STREET now open! Chicago | Los Angeles | Miami | New York | San Francisco | Santa Fe
Amsterdam | Berlin | Brussels | London | Paris | São Paulo | Toronto | China | India | Worldwide
 
Paris

Galerie Michel Rein

Exhibition Detail
PANORAMA
42 rue de Turenne
75003 Paris
France


November 27th, 2010 - January 15th, 2011
Opening: 
November 27th, 2010 4:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of Galerie Michel Rein
Paesagio Grandioso I, Armand JalutArmand Jalut, Paesagio Grandioso I,
2010, Huile de colza et pastel sur papier, 7 oeuvres uniques de 48 x 48 cm chaque
© Courtesy of the artist and Galerie Michel Rein
< || >
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.michelrein.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
galerie@michelrein.com
PHONE:  
+33 (0) 42.72.68.13
OPEN HOURS:  
Tue - Sat 11am-7pm
TAGS:  
sculpture, video painting drawing
> DESCRIPTION

PANORAMA est une exposition collective composée d’oeuvres d’artistes de la galerie. L’exposition répond au double sens du mot-titre : en même temps vaste paysage et vue d’ensemble d’une situation. Panorama exprime la diversité des oeuvres présentées (sculptures, peintures, vidéos, dessins...) et une idée du programme de la galerie.

Saâdane Afif

Suspendu au plafond, Stalactites reprend l’oeuvre d’André Cadere Six barres en bois rond (1975). Les couleurs originales, issues de principes mathématiques développés au gré des pérégrinations de Cadere dans l’espace urbain, sont ici retravaillées en nuances de gris sous le tire Few More Mistakes. Afif fige l’ensemble des promenades de Cadere et crée une oeuvre sur les principes du remix et de la continuation qui lui sont chers. Avec cette oeuvre, il évoque tour à tour la déambulation dans l’espace urbain, la notion de Copyshare, de déplacement et de perspective. Lauréat du Prix Marcel Duchamp 2009, Saâdane Afif expose son projet Anthologie de l’humour noir au Centre Pompidou jusqu’au 3 janvier 2011.

« Les peintures plasmiques sont l’empreinte d’un corps transparent, au ras, au plus proche du volume de plexiglas. L’empreinte affleure à la surface, demeure fraîche, ne coagulera pas. Elle semble être un creux dans l’uniformité cadrée de la surface. Les cadres qui l’entourent sont, selon, facteurs d’apparition ou de disparition des empreintes dans la surface qu’ils circonscrivent, en particulier les cadres en matière noire, alors que le rôle des cadres meulés, argentés mats, serait de s’en écarter, de la laisser vivre. Ils se veulent neutres, la neutralité étant en soi un choix.

Jean-Pier re Bert rand

Le rouge acquiert un fort pouvoir de coagulation mélangé à une faible quantité de miel. La légère nuance colorée est le résultat du trajet du rayon lumineux après qu’il a traversé le papier au medium pratiquement translucide, rebondi sur un fond coloré jaune vert que les papiers occultent pour les traverser à nouveau en sens inverse. Il y a translation optique au sein de la très faible épaisseur du cadre. » Jean-Pierre Bertrand

Jordi Colomer

]« Pour la série Anarchitekton, je me suis inspiré d’une part des Architectones de Malevitch, oeuvres suprématistes conçues dans les années 30, et d’autre part des maquettes que les bolcheviques réalisaient à la même époque pour inciter la population à emménager dans les nouvelles habitations construites par le régime. En réalisant les oeuvres de la série Anarchitekton, je cherchais à évoquer la valeur fonctionnelle de l’architecture et celle plus plastique liée à l’imaginaire des villes. J’ai ensuite filmé et photographié un comédien que je considère un peu comme « mon double », qui porte les maquettes en courant à travers la ville, à Barcelone,
Bucarest, Brasilia et Osaka. On s'aperçoit très vite des disparités et spécificités de chacune de ces villes. Les maquettes semblent échappées d’un décor. Ces déambulations rendent compte des contextes historiques, des utopies architecturales, et des bouleversements économiques qui dessinent l’espace urbain. » Jordi Colomer

Didier Faustino

]Le mégaphone est d'habitude utilisé pour communiquer auprès d’une large audience. Ici il devient un mode de rencontre entre deux individus. À l’aide d’un silencieux, l'utilisateur du mégaphone peut chuchoter un message intime à une seule personne. C'est l'antithèse d'une démonstration, une sorte d'intimité collective impliquant seulement deux personnes, n'importe où dans l'espace public. La personne "capturée" par Hand Architecture devient visuellement isolée de son environnement, sa seule référence étant la voix de son interlocuteur.

Armand Jalut

« Ces séries de pizzas sont une variation sur le thème du paysage. La technique est inspirée des "Study for skin" (1962) de Jasper Johns. L'empreinte de la pizza est réalisée en enduisant le dos d'huile de colza, puis, sur la zone graisseuse, est appliquée en tapotant du doigt, le pastel. Les couleurs sont issues d'une boîte de couleurs "Paysage" de Sennelier. Le processus de cette oeuvre est un détournement de l'usage classique du pastel. Elle fait référence à la palette, réorganisée à partir d'une sélection conventionnelle. Elle joue aussi sur le contraste de médiums, l'un inepte, l'autre noble. Le paysage est ici lunaire, le geste simplifié à l'extrême, à l'inverse de l'emphase présente dans mes peintures. Le gras et la tache sont au service de la préciosité. L'usage de l'italien renvoie aux origine de l'outil pizza et apporte une touche de romantisme à un ensemble un peu prosaïque. » Armand Jalut
Cette oeuvre a été exposée au Palais de Tokyo pour l’exposition "Dynasty" (11.06 – 05.09.2010).

Didier Marcel

Cette maquette s'inscrit dans la continuité d'une série de travaux débutée en 1993 qui a vu les « objets architecturaux » évoluer de la reconstitution de bâtiments en démolition vers des objets normatifs, de zones industrielles qui ont gommé structurellement toute fonctionnalité et où leur valeur de signe se réduit à la qualité de la surface. Sans titre (campus) reprend une colline dijonnaise près du campus universitaire où se trouvent les vestiges d'un panneau publicitaire. Le "tapis de verdure" est en moquette, matériau qu’affectionne particulièrement Didier Marcel : « Au début des années 1990, c'était quelque chose de délicat à utiliser car cela renvoyait à l'univers des bureaux. Aujourd'hui, c'est devenu un matériau noble. Pour moi, elle représente une sorte de réduction du
socle... ».

ORLAN

Les Robes sans corps sont des sculptures de plis qui s’inscrivent dans la filiation du travail d’ORLAN sur le drapé baroque. Dès les années 1980, ORLAN, drapée dans des plis savants, dialoguait avec l’histoire de l’art et en particulier la statuaire du Bernin. Réinterprétation d’oeuvres historiques, cette sculpture soulève la question de la copie et du clonage, de la différence et de la répétition. Elle relie les époques (du gothique au pop-art en passant par le baroque) et la permanence des représentations.
Cette oeuvre a été exposée à l’Abbaye de Maubuisson pour l’exposition "ORLAN, Unions mixtes, mariages libres et noces barbares" (cur. Caroline Coll, sept 2009 – mars 2010) et au Musée Bourdelle pour l’exposition "En Mai fais ce qu’il te plaît !" (cur. Juliette Laffon, mai – septembre 2010).


Copyright © 2006-2013 by ArtSlant, Inc. All images and content remain the © of their rightful owners.