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Paris

Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois

Exhibition Detail
The Big Society
Curated by: Alice Motard
36 rue de Seine
75006 Paris
France


May 6th, 2011 - June 4th, 2011
Opening: 
May 5th, 2011 6:00 PM - 9:00 PM
 
, Peter KennardPeter Kennard, 1989, Photomontage
© Courtesy of the artist and Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-vallois.com/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-vallois.com
PHONE:  
+33 (0) 1.46.34.61.07
OPEN HOURS:  
Mon-Sat 10:30am-1pm, 2-7pm
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

L’exposition collective The Big Society examine les termes du nouveau « contrat social » proposé par le récent manifeste du Parti conservateur britannique à l’aune de l’histoire du pays. Pour ce faire, elle réunit dix artistes britanniques de différentes générations – Duncan Campbell, Mike Cooter, Ruth Ewan, Michael Fullerton, Peter Kennard, Nathaniel Mellors, Cat Phillipps, Matt Stokes, Suzanne Treister et Mark Wallinger – dont les œuvres se penchent sur les relations entre individus, communautés et gouvernement en convoquant des événements réels ou fictifs qui ont défini la société britannique actuelle. En mettant en exergue les tensions récurrentes entre revendications civiques et politiques, les œuvres dans The Big Society laissent à penser que la société civile a rarement compté sur les gouvernements ou les partis politiques pour se donner les moyens d’agir et que toute « redistribution du pouvoir » émane au contraire d’initiatives individuelles ou collectives.

Sous prétexte de considérer les termes du nouveau contrat social proposé par le gouvernement conservateur-libéral, l’exposition collective The Big Society examine la société britannique à l’aune des engagements citoyens qui ont marqué son histoire contemporaine. Pour ce faire, elle réunit dix artistes britanniques de différentes générations, dont les oeuvres se penchent sur les relations entre individus, communautés et gouvernement en convoquant des événements réels ou fictifs qui ont contribué à la définir.

Les rapports de force entre ces trois entités forment le squelette de l’exposition, qui revient notamment sur des conflits sociaux et des mouvements contestataires dans lesquels se sont
exprimées les tensions résultant de l’affrontement d’idéologies et de modèles de société antagonistes qui ont marqué l’Angleterre depuis le début du 20e siècle. Ruth Ewan rappelle la bataille de Cable Street en 1936, Duncan Campbell revient sur les affrontements en Irlande du Nord au tournant des années 1970, Peter Kennard dissèque les grèves d’agriculteurs et de
mineurs sous les gouvernements d’Edward Heath et de Margaret Thatcher dans les années 1970 et 1980, et, plus près de nous, Cat Phillipps expose ses « boucliers penny » ayant servi lors de la récente Marche pour une alternative en réaction au budget d’austérité voté par le Parlement. En
correspondant avec la police métropolitaine, Mike Cooter s’insinue quant à lui au coeur
de l’appareil d’État qui, à en croire les théories de complot esquissées par Suzanne
Treister, est obsédé par le contrôle de ses citoyens.

Les événements auxquels se réfèrent les artistes dans The Big Society ont souvent été marqués par des personnalités charismatiques, dont plusieurs sont évoquées au fil de l’exposition : Alan Turing, génie mathématicien persécuté par l’État en raison de son homosexualité (Michael Fullerton), Bernadette Devlin, députée de l’Irlande du Nord qui mena la minorité catholique
dans son combat contre l’occupation anglaise (Duncan Campbell), Sylvia Pankhurst, suffragette révolutionnaire dont l’engagement politique lui valut plusieurs séjours en prison (Ruth Ewan), ou encore Stella Rimington, ancienne patronne du service de renseignements britannique et
auteure de romans d’espionnage plus vrais que nature (Suzanne Treister).

Ce tour d’horizon de la société britannique ne serait pas complet sans l’évocation de manifestations culturelles qui ont contribué à forger son identité. Mark Wallinger construit ainsi une analogie entre supporters de foot et fanatiques religieux, Matt Stokes ressuscite le
phénomène musical de la Northern Soul et Nathaniel Mellors revisite une série télévisée mythique pour projeter la vision inquiétante d’une société égalitaire.

Si aujourd’hui, les artistes britanniques interrogent plus que jamais l’histoire de leur pays à travers le prisme  de ses luttes et mouvements sociaux ou culturels, on peut penser qu’ils répondent
ce faisant aux interrogations d’un collectif qui, après les années fastes de l’ère Blair, est en proie au doute. Le « Powerhouse UK » des années de boom est clairement en panne de courant. Signe tangible du malaise ambiant, le débat sur la nationalité et l’immigration récemment lancé par David Cameron, des sujets jusque-là tabous et dont la résurgence dans le discours public
peut être attribuée au réflexe identitaire d’une nation qui se cherche. Vue sous cet angle, la « Big Society » des conservateurs s’apparente à un aveu d’impuissance, dont la modestie affichée forme un contraste on ne saurait plus saisissant avec le « Cool Britannia » de leurs prédécesseurs.

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Taking its cue from the social manifesto published by the Conservative- Liberal government in the UK, the group exhibition The Big Society examines British society through the civil movements and
actions that have marked its contemporary history. To do so, it gathers together ten British artists from various generations whose work addresses the relationships between individuals, communities, and the State by taking up real or fictitious events which have played a significant role in shaping society at large.

The struggle for political power between these three entities is a recurring subject in this exhibition as it reconsiders a number of social conflicts and protest  movements in which the tensions arising from conflicting ideologies and visions of society that have affected public life in Britain since the early 20th century expressed themselves. Ruth Ewan recalls the Battle of Cable Street which opposed the police and anti-fascist protesters in London in 1936, Duncan Campbell addresses the Troubles in Northern Ireland at the turn of the 1970s, Peter Kennard evokes the farmers’ and miners’ strikes which shook the governments of Edward Heath and Margaret Thatcher in the
1970s and 80s, and Cat Phillipps exhibits the “Penny Shields” she designed for the recent
March for an Alternative to the budget cuts voted by Parliament. Corresponding with the London Metropolitan Police, Mike Cooter infiltrates the inner workings of State power which, if the conspiracy theories outlined by Suzanne Treister are to be believed, is obsessed with controlling its citizens.

Many of the events addressed in The Big Society were spearheaded by charismatic figures,  several of whom are explicitly referred to, such as Alan Turing, the genius mathematician who was persecuted by the British government in the 1950s for his homosexuality (Michael Fullerton),
Bernadette Devlin, the Northern Irish MP who led the struggle of the Catholic minority against English occupation in the 1960s (Duncan Campbell), Sylvia Pankhurst, the revolutionary Suffragette who was repeatedly imprisoned for her political activities (Ruth Ewan), and Stella Rimington, the
former head of British counter-intelligence and author of truer-than-life spy novels (Suzanne Treister).

This survey of British society would not be complete without a nod to cultural phenomena that have helped shape its identity. Mark Wallinger’s work, for instance, draws an ironic analogy between
football supporters and religious fanatics, while Matt Stokes brings back to life the Northern Soul music movement and Nathaniel Mellors revisits a mythical TV series to project the disquieting vision of egalitarian rule.

The fact that British artists are more than ever interested in re-examining their nation’s past in light of its social or cultural conflicts and movements would seem to reflect the post-crash identity
crisis that has taken hold of society as Tony Blair’s ‘Powerhouse UK’ is running out of steam. In this respect, the debate on nationality and immigration recently launched by the Conservative majority is
an indication of the current malaise to the extent that it raises issues which had hitherto been considered to be off limits. It could therefore be argued that their resurgence in the mainstream public debate illustrates the nation’s struggling attempts to come to terms with its changed
identity. Seen under this angle, the Tories’ ‘Big Society’ is a manifest of doubt, its calculated modesty forming a striking contrast with Labour’s ‘Cool Britannia’.


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