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Paris

La Maison Rouge

Exhibition Detail
Tous cannibales
10 boulevard de la bastille
75012 Paris
France


February 12th, 2011 - May 15th, 2011
Opening: 
February 11th, 2011 6:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of La Maison Rouge
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.lamaisonrouge.org
NEIGHBORHOOD:  
12th Arrondissement
EMAIL:  
info@lamaisonrouge.org
PHONE:  
+33(0) 1 40 01 08 81
OPEN HOURS:  
Wed-Sun 11-7; Thu 11-9
TAGS:  
sculpture, video-art, photography
> DESCRIPTION

Du 12 février au 15 mai 2011, la maison rouge organise une exposition consacrée à la question de l’anthropophagie et à ses représentations dans les arts plastiques aujourd’hui.


Pour cette manifestation, la commissaire a choisi de présenter un corpus d’œuvres réalisées majoritairement par une jeune génération d’artistes travaillant indépendamment les uns des autres sur le concept de l’incorporation. La partie contemporaine de cette exposition (photographie, vidéo, installation, sculpture, dessin et peinture) est en dialogue avec une partie historique (ouvrages illustrés, textes enluminés, gravures et objets d’arts premiers) témoignant des évolutions et des persistances du thème de l’anthropophagie à travers les âges et les latitudes.
Notion encore peu considérée par les critiques et théoriciens de l’art, elle apparaît pourtant en arrière-plan des recherches de la création actuelle, comme le confirme la présence de certains artistes incontournables de la scène contemporaine dans l’exposition.
Ecartant les représentants d’une scène que l’on pourrait qualifier de « gore », Jeanette Zwingenberger a préféré des artistes – dont près de la moitié sont des femmes – qui abordent la cruauté du sujet de l’anthropophagie avec un regard critique, une certaine délicatesse, un imaginaire onirique articulant et développant les problématiques qui traversent cette notion.
À l’ère du clonage, des transplantations et des mondes virtuels, et d’une intégrité du corps remise en question, les artistes de l’exposition témoignent d’un nouveau regard porté sur le corps. Leur travail procède à son éclatement et à son morcellement, le métamorphosant et le recomposant en un corps hybride, tout à la fois comestible et anthropophage.
N’y aurait-il pas absorption, voire dévoration, dans la relation à autrui, ce semblable avec qui je partage et construis mon moi ? Comme le souligne Claude Lévi-Strauss, dans une citation mise en exergue par la commissaire de l’exposition : « Nous sommes tous des cannibales. Après tout, le moyen le plus simple d’identifier autrui à soi-même, c’est encore de le manger » (La Repubblica, 1993).
liste des artistes de l’exposition :
Makoto Aida, Pilar Albarracin, Gilles Barbier, Michaël Borremans, Norbert Bisky, Patty Chang, Jake & Dinos Chapman, Will Cotton, Wim Delvoye, Erik Dietman, Marcel Dzama, James Ensor, Renato Garza Cervera, Francisco de Goya, J. J. Grandville, Sandra Vasquez de la Horra, Pieter Hugo, Melissa Ichiuji, John Isaacs, Oda Jaune, Michel Journiac, Fernand Khnopff, Frédérique Loutz, Saverio Lucariello, Alberto Martini, Philippe Mayaux, Patrizio Di Massimo, Théo Mercier, Yasumasa Morimura, Vik Muniz, Wangechi Mutu, Álvaro Oyarzún, Giov.Battista Podesta, Odilon Redon, Félicien Rops, Bettina Reims, Toshio Saeki, Cindy Sherman, Dana Schutz, Jana Sterbak, Adriana Varejâo, Joel-Peter Witkin, Ralf Ziervogel, Jérôme Zonder.
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"We are all cannibals. The simplest way to identify with another is still to eat them." Claude Lévi-Strauss, La Repubblica, 1993.

Curator: Jeanette Zwingenberger

From February 12th to May 15th, la maison rouge is staging an exhibition on anthropophagy and its representations in contemporary visual art.
The exhibition’s curator has chosen pieces for the most part by young artists working independently of each other on the concept of incorporation. A body of contemporary works (photography, video, installation, sculpture, drawing and painting) finds echoes in a historic perspective (illustrations, illuminated texts,
engravings and ritual objects). Together, they show how the theme of anthropophagy has persisted and evolved through time and place.
Despite being largely ignored by art critics and theorists, anthropophagy is an underlying theme of current creation, as the presence in the show of major artists from the contemporary scene confirms.
Leaving aside images of gore, Jeanette Zwingenberger has chosen artists, almost half of whom are women, who address the cruelty of anthropophagy from a critical standpoint and with a certain delicacy. Dreamlike representations voice and develop the questions that surround this notion.
In an age of cloning, organ transplants and virtual worlds, when the integrity of the body has been thrown into doubt, these artists reveal how perceptions of the body have changed. They take the body apart, transforming and reconstructing it as a hybrid organism; one that both eats and is eaten.
Do we not absorb and devour our peers as we construct and share with them our individual self? As Claude Lévi-Strauss observes in a quotation which the curator highlights: "We are all cannibals. After all, the simplest way to identify with another is still to eat them." (La Repubblica, 1993).
Tous cannibales invites us to lift the veil on a disturbing, repressed, even taboo subject that has implications for ethnology, history, psychoanalysis, medicine and religion.
The exhibition will continue in Berlin, from May 28th to September 18th, at Me Collectors Room Berlin (www.me-berlin.com), recently opened by the collector Thomas Olbricht.

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