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Paris

Galerie de Multiples

Exhibition Detail
ROWBOAT BOX
17 rue Saint Gilles
75003 Paris
France


December 10th, 2010 - February 19th, 2011
 
,
© Courtesy of Galerie de Multiples
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriedemultiples.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
galeriedemultiples@wanadoo.fr
PHONE:  
+33 (0)1 48.87.21.77
OPEN HOURS:  
Tue - Sat 11am-7pm
TAGS:  
works on paper photography
> DESCRIPTION

La galerie de multiples présente, du 10 décembre au 19 février prochains, une exposition
inédite intitulée Rowboat Box, articulée autour d’un coffret initié par Jeff Rian - critique d’art
et musicien américain - regroupant un disque ainsi que des éditions limitées de dix artistes de
diverses nationalités.

Entouré d'amis musiciens regroupés sous le nom Rowboat, Jeff Rian vient d'enregistrer un disque intitulé Battle Songs, dont les producteurs éxécutifs sont Dike Blair et Richard Prince. Désireux de produire un coffret associant son travail à des éditions d’artistes contemporains, il a proposé à Vito Acconci, Lewis Baltz, Dike Blair, Stéphane Dafflon, Marcelline Delbecq, Anders Edström, Véronique
Joumard, Richard Prince, Alain Séchas, et Jean-Luc Vilmouth (artistes pour lesquels il a écrit), de
produire une oeuvre spécifiquement pour son projet.

La galerie de multiples aime à produire et réunir des éditions d'artistes dont la diversité des pratiques, des nationalités, des générations, et des notoriétés rend improbable et rare leur rencontre au sein d'une même exposition. Une telle ligne transversale dans la scène artistique internationale, aussi étrange que justifiée, lui apparut une occasion unique de poursuivre sa réflexion sur l'opposition artistique : territoire commun/cultures singulières.

Le coffret : la Rowboat Box (42 x 29,7 x 3 cm) est l'édition de tête de Battle Songs. Il comprend un
vinyle ainsi qu’un cd de l’album, le portfolio des dix éditions réalisées par les artistes, ainsi qu’un livret rassemblant les textes de chaque titre de l’album agrémentés d’esquisses des éditions et de photographies illustratives, et est édité en 50 exemplaires. Chacune des éditions est par ailleurs exposée dans l’espace de la galerie, au sein duquel l’album est diffusé.

L’oeuvre City of Words de Vito Acconci permet de découvrir l’audacieux projet d’une citée merveilleuse où l'homme arpente un monde du langage à sa démesure, témoignage aussi rare que précieux de son ambitieux travail de projets architecturaux et environnementaux développé depuis 1988. Fairfax de Lewis Baltz est la seule oeuvre préexistante de l’exposition. Il s’agit d’une photographie de la série "The Prototypes Works" qui capte le regard et force à la contemplation sans épuiser sa poésie indicible, manifeste de la photographie conceptuelle dont les enjeux résistent au temps et aux modes.

Untitled (Annabeth) de Dike Blair est une représentation réaliste d'un oeil, impression pigmentaire d'une aquarelle. La séduction indéniable du medium laisse rapidement sourdre un trouble. C'est que l'oeil isolé de tout corps, à l'aide d'un pinceau aussi précis qu'un scalpel, semble nous regarder et nous interroger autant que nous le contemplons, dans un échange muet au centre duquel se love la solitude. L’oeuvre de Stéphane Dafflon représente un nouveau jalon du travail d'exploration de l'espace qu’il mène depuis ses débuts. Ici, la sérigraphie s'empare de l’espace de la feuille dans un signe minimal, avant de devenir, au gré de la volonté du collectionneur, un signe dans l'espace d'accrochage.

Une fois de plus le cinéma hante une oeuvre de Marcelline Delbecq, à moins que ce ne soit son oeuvre qui hante les fantômes oubliés du cinéma. Le lieu, photographié par l'artiste avant de devenir une impression pigmentaire, est un bar de Memphis (Tennessee) qui accueillit plusieurs tournages de films. Dans l’oeuvre d’Anders Edström, tirage photographique d'une scène d'où ne surgit aucun fait spectaculaire, un homme en costume, cigarette à la main, contemple la mort d'un feu de bois. Scène banale dont nous ne percevons ni les prémices ni la fin, elle est pourtant remplie de mystère…

Véronique Joumard partage une nouvelle fois, avec la photographie d'une lampe dont la forme
technologique ne rejette pas complètement l'organique, son trouble, son étonnement mêlé d'un peu de stupeur face à l'énergie, à la lumière, à l'électricité, à ces forces domestiquées mais jamais totalement maîtrisées. "Barefoot" est le surnom donné à un jeune voleur américain qui défraya la chronique par son audace. Il gagna ce surnom en signant les lieux de ses forfaits d'un dessin de traces de pieds nus sur le sol. Richard Prince s'est emparé de cette "joke signature" et en fit un sticker avant de le confier pour en faire une sérigraphie.

Behind est le titre de cette oeuvre... "Behind Barefoot", sans doute, mais peut-être également "Behind the American Dream", ou "Behind the American Culture". L’oeuvre et le titre étant définis par l'une des stars de l'art contemporain américain, explorateur et scruteur infatigable des codes, de la culture et des désirs américains, aucune de ces interprétations n'est infondée.

L’impression pigmentaire à partir d'une gouache d’Alain Séchas nous indique que l'abstraction n'est qu'une vue de l'esprit, que le geste de l'artiste peut évoquer le monde sans rien céder au réalisme ni à la figuration.

Dans un premier temps, nous percevons la trace du pinceau, la liberté du peintre qui s'affirme brutalement dans l'intensité du contraste noir et blanc. Et pourtant, la délicatesse d'une représentation peut d'abord surgir, dans la finesse d'une technique qui donne au geste sa puissance d'évocation. C'est alors dans tous les sens du terme, et avec humour, qu'il nous faut comprendre le titre : Cascades. L’oeuvre imprimée au pochoir de Jean-Luc Vilmouth nous rappelle, dans la joie de couleurs vives, que le chanceux vit toujours la proximité de la malchance, et que la malchance n'est peut-être qu'une affaire de lecture, que chance et malchance ne se considèrent finalement que dans le rapport et l’opposition qui les lient l'une à l'autre.

À l’occasion de cette exposition, Jeff Rian (guitare/chant) et Marty Vickers (batterie) donneront deux
concerts, les vendredi 10 et samedi 11 décembre à 20h.


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