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Paris

Galerie Nathalie Obadia

Exhibition Detail
Statuettes et dessins
3 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
France


September 10th, 2011 - October 8th, 2011
 
Bearded Mask , Cameron JamieCameron Jamie, Bearded Mask ,
2011, Ink and coffee on paper, 52 x 42,4 cm / 20,4 x 16,6 in. framed
© Courtesy of the artist and Galerie Nathalie Obadia
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-obadia.com
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-obadia.com
PHONE:  
+33 (0) 1 42 74 67 68
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter la deuxième exposition personnelle de Cameron Jamie dans sa galerie parisienne.

L'oeuvre de Cameron Jamie s'inscrit d'une manière singulière au sein de la scène artistique contemporaine. Né à Los Angeles et vivant en France depuis 2000, Jamie s'est fait connaitre au travers de ses performances, films, sculptures, photographies, dessins et installations.
Sa pratique protéiforme donne corps à une investigation permanente et radicale du regard que nous portons sur nous-même et sur le monde en général.

À la faveur d’une série inédite de dessins à l’encre de chine et de sculptures en céramique émaillée, émerge une galerie de personnages à l’étrangeté élégiaque, presque poignante, qui paraissent nous interroger sur la nature de la condition de l’homme et sa destinée tragique d’animal social.

Faisant mine de se détourner du visiteur pour se replier dans un univers autonome régi par ses propres lois, les sculptures de Cameron Jamie obligent le spectateur à en faire le tour pour venir leur faire face. De cette confrontation vitale peut naître une réaction de crainte, un mouvement de colère ou un élan d’amour. Tantôts mutiques ; tantôts déformés par un cri intérieur semblant résonner dans l’espace, les personnages peuplant les dessins et les sculptures de Cameron Jamie sont dépositaires de la même énergie cathartique.
Postérieures dans le parcours de l’artiste, les sculptures en céramiques sont le prolongement tridimensionnel des dessins que Cameron Jamie produit de manière prolifiques depuis le début des années 2000. De même que l’artiste laisse les caprices de l’encre tracer sur le papier un paysage accidenté de lignes biomorphiques, il permet aux sculptures de « déterminer leurs propres formes », retrouvant dans l’argile - support des premières créations de l’enfance - un rapport primitif, magique, à la substance organique.
« Beaucoup de ses créatures fragiles ne survivent pas jusqu’à l’exposition », explique Cameron Jamie. « Dans la céramique, Il y a beaucoup d’échec, de casse, une forte dimension expérimentale ». Les œuvres présentées dans l’exposition sont le fruit d’un « big bang », d’une rencontre alchimique entre des forces contraires. Allant plus loin que dans les premières céramiques qu’il a présentées à la Biennale de Berlin en 2010, l’artiste a travaillé le socle de ses sculptures à la main dans un véritable corps-à-corps avec la matière, produisant des objets artistiques non identifiés, à l’apparence mi-osseuse, mi-rocheuse, dans une gamme colorée allant du doré au marron.
En renouant avec la céramique - art du feu ancestral - Cameron Jamie en célèbre le caractère profondément temporel, séquencé par le rythme des cuissons et l’émaillage de l’argile. Au plus proche d’un cycle naturel, cette humilité de moyen et cette relation intime à la matière situent le travail de Cameron Jamie aux antipodes d’un art contemporain industriel et spectaculaire.


Cameron Jamie est né en 1969 à Los Angeles. Son oeuvre, internationalement reconnue depuis ces vingt dernières années, s'exprime au travers de vidéos, installations, sculptures, dessins et performances.

Présenté à la Biennale du Whitney en 2005, l’œuvre de Cameron Jamie a fait l’objet d’une première rétrospective en 2006 au Walker Art Center à Minneapolis sous le commissariat de Philippe Vergne. L'exposition a voyagé au MIT List Visual Arts Center à Cambridge. Après une première incursion au Festival d’automne en 2004 en compagnie du groupe rock The Melvins qui performent la bande-son de ses films, Cameron Jamie est une nouvelle fois convié par le Festival en 2006 à montrer à l'Opéra Comique de Paris son oeuvre JO sur une musique de Keiji Haino, artiste culte de la scène japonaise et internationale. En 2010, l’artiste participe à la 6ème Biennale de Berlin et en 2011, le Moma lui consacre une soirée spéciale "An Evening with Cameron Jamie », au cours de laquelle sont présentés quatre de ses films : BB, Spook House, Kranky Klaus, Massage the History. Faisant suite à sa participation remarquée à l’exposition « Traces du Sacré » au Centre Pompidou en 2008, Cameron Jamie participera en 2012 à l’exposition « Les Maîtres du Désordre » organisée par Jean de Loisy au Musée du Quai Branly.

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Galerie Nathalie Obadia is delighted to present the second solo show by Cameron Jamie in its Paris space.

The practice of Cameron Jamie has a distinct place in the contemporary art scene. Born in Los Angeles and based in France since 2000, Jamie is known for his live performances, film works, sculptures, photographs, drawings, and installations, which embodies an on-going investigation of new and radical approaches into the way we look at ourselves and the world at large.

A new series of drawings in Indian ink alongside glazed ceramic sculptures will present a gallery of strange and elegiac, almost poignant figures that seem to question the nature of our human condition and our tragic destiny as social animals.

Jamie’s sculptures appearing to turn away form the visitor, retreating into an autonomous world governed by its own laws. In this way, he obliges the viewer to examine and confront them, in a vital process that may give rise to fear, to anger, or to love. This cathartic energy seems to inhabit the figures in both the sculptures and drawings, which are sometimes mute, and sometimes appear to be twisted by a muffled cry that echoes silently in space.
The ceramic sculptures are a recent development, a three-dimensional extension of the drawings that Jamie has been producing in prolific quantities since the early 2000s. Just as the artist lets his ink trace abrupt landscapes and biomorphic lines on the paper, so he allows the sculptures to “determine their own forms.” Clay, that substance with which young children make their first art, provides him with a primitive, magical relation to organic matter.
“A lot of these fragile creatures don’t make it as far as the exhibition,” explains the artist. “In ceramic there’s a lot of failures, of breakage, a strong experimental dimension.” The works presented in the exhibition are the result of a “big bang,” of an alchemical encounter between opposing forces. Going further than in his first ceramic pieces, which he showed at the Berlin Biennale in 2010, the artist worked on the bases of the sculptures by hand, in a bodily tussle with the material, producing unidentified artistic objects that look like half-bone, half-rock, in a range of colours going from gold to brown.
In going back to ceramics – the ancient art of fire – Cameron Jamie celebrates its profoundly time-based nature, dictated by the rhythm of the firings and the glazing of the clay. Intimately close to the natural cycle, this humble medium and intimate relation to matter make Jamie’s art the antithesis of so much industrial and spectacular contemporary art.

American artist Cameron Jamie was born in Los Angeles in 1969 and he has widely exhibited his films, installations, sculptures, drawings and performances internationally for over twenty years.

 

Cameron Jamie was featured in the 2005 Whitney Biennial and in 2006 he had his first survey retrospective at the Walker Art Center in Minneapolis, curated by Philippe Vergne. The exhibition then travelled to the MIT List Visual Arts Center in Cambridge, Massachusetts. Jamie made his first appearance at the Paris Festival d'automne in 2004 with the rock group The Melvins, who performed the sound tracks to his films, and returned to the Festival in 2006 with his film JO at the Opéra Comique which was performed live by Keiji Haino, a Japanese multi-instrumentalist. In 2010, Jamie was featured in the 6th Berlin Biennale, and recently at the Museum of Modern Art in New York, "An Evening with Cameron Jamie" during which four of his films were screened: BB, Spook House, Kranky Klaus, and Massage the History. Following his much remarked contribution to the Pompidou Centre's Traces du Sacré exhibition in 2008, Cameron Jamie will be featured in the 2012 show « Les Maîtres du Désordre » organised by Jean de Loisy at the Musée du Quai Branly..



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