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noir \, blanc\, rouge\, vert\, bleu : voyelles\,
Je dirai quelque jour vos naissances l atentes :
\, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombine nt autour des puanteurs cruelles\,

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Golfes d'ombre \; \, can deurs des vapeurs et des tentes\,
Lances des glaciers fiers\, rois bl ancs\, frissons d'ombelles \;
\, pourpres\, sang craché\, rire des lèvr es belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes \;

< img src="http://www.airdeparis.com/12.03/U.jpg" width="14" height="14" />\, cycles\, vibrement divins des mers virides\,
Paix des pâtis semés d' animaux\, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts stu dieux \;

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\, suprême Clairon plein des strideurs étranges\,< br /> Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga\, ray on violet de Ses Yeux !

Arthur Rimbaud

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C’est avec un grand plaisir que l’on rapprochera librement des œuvres dont le point commu n est de prêter à la couleur une puissance libératrice voire extatique : qu ’elle soit d’essence religieuse (Sister Corita KENT)\, tan trique (Dorothy IANNONE)\, quotidienne (Lily van d er STOKKER)\, formelle (Stéphane DAFFLON)\, franc hement caustique (Rob PRUITT)\, ou encore utilisée à des f ins réflexives (Pierre JOSEPH).

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Evidemment c’est aussi avec bonheur que l’on co nstatera que des messages religieux et militants peuvent être servis par de s formes de la publicité et du pop art (Sister Corita KENT )\, que des formes de plénitude (ainsi le colorfield) peuvent transmettre u n effet de malaise (Rob PRUITT)\, que les couleurs peuvent tout autant assumer pleinement une fonction anecdotique (Lily van der STOKKER)\, que leur utilisation par une artiste peut varier fo rmellement entre les débuts de sa carrière et ses dernières œuvres tout en servant le même propos passionné (Dorothy IANNONE)\, que l eur agencement est surtout formel (Stéphane DAFFLON). Tout comme le fait que la couleur puisse donner lieu à une lecture (Pie rre JOSEPH).

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Quels qu’en soient les propos et moyens\, la couleur aura des vertus à eff ets multiples\, dont le non moindre sera de réunir\, sous une banderole\, o u devant une œuvre. Le mérite de Sister Corita KENT étant d’avoir réuni les deux.

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Et puis relire RIMBAUD ne fait jamais de mal. Ni contem pler de belles œuvres dont les couleurs vous satisfont. Pleinement.

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Stéphane DAFFLON

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Perpétuant une certaine histoire des formes abst raites\, Stéphane DAFFLON compose une grammaire de forme et un langage de l a couleur d’une élégance rare. L’artiste développe ainsi une subtile interr ogation sur la perception\, tant dans la recherche de la forme pure que dan s la reprise des formes du design. En quoi la couleur ne saurait cacher un pouvoir transformateur certain.
Stéphane DAFFLON (1972\, Neyruz-Suis se) vit et travaille à Lausanne. Récemment le Fri-Art de Fribourg lui consa crait une exposition personnelle\, de même que le MAMCO en 2008. Actuelleme nt un de ses wall-drawing incluant un néon est présenté dans l’exposition N eon\, who’s afraid of red\, yellow and blue ? (La Maison Rouge\, Paris). Se s œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques françaises (FNAC\, FRAC Île de France\, Franche Comté\, Poitou–Charentes\, Aquitaine) et internationales (Daimler Chrysler\, Berlin \; BCV Lausanne).

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Doroty IANNONE

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Les peintures de Dorothy IANNONE sont rien moins que tantriques : elles donnent aux expé riences personnelles\, en particulier la sexualité et à l’amour\, une dimen sion mythologique. L’expérience personnelle acquiert des dimensions univers elles. Loin de l’empêcher\, elle est la voie à la plénitude. Née en 1933 à Boston\, Dorothy IANNONE vit depuis 1976 à Berlin. Ses œuvres ont été prése ntées à l’occasion d’expositions personnelles\, ainsi chez Peres Projects\, Los Angeles et Berlin\, au New Museum\, New York et chez Anton Kern Galler y\, New York. En 2014\, une vaste exposition rétrospective lui sera consacr ée à la Berlinische Galerie\, Berlin.

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Pierre JOSEPH

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La série des textes anaglyphes (imprimés par superpo sition non complète de deux couleurs et que l’on ne peut lire qu’avec des l unettes à couleurs différenciées) de Pierre JOSEPH concentrent les recherch es sur la perception et sur la signification qui informent toute son œuvre : comment le sens est il attribué aux objets ? Leurs usages conditionnent i ls juste leur formes ou bien nos comportements ? Ces constatations ne perme ttraient-elles pas de penser de nouveaux modes d’existence des œuvres ? Ici \, un texte classique\, le sonnet Voyelles de RIMBAUD opère un retour anté- réflexif sur son mode de lecture\, un texte anaglyphe.

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Pierre JOSEPH est né en 1965. Il vit et travaille à Paris . Une exposition lui sera bientôt consacrée dans le cadre de la prochaine B iennale de Dallas. Ses œuvres ont été présentées dernièrement dans de nombr euses expositions collectives : FRAC Poitou-Charentes\, le Tripostal\, Lill e\, Musée Régional d'Art Contemporain\, Sérignan\, Le Consortium\, Dijon\, Deutsches Hygiene-Museum\, Dresden\, Van Abbemuseum\, Eindhoven… Ses œuvres ont été acquises par de nombreuses collections privées et publiques\, en F rance comme à l’étranger. Un imposant catalogue raisonné de son œuvre vient de paraître aux Presses du Réel\, Oui non peut-être.

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Sister Corita KENT

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L ’image semble surréaliste\, alors qu’elle est on ne peut plus pop : une rel igieuse organisant une manifestation avec des affiches aux couleurs saturée s et aux messages politiques. Reprenant l’iconographie commerciale des anné es 60\, sérigraphiées à l’occasion de workshops\, véhiculant des messages m ilitants et/ou chrétiens\, les posters de Sister Corita KENT allient activi sme politique et préceptes à l’amour universel chrétien. Comme si finalemen t un souffle commun les animait\, et donc qu’une forme commune pouvait les porter\, celle des messages publicitaires et du design commercial\, qui par essence touche le plus grand nombre.
Corita KENT (1918-1986) entra en 1936 dans l’Ordre du Cœur Immaculée de Marie (qu’elle quitta en 1968). E lle développa une pratique intense de la sérigraphie avec une visée militan te et activiste\, alliant une imagerie pop à des messages politiques et/ou chrétiens. Une exposition rétrospective lui sera consacrée début 2013 au TA NG Museum\, NY.

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Rob PRUITT

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Avec force éclats et maestria – presque avec ap pétit - Rob PRUITT enchaîne les séries de peinture. Pour une des dernières en date : de larges colorfield paintings sont affublées de maladroits yeux et bouches. Ces peintures deviennent ainsi des contradictions visuelles/per formatives : l’expérience de plénitude promise par les grands aplats contem platifs sans autre objet que leur couleur est contredite par des Smiley tim ides\, maladroits\, limite malades.
Rob PRUITT a exposé récemmen t chez Gavin Brown’s Entreprise &\; Maccarone (New-York)\, à la Franco N oero Gallery (Turin)\, et chez Carlson (Londres). Il a participé aux exposi tions At Home/Not at Home\, Hessel Museum of Art\, New York (2010) \; Pop L ife\, Tate Modern (2010)\; Mapping the Studio\, Palazzo Grassi (2009)\; The Gold Standard\, PS1 Contemporary Art Center\, New York (2006)\; Seeing Dou ble\, Andy Warhol Museum\, Pittsburgh\, PA (2005) pour en rester aux plus r écentes.

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Lily Van der STOKK ER

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L’iconographie fami llière et anecdotique des dessins et wall-drawings de Lily van der STOKKER l’ont rendue reconnaissable immédiatement. Derrière des formes et couleurs désuètes qui tâchaient de tester les limites de la tolérance des excès de l a forme dans l’art contemporain\, l’artiste développe une œuvre puissamment réflexive sur le statut de l’œuvre d’art. Non plus forte et assurée\, cell e-ci s’excuse\, raconte la famille de l’artiste\, ses amis\, ses doutes et ses plaisirs quotidiens.
Née en 1954\, Lily van der STOKKER vit et travaille à Amsterdam et New-York. La galerie Leo Koenig gallery\, New Y ork\, la Tate St Ives\, La Conservera\, Murcia et le Museum Boijmans\, Rott erdam lui ont récemment consacré des expositions monographiques.

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Vowels
Black \, white \, red \, green \, blue : you vowels\,
Some day I'll tell the tale of where your mystery lies:
Black \, a jacket form ed of hairy\, shiny flies
That buzz among harsh stinks in th e abyss's bowels\;

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White \, the white of kings\, of moon-washed fogs and tents\,
Of fie lds of shivering chervil\, glaciers' gleaming tips\;
Red \, magenta\, spat-up blood\, the curl of lips
In laugh ter\, anger\, or besotted penitence\;

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G reen \, vibrating waves in viridescent seas\,
Or peaceful pastures flecked with beasts – furrows of peace
Im printed on our brows as if by alchemies\;

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< em>Blue \, great Trumpet blaring strange and piercing cries
Through Silences where Worlds and Angels pass crosswise\;< br /> Omega\, O\, the violet brilliance of Those Eyes!

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Arthur Rimbaud (translated by George Dance)

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Do we really have the r ight to use the iconic poem of Symbolist synaesthesia and tweak the name of its creator for a group exhibition of works in which colour appears arraye d in transformative virtues?

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It is with great pleasure that we freely associate works whose common feature is granting colour a liberating\, not to say ecstatic power: whether religious (Sister Corita KENT)\, tantric (Dorothy IANNONE)\, everyday (Lily van der STOKKER)\, formal (Stéphane DAFFFLON)\, overtly caustic (Rob PRUITT) or reflexive (Pierre JOSEPH).

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Obviously\, too\, we're happy to note that religious and mi litant messages can make use of advertising and Pop Art forms (Sist er Corita KENT)\; that forms of plenitude like colour field painti ng can generate a feeling of unease (Rob PRUITT)\; that co lours can unabashedly fill a perfectly banal function (Lily van der STOKKER)\; that their use by an artist can vary formally between the beginning of a career and the latest works\, while still conveying the same passionate message (Dorothy IANNONE)\; that their arr angement is above all formal (Stéphane DAFFLON)\; and the fact that colour can give rise to reading (Pierre JOSEPH).

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Whatever the message and whatever the medium\, colour will be seen as possessing a host of qualities\, not th e least of them being bringing people together\, under a banner or in front of a work of art. Sister Corita KENT has done both.

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And anyway\, rereading RIMBAUD has never done anyone any harm. Nor has looking at works whose colo urs are (completely) satisfying

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