Chicago | Los Angeles | Miami | New York | San Francisco | Santa Fe
Amsterdam | Berlin | Brussels | London | Paris | São Paulo | Toronto | China | India | Worldwide
 
Paris

Galerie Anne Barrault

Exhibition Detail
GROUP SHOW
51 rue des Archives
F- 75003 Paris
France


June 25th, 2011 - July 30th, 2011
 
, Guillaume PinardGuillaume Pinard
© Courtesy of the artist and Galerie Anne Barrault
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieannebarrault.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerieannebarrault.com
PHONE:  
33(0)9 51 70 02 43
OPEN HOURS:  
Tuesday through Satruday : 11am to 7pm.
TAGS:  
installation, photography
> DESCRIPTION

A l’occasion de cette nouvelle exposition d’été, nous avons le plaisir de présenter les œuvres inédites de quatre artistes parisiens : Fayçal Baghriche & Catharina van Eetvelde  & Aurélien Mole & Guillaume Pinard

 

FAYCAL BAGHRICHE

 «  Cette série amorcée lors d’un séjour à Montréal et qui a vocation à s’enrichir lors de mes futurs déplacements, obéit à un protocole rigoureux qui rejoint les fondements conceptuels de la photographie objective établis par Bernd et Hilla Becher. J’ai visité les lieux de prière musulmans (musallats) de Montréal et j’ai cherché à rendre compte de manière neutre de la charge spirituelle qui se dégage de ces endroits.

Humbles et sans apparat, éloignés des hauts lieux de l’Islam revêtus de dorures et de somptueux ornements, ces espaces rendent compte d’une pratique cultuelle quasi confidentielle transplantée dans une architecture occidentale.

Pour la prise de vue, j’ai orienté mon appareil vers le Mihrab, une niche orientée vers la Kibla* dans laquelle se place l’Imam pour diriger la prière. J’ai donc nécessairement placé mon appareil dans la direction de la Kibla. En somme, en regardant la photographie, le spectateur regarde dans la même direction que les fidèles. La connivence implicite entre le photographe et le sujet ne s’établit pas selon le face à face conventionnel, mais plutôt selon une orientation sympathique, un vecteur dirigé vers le même point : l’origine de la lumière. Cette analogie entre l’appareil « Camera obscura » sensible à la lumière et le sujet en prière orienté vers le divin induit une approche métaphysique de la photographie.

Ce travail se réfère également de manière sous-jacente à la tendance actuelle du monde à tourner son regard vers le Moyen-Orient. Nous assistons depuis une dizaine d’années à une nouvelle forme de tropisme oriental qui s’opère dans les domaines de la géopolitique, de l’économie et de l’art »1.

 

*Kibla ou Kabla selon la transcription en arabe signifie orientation. Au sens littéral « en direction de l’Orient ». Sur lla péninsule arabique, la prière d’abord tournée vers Jérusalem, à l’Ouest fut modifiée par le Prophète Mahomet. La Mecque fut instituée comme nouvelle direction sacrée. Tous les musulmans du monde prient en direction de ce point.

 

CATHARINA VAN EETVELDE

« Erg : désert de dunes fixes dont le sable superficiel est remodelé sans cesse par le vent. Aussi unité de travail, d’énergie et quantité de chaleur du système d’unités C.G.S. (1 erg = 10−7 joule).

Erg se déplace. Comme araignée ou comme dune. Dans Jam (2008) – araignée et oeil du cyclone. Dune (figure de l’assèchement), veine, fil et filet, fourche et fluide, lacet, lien, maille, tissu, noeud, onde, incise, incubation, impulsion, punctum, mouvance, étoilement (mais noir sur blanc). Mamelon de sable. Dune mouvante. Erg comme métaphore du dessin. Erg transporte. Où ? Erg est le dessin. La seule chose essentielle est que ça ne s’arrête pas. Comme les dunes déplacées par les vents, Erg se remodèle sans cesse. De proche en proche. Trait pour trait. À l’infini »2.

AURELIEN MOLE

« Les multiples casquettes d'Aurélien Mole (artiste, commissaire d'exposition, critique d'art, photographe d'exposition, historien de la photographie, monteur) lui offrent la possibilité de déplacer les pratiques liées à une discipline vers une autre, par exemple la photographie de vues d'expositions vers le champ de l'art, ou encore, la critique d'art vers le montage : toutes les combinatoires sont éventuelles. Cela implique aussi le fait d'utiliser des manières de faire issues de l'art pour tenter de résoudre un cas concret du quotidien sans revendiquer aucun geste artistique.

En tant que membre co-fondateur et actif du Bureau/, collectif de curators, Aurélien Mole a un regard d'artiste, et inversement en tant qu'artiste, une perception de commissaire : la construction d'une grande partie de ses pièces mettent en perspective le travail d'autres artistes. Aurélien Mole déplace ce que l'on appelle en histoire de l'art "l'appropriationisme", qui consistait dans les 60's et 80's à reproduire les pièces d'autres artistes de manière assez fidèle dans un questionnement sur les notions de copie et d'original »3.

 
GUILLAUME PINARD

En escapologiste averti, Guillaume Pinard, le soir du vernissage traversera le mur latéral gauche de la galerie Anne Barrault pour se retrouver de l'autre côté, dans l'espace d'un trompe l'oeil qu'il aura pris soin de réaliser préalablement au fusain. Planté au milieu d'éléments propices au montage d'une exposition : échelle, bâches de protection, aspirateur, outils, il fera alors un salut amical à l'assistance avant de disparaître dans un nuage de poussières et rejoindre sa province.

1.    Propos de l’artiste, www.entrepriseculturelle.org/fayce/

2.    Olivier Sécardin, L’effort et l’exact, janvier 2010     

3.    Céline Poulin, « Les belles images », La Box, Bourges, 2010

 __________________________________________

FAYCAL BAGHRICHE “ I started this series while staying in Montreal, and will enlarge it according to my future journeys. It is governed by a strict protocol very much like the conceptual foundations of objective photography laid down by Bernd and Hilla Becher. I visited Moslem places of prayer (musallats) in Montreal, and tried , in a neutral way, to convey the spiritual power emanating from these places.

Humble and unpretentious, far from the major Islamic places with gold coverings and sumptuous ornaments, these spaces express a nearly confidential religious practice uprooted in a western building.

For the shooting, I turned my camera towards the Mihrab, a niche directed towards the Kibla* where the Iman stands to lead the prayer. Therefore, my camera was turned towards the Kibla. In short, when looking at the photograph, the spectator looks in the same direction as the congregation. The tacit connivance between the photographer and the subject does not work according to the conventional face to face, but rather according to a shared orientation, a vector turned towards the same point : the origin of light. This analogy between the camera , “Camera obscura”, sensitive to light, and the God praying subject implies a metaphysical approach of photography.

This work, in an underlying way, also refers to the trend of the world today to look towards the Middle East. Since about ten years, there has been a new form of oriental tropism carried out in the fields of geopolitics, economy, art.” (1)

 

*Kibla or Kabla means orentation, according to Arab transcription. Literally “toward the East”. In the Arabic peninsula, people first prayed facing Jerusalem, westward. It was then changed by Mahomet, and Mecca was instituted as the holy new direction. Every Muslim prays turned eastward.

 

CATHARINA VAN EETVELDE

“Erg : a desert with steady sand dunes, the surface of which is constantly reshaped by the wind. It is also a unit of work, of energy, the amount of temperature of the system of units C.G.S. (1 erg=10-7 joule).

Erg moves. A spider or a dune. In Jam (2008) - a spider and the eye of the cyclone. Dune (the image of drying), a vein, a thread and a net, a fork and a fluid, a lace, a bond, a stitch, a fabric, a knot, a wave, an aside, an incubation, an impulsion, a punctum, a change, stars (but black on white). A sand knoll. A moving dune. Erg as a metaphor of drawing. Erg takes you away. Where? Erg is the drawing. The only main thing is that it never stops. Like the dunes moved by winds. Erg is constantly reshaped. Gradually. A line for a line. Endlessly.” (2)

 

AURELIEN MOLE

“Aurélien Mole’s several hats (as an artist, exhibition curator, art critic, exhibition photographer, photography historian, film editor) allow him to shift the practice of a field to another, for example from the photography of exhibitions to the sphere of art, or, art criticism to film editing : every combination is possible. It also implies to use the working ways of art to try to solve a day-to-day concrete problem without proclaiming anything artistic in doing so whatsoever.

As an active cofounder of “the Bureau”, a group of curators, Auélien Mole takes an artist’s look at things, and conversely, as an artist, a curator’s one : many of his pieces put other artists’works into perspective. Aurélien Mole shifts what is called in art history “ appropriationism”, which consisted in the sixties and eighties in reproducing the works of other artists quite accurately, questioning the notions of copy and original.” (3)

 

GUILLAUME PINARD

As a well-informed escaper, Guillaume Pinard, on the evening of the preview, will go through the wall on the left of gallery Anne Barrault and will be on the other side, in the space in trompe-l’oeil he will have made in charcoal beforehand. Standing among articles useful to mount an exhibition : a ladder, tarpaulins for protection, a vacuum cleaner, tools, he will then bow friendly to the audience before disappearing in a cloud of dust and going back to his province.

 

1) The artist’s words, www.entrepriseculturelle.org/fayce/

2) Olivier Sécardin, l’effort et l’exact, janvier 2010

3) Céline Poulin, “Les belles images”, La Box, Bourges, 2010

 



Copyright © 2006-2013 by ArtSlant, Inc. All images and content remain the © of their rightful owners.