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Paris

Galerie Les Filles du Calvaire

Exhibition Detail
Travaux récents
17 rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
France


March 18th, 2011 - May 7th, 2011
Opening: 
March 17th, 2011 6:00 PM - 9:00 PM
 
Sans titre, Helena AlmeidaHelena Almeida, Sans titre,
2010, Photographie en noir et blanc, 125 x 135 cm
© Courtesy of the artist and Galerie les Filles du Calvaire
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.fillesducalvaire.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
paris@fillesducalvaire.com
PHONE:  
+33 (0)1 42.74.47.05
OPEN HOURS:  
Tue - Sat 11am-6:30pm
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

Helena Almeida – Série « L’art et la manière »
Production « Image et compagnie » - Jean-Paul Boucheny – réalisation : Sylvain Bergère
Diffusion le 10 avril à 13h sur ARTE

Nous avons l’honneur de vous présenter le travail d’Helena Almeida reconnue parmi les
grands artistes portugais. Sa longue carrière lui a permis de s’imposer comme une des
importantes figures de la performance et de l’art conceptuel dès les années soixante-dix et a
été récompensée par des participations aux grandes manifestations internationales telles
que les Biennales de Venise de 1982 et de 2005. Elle a été invitée à présenter son travail
dans de nombreuses expositions muséales. Aujourd’hui à l’apogée de son art, elle est
représentée par d’importantes galeries internationales au Portugal, en Espagne, en
Allemagne et au Royaume-Uni mais n’a pas bénéficié d’une exposition d’envergure en
France depuis plus de vingt ans. C’est donc avec un plaisir partagé que nous présentons
cette exposition de travaux récents et inédits à la galerie Les filles du calvaire.

« Depuis près de quarante ans, Helena Almeida a développé un corpus d’oeuvres qui a
trouvé sa source dans l’exploration des limites de la peinture, transformant des concepts et
des expériences en images. Elle a associé l’image photographique au tracé du dessin et à
l’empreinte de la peinture dans des compositions explorant l’espace et attirant l’attention
sur la surface de l’oeuvre.

Bien qu’elle ne considère pas ses images comme des autoportraits, l’artiste est toujours
devant la camera. Affectant des positions et des expressions soigneusement chorégraphiées,
Almeida les décrit comme des performances intimes jouées seulement pour la camera et
pour l’unique photographe de son travail, son mari. Dans une pièce de 1980, pour la
première fois ils se retrouvent tous deux dans l’image achevée. En 2006, Helena Almeida se
confronte à nouveau à l’introduction de ce corps étranger dans son espace
phénoménologique, créant ainsi des espaces conflictuels. Parfois cette intrusion est violente,
ailleurs elle est un enlacement.

Dans sa plus récente série, les deux corps s’entrechoquent à nouveau et sont maintenant
liés ensemble. C’est l’artiste elle-même qui attache deux de leurs jambes en une seule par
un câble qui les retient enlacés tandis qu’ils font des allées et venues répétitives. C’est une
danse d’amour et de tension, de complicité mais aussi d’hostilité, de courage et de douleur,
de vie et de mort. C’est, comme l’artiste l’avait affirmé dans le passé : “une recherche de
l’autre, de l’autre qui est là ».

Au delà des lectures poétiques et métaphoriques que ces travaux peuvent inspirer, ils sont
(comme Helena en a créé beaucoup dans le passé) des tentatives d’atténuation des limites
des médiums, telles celles de la photographie, la performance et la sculpture. Ces corps
deviennent simultanément forme sculpturale et espace, objets et sujet, le signifiant et le
signifié. Le travail d’Helena Almeida, et dans cette série en particulier, est un condensé, un
acte soigneusement scénographié et hautement poétique ».

Filipa Oliveira

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“Over the last forty years, Helena Almeida has developed a body of work, which started with
the process of exploring the limits of painting, transforming ideas and experiences into
images. She combined the photographic image with the drawn line and the paint mark in
compositions that examined space and drew attention to the surface of the work.

The artist is always in front of the camera, although she does not consider her images to be
self-portraits. Assuming positions and expressions carefully choreographed, Almeida
describes her work as intimate performances staged just for the camera and for the sole
photographer of her work, her husband.

In a work of 1980, the two meet for the first time on the finished image. In 2006, Helena
Almeida is confronted once again with the entry of that strange body into her
phenomenological space, creating conflicting spaces. Sometimes that entry was a violent
one, others it corresponded to an embrace.

In her most recent series, the two bodies have clashed once again and are now tied together.
It is the artist herself who straps their legs as one with a wire, and with it twigging them, they
walk together back and forward. It is a dance of love and tension, of companionship but also
of hostility, of courage and of pain, of life and death. It is, as the artist stated in the past “a
search for the other, the other person that is there”.

Beyond the poetical and metaphorical readings these works may inspire, they are (as
Almeida has created many times in the past) essays on the bluring of the mediums, this time
photography, performance and sculpture. The bodies simultaneously become a sculptural
shape and space, objects and subject, significant and significance.
Helena Almeida’s work, and particularly this series, is a condensed, strictly staged and
extremely poetic act”.
Filipa Oliveira


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