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Paris

Galerie Alain Gutharc

Exhibition Detail
Paysages
7, rue Saint-Claude
Paris 75003


June 9th, 2011 - July 23rd, 2011
Opening: 
June 9th, 2011 4:00 PM - 7:00 PM
 
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© Courtesy of Galerie Alain Gutharc
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.alaingutharc.com/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
PHONE:  
+ 33 (0)1.47.00.32.10
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-21; 2-7
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

Le paysage est un thème récurent de la peinture à tel point qu’il a donné son nom à un format de toiles dont la hauteur est, en gros, d’un tiers inférieure à la longueur.
Cependant le paysage n'a pas toujours été un genre majeur. Il lui a fallu se libérer de bien des contraintes…

Dans l’antiquité, le paysage sert de cadre à des vues illusionnistes où se déroulent des scènes mythologiques, ou des scènes de
cultes. La représentation de la nature a pour fonction de donner une image idéalisée de l’existence. Le paysage ne parvient pas
encore à se libérer d’autres thématiques. Durant tout le Moyen-Age chrétien et la Renaissance, l’artiste conçoit la nature comme une oeuvre divine et ne la représente pratiquement qu’en référence au créateur. Souvent le paysage possède un rôle purement fonctionnel dans un contexte narratif. A l’époque romantique le paysage devient le véhicule d’expériences subjectives et le reflet du divin révélé par la puissance de la nature. Puis le réalisme de l’école de Barbizon et le nouveau réalisme de Gustave Courbet, annoncent l’impressionnisme qui est un art purement optique. Cette approche technique ouvrira à son tour les portes à une peinture d’atmosphère car les artistes finissent par s’éloigner du réel et le déformer. Progressivement, le paysage, en faisant abstraction de la représentation objective, est devenu le reflet de l’univers mental de l’artiste.

La galerie Alain Gutharc a souhaité présenter un ensemble d’oeuvres qui peuvent être perçues, par leur réunion même, comme autant de propositions actuelles de l’interprétation du paysage. La fausse objectivité de la photographie de Véronique Ellena fait écho à l’illusion paysagiste de la montagne de papiers froissés de Charles Lopez. Les vues urbaines et insolites de Guillaume
Janot racontent une ville, en construction, alors que la photographie de Vincent J.Stoker est celle de la destruction d’un monde qui se reconstruit sur ses cendres. Les planches de “Contreplaqué fossile” de Guillaume Linard-Osorio résultent d’un télescopage poétique qui court-circuite les époques. Quant à la peinture de Marlène Mocquet, elle ouvre la fenêtre du paysage mental et
ne répond à aucune règle autre que celles de la libre interprétation.


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