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Paris

Maison Européenne de la Photographie

Exhibition Detail
L’ombre de la guerre
5/7 rue de Fourcy
75004 Paris
France


June 29th, 2011 - September 25th, 2011
Opening: 
June 28th, 2011 6:00 PM - 8:00 PM
 
Douilles et tulipe, Douilles et tulipe
© Courtesy of the artist and Maison Européenne de la Photographie
L’incendie des puits de pétrole, Abadan, Iran, L’incendie des puits de pétrole, Abadan, Iran,
1980
© Courtesy of the artist and Maison Européenne de la Photographie
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> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.mep-fr.org/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
vjacquet@mep-fr.org
PHONE:  
+33 (0)1.44.78.75.00
OPEN HOURS:  
Wed-Sun 11-8; tickets on sale until 7:30pm
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

La Maison européenne de la photographie présente, cet été, “L’ombre de la guerre”, exposition organisée par Contrasto, dans le cadre du projet Science for Peace de la Fondation Veronesi. Umberto Veronesi, son fondateur, s’est assuré le concours de scientifiques, de personnalités internationales du monde de la culture et de divers prix Nobel.

L’exposition propose une réflexion sur le pouvoir symbolique des images en présentant un choix de 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. Parmi les célèbres clichés qui retracent ces soixante-dix ans d’histoire, de l’Espagne (1936) au Liban (2006), on retrouve : le soldat traumatisé par les bombes au Vietnam dans l’oeil de Don McCullin; la veillée funèbre au Kosovo par Georges Merillon; le drapeau américain planté à Iwo Jima pendant la seconde guerre mondiale; le milicien frappé à mort pendant la guerre civile espagnole par Robert Capa ; les fosses communes en Bosnie chez Gilles Peress ; la guerre du Liban par Paolo Pellegrin...

Bien qu’iconiques, ces images, afin d’en saisir tous les enjeux, sont accompagnées d’un texte qui retrace le contexte de la prise de vue, auquel s’ajoute une série  de données chiffrées démontrant l’impact des guerres sur nos sociétés. Cette exposition permet ainsi de traiter différemment de l’histoire, il est certes question de drames, de destructions mais la vision de ce monde hostile engage une réflexion sur l’avenir de l’humanité.

Comme le disait Cornell Capa “les images, à leurs maximum de passion et de vérité, possèdent le même pouvoir que les mots. Si elles ne peuvent apporter de changements, elle peuvent, au moins, nous fournir un miroir non faussé des actions humaines et ainsi provoquer un réveil des consciences”.

« Les photographies présentées ici racontent une partie de l’histoire récente de l’humanité. Il s’agit de 90 clichés, plus ou moins célèbres, de conflits qui ont endeuillé le monde de 1936 à 2007. La sélection a été pensée dans l’intention de privilégier les images comportant une valeur documentaire, mais également symbolique, en épinglant les différents aspects de ce perpétuel drame humain qu’est la guerre.

Nous avons ainsi essayé de rassembler les photographies qui sont devenues, comme on a l’habitude de le dire en utilisant un terme un peu usé, les “icônes” de notre temps, celles qui dans les gestes, dans les poses plastiques, dans le jeu de lumières, dans le rapport entre le sujet représenté et l’arrière-plan, dans le renvoi, implicite ou parfois même explicite, à l’iconographie classique de l’art chrétien se sont gravées dans nos esprits comme emblématiques d’une situation extrême. L’extrême de la résistance humaine, de la capacité de survivre et, éventuellement, de tuer. Pour le photographe, la limite est celle de continuer à documenter des scènes de combats, de violence ou de mort, sans perdre le sens de son métier, voire de sa propre identité.

La période a été circonscrite en prenant comme point de départ la guerre civile espagnole, le conflit qui a inauguré l’ère du photojournalisme moderne. Nous avons décidé de nous arrêter en 2007, en nous accordant un minimum de quatre ans de recul par rapport à l’actualité brûlante, un décalage nécessaire pour ce type de travail. Le critère chronologique, mis à part deux cas emblématiques et tragiques, nous a guidé aussi dans la séquence des images qui retracent les étapes du temps belliqueux dans lequel nous vivons. C’est un temps hélas miné par des
guerres de toutes sortes qui se bousculent à la une des journaux.
Comme tous les choix, celui-ci n’échappe pas à l’arbitraire et pourrait faire l’objet de modifications et d’améliorations. La sélection ne se veut ni défini-tive, ni exhaustive tant les conflits mondiaux et les images produites dans ces années-là sont nombreux. Mais s’il est vrai, comme l’affirme Georges Didi-Huberman, que pour savoir il faut imaginer, c’est-à-dire avoir des images qui permettent de comprendre, alors cette sélection souhaite apporter une contribution à cette compréhension, celle de notre temps, dans ses aspects les plus sombres à travers le travail de tous ceux qui ont choisi de raconter ces ténèbres de la raison. Nous sommes convaincus qu’il ne faut rien négliger de l’expérience humaine et que tout doit être au contraire vu, raconté et compris.»

“Le chroniqueur, qui rapporte les événements sans distinguer entre les grands et les petits, fait droit à cette vérité : que rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’histoire. Certes, ce n’est qu’à l’humanité rédimée qu’échoit pleinement son passé. C’est-à-dire que pour elle seule son passé est devenu intégralement citable.”1

Alessandra Mauro


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