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Paris

Galerie Sultana

Exhibition Detail
Gavin Perry, I believe in Jim Jones
12 rue ramponeau
75020 Paris
France


September 10th, 2011 - October 8th, 2011
 
, Gavin PerryGavin Perry
© Courtesy of the artist and Galerie Sultana
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://galeriesultana.com
NEIGHBORHOOD:  
20th Arrondissement
EMAIL:  
contact@galeriesultana.com
PHONE:  
+33 01 44 54 08 90
OPEN HOURS:  
Tues-Sat 11-7
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

Jim Jones is an iconic Evangelist who manipulated his flock through sermon into taking the ultimate leap of faith. Through a cult of personality he willed his followers into imbibing a poison cocktail that would ultimately kill most of his congregation, marking what would become the infamous Jones town Massacre. History is rife with stories of charismatic individuals and ideologies that have caused many to make the ultimate sacrifice. Often these individuals blend faith with transcendence offering the promise of redemption and eternal bliss. Mostly they conjure a type of mysticism that allows individuals to behave in ways they wouldn’t normally. Withdrawing from friends and family, as well as society at large, these individuals act against there own best interests. They are mesmerized.

“I Believe in Jim Jones” is not a discussion of the phenomenon of the cult of personality as documentary, rather it is a starting point to create work that illustrates mesmerization visually.

 

 

The Work

 

As one stares at the silver leaf drawings, images of incised lines appear to form a lattice work of geometric forms. Reminiscent of Frank Lloyd Wright’s stained glass, Gavin Perry creates images that refer to hallucinations and other varying optical effects. Perry reflects on his personal experiences of memorization while under the influence of hallucinogenic drugs such as LSD and magic mushrooms. As a child Perry remembers similar visual effects occurring both while looking at the Sun with his eyes closed as well as when he would put pressure on his eye lids with his fingers. He imagines these images as the final image one might see as they succumb to the poison and embrace rapture. Starting with a pencil drawing that is both mapped as well as improvised the drawings are created through a meticulous and repetitive process of taping individual sections and applying sizing and then the leaf itself. The result is a subtle, austere surface that is modulated by the overlapping of geometric shapes rendered in silver leaf.

The sculptures, though whimsical, reveal a slowed anesthesia and entropy. Utilizing various elements and reused material (a beach ball, wood scraps, re-bar, pigmented resin, and neon) the narrative of decay is elicited. With a nod to the famed Kool-Aid used by Jones and his flock, Perry encases these objects with transparent neon pink resin. The resin acts as both a visual screen and a device to slow their movement in time. Lastly, the neon piece washes all around it in a peculiar and apocalyptic blue hue.

It renders everything it encounters with a level otherworldliness. 

 

Gavin Perry was born in 1971 in Philadelphia. He studied at the Tyler School of Art, Pensylvannia, where he obtained his BFA (cum laude). In the US, he is represented by Barbara Davis Gallery in Houston and Fredric Snitzer Gallery in Miami. In 2009 he won the South Florida Cultural Consortium Award. He lives and works in Miami.

 

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Jim Jones était un pasteur évangéliste connu pour la façon dont il a manipulé ses adeptes, tel un gourou de secte, pour les entraîner dans un acte ultime de foi.

En employant le procédé du culte de la personnalité, il parvint à leur faire ingérer un cocktail empoisonné à base de cyanure de potassium, tuant au final une vaste majorité de sa congrégation et produisant ce qui deviendra le tragique «massacre de Jones town ». l’Histoire est remplie de bon nombre de ce genre d’individus charismatiques, ainsi que d’idéologies, qui ont causé la perte de ceux prêts à commettre le sacrifice suprême. Très souvent, ces personnages mélangent foi et transcendance, afin d’offrir une promesse de rédemption et de félicité éternelle et la plupart du temps ils invoquent une sorte de mysticisme qui autorise les disciples à se comporter de manière inhabituelle pour eux. Ainsi, se coupant de toute relation avec leurs amis et leur famille, de même qu’avec la société en général, ils agissent contre leur propre intérêt. Ils sont hypnotisés.

« I Believe in Jim Jones » ne traite pas pour autant du phénomène de culte de la personnalité dans un mode documentaire, mais serait plutôt un point de départ pour la création d’œuvres qui illustrent visuellement l’idée d’hypnose.

 

Les Oeuvres

 

Lorsque l’on regarde les feuilles d’argent sur papier, les images de traits incisés dans le matériau font apparaître un treillage de formes géométriques. Rappelant les vitraux de Frank Lloyd Wright, Gavin Perry produit des images se référant aux hallucinations visuelles et autres effets d’optique divers. Perry évoque ses propres expériences de mémorisation sous influence de drogues hallucinogènes tels que le LSD et les champignons. Étant enfant, il se souvient d’effets visuels similaires lorsqu’il « observait » le soleil en ayant les yeux fermés ou quand il pressait ses doigts contre ses paupières. Il imagine ces images comme étant la dernière que l’on pourrait voir si l’on succombait au poison. En commençant par un dessin au crayon à la fois planifié et improvisé, l’ensemble est créé grâce à un procédé méticuleux et répétitif: chaque motif géométrique est travaillé individuellement, délimité des autres à l’aide de scotch; Perry ensuite applique un durcisseur à l’intérieur du motif avant d’y déposer la feuille d’argent. Il en résulte une surface subtile, austère, modulée par l’enchevêtrement des formes géométriques sur le papier d’argent.

Les sculptures, bien que fantasques, révèlent en fait l’idée d’une lente anesthésie, d’une entropie. De l’utilisation, voire du recyclage, de divers éléments et matériaux (un ballon de plage, une barre métallique, des débris de bois, de la résine pigmentée, un néon), découle la notion de délabrement. En faisant un clin d’œil au désormais célèbre « cocktail » bu par Jim Jones et ses disciples, dont l’ingestion fut aidée par du jus de raisin, Perry a recouvert ces objets avec de la résine fluorescente rose-orangé. Cette résine agit comme un écran visuel mais aussi comme un moyen de ralentir leur mouvement dans le temps. Enfin, l’installation en néons conclut en « purifiant » les œuvres précédentes dans une étrange et apocalyptique nuance bleutée, élevant tout ce qu’elle rencontre à un état d’angélisme.

Gavin Perry est né en 1971 à Philadelphie où il étudia à la « Tyler School of Art » de l’Université Temple. Il y obtint son diplôme BFA (« Bachelor of Fine Arts »). Aux Etats-Unis, Perry est représenté par la galerie Barbara Davis à Houston, Texas, ainsi que par la galerie Fredric Snitzer à Miami en Floride, où il vit et travaille. Il a remporté en 2009 le South Florida Cultural Consortium Award.

 

 


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