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Paris

La Douane - Galerie Chantal Crousel

Exhibition Detail
Nature morte vivante
11F rue Léon Jouhaux
75010 Paris
France


February 9th, 2011 - March 18th, 2011
 
Nature morte vivante, Reena SpaulingsReena Spaulings, Nature morte vivante,
2008, peinture a l'huille, acrylique sur toile, 45 x 35cm
© Courtesy of the artist and La Douane-Galerie Chantal Crousel
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.crousel.com
NEIGHBORHOOD:  
10th Arrondissement
EMAIL:  
douane@crousel.com
PHONE:  
+33 1 42 01 64 97
OPEN HOURS:  
to Friday 11AM to 19PM by appointment only
TAGS:  
sculpture, photography
> DESCRIPTION

Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla, Tony Cragg, Willem de Rooij, Wolfgang Laib, Adriana Lara, Richard Long, Jean-Luc Moulène, Gabriel Orozco, Anri Sala, Alain Séchas, Reena Spaulings, Wolfgang Tillmans, Andy Warhol

Représentation d’objets naturels inanimés dans une célébration épicurienne chez les Grecs, récupérée par la symbolique chrétienne (apparition des vanitas), la nature morte incarne surtout la peinture bourgeoise etréaliste au XVIIème Longtemps considérée comme l’échelon le plus mineur, pour ne pas dire vulgaire, dans la .hiérarchie de l’art académique, elle fut réhabilitée au XIXème et surtout au XXème par l’avant-garde cubiste mais aussi par les Surréalistes. Une toile de 1956, emblématique du mysticisme nucléaire de Dali (et conservée au Dali Museum de St Petersburgh en Floride) porte le titre de Nature morte vivante. On y retrouve, en lévitation, et de manière purement accidentelle, plusieurs des motifs présents dans cette exposition.(cf http://www.allposters.fr/-sp/Nature-morte-vivante-Affiches_i324253_.htm).

Si la nature morte reste synonyme de peinture facile, commerciale, séduisante et ambiguë (cf. les huîtres de Reena Spaulings d’après une photo de Roe Ethridge), elle peut aussi apparaître comme l’antécédent dureadymade. L’arrangement de fleurs, sorte d’ikébana contemporain, est ainsi revisité par Reena Spaulings (la peinture d’un bouquet, prête à offrir). On le retrouve concrètement dans une sculpture de Willem de Rooij(qui n’ignore rien de la tradition de la nature morte flamande et qui associe deux espèces de tulipes àl’antagonisme symbolique dans un bouquet toujours renouvelé pour ne jamais faner). Tandis queJean-Luc Moulène a « dénaturé » des plantes aperçues dans un « village fleuri » : en posant un fond coloréderrière chacune, il les a fixées comme des photos de studio.

La photographie est en effet un médium tout indiqué pour la nature morte. Le cadrage photographiquepeut ainsi isoler des « tableaux » constitués dans la nature, où l’oeil de l’homme - et non sa main - estintervenu dans la composition (Gabriel Orozco ou Anri Sala). Il en est de même pour les natures mortesabstraites du réel par Wolfgang Tillmans. Chez Andy Warhol, les dessins stylisés, d’après une composition réalisée et photographiée au préalable par l’artiste, sont à la fois des oeuvres à part entière, et une étapeintermédiaire vers la reproduction mécanique sérigraphiée.

Inversement, d’autres artistes recomposent la nature réelle avec des matériaux symptomatiques : Adriana Lara crée un fruit en plastique démesuremment agrandi (un « accessoire » pour un film). Moulée, figée (pour ne pas dire sexualisée) dans le béton, la nature morte composite et urbaine de Moulène incarne l’image même du grain photographique.

]D’autres artistes encore prélèvent la matière première vivante : Reena Spaulings immortalise les traces d’un dîner de vernissage fantôme sur des nappes devenues tondo. Tony Cragg opère un retour à la nature en recomposant un arbre à partir d’éléments de bois manufacturés, utilisés, et abandonnés. Wolfgang Laib récolte à la main du pollen de fleurs qui devient sculpture en action (Montagnes de pollen) ou en attente (Bocaux de pollen).

Irisée, la tache d’huile de moteur mêlée à de l’eau d’Allora & Calzadilla devient l’emblème de son emprise conflictuelle, planétaire.Finalement, Richard Long nous propose une nature morte conceptualisée : sur un axe vertical, une colonne de mots décrit un paysage composé de tous les éléments que son oeil rencontre en tournant sur lui-même sur 360°.

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As a representation of natural inanimated objects in a Greek Epicurean manner, recuperated by Christian  symbolism (appearance of vanitas), the still life incarnates overall the bourgeois and Realist painting of the 17th century. For a while it was considered the lowest rank, not to mention vulgar, in the hierarchy of academic art, it was rehabilitated in the 19th century and especially in the 20th century by the Cubist avant-garde, but also by the Surrealists. A 1956 painting emblematic of the nuclear mysticism of Dali (and preserved at the Dali Museum of St Petersburgh in Florida) carries the title Still Life - Fast Moving. In this painting, we find levitating several motifs addressed in the present exhibition, in a purely coincidental manner.

(cf http://www.allposters.fr/-sp/Nature-morte-vivante-Affiches_i324253_.htm).

If the still life remains a synonym of easy painting, commercial, seductive, and ambiguous (cf. the oysters of Reena Spaulings from a photograph of Roe Ethridge), it appears also as the antecedent to the readymade. The arrangements of flowers in a contemporary ikebana, is revisited by Reena Spaulings (the painting of a bouquet prepared to be given as a present.) We come across it more concretely in the sculpture by Willem de Rooij (who does not ignore the Flemish still life tradition and brings together two different tulip species in symbolic antagonism in a bouquet constantly being renewed to prevent withering). On the other hand, Jean-Luc Moulène has “denatured” a variety of plants encountered in a French village. By placing a colored background behind each one, he has shot them like portraits in a studio.

It seems as if photography is a medium made for the still life. The photographic frame can isolate“compositions” found in nature, where the human eye – and not its hand – has intervened in the composition (Gabriel Orozco or Anri Sala). One can say as much for the abstract realist works by Wolfgang Tillmans. With Andy Warhol, his stylized drawings, initiated from a staged and photographed composition serving as a preliminary step for the artist, are on one hand, works by themselves, and also an intermediary step towards the mechanical reproductions of silkscreen printing.

Conversely, other artists recompose real nature with symptomatic materials: Adriana Lara creates a plastic fruit excessively enlarged (an “accessory” for a film). Molded, frozen (not to mention sexualized) in cement, the composite and urban still life of Moulène incarnates the image itself of photography.

And other artists use live raw materials to make still lives : Reena Spaulings immortalizes the ghostly traces of an art opening diner on tablecloths becoming tondo. Tony Cragg revisits nature and recomposes a tree from manufactured wood, both used and abandoned. Wolfgang Laib collects by hand pollen produced by flowers, which he then develops into active sculptures (Mountains of Pollen) or potential state (Bowls of Pollen). Iridescent, the petrol oil stain mixed with water of Allora & Calzadilla become emblems of its conflicting global reach.

Finally, Richard Long proposes a conceptualized still life: on a vertical axis, a column of words evokes a landscape composed from all objects that meets the eye while in a 360° panoramic view.

 


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