck

Exhibition Detail
Towards a Unified Theory of Everything
6. rue Jacques Callot
75006 Paris
France


October 21st, 2011 - December 3rd, 2011
Opening: 
October 20th, 2011 6:00 PM - 10:00 PM
 
"Colors for a Large Wall (Caracas)"  detail, Blaise DrummondBlaise Drummond,
"Colors for a Large Wall (Caracas)" detail,
2011
© Courtesy of the artist and Galerie Loevenbruck
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.loevenbruck.com/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
contact@loevenbruck.com
PHONE:  
+33 (0)1.53.10.85.68
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

Nature Boy, Revisited

Le naturel rejoint le factice et de leur rencontre naît un univers mutant profondément troublant. Telle est la recette subtile de Blaise Drummond. Chez lui, l’iconographie de la nature devient à la fois un sujet d’actualité préoccupant et un thème post-postmoderne malicieux. L’artiste évoque tout à la fois, sans avoir l’air d’y toucher, la nature proprement dite, sa projection dans l’imaginaire sentimental et notre rapport profondément conflictuel avec l’environnement, à une époque où même les plus « éco-responsables » d’entre nous doivent batailler contre l’hypocrisie.

Il y a une part d’avertissement sévère dans les messages que Drummond ne transmet pas seulement par ses oeuvres, mais par sa démarche tout entière. Cela dit, ses installations sont bien trop fragmentaires et facétieuses pour risquer simplement de ressembler à de l’art écologique moralisateur ou déprimant. D’un côté, ses oeuvres nous alertent sur les blocages et les idées fausses auxquels se heurtent les efforts que l’on fait pour venir à bout du singulier désaccord entre l’homme et son milieu naturel. D’un autre côté, l’artiste, habile à jongler avec le rire et les larmes, est aussi un conteur rusé qui prononce imperturbablement une homélie mi-figue, mi-raisin.1

TOWARDS A UNIFIED THEORY OF EVERYTHING [Vers une théorie unitaire du tout] est le titre choisi par Blaise Drummond pour cette nouvelle exposition à la galerie Loevenbruck. Parcourant les grands thèmes de l’architecture et du paysage, il interroge notre rapport au monde, à travers un ensemble d’oeuvres inédites réalisées en peintures, sculptures ou dessins. Pour exemples, dans la peinture Colors for a Large Wall (Caracas) [Couleurs pour un grand mur (Caracas)] (huile et collage sur toile, 190 x 270 cm), Blaise Drummond représente El Paraiso, l’ensemble de logements construit par Carlos Raul Villanueva à Caracas en 1954, et le tableau d’Ellsworth Kelly daté de 1951, qui donne en partie son titre à l’oeuvre. La Façade Libre (Live Together in Perfect Health and Happiness [Bonheur et santé éternels] (huile, acrylique et collage sur toile, 162 x 213 cm), situe, elle, la villa Stein dans un paysage inspiré d’une brochure des Témoins de Jéhovah, ramassée par l’artiste sur le trottoir. « Bientôt la fin de toutes les souffrances », annonce-t-elle. Le dyptique Les Bricoleurs (huile, collage et enduit à la craie sur bois, 36 x 46,5 cm (chaque)) témoigne des improvisations et rafistolages qui apparentent l’artiste au bricoleur, justement. « On manipule des objets à l’atelier et on finit par fabriquer quelque chose, explique-t-il. Des paysages peints, des paysages en peinture. Quelques débordements. Des incidents et accidents de parcours. Des instants liquides figés et une collection d’oeufs d’oiseaux. »

L’exposition rassemblera ces oeuvres et d’autres à découvrir, oeuvres qui, suppose Blaise Drummond, s’inscrivent « comme tant de choses, dans l’interstice entre réel et idéal ».

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Nature Boy, Revisited

Nature meets ersatz nature, and an unsettling, mutant identity is the upshot. Such is Drummond’s MO. For Drummond, iconography of nature becomes both a topic of concern and a post-modernist plaything. The artist deals, coyly and concurrently, with actual nature, sentimental imagery of nature, and our genuinely conflicted relationship with the natural world, when even the most eco-conscious among us grapple with hypocrisy.

While there are certain serious, cautionary aspects to Drummond’s messages, not only the  specific text but also the whole conceptual approach to his art, the cheeky and fragmentary quality of his presentation keeps it from being merely glum or preachy eco-art. In a way, his art brings  awareness to the barriers and misconceptions we encounter while trying to come to grips with the incredible tension between humanity and its habitat. In another way, though, he’s a deft juggler of light and dark, a deadpan entertainer with a half-serious sermon to deliver.1

TOWARDS A UNIFIED THEORY OF EVERYTHING is the title of this new exhibition at galerie Loevenbruck by Blaise Drummond. Covering the major themes of architecture and landscape, he questions our relationship with the world, through a set of paintings, sculptures and drawings. To take some examples, in the painting Colors for a Large Wall (Caracas) (oil and collage on canvas, 190 x 270 cm), Blaise Drummond depicts El Paraiso, residential buildings built by Carlos Raul Villanueva in Caracas in 1954, and Ellsworth Kelly’s painting of 1951, which partially lends the work its title. La Façade Libre (Live Together in Perfect Health and Happiness (oil, acrylic and collage on canvas, 162 x 213 cm), sites the villa Stein in a landscape derived from a Jehovah’s Witnesses pamphlet, picked up by the artist from the pavement. ‘All suffering soon to end,’ it proclaims. Les Bricoleurs (oil, collage and chalk gesso on wood, diptych, 36 x 46.5 cm (each)) illustrates the make-do and mend spirit of the bricoleur that exemplifies the artist’s practice. ‘You fiddle around in the studio and end up making some things. Painted landscapes, landscapes of paint. Some spillages. Incidents and accidents along the way. Frozen liquid moments and a collection of bird’s eggs,’ as he says himself,

The exhibition gathers the aforementioned works as well as others to be discovered, works that Blaise Drummond suggests «fall like so much into that space between the real and the ideal.»


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