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Paris

BÉTONSALON

Exhibition Detail
Nous ne notons pas les fleurs, dit le géographe.(We Don’t Record Flowers, Said the Geographer.)
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
75013 Paris
France


October 9th, 2010 - January 15th, 2011
Opening: 
October 9th, 2010 2:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of BÉTONSALON
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.betonsalon.net
NEIGHBORHOOD:  
13th Arrondissement
EMAIL:  
info@betonsalon.net
PHONE:  
+33.(0)1.45.84.17.56
OPEN HOURS:  
Tuesday to Saturday, from 11am to 7pm / closed on "fériés" days / closed for the whole month of August.
> DESCRIPTION

Une proposition de : bo-ring (Virginie Bobin et Julia Kläring)

Territoire à la fois infini et clos sur lui-même (double illusion), « le désert » cristallise un vaste faisceau de références et de disciplines, de la géographie à la littérature, de la philosophie à la biologie, de la cartographie à l’écologie. La blancheur sans qualités – ou fantasmée comme telle – du désert (qui ne peut souvent être embrassée que grâce aux cartes ou à des représentations aplanies) en fait un espace idéal de projection, d’inscription et de planification pour fantasmes politiques, utopies architecturales, expéditions scientifiques et récits de fiction plus ou moins fondateurs. Il est l’image de ce lieu hors du temps et du monde, une hétérotopie dont les représentations sont souvent connotées de romantisme. Il est aussi un paysage, un révélateur, un théâtre, un laboratoire, où se croisent trajectoires migratoires, expérimentations sociopolitiques et tentatives d’hégémonies nationales : un lieu avant tout traversé et constitué par des corps et des histoires.

Nous ne notons pas les fleurs, dit le géographe prend pour point de départ l’appropriation – sous des formes et pour des raisons variées – du désert et de ses images dans l’histoire politique et culturelle moderne et postmoderne. Au-delà d’une certaine fascination actuelle pour la question de l’entropie et une poétique de la ruine, l’exposition considère à la fois les espaces des déserts « naturels » et les espaces urbains désertés, dans une dialectique d’occupation/désoccupation, appropriation/expropriation. De tels territoires appellent au design, selon l’acception d’Hal Foster1, et nombreux sont les artistes à s’être emparés de ces relations multiples pour les examiner, les documenter, en rendre compte et/ou pour produire de nouvelles projections et de nouveaux récits. Nous ne notons pas les fleurs (…) s’inspire d’une conception de la géographie qui prend en compte la relation du sujet au lieu : une conception non pas fixe mais transformable2 et régulièrement redéfinie et restructurée, à l’inverse de celle – autoritaire et ethnocentrique – évoquée par la citation du Petit Prince de Saint-Exupéry qui donne son titre à l’exposition. Ainsi l’esthétique documentaire, voire ethnographique de la plupart des pièces présentées recouvre-t-elle en réalité un réseau subtil de connotations, d’écarts et de narrations plus vaste, qui propose une lecture « psycho-géographique » du désert.

Une série de récits (conférences, performances, films) accompagnera l’exposition.

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A both infinite and self-enclosed territory (double illusion), “the desert” crystallizes a broad network of disciplines and references, from geography to literature, philosophy to biology, cartography to ecology. Desert is whiteness “without qualities” – or so it is fantasized – and is best captured with maps or planar representations. It is thus an ideal space for projection, inscription, and the forward planning of political fantasies, architectural utopias, scientific expeditions, and some of fiction’s founding narratives. It is the image of a place that is out of time and out of the world, a heterotopia often represented with connotations of romanticism. It is also a landscape, a (film) developer, a theater, a laboratory, crossing migratory trajectories, socio-political experiments and attempts for national hegemonies: before all, a place that bodies and histories pass through and constitute.

We Don’t Record Flowers, Said the Geographer takes roots in the appropriation – under various forms and for various reasons – of the desert an its images in modern and postmodern political and cultural history. Beyond the current fascination for entropy and the poetics of ruins, the exhibition considers both “natural” desert spaces and deserted urban ones in dialectics of occupation/de-occupation and appropriation/expropriation. Such territories call for design – according to Hal Foster’s understanding1 – and many artists appropriated these multiple interwoven relationships in order to examine, document and report on them and/or to produce new projections and new narratives. We Don’t Record Flowers (…) is inspired by a conception of geography that takes into account the relationship between subject and place: a conception that is not fixed but transformable2 and is regularly redefined and restructured, quite different from the authoritarian and ethnocentric conception evoked by the title – a quote from Saint-Exupéry’s Le Petit Prince. The documentary and ethnographic aesthetic of most of the presented pieces actually reveals a more vast and subtle network of connotations, lapses and narrations, proposing a psychogeographic lecture on the desert.

A program of narratives (films, conferences, performances) will accompany the exhibition.


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