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Paris

Kamel Mennour

Exhibition Detail
ALMOST NOTHING
47, rue Saint-André des arts
75006 Paris
France


May 12th, 2011 - July 23rd, 2011
 
sans titre, Anish KapoorAnish Kapoor, sans titre, 2008
© Courtesy of the artist and Kamel Mennour
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.kamelmennour.fr/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
galerie@kamelmennour.com
PHONE:  
+33 1 56 24 03 63
OPEN HOURS:  
Tue - Sat 11am-7pm
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

Ce printemps 2011, l’artiste britannique Anish Kapoor mène de front
plusieurs projets d’envergure à Paris. Dans le cadre du programme
Monumenta, sa grande sculpture Léviathan s’étendra sous la verrière du
Grand Palais (11 mai - 23 juin). Dans le même temps, l’artiste exposera
dans la chapelle de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris un
ensemble de récentes sculptures en ciment, hautes tours grises générées
par un logiciel et édifiées par une machine (12 mai – 11 juin).
Pour sa première exposition personnelle à la galerie kamel mennour,
Anish Kapoor présente un ensemble d’oeuvres autour de l’idée du vide
et de l’immatérialité, concepts récurrents depuis le milieu des années
1980. À la suite des Pigment Pieces qui l’ont rendu célèbre, l’artiste
entreprit de creuser la pierre afin d’en tapisser l’intérieur de pigment
sombre. Il s’aperçut bien vite que ce vide n’était pas vide, et qu’il ouvrait
sur une obscurité insondable, pleine de la terreur que chacun pourrait y
projeter.
Les sculptures réunies dans cette exposition abordent chacune une
facette spécifique de l’oeuvre d’Anish Kapoor, lequel fait appel à des
techniques et des matériaux très divers: on y croisera des oeuvres en
résine, en acier miroir, en pigments ou encore en fibre de verre.
Certaines ont une réelle dimension historique, en raison de la rupture
qu’elles ont marquée dans la carrière de l’artiste. C’est le cas par
exemple de The Healing of St Thomas, présentée à Venise en 1990, alors
qu’Anish Kapoor représente la Grande Bretagne. Il s’agit de la première
oeuvre de l’artiste intégrant véritablement l’architecture. Elle consiste en
une incision dans le mur, plaie dont l’intérieur a été tapissé de pigment
rouge. Elle constitue une référence au thème catholique de l’incrédulité
de Saint Thomas, la béance dans le corps du christ devenant ici une
blessure dans la peau du bâtiment.

Sister (2005) se présente sous la forme d’une douce et discrète
dépression creusée dans le mur, comme si ce dernier respirait. Évoquant
une sorte d’umbilicus mundi, de nombril, elle est issue d’une série
d’oeuvres de tonalité blanche inspirées par le site d’Uluru en Australie,
formes gravides qui, en raison de leur quasi invisibilité, nécessitent le
déplacement du spectateur pour être perçues.
L’artiste réalise des miroirs concaves et convexes depuis le milieu des
années 1990. La surface de Untitled (2011) paraît au premier abord vide,
mais elle est pleine de toutes les possibilités d’un monde qu’elle avale et
retourne. Ce regard renversé constitue ce que l’artiste nomme le
«sublime moderne».

Né en 1954 à Bombay, il est installé à Londres depuis le début des
années 1970. Son travail a rapidement gagné une considération
internationale célébrée par de nombreux prix dont le fameux Turner
Prize qu’il remporta en 1991. Sa démarche fit depuis l’objet de
nombreuses expositions personnelles dans les musées les plus prestigieux
du monde dont le Guggenheim, le Louvre, la Royal Academy, la Tate
Modern, etc. Il lui a été récemment commandé de concevoir le signal
marquant les prochains Jeux Olympiques à Londres, une sculpture de 116
mètres de haut intitulée « Orbit ».

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This spring (2011), the British artist Anish Kapoor is overseeing several
ambitious projects in Paris. As part of the Monumenta programme, his large
sculpture Leviathan will fill the space beneath the glass roof of the Grand
Palais (11 May - 23 June). Simultaneously, in the chapel of the Paris École
nationale supérieure des beaux-arts, the artist will be exhibiting a series of
his recent sculptures in cement: tall grey towers generated by software
and built by a machine (12 May - 11 June)..

For his first solo exhibition at galerie kamel mennour, Anish Kapoor is
showing a series of works based on the idea of the void and immateriality
– concepts that have been recurring since the middle of the 1980s.
Following Pigment Pieces, which brought him to prominence, the artist
began to hollow out stone with the aim of lining the interior with dark
pigment. He soon realised that the void was not empty: that it opened
onto an unfathomable obscurity, full of whatever terror each of us might
imagine there.

Each one of the sculptures brought together in this exhibition tackles a
specific aspect of Anish Kapoor’s work, which employs a very wide range
of techniques and materials: there are works in resin, polished steel,
pigments and fibreglass. Some of them are of true historic significance for
the turning points they represent in the artist’s career. One such example is
The Healing of St Thomas, shown at the Venice Biennale in 1990, where
Kapoor represented Great Britain. It was the first of the artist’s works to
actually incorporate architecture. It consists of an incision in the wall, a gash
whose interior has been lined with red pigment. It constitutes a reference
to the Catholic theme of the Incredulity of Saint Thomas: the gaping
wound in Christ’s body here becomes a wound in the skin of the building.
Sister (2005) takes the form of a gentle and discreet concavity hollowed
out of the wall, which seems as if it were breathing. Evoking a sort of
umbilicus mundi (navel of the world), it comes from a series of whitetoned
works inspired by the site of Uluru in Australia: pregnant forms that,
to be perceived, require the viewer to move around due to their quasi
invisibility.

The artist has been creating concave and convex mirrors since the middle
of the 1990s. The surface of Untitled (2011) appears at first glance to be
empty, but it is full of all the possibilities of a world that it swallows and
throws back out again. This inverted gaze constitutes what the artist calls
the “modern sublime”.

Born in Bombay in 1954, he has lived in London since the 1970s. His work
rapidly gained international recognition and has been awarded numerous
prizes, including the famous Turner Prize, which he won in 1991. His career
has been the subject of a number of solo exhibitions at the world’s most
prestigious museums, including the Louvre, the Royal Academy, Tate
Modern, etc. Recently, he has been commissioned to design the key
landmark for the forthcoming Olympic Games in London: a 116-metre-high
sculpture entitled “Orbit”.


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