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Paris

Galerie Isabelle Gounod

Exhibition Detail
dessins / 3/ desseins
13, rue Chapon
75003 Paris
France


June 23rd, 2011 - July 23rd, 2011
Opening: 
June 23rd, 2011 4:00 PM - 9:00 PM
 
Sans titre, Jérémy LironJérémy Liron, Sans titre,
2010, huile sur papier , 52 x 42 cm
© Courtesy of the artist and Galerie Isabelle Gounod
,
© Courtesy of Galerie Isabelle Gounod
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> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-gounod.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-gounod.fr
PHONE:  
+33(0)1 48 04 04 80
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11am-7pm, or by appt.
TAGS:  
sculpture, works on paper installation video-art
> DESCRIPTION

La galerie fête ses trois ans à Paris, au 13 rue Chapon et bientôt ses 7 ans d’existence. A l’occasion de cet anniversaire, Isabelle Gounod invite les artistes, Dominique Angel, Elvire Bonduelle, Martin Bruneau, Julien Des Monstiers, Jérémy Laffon, Isabelle Lévénez, Thomas Lévy-Lasne, Jérémy Liron, Catherine Melin, Bertrand Rigaux, Michaële-Andrea Schatt et Claire Tabouret, à investir la galerie dans un accrochage linéaire d’œuvres sur papier.

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Dominique Angel développe une oeuvre protéiforme qui se déploie autour d’un épicentre fondé sur un travail de sculpteur. Il revendique les dimensions pratiques et théoriques d’un héritage sculptural traditionnel tout en mettant en place un dispositif artistique dont l’humour décapant est à même de remettre en cause le sérieux de cet héritage. Chaque nouveau projet constitue « une pièce supplémentaire » qui vient s’ajouter à un corpus d’oeuvres cohérent. Le dessin, qui donne
généralement naissance aux formes et aux fictions, côtoie volontiers la photographie et la vidéo dans l’élaboration d’un langage qui a constamment à voir avec la sculpture.
Le travail de Dominique Angel participant généralement de la narration, il est traversé par une oeuvre littéraire qui complète chacune des « pièces supplémentaires », ce qui contribue à enrichir de mots son univers plastique. Isabelle Reiher, extrait du catalogue Circuit céramique Sèvre 2010.
http://www.documentsdartistes.org/artistes/angel/page1.html

Elvire Bonduelle crée des choses inspirées par sa quête du bonheur. La plupart du temps il s’agit
d’objets qu’elle souhaite présents et utiles à notre quotidien. Si pour l’artiste leur fonction n’est pas
primordiale – ils ne sont pas toujours très fonctionnels-, ils racontent des histoires : avec les cales on s’adapte, avec les obstacles on s’assouplit, avec les fauteuils on se cultive… Parfois, ce sont des vidéos, diaporamas, chansons ou livres, avec toujours cette ambition de tout reconstruire, mais peutêtre s’agit-il simplement de refonder notre rapport au monde. L’exposition présente une série de dessins sur assiettes ainsi qu’un catalogue de dessins, édité en 250 exemplaires et dont cent d’entre eux sont signés et « surlignés » en couleurs… par la main de l’artiste.
http://www.elvirebonduelle.com/

Depuis quelques années, Martin Bruneau est aux prises avec les grands peintres de la peinture
classique, Rembrandt, Vélasquez, Van Dyck, Goya, Gainsborough… La pratique de la citation de l’art du passé n’est pas un simple exercice, elle devient une véritable expérience, une mise en lumière de « possibles », de destins autres. Huiles sur papier, croquis, esquisses sont autant d’études qui mènent l’artiste à la peinture.
http://martinbruneau.desordre.net/

Julien des Monstiers déclare vouloir "comprendre et décortiquer le plus gros enjeu géopolitique de
notre époque : la recherche des derniers déserts, dans une volonté assumée et frénétique de mener à bien la dernière aventure, celle de la quête de l'ultime réserve de combustibles fossiles".
Julien des Monstiers se dit obsédé par le flux d'informations qu'il dévore au quotidien. Sans être un
militant écologiste, il est fort sensible aux signes de l'état alarmant de la planète. D'autant plus que ses lectures ont nourri son goût pour les voyages, l'exploration d'univers extrêmes, ou la nécessaire tension vers l'inaccessible. L'aventure des pôles le fascine; il rêve d'une confrontation réelle "in situ". Son exploration s'est faite dans le foisonnement de ses territoires plastiques, entre peinture et installations.

Si Jérémy Laffon s'inscrit effectivement dans la classe des inclassables, ce n'est pas par réponse à cette attente d'une norme « esthétique du divers » mais tout simplement car son travail s'inscrit
honnêtement dans un système fondé sur la transversalité et l'interconnexion qui lui est propre. Il met en jeu des modes opératoires non linéaires qui lui confèrent de multiples statuts : de l'acteur au magicien, du peintre au vidéaste, du joueur au poète, de l'oisif au laborieux, du collectionneur, du flâneur à l'artiste.
Petit glossaire d'images mentales est une série de dessin au pastel gras sur des pages arrachées aux pages « blanches » d'un annuaire téléphonique. Les dessins, sortes de graffiti domestiques, s'égrènent page après page. Il s'agit véritablement d'un travail au sens du labeur librement consenti, littéralement un work in progress débuté en 2005.
http://www.22-plaisir.com/jeremyl
http://www.documentsdartistes.org/artistes/laffon/page1.html

Depuis bientôt quatre ans, Isabelle Lévénez revient sur des images antérieures, mêlées aux nouvelles, chaque étape de ce processus entraînant des écarts – suppressions, effacements, ou bien assimilation et transformation. L’imprégnation progressive d’éléments perçus, visuels ou non, fait intimement partie du processus de travail. Une fois restituée, la continuité de cet échange disparaît, n’en laissant que les traces – comme un rayon de lumière matérialise la poussière, alors que celle-ci, pour nous, n’existait pas avant et n’existera plus après.
Elle écrit : « Se situer à la limite de l'image, à l'endroit d'un manque dans lequel chacun peut projeter du réel. » et aussi : « Elle filme pour dire qu'elle est là et ailleurs à la fois. » et, enfin, disant je cette fois : « J'efface un lieu pour en créer un autre pour tout recommencer. Je brouille les pistes ». François Michaux, 2010, extrait de « Au-delà du principe de réalité ».
http://www.isabellelevenez.com/

Peintre du réel avant tout, Thomas Lévy-Lasne peint ce qu’il voit, ce qu’il vit, dans un style volontairement littéral. Diplômé des Beaux-arts de Paris, l’artiste s’inscrit pleinement dans une
histoire de la peinture classique, combinant à une technique virtuose des sujets extrêmement
contemporains. […] Il peint des tableaux très simples, des sujets qu’on pourrait croire neutres,
anecdotiques mais c’est la présence qui l’intéresse avant tout ; celle des choses, des gens, des visages et de tout ce qui est là, entre immobilité et mouvement, tristesse pensive et frémissement de vie. Si chaque toile n’est que son objet, quelque chose de commun se dégage, comme une jubilation des apparences.
Extrait communiqué de presse, exposition au centre culturel Henri-Dunant, ville des Lilas, 2010.
http://www.thomaslevylasne.com/Accueil.html

Jérémy Liron ou le réel réinventé _ Art Absolument. Inspirées de prises de vue photographiques au travers de la vitre d’un train de banlieue, les peintures de Jérémy Liron tentent de fixer une présence dans le mouvement même de son échappée. Ses oeuvres ouvrent sur l’illusion de l’espace perceptif sans pour autant renoncer à la matérialité de la peinture Dans certains tableaux, la masse informe du végétal semble gangrener le bâti, anticipant ainsi le devenir de la pensée moderniste. Placés derrière un écran en plexiglas, les paysages peints à l’huile appartiennent désormais à l’espace fictionnel. L’artiste se dessaisit ainsi du réel pour mieux s’approprier un état intermédiaire et transitoire. Les oeuvres grands formats semblent engluées dans un temps figé tandis que les petits tableaux, semblables à des études préparatoires, reflètent la vivacité de l’exécution instantanée. Or, le présent dont l’artiste tente de rendre compte n’est ni l’instant pur, ni la durée mais l’intervalle de temps... Ses architectures se détachent depuis quelques années sur des cieux d’un bleu azuréen venus faire oublier la tristesse de ces banlieues délaissées. Dans son oeuvre, Jérémy Liron cherche à conjuguer plusieurs gestes en peinture. Il mêle tout à la fois l’objectivité et le réalisme photographique au flux informel de la couleur.
Alexandra Fau, 2010. http://www.lironjeremy.com/

La démarche artistique de Catherine Melin est une interrogation sur le « possible ». Celui-ci, en
philosophie, se différencie de l’impossible autant que du nécessaire et du contingent, autres catégories de la modalité. Qu’est-ce qui est possible dans un quartier en réhabilitation ou des espaces aux fonctions improbables ? Qu’est-ce que l’art peut faire de cette réalité ?
En résidence en Pays Basque, à Buenos Aires, à Barcelone, en Écosse, au Canada ou à Moscou,
Catherine Melin s’intéresse aux surgissements de la vie dans les paysages urbains dont elle
photographie et filme les interstices. De ses captures visuelles, à l’origine du travail ultérieur sur
l’image, elle retiendra une jetée, un pont, un mur ou un rond-point, une serre d’horticulture, une
palissade, des fondations, des matériaux de chantiers, des marques au sol ou des éléments de mobilier urbain. Elle s’arrêtera sur le dessin dans l’espace que tracent des rampes de skate, des tremplins et des structures métalliques qui composent autant de structures d’élan, d’instruments de propulsion, la vidéo s’attachant aussi aux corps en mouvement.

Evelyne Toussaint, extrait d’Élans, détournements et glissements : les stratégies du possible
http://www.documentsdartistes.org/artistes/melin/page1.html

Les oeuvres de Bertrand Rigaux s’offrent au premier regard dans une apparente banalité qui peut
déconcerter. Des paysages génériques filmés ou photographiés, renvoyant au cliché de la carte postale, sont en effet le leitmotiv du travail de l’artiste. Or, de la qualité ordinaire de ces paysages se dégage d’un coup une atmosphère d’étrangeté par laquelle le spectateur prend conscience que ça ne tourne pas rond.
Au moyen de légères manipulations numériques ou bien de changements d’échelle, Bertrand Rigaux perturbe la perception de ces images stéréotypées et invite le spectateur à évacuer le lieu commun auquel elles renvoient en surface. Ainsi, un nuage encastré dans une vue de ciel flottant en des mouvements contraires impossibles, un plan sur une route défilant en vitesse mais avançant figée et en boucle, des vues imprenables sur des landes désertes enfermées dans des jeux de pliage en forme de cabanes, sont autant d’images d’un réel délocalisé spatialement et temporellement.

En déplaçant subtilement le curseur du lieu commun au regard singulier, l’artiste opère une
métamorphose du paysage-archétype, objet de représentation, en un paysage-machine autonome du réel, permettant à chacun une expérience intérieure de celui-ci. Le paysage fonctionne alors comme un espace vide à remplir, où l’artiste révèle une distension entre artifice et perception vécue. Emilia Stocchi, Archétypes étrangers. http://www.bertrandrigaux.net/

Michaële-Andréa Schatt pratique une stratégie du détour et de la curiosité. Ce détour ce n’est pas la marque d’une hésitation ou d’une fuite devant la peinture. C’est seulement qu’il n’est plus possible d’être immédiat, plus possible de traiter la surface comme une simple surface d’enregistrement ni la profondeur comme une pure affaire de superposition. C’est pourquoi toute la démarche de Schatt consiste dans une recherche de la complexité et de sédimentation sans passer par les moyens directs de la peinture… Les dessins sont à l’origine de toute réflexion et travail de peintre, Schatt dessine les paysages arpentés le plus souvent à la plume, le geste est précis, ciselé, il découpe, dentelle le paysage.

Pour Michaële-Andréa Schatt, l’espace du dessin - dessin à la plume aussi - est celui d’un exercice semblable aux vocalises, une manière de s’attacher à la réalité et de l’observer autrement. Il est aussi celui de la rêverie qui fournit la matrice de ses toiles. Le travail consiste ensuite à prélever des fragments pour les classer, opérer des choix et les intégrer aux toiles en cours.

Les peintures de Claire Tabouret sont souvent des images prélevées, images des clameurs d’un
monde fragmenté : sa peinture est traversée par des éclats de l’actualité. Certaines images s’inscrivent durablement dans sa rétine.
« Peindre une de ces visions c’est pour moi presser l’image, l’essorer, j’essaye d’en extraire une
lumière interne, un indice ténu. Il me faut parfois peindre plusieurs tableaux pour épuiser une image, de là viennent les séries. Comme pour les personnages des romans de Sebald, les images sont pour moi des énigmes à résoudre. Claire Tabouret arpente sa peinture comme un territoire, peuplé d’apparitions fantomatiques, de vaisseaux dans la brume, de références à la peinture (Munch, Delacroix, Spilliaert, Mondrian…), au cinéma ( Monteiro, Murnau, Laughton…). Elle procède par strate, atténuation et recouvrement.

Plus elle avance dans sa recherche, moins les images sélectionnées sont inoffensives. Il s’agit alors de resserrer son attention sur cette oscillation entre des images controversées et la réalité de la peinture. « Être funambule, ce n'est pas un métier, c'est une manière de vivre. Une traversée sur un fil est une métaphore de la vie : il y a un début, une fin, une progression, et si l'on fait un pas à côté, on meurt. Le funambule relie les choses vouées à être éloignées, c'est sa dimension mystique. » Philippe Petit In Le « Traité du funambulisme » (Acte Sud, 1997) de Philippe Petit.
http://www.clairetabouret.com/


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