ArtSlant - Current exhibits http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 M/M (Paris) - Air de Paris - April 12th, 2013 - May 18th, 2013 <p style="text-align: justify;">Art as practised by M/M(Paris) is a cumulative affair, spreading from medium to medium in a process of endless expansion. M/M's concern is signs : their absolute plasticity and their persistence. Making play with scale and context, the work of this duo founded by Michael Amzalag and Mathias Augustyniak in 1992 is fuelled by transpositions of media and form that trigger corresponding effects of meaning. Thus M/M (Paris) exhibitions function equally as updates of their archive and as a pause allowing signs already produced to assume new forms and continue their trajectory.</p> <p style="text-align: justify;">C’est Wouf ! is specifically a display of their three-dimensional output, featuring domestic items that are either functional or intended for contemplation. At the core of the installation, Infinitable (Mise-en-abîme) (2011) offers a miniature catalogue raisonné of their artefacts set on a replica of the table in their studio. Around this scaled-down nucleus, the gallery is displaying works that are emblematic (Paravent, 2001), hitherto unshown (Left/Right Hemisphere, 2007) or specially created for the exhibition (Pouf (C'est Wouf!), 2013). Wouf, the character who gives his name to the exhibition, conjures up and extends the notion of The Agent (2000), drawn from a rejected project that has become a recurrent part of the M/M (Paris) oeuvre; we imagine him as "man's best friend", a paradoxical embodiment of an affective figure in a simplistic register of forms. He is sheltered – hidden away – under the presentation structures of The Carpetalogue (2012), a group of four carpets that provides a domestic-scale breakdown of M/M's different registers of artistic language: drawing, geometry, photography and writing.</p> <p style="text-align: justify;">The limited edition publication accompanying the exhibition, a collection of 12 ephemeral transfers titled A Lifetime upon M/My Skin, investigates the temporality of signs in a mingling of indelible markings and fragile embellishment. This is a reaction to the spontaneous appropriations their signs were subjected to, and a recurrence of the mythic Tattoo show at Air de Paris in 1991 – another form of vectorisation. So art as practised by M/M (Paris) may be a matter not so much of space as of a certain temporality, residing not so much in the originality of its forms as in a very specific form of memory : ever ancient, ever changing, ever new.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;"><em>M/M (Paris) have developed collaborations across cultural fields such as music, fashion, art, magazines, film, design, architecture, and theatre and, more recently, have started their own publishing imprint.<br /> </em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Art Center College of Design Alyce de Roulet Williamson Gallery (Los Angeles) actually dedicates them a solo show. They had other at Gallery Libby Sellers (Londres), Silos in Chaumont, Akbank Sanat (Istanbul), Ginza Graphic Gallery (Tokyo), Drawing Center de New York, Centre Pompidou (Paris), à Haunch of Venison (Londres), Kunstveren Francfort, Ursula Blicke Foundation (Kraichtal) and Cneai (Chatou)… Their work have been included in collectives exhibitions at the following places : Dallas Contemporary, Biennale de Venezia, Le Consortium, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, MMK Museum für Moderne Kunst, The Art Institute of Chicago, la Triennale de Milan, le Walker Art Center…<br /> </em></p> <p style="text-align: justify;"><em>M/M’s works are featured in the collection of institutions such as the Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris ; Design Museum, London, Museum of OCntemporary Art, Miami ; Museum für Moderne Kunst, Frankfurt ; Museum für Gestaltung, Zürich, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris ; Stedelijk Museum, Amsterdam; Tate Modern, London, and Van Abbemuseum, Eindhoven.</em><a href="http://www.airdeparis.com/now.htm" target="_parent" class="Style93"><br /> </a></p> Sun, 14 Apr 2013 02:31:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list bruant&spangaro, Hanne Darboven, Jay Chung & Q Takeki Maeda, Monica Majoli, Fabian Marti, Anne Laure Sacriste, Josef Strau, Benjamin Swaïm - Air de Paris - April 12th, 2013 - May 18th, 2013 <p style="text-align: justify;">On n’en sort pas des notes perdues, du livre à venir qui ne viendra plus, du vide abyssal que laisse un texte non fini. On croirait toucher paradoxalement, par cette absence même, «l’abîme d’en-dessous le mal qui était le mal lui même [ et qui ] vient de surgir dans la lumière du langage.»</p> <p style="text-align: justify;">A la différence près que, ici, continuant le jeu d’oxymores chères à Foucault, c’est par la négation du texte que l’on perçoit cet abîme. Si l’écriture recouvrait un fond sans fond, le texte perdu le dévoile. Il nous reste alors à sonder l’oeuvre non finie, l’ébauche comme ce qui a survécu au désastre, son signe intangible. Il nous reste à lire et relire à s’en abîmer les yeux, à suivre les traits des esquisses préparatoires, à recouper les textes, à sonder les blancs qui le trouent - des noirs.<br /> Peut être en sont elles d’autant plus précieuses, d’ailleurs, ces notes, lourdes de la beauté qui n’a pas survécu à leur destruction ou que leur inachèvement a empêché.</p> <p style="text-align: justify;">Une beauté supplémentaire, qui se surajoute à la beauté de la prose de Pasolini – son ultime prose, Pétrole, écho de celle de Pétrone, dont le récit de la fuite de l’objet du désir fait écho au manque au coeur de son texte, incomplet. Il faudra alors se plonger dans le noir (bruant&amp;spangaro, Fabian Marti, Anne Laure Sacriste, Benjamin Swaim) dans les ébauches comme dans les imprimés (Monica Majoli, Carol Rama), dans les textes (Hanne Darboven, Lisa Holzer, David Jourdan, Josef Strau), non pas pour retrouver quoique ce soit de perdu mais bien garder la beauté dont ces oeuvres, comme celle des textes auxquels on aura pris plaisir à les associer, sont l’indice. Car, au final, ces notes sont bien la preuve de leur souvenir et pas de leur perte.</p> Sun, 14 Apr 2013 02:34:08 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Martine Aballéa - Art:Concept - April 13th, 2013 - May 18th, 2013 <p style="text-align: justify;">“Mes résolutions pour la nouvelle année : À tous les démons, désirs, passions, cupidités, envies, amours, haines, désirs étranges, ennemis fantômatiques ou réels, armées de souvenirs, contre lesquels je lutte – faîtes en sorte de ne jamais me laisser en paix” (Patricia Highsmith, Nouvel An, 1947)</p> <p style="text-align: justify;">Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Art : Concept, Martine Aballéa présente deux nouvelles séries de photographies mêlant paysages, textes, nature et mondes fantomatiques. Elles racontent des histoires d’amour, des histoires de crimes qui se détachent sur fond de nature luxuriante ou d’images en négatif.</p> <p style="text-align: justify;">Au départ, rien d’exceptionnel ni d’irrationnel, les situations sont presque banales, des clairières, des sous-bois, la façade d’une maison puis une phrase, simple, unique qui identifie et stigmatise   e lieu, le faisant devenir lieu de transgression ou de protection. Très vite tout s’enchaîne, il suffit d’une phrase pour que l’on se laisse entraîner dans un récit qui nous incite à passer de l’autre côté du miroir, se retrouver là où la vie réelle ne le permet pas, être quelqu’un d’autre en sorte.</p> <p style="text-align: justify;">Etre une autre, Martine Aballéa en tire une jouissance secrète, trompant tour à tour sa joie, sa solitude ou sa tristesse. Car il s’agit bien de tromper le désamour, la dépression, tromper ou être trahie, vaincre ou être anéantie. Cette idée d’être quelqu’un d’autre, de pouvoir transgresser les règles sans en subir les conséquences, se retrouve souvent au coeur des oeuvres de Martine Aballéa. Dans les années 1980, elle commence ses récits fictionnels avec  notamment la série des Romans Partiels en 1982, puis en 1995 avec ses Epaves du désir, et en 1997 la série, Nouveaux Amours / Nouveaux Crimes. Elle y développe ce lien narratif et nous raconte ses histoires très mystérieuses. Ici c’est celle d’une femme, une femme pour toutes les autres. Aballéa cache dans ses oeuvres des personnages qui veulent se libérer  affectivement ou socialement de quelque chose ou de quelqu’un. Dans ces nouvelles séries de photos, elle représente ces femmes qui pour des motifs divers sont allées jusqu’au bout. La solution pour éviter de devenir réellement une psychopathe revient finalement à s’inventer un double malveillant incarné par cette meurtrière qui représente l’universalité de la rupture et de ce qu’elle peut entraîner. Les causes sont multiples, Martine Aballéa en dresse la liste, une liste non exhaustive, à chacune de rajouter la sienne. L’exposition devient en quelque sorte un dictionnaire illustré du sentiment amoureux avec ce qu’il peut contenir de réconfortant ou de dangereux.</p> <p style="text-align: justify;">Ces images rappellent les intrigues des polars comme ceux de Raymond Chandler ou de Patricia Highsmith, elles sont à la fois le miroir d’univers bucoliques saturés par la nature auxquels répondent des lieux baignés d’une lumière froide comme dans la série des amants fantômes. Toutes sont le théâtre d’épisodes douloureux. Martine Aballéa est double, comme ces séries de photographies, à la fois lumineuse et sombre. Secrète, fragile, méfiante, inquiète, quand on lui pose une question trop intime, elle se referme et se retire ailleurs loin de la conversation. Mais quand elle parle de littérature, d’amour, de son travail, elle se redresse, les yeux s’allument et le sourire revient. Elle transforme le Musée National d’Art Moderne en Hôtel Passager; elle invente sa Maison sans Fin en hommage à Sarah Winchester, y incluant ses propres fantômes. Dans ses photographies, elle met en scène l’ambivalence, le doute, la violence ou la protection en jouant subtilement avec l’ombre et la lumière.</p> <p style="text-align: justify;">Martine Aballéa est une forêt vierge en passe d’être entièrement noyée par la végétation. Elle est le blanc des négatifs et la couleur envahissante; un mélange de chats, d’hommes, de livres, de phrases, quelque chose de romantique et de mystique à la fois. Le sujet est tragique mais le traitement, lui reste poétique, il offre des sensations aiguës, une hypersensibilité émotionnelle mais aussi une ironie impitoyable et un cynisme contrôlé par le biais de la fiction. Dans les images présentées à la galerie, le meurtre a déjà eu lieu, il est un signe plutôt qu’un événement qui se déroule sous nos yeux, un homme et une femme se partagent les rôles principaux, l’homme n’est plus là, la végétation a déjà repris ses droits, elle a effacé les traces d’effroi pour laisser place à un fantôme ; quant à la femme, il paraît qu’elle est quelque part, ailleurs.</p> <p style="text-align: justify;">A.B</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Martine Aballéa est née en 1950 à New York, elle vit et travaille à Paris. Son travail est visible notamment dans les collections: Solomon R. Guggenheim Museum, NY; Musée National d’Art Moderne de la ville de Paris; Centre Pompidou Beaubourg, Paris; FNAC, Paris; FRAC Basse Normandie; Bibliothèque National de Paris, Cabinet des Estampes. Expositions (sélection) : La Maison sans fin au CRAC Languedoc en 2012, Musée de l’Abbaye Ste Croix, Les Sables d’Olonne en 2010, Fun House au Centre National de la Photographie à Paris en 2002, Hôtel Passager, ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1999.</p> <p style="text-align: justify;">--------------------------------------------</p> <p style="text-align: justify;">“My New Year’s Eve Toast : to all the devils, lusts, passions, greeds, envies, loves, hates, strange desires, enemies ghostly and real, the army of memories, with which I do battle - may they never give me peace.”    (Patricia Highsmith, Nouvel An, 1947)</p> <p style="text-align: justify;">For her third personal exhibition at Art: Concept, Martine Aballéa presents two new series of photographs mixing landscapes with texts, nature and ghostly worlds. They tell love and crime stories that stand out from luxuriant natural backgrounds or from negative prints of images. At first, nothing exceptional or irrational seems to be going on.</p> <p style="text-align: justify;">A few almost banal places are depicted; forest clearings, undergrowths, the façade of a house… then a sentence, in its simplicity and uniqueness, comes to identify and stigmatize the location, transforming it into a place of transgression or of refuge. Quickly it all swings into action: One sentence has been enough to drag us into a fiction that encourages us to step through the looking glass and enter a place where real life never leads us, and somehow become someone else.</p> <p style="text-align: justify;">Being someone else is Martine Aballéa’s secret pleasure, a weapon that allows her to reshuffle the cards of joy, loneliness or sorrow. Such is the ultimate purpose of her game: To play tricks on the disenchantment and on the depression of life before it annihilates her, cheating on reality before it betrays her. The idea of being someone else, to be able to break the rules of the game without consequences, is often found in Martine Aballéa’s work. During the 1980s she began working on fiction texts, such as the “Romans Partiels”* series in 1982, “Epave du désir”** in 1995 and the “Nouveaux amours / Nouveaux crimes”*** series in 1997. In all these works she carefully develops the narrative link and tells us her very mysterious stories. The latest one is the story of a woman, a woman who represents many other women. Aballéa’s fiction often shelters characters that want to break free from something or someone on a social or on an affective level. In this new photographic series, she represents women who, for a reason or another, have gone all the way, as if the solution to avoid really turning into a psychopath was to invent a malevolent doppelganger for oneself and thus incarnate a woman-killer who represents the universality of relationship-breakdown and what it can entail. The causes are multiple, and Martine Aballéa draws up a non-exhaustive list, to which you can add your own causes. The exhibition almost becomes a sort of illustrated dictionary of love, representing all the comforting and dangerous facets inspired by the feeling.</p> <p style="text-align: justify;">These images remind us of the plots of certain crime novels, such as the ones written by Raymond Chandler or Patricia Highsmith, where bucolic and nature-saturated universes are interspersed with places bathed in cold light such as the settings of the “Ghost Lovers“ series. All these places have been the theatre of painful happenings. Like her series of photographs, Martine Aballéa is a dual person. She can be both luminous and dark. When asked questions that she finds too intimate she becomes a secretive, fragile, restless and suspicious person, curling up into a ball and withdrawing somewhere far from the conversation. But when she starts talking about literature, love or her work, she straightens up, her eyes brighten and her smile returns. She can turn the Museum of Modern Art into an ephemeral hotel, and invent an endless house as homage to Sarah Winchester, peopling it with some of her own ghosts. In her photographs she stage-manages notions of ambivalence, doubt, violence or protectiveness just by subtly playing with light and shadows.</p> <p style="text-align: justify;">Martine Aballéa is a primeval forest that is about to be completely drowned by vegetation. She is the white of negative prints or an invading colour; a mixture of cats, humans, books and sentences, something at once romantic and mystical. Even though her subject is tragedy its treatment remains poetic, offering the sharp sensations of an emotional hypersensitivity coupled with merciless irony and controlled cynicism in a very subtle fictional blend. In the images that are presented at the gallery, a murder has already occurred. The event is a symbol rather than something that has really happened. A man and a woman have played the main roles, the man isn’t there anymore, and the vegetation has quietly reclaimed its rights, erasing all traces of dread and leaving a ghost. As for the woman, she seems to have gone away, elsewhere.</p> <p style="text-align: justify;">A.B // Translation Frieda Schumann<br />* “Partial Novels”<br />** “Wreck of Desire”<br />*** “New Loves/ New Crimes”</p> <p style="text-align: justify;">Born in 1950 in New york, Martine Aballéa lives and works in Paris. Her work has been shown,<br />among others, by the following institutions: Solomon R. Guggenheim Museum, NY; Musée<br />National d’Art Moderne de la ville de Paris; Centre Pompidou Beaubourg, Paris; FNAC, Paris;<br />FRAC Basse Normandie; Bibliothèque National de Paris, Cabinet des Estampes. Expositions<br />(sélection) : La Maison sans fin au CRAC Languedoc en 2012, Musée de l’Abbaye Ste Croix, Les<br />Sables d’Olonne en 2010, Fun House at the Centre National de la Photographie à Paris in 2002,<br />Hôtel Passager, ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris in 1999.</p> Sun, 12 May 2013 00:44:05 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Maître SEIJUN - Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri - April 30th, 2013 - May 11th, 2013 <p>Tamie UEHARA obtient son diplôme de maîtrise en 1948, date à partir de laquelle elle signe ses oeuvres de son nom d’artiste, Maître SEIJUN. En 1971, elle commence à<br /> enseigner l’art de la calligraphie et de la peinture SUMI-E à Paris, au sein de l’Association franco-japonaise de TENRI.<br /> Tout au long de sa carrière, Maître SEIJUN a eu à coeur de transmettre non seulement<br /> sa passion pour la calligraphie, mais aussi une partie de la richesse de la culture japonaise dont elle est issue, et qu’elle a tenté de faire découvrir de la façon la plus fidèle aux français.</p> Sun, 28 Apr 2013 05:38:54 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Isabel Cornaro - Balice Hertling - April 24th, 2013 - May 11th, 2013 Fri, 12 Apr 2013 12:26:52 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - March 27th, 2013 - July 13th, 2013 <p style="text-align: justify;">Paris, 1953, au fond de la rue de Seine, un jeune homme écrit sur un mur en hautes lettres : NE T R AVAILL E Z J AMAIS !</p> <p style="text-align: justify;">Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses oeuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les pointsd’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers (<em>La Société du spectacle</em>, ÉditionsBuchet-Chastel, 1967). C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF .Son oeuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor. </p> <p style="text-align: justify;"><strong>Les archives de Guy Debord ont été acquises en 2011 grâce au mécénat.</strong></p> Mon, 25 Feb 2013 23:46:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jean de Gonet - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - April 16th, 2013 - July 21st, 2013 <p style="text-align: justify;">Dans le domaine réservé mais de plus en plus international qu’est celui de la reliure d’art, Jean de Gonet apparaît comme la figure majeure des trente dernières années. En 1979, l’exposition qui présentait à la Bibliothèque Nationale l’œuvre de Georges Lerouxet de Monique Mathieu, dont la réputation était alors bien établie, fit aussi découvrir Jean de Gonet, dont l’activité créatrice n’avait alors que cinq ans d’âge. Dès cette première apparition publique les productions de ce jeune relieur manifestèrent avec éclat une différence radicale. Jean de Gonet y affirmait en toute connaissance de cause sa rupture avec les modalités et les décors de ce qui constituait jusque-là la reliure de création. </p> <p style="text-align: justify;">Par une approche technique différente, fondée sur la mise à nu de ce qui, depuis des siècles, est couvert (la couture,les attaches), en concentrant sur les points de fragilité (les coins, les mors) ses interventions les plus personnelles, il a constamment associé, au cours de la trentaine d’années qui suivirent, sa pratique créative aux contraintes d’un art dont il a été à la fois le concepteur et le praticien. Nul relieur n’a autant que Jean de Gonet la passion des matériaux, qu’il s’agisse des peaux et des papiers, mais aussi des essences de bois, des métaux, même du carbone-kevlar. Cette sensibilité au tactile s’accompagne de dispositifs raffinés qui mettent en valeur la souplesse des plats, de procédés qui font contraster le lisse avec le grenu, le gaufré, le strié. </p> <p style="text-align: justify;">Maître de la couleur, au gré des matériaux qu’il choisit, qu’il teint ou qu’il peint lui-même, Jean de Gonet n’a cessé d’inventer tout en gardant un style qui fait reconnaître entre toutes ses créations, où la beauté des matières travaillées s’allie à la tension des formes mises en jeu.</p> Sat, 30 Mar 2013 05:00:43 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nick Darmstaedter, Brendan Lynch - Bugada & Cargnel - April 26th, 2013 - May 30th, 2013 <p style="text-align: justify;"><b>Nick DARMSTAEDTER &amp; Brendan LYNCH – <em>U CAN'T SAY THAT AGAIN AGAIN</em></b><br /> <br /> For their first exhibition in Paris, <em>U Can't Say That Again Again</em>, Nick DARMSTAEDTER and Brendan LYNCH present new multimedia works. The artists live together in New York City and work in a shared studio as part of the The Still House Group in Red Hook, Brooklyn.<br /> <br /> The works in this exhibition, as hinted by the title, are byproducts of re-appropriation. First, the artists select an iconography inherent to their own backgrounds and rework the materials into new compositional frames and then the audience experiences a second relational shift while bringing their own associations to the framework. DARMSTAEDTER's work culls more identifiable references while LYNCH exploits abstract considerations.<br /> <br /> Both artists present a series of 'painting' that share a parallel in their American associations. DARMSTAEDTER's penny and magnet paintings carefully consider composition through process and color respectively. And the imagery within both series - pennies embossed with Lincoln's profile and a range of refrigerator magnets familiar to his generation -are hyper American motifs. LYNCH's luminous collages cloak Americana with aluminum leaf; a Hudson River School painting and Sports Illustrated swimsuit model. For LYNCH, the images are not about specificity but archetypes of landscape painting and a sex symbol from his adolescence through young adulthood.<br /> <br /> The two part from traditional practice in their site-specific installations: DARMSTAEDTER's <em>Rice Rocket</em> and LYNCH's mural, <em>It took time to see</em>.<br /> <br /> A rice rocket is a playfully pejorative term describing Japanese made automobiles that have been modified cosmetically to give a false impression of high performance. Here, DARMSTAEDTER has propped a Mercedes-Benz atop a pile of Japanese wholesale rice – a practice that would warrant offense in Japanese culture – but here the artist re-contextualizes the symbol heightening his dual heritage: German-Japanese. While 'identity art' tends to carry a stoic tone, DARMSTAEDTER explores the comic capabilities of racial stereotypes and plays with tokens of mass culture versus individual identity.<br /> <br /> The ingredients of LYNCH's mural (a stucco-like paste of tobacco ash suspended in water) inspire no particular nationality; instead they focus on the potential found within the detritus of contemporary life. Ultimately, this work is about process: firstly, the creation of the material and then the gesture of the composition.<br /> <br /> Both artists inspire a heightened awareness of our relationship to place and how we define our greater identity through tokens of mass culture.<br /> <br /> Cecelia STUCKER</p> Mon, 29 Apr 2013 10:27:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Tony Oursler - Campoli Presti-Paris - April 25th, 2013 - May 11th, 2013 <p style="text-align: justify;">On the occasion of the exhibition of Tony Oursler and Mike Kelley’s installation The Poetics Project (1977-1997) at the Centre Pompidou, JGM. Galerie is pleased to present Tony Oursler’s installation Phobic/White Trash (1992), which had never yet been shown in France. The exhibition will be presented at Campoli Presti gallery. <br /> <br /> Tony Oursler and Mike Kelley collaborated throughout the years, since they formed the legendary protopunk music/performance group the Poetics at California Institute of the Arts in 1976. Importantly, Oursler invited Kelley to participate in his early 1990s dummy series, which resulted in Phobic/White Trash. Recorded in NY and LA in 1992, the starkly dramatic installation juxtaposes two opposing figures who interact as much as they interrupt one another, poised and intersecting the room diagonally, droning ever on. A comment on the sprawling, chaotic, intoxicated and escapist landscape of suburban America, the two scripts take distinctly different approaches to this zone. Kelley strings together a series of tales, each resolving in a claustrophobic anxiety-drenched dilemma. His performance causes the viewer to empathize with the conditions of the Phobic through direct address. Oursler takes the point of view of a fusing domestic setting with media tableaus, putting the viewer in the position of a floating camera.<br /> <br /> From an interview in that year with Elizabeth Janus, Oursler states, “I was thinking a lot about how movie time? media time, the camera, the narratives? has really punctured our world, how it is the fourth-dimensional space of our time. I tried to make figures that could exist in between the interior and exterior worlds, literally, like seers that we can’t see and can’t see us. You can begin to see this in Phobic and White Trash.” Oursler continued, “These works are a bridge between two subsets of dummy projects: the “movie” series and the series based on psychological states. These two subsets intersected in a sea of blood, so to speak; or, more simply put, in my ongoing interest in violence. I’m questioning the impulse to reenact extremely elaborate violent trauma? a violence that takes on ritual dimensions? and whether this is somehow a positive service that the media performs for the public or whether we are involved in some kind of sick cycle. Anyway, death and the fear of death seem to be great motivators.”<br /> <br /> Phobic/White Trash has been shown at Centre d’art contemporain Geneve (1993), Kunstwerke Berlin, and Andrea Rosen, New York. It will be shown for the first time in France at Campoli Presti, which invites JGM. Galerie for the occasion.<br /> <br /> <br /> ***</p> <p style="text-align: justify;">A l’occasion de l’exposition au Centre Pompidou de l’installation The Poetics Project (1977-1997) réalisée par Tony Oursler et Mike Kelley, la JGM. Galerie est heureuse de présenter une installation inédite en France de Tony Oursler intitulée Phobic/White Trash (1992). La galerie Campoli Presti s’associe à cet évènement en invitant la JGM. Galerie. <br /> <br /> Tony Oursler et Mike Kelley ont collaboré à de nombreuses reprises durant leurs carrières depuis la formation du mythique groupe protopunk the Poetics au California Institute of the Arts en 1976. Oursler invita notamment Kelley à participer à sa série des Dummies, au début des années 1990, dont Phobic/White Trash est issue. Créée à New York et Los Angeles en 1992, cette installation théâtrale juxtapose les propos de deux personnages installés aux deux extrémités d’une pièce, qui interagissent et s’interrompent dans un babillage permanent. Les deux bandes sonores sont des commentaires sur le paysage tentaculaire, chaotique, pollué et quasi-fictif que représentent les zones périurbaines américaines. Kelley raconte une série de fables qui se concluent toutes sur un dilemme claustrophobe baigné d’angoisse, qui amène le spectateur, auquel il s’adresse directement, à s’identifier à une personne en situation de phobie. Oursler adopte le point de vue d’un paysage domestique en détérioration et met le spectateur dans la posture d’une caméra flottant dans l’espace. <br /> <br /> Dans une interview d’Elizabeth Janus publiée cette année-là, Oursler dit : “je pense beaucoup à la façon dont les récits, le temps médiatique, la caméra, les films, ont réellement modifié le monde, au fait qu’ils sont devenus la quatrième dimension de notre espace. J’ai tenté de créer des personnages qui pourraient exister dans les mondes intérieur et extérieur, littéralement, tels des voyants que l’on ne voit pas et qui ne peuvent pas nous voir. C’est quelque chose qui transparaît dans Phobic et White Trash.” Avant d’ajouter : “ces œuvres sont un pont entre deux sous-ensembles de mon projet des mannequins: la série des “films” et la série basée sur les états psychologiques. Ces deux sous-ensembles s’entrecroisent dans une mare de sang, si j’ose dire; ou, pour être plus clair, dans mon intérêt permanent pour la violence. J’interroge l’impulsion pour reconstituer un traumatisme de violence extrêmement élaboré, une violence qui prend de dimension rituelle, et pour savoir s’il s’agit d’une façon ou d’une autre d’un service positif que les médias rendent au public, ou si nous sommes tous engagés dans une espèce de cycle malsain. Quoi qu’il arrive, la mort et la peur de la mort semblent être de grandes sources de motivations.” <br /> <br /> Phobic/White Trash a été exposée au Centre d’art contemporain de Genève (1993), au Kunstwerke de Berlin, et à la galerie Andrea Rosen à New York. Elle sera présentée pour la première fois en France à la galerie Campoli Presti qui invite pour l’occasion la JGM. Galerie.</p> Mon, 29 Apr 2013 11:58:51 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Morag Keil, Loretta Fahrenholz, Melanie Matranga, Bonny Poon - castillo/corrales - April 20th, 2013 - June 8th, 2013 <p style="text-align: justify;">In her text “Eye Contact” on Marilyn Manson’s album <i>Born Villain</i> Morag Keil quotes model and actress Rosie Huntington-Whiteley:</p> <p style="text-align: justify;">“<i>At some point you have to start looking at yourself as a product. You have to do business with yourself. I look a Gisele – she has the character that everyone wants. She has made herself into a brand.</i>”</p> <p style="text-align: justify;">It happens to all of us, maybe even the best of us. This is where this exhibition got its starting point: in the embarrassing moment when we realize that everything we thought was authentic and that we could be proud of also functions by itself as an image – autonomous and elusive, efficient, deceitful.</p> <p style="text-align: justify;">Art, life, work, occupation becoming their own representations in the form of positions, fantasies and identities. Caught up in ambivalent desires or ambitions, this pattern of self-definition and self-awareness can be part of an empowerment process, but also unfold as a marketing strategy, filling in specific demands in terms of social exposure and personal/professional expectations.</p> <p style="text-align: justify;">The practice of an artist is routinely seen as a definition by itself: the embodiment of a lifestyle – the essential post-romantic surplus value. Trouble, annoyance and paradoxes appear here when the conventions of ironic heroization, spleenful projection, or transgression get exhausted. Which is, after all, fine. It’s not the forms and the signs that can stand for an attitude. More so the way they are used, put together and exchanged; activating their potential for meaning and feeling.</p> <p style="text-align: justify;">Do these problems sound too general, or too familiar? Such looming questions seem not to belong to anyone anymore. They’re the script for plots we’ve followed thousands of times, pretexts for jokes and complaints with friends, or simply statuses to keep your online id up to date. The drive to address them again is analytical as much as it is restless: emotions are rendered visceral and kept distant in the same gesture of making them happen and fixing them. They’re a way to mark one’s own otherness. What is at stake is not the search for the “right” stuff or position – it’s the possibility to deal with prerequisites in order to twist the game. </p> <p> </p> Sun, 26 May 2013 12:22:08 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Claudia Comte - Centre culturel suisse de Paris - May 3rd, 2013 - June 2nd, 2013 <p style="text-align: justify;">Claudia Comte (née à Lausanne en 1983, vit à Berlin) travaille à partir d’inspirations éclectiques et s’approprie librement différents champs de la création : le design, le théâtre, l’architecture d‘intérieur, la mode, les arts plastiques. Ces projets interrogent tous à leur manière les enjeux actuels de la sculpture et de la peinture, cinquante ans après la phrase célèbre de Frank Stella « ce que vous voyez est ce que vous voyez ». Chez Claudia Comte, les métaphores et les références sont toujours entremêlées avec sérieux et rigueur, mais le clin d’œil, voire l’éclat de rire, ne sont jamais très loin. (Samuel Leuenberger)</p> <p style="text-align: justify;"><i>Summer Villa Extension</i> est une suite de l’installation présentée en 2012 à l’Aargauer Kunsthaus d’Aarau, que Claudia Comte réinterprète et développe spécialement pour le CCS. L’exposition présente plusieurs éléments importants de sa production actuelle : les panneaux de bois brûlés, les sculptures à la tronçonneuse et les peintures murales géométriques, auxquels s’ajoutent pour la première fois des sculptures colorées en matériaux synthétiques.</p> <p style="text-align: justify;">A l'occasion du vernissage, performance multimedia de l'artiste <i>Do that voodoo that you do so well</i>, 2e partie, en compagnie de Egon Elliut (DJ/Berlin) à 20h30. Cette performance est une recherche audio-visuelle basée sur les possibilités des formes primitives géométriques, avec une attention portée à leur déploiement dans l’espace et le temps.Cette première collaboration live s’inscrit dans la continuité des recherches de l’artiste sur sa vision d’un formalisme évoluant de façon modulaire. Avec rigueur et simplicité, images vidéo et bande-son électronique sont étroitement connectées et créent une tension palpable.</p> <p style="text-align: justify;">Avec le soutien du <a href="http://www.vd.ch/">Canton de Vaud</a>. En partenariat avec <a href="http://www.lequotidiendelart.com/">Le Quotidien de l'art</a>, <a href="http://www.lesinrocks.com/">Les Inrockuptibles</a> et <a href="http://www.slash.fr/">Slash</a></p> Sun, 05 May 2013 13:02:40 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Uriel Orlow - Centre culturel suisse de Paris - May 3rd, 2013 - July 14th, 2013 <p style="text-align: justify;">Uriel Orlow (né en 1973 à Zurich, vit à Londres) réalise des installations modulaires et multimédias qui réactivent la mémoire cachée de lieux marqués par l’histoire. <i>Unmade Film</i>, son nouveau projet s’articule autour de l’idée d’un film impossible, non réalisé ou détérioré et présenté par fragments. Le point de départ est un ancien village palestinien transformé en hôpital psychiatrique à Jérusalem. En avril 1948, Deir Yassin est attaqué par deux groupes armés sionistes, et plus d’une centaine de villageois trouvent la mort durant cet assaut. En 1951, un hôpital psychiatrique est établi dans les maisons vides de Deir Yassin. A l’origine destinée au traitement des survivants de l’Holocauste – dont une grand-tante de l’artiste -, la clinique s’est aujourd’hui spécialisée dans les soins et la recherche autour du «Syndrome de Jérusalem». L’exposition présente les ramifications complexes de ce lieu.</p> <p style="text-align: justify;">Une publication modulaire paraît aux éditions Fink. Elle accompagne les expositions d’Uriel Orlow à la Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art à Jérusalem, au CCS et à l’espace Les Complices* à Zurich.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Mardi 7 mai, à 20h / </b><i><b>Soigner des images</b></i> : Laure Murat, historienne, spécialiste de l’histoire de la psychiatrie, Erik Bullot, cinéaste et théoricien et Uriel Orlow s'entretiennent autour de deux approches de l'exposition. Laure Murat explore le lien de cause à effets entre des événements politiques et certains syndromes, ou l'asile comme reflet de la société. Erik Bullot quant à lui aborde les métamorphoses, les limites et les possibilités d'un film qui n'en est pas un.</p> <p style="text-align: justify;">En partenariat avec Le Quotidien de l'art, Les Inrockuptibles et Slash</p> Sun, 05 May 2013 13:05:37 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Ann Veronica Janssens, Hans-Peter Feldmann, Adel Abdessemed, Kader Attia, Jason Rhoades, Ernesto Neto - Centre Pompidou - October 17th, 2012 - September 13th, 2013 <p>Le Projet pour l'art contemporain, initié par la Société des amis du Musée national d'art moderne, est exemplaire à plus d'un titre. Il a permis en dix ans d'enrichir la collection du Centre Pompidou d'un nombre impressionnant d'œuvres contemporaines, dues pour la quasi-totalité à des artistes qui jusque là manquaient à la collection : soixante-douze artistes à ce jour, remarqués pour la plupart au début de leurs parcours et souvent devenus des figures importantes sur la scène de l'art. Certains parmi eux ont, depuis, fait l'objet d'expositions monographiques au Centre Pompidou, d'autres - en nombre - ont été nommés pour le Prix Marcel Duchamp. Beaucoup ont été présents dans les grandes expositions internationales.<br /> L'originalité de cette initiative tient à son mode de fonctionnement unique en son genre. On le dit, et avec raison, les collectionneurs d'art contemporain savent prendre des risques, ressentir intuitivement le potentiel d'un artiste. Ce sont souvent eux qui tracent la voie aux musées par leur rapidité de réaction. L'histoire de l'art est remplie d'exemples le confirmant. Ce sont donc des collectionneurs, membres de la Société des amis, qui se sont portés volontaires pour prendre part à ce projet et y participer financièrement. Ils suggèrent les artistes à acquérir lors de séances de travail, en débattent avec les conservateurs et avec les autres membres. S'ensuivent des visites approfondies, des débats passionnés, des réunions avec force exposés et questions qui aboutissent à des choix. Validés par le Musée, certes, mais tous initiés et décidés par les collectionneurs et amateurs qui constituent ce groupe et qui, à travers leur participation, sont aussi les donateurs de cet ensemble d'œuvres.<br /> Qui dira, en constatant les résultats de ce beau projet, que les collectionneurs sont en France tenus à l'écart de la sphère publique, mal considérés, traités avec méfiance, voire soupçonnés de rechercher un bénéfice financier avant toute autre démarche d'adhésion aux œuvres et aux artistes qu'ils défendent souvent avec compétence et enthousiasme ? Les musées ont besoin des collectionneurs comme complices, comme soutiens. Ils doivent créer cette proximité d'intérêt pour la cause publique de l'art contemporain. Forte de sa prestigieuse histoire, la Société des amis du Musée national d'art moderne, désormais plus que centenaire (elle fut d'abord associée au Musée du Luxembourg), accompagne cette démarche dont elle est le vecteur essentiel. Elle montre ainsi son dynamisme autour de ses présidents, hier François Trèves, initiateur de ce projet, et aujourd'hui Jacques Boissonnas.</p> <p>Le nouvel accrochage présenté dans le Musée et intitulé « Fruits de la passion » propose au public de découvrir un florilège de ces acquisitions du Projet pour l'art contemporain. Il s'en dessine un panorama vibrant et pertinent de la scène artistique française et internationale la plus actuelle.</p> <hr /> <p></p> <p style="text-align: justify;">The Project for Contemporary Art, initiated by the Friends of the national museum of modern art, is more a model than a title. In ten years it has enabled the Centre Pompidou to enrich its collection with an impressive number of contemporary works, almost all of them by artists previously missing from the collection: seventy-two artists to date, for the most part noticed at the beginning of their careers and often becoming important figures in the art world. Some, since then, have had solo exhibitions at the Centre Pompidou, others – many of them – have been nominated for the Marcel Duchamp prize. Many of them have been represented at major international exhibitions.</p> <p style="text-align: justify;">This initiative is unusual for the way it works, the only one of its kind. It is said, with reason, that collectors of contemporary art are risk takers, intuitively sensing an artist’s potential. It is often they who show museums the way by the speed of their reaction. The history of art is full of examples confirming this. So it is collectors, members of the Friends who volunteer to be part of this project and contribute financially. At their working sessions they suggest the names of artists to acquire, discussing suggestions with the curators and other members. Then follow in-depth visits, passionate debates, meetings at which strong views are expressed and questions asked, which end with decisions being made. Validated by the Museum, certainly, but all initiated and decided by the collectors and art lovers who make up this group and who, through their contribution, are also the donors of this selection of works.</p> <p style="text-align: justify;">Who will say, noting the results of this fine project, that collectors in France are remote from the public sphere, badly thought of, treated with mistrust, indeed, frequently suspected of seeking financial benefit above any other motive for commitment to the works and artists they often support with competence and enthusiasm? Museums need collectors as friends, as supporters. They should initiate and nurture this closely shared interest in the public cause of contemporary art. Bolstered by its prestigious history, the Friends of the national museum of modern art, now more than a century old (it was at first associated with the Musée du Luxembourg), supports this scheme whose key vehicle it is. It demonstrates its enthusiasm through its presidents, previously François Trèves, initiator of this project, and Jacques Boissonnas today.</p> <p style="text-align: justify;">The new display presented at the Museum under the title “Fruits of passion” gives the public the opportunity to see a treasury of these acquisitions by the Project for contemporary art. It provides a vibrant and pertinent overview of the very latest French and international art scene.</p> Sun, 20 Jan 2013 18:19:48 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - November 21st, 2012 - June 30th <p class="notice" style="text-align: justify;">N&eacute; en 1876 en Roumanie, Constantin Brancusi a v&eacute;cu et travaill&eacute; &agrave; Paris de 1904, jusqu'&agrave; sa mort en 1957. La plus grande partie de son oeuvre y fut cr&eacute;&eacute;e. Dans son testament, il l&egrave;gue &agrave; l'&eacute;tat fran&ccedil;ais la totalit&eacute; de son atelier, situ&eacute; impasse Ronsin, Paris XVe. Celui-ci fut reconstruit sur la Piazza en 1997.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Une collection unique au monde, constitu&eacute;e de 137 sculptures, 87 socles, 41 dessins, deux peintures et plus de 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux.</p> Mon, 13 Jan 2014 11:04:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Eileen Gray - Centre Pompidou - February 20th, 2013 - May 20th, 2013 <p style="text-align: justify;" class="“notice”">Eileen Gray’s legacy consists of a number of unique, avant-garde artefacts, fragmentary archives – and a series of mysteries. To contribute to the understanding of this artist, Centre Pompidou is hosting an exceptional retrospective exhibition. Gray’s work has often been split into two parts by critics, with decorative arts on the one hand and architectural modernism on the other. <strong>Now, Centre Pompidou is seeking to approach the artist’s work as an unbroken whole, engaging as she did in drawing, painting, lacquering, interior decorating, architecture and photography.</strong></p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">Eileen Gray can be seen as a total creative artist in the spirit of <em>Gesamtkunstwerk</em>, combining different modes of expression, artistic fields and techniques in a call for a return to the emotions. Through her works, she expresses every aspect of our inner lives, seeking to embody and satisfy the feelings common to us all, whilst taking into consideration only “humanity of a certain era, with all that era’s tastes, emotions and gestures” .</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">Gray was twenty-two years old in 1900. Independent and determined, the young Irishwoman was clearly keen to escape an overly Victorian family circle. She renounced marriage, preferring rather to enlist in an art school before leaving to live alone in France. Her father, an amateur artist, provided her with the means to achieve her ambitions by supporting her financially. Initially, Eileen Gray decided to attend the Slade School of Fine Art in London, attracted by its avant-garde teaching. Here, she met artists such as Percy Wyndham Lewis, Kathleen Bruce, Jessie Gavin and Jessica Dismorr, all of whom aspired to freedom and discovery of the world around them. Beyond the borders of Europe, they were keen to explore Egypt, the United States, India and Latin America. Being rather more relaxed than London in terms of morals, Paris became the capital of choice for artists. Gray moved there in 1902. That same year, she committed firmly to painting. One of her watercolours was exhibited at the Grand Palais in 1902, followed by a painting for the Society of French Artists’ Salon in 1905. Based near Montparnasse, she first joined the Académie Colarossi and then the Académie Julian. At that time, she had no connections with the worlds of decoration or architecture. As a young woman, she mixed with British and American artists. Her friends included the artist Wyndham Lewis, portrait artist Gerald Festus Kelly, the occultist poet Aleister Crowley, photographer Stephen Haweis and his wife, the poetess Mina Loy, Kathleen Bruce and Jessie Gavin, and friends from the Slade School who had also come to Paris. Through Crowley and Bruce, she met Auguste Rodin, while through Haweis and Loy, she was introduced to the writer Gertrude Stein. She was there at the beginnings of imagism and vorticism, two major English artistic movements that influenced her work. From the poetic culture of imagism, which draws its inspiration from Japanese culture, as well as from Greek and Egyptian antiquity, Gray developed a particular way of “giving objects a complex ideogrammatic form in which cultural habits, references and functions all merge”.</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">In 1910, Gray opened a studio at 11, rue Guénégau with Seizo Sugawara. This marked the start of her collaborative period, working with many others, which was to last over twenty years. Gray was joined by outstanding artists and craftsmen, including talented ebony-worker Kichizo Inagaki, who built pedestals for Rodin, and whose woodworking skills were second to none. In 1908-1909 she learned to dye and weave wool with her friend Evelyn Wyld in the wilds of the Moroccan Atlas; with the latter, she decided to open a second workshop devoted to tapestry weaving at 17-19, rue Visconti. Lacquered panels and tapestries became her new media of choice. From then on, each lacquered or woven artefact, first drawn and painted with gouache, also encompassed the density and thickness of the materials used. Gradually, work in two dimensions came to incorporate an element of depth.</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">In 1913, her lacquered panels began to be assembled, articulated – and mobile. Movable screens became a temporal marker of her delineation of space. Le Destin embodies this development in two key respects: it is three-dimensional, and also marks the artist’s transition from figurative to abstract art.</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">From that point on, Eileen Gray came to be seen more as a decorator than as an artist. With the help of couturier Jacques Doucet, she was able to realise her desire to explore the design of furniture, and produced her most outstanding lacquered items of furniture. Following in the footsteps of American decorating pioneer Elsie de Wolfe, from the 1920s onwards Gray began to create her first interior environments for Madame Juliette Mathieu Lévy. She opened her Jean Désert gallery on May 17, 1922 at 217, rue du Faubourg-Saint-Honoré, from which she developed a predominantly Parisian and American commercial, cultural and relational network. She did not refer to herself as a designer or decorator: her calling cards simply bore the words: “Lacquered screens, lacquered furniture, wooden furniture, dyed materials, lamps, divans, mirrors, carpets, apartment decoration and installation”. Romanian architect Jean Badovici, founder of the avant-garde review <em>L’Architecture Vivante</em>, may have understood the artist better than anyone else, describing her as knowing how to establish “an atmosphere of three-dimensional infinity with a myriad of interlocking planes, in which every item can be apprehended only as one part of a much greater mysterious, living whole. For Eileen Gray, space is simply a medium that can be modelled and transformed as the decorator requires, offering the artist an infinite range of possibilities.”</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">Jean Badovici gave Gray the energy and confidence she needed to work with him, from 1926 to 1929, on building what is now universally recognised as one of the masterpieces of Modernism: <em>Villa E 1027</em>. From her beginnings at the Slade School, through to <em>E 1027</em>, Eileen Gray had never had any training in architecture, except indirectly through contemporary and past issues of <em>L’Architecture Vivante</em> magazine.</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">After being praised to the skies by avant-garde critics in the 1920s, Eileen Gray was largely forgotten until 1968, when historian Joseph Rykwert restored her honour in the review <em>Domus</em>. Thanks to Cheska Vallois, Gilles Peyroulet, Prunella Clough and Peter Adam, from the 1970s onwards many of her items of furniture were rescued. In 1972, the sale of Jacques Doucet’s collection marked her re-emergence in the world of decorative arts; in 2009, the sale of Pierre Bergé and Yves Saint Laurent’s collection made her one of the most highly-acclaimed designers of the twentieth century. Today, Gray’s works are preserved in museums and private collections worldwide.</p> <p style="text-align: justify;" class="“notice”">For this exhibition, Centre Pompidou has concentrated on Gray’s works for the <em>Monte-Carlo Boudoir</em>, the Rue Bonaparte bedroom, <em>E 1027</em> and the artist’s own villa, <em>Tempe a Pailla</em>. In the form of period rooms, this reconstruction allows visitors to gain a better understanding of Gray’s art and her “desire to create a purely ideal space; [...] one that is genuinely so because it responds to the deepest needs of the soul and takes into account the essential truth that lies at the core of all artistic exploration of our age: a material body is not an immutable entity but the sum of potentialities”.</p> <p></p> Tue, 26 Feb 2013 00:06:24 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jesús Rafael Soto - Centre Pompidou - February 27th, 2013 - May 20th, 2013 <p style="text-align: justify;">Jesús Rafael Soto (1923-2005) was one of the leading lights in the revival of kinetic art in Europe in the 1950s and 60s. From 1967 onwards, he created the legendary Pénétrables: volumes suspended in mid-air consisting of thin vertical tubes through which spectators can move. Today, the arrival in the Centre Pompidou’s collection of 20 landmark works from between 1955 and 2004, donated to the state by the artist’s family, fill in some significant gaps and offer further insights into his artistic journey. Centre Pompidou is exhibiting this exceptional group of works for the first time.</p> <p style="text-align: justify;">The donation offers an opportunity to apprehend all the meticulousness and subtlety of a work which has been persistently built up in a dialogue with the founding fathers of abstract art – Mondrian, Malevitch and Moholy-Nagy – and with the artist’s contemporaries, Yves Klein and Jean Tinguely foremost among them. Indeed, Soto’s first Parisian paintings, exhibited at the New Realities Salon in 1951 – the year following his arrival in Paris – already bear witness to his intention to “get Mondrian moving”. By using Plexiglass from 1953 onwards, he was able to introduce the shimmering effects of light into his work and, in his own words, “dematerialise” their painted geometric forms. From 1958 onwards, Soto began to use metal in his works, compounding the black and white striped backgrounds with scrap wire or suspended tubes which create a moire effect, appearing to shimmer in the foreground. In his desire for a work of art to consist, not in a completed composition of subtly blended forms and colours, but in a means of apprehending reality in movement, the artist is pursuing a similar course to new Parisian realists such as Klein, Tinguely and Spoerri and the German artists Mack, Piene and Uecker from the Zero group – alongside whom he frequently exhibited between 1955 and 1965.</p> <p style="text-align: justify;">As kinetic art became fashionable, Soto eschewed the facile illusions of Op Art, choosing rather to integrate spectators wholly into his works. For instance, in 1967, in the Denise René gallery, he hung up his first Pénétrable with the idea of including himself – and other visitors – amid the tubes hanging from the ceiling. In 1969, he wrote the following: “It is no longer a case of people being over here and the world over there. People are part of the whole, and it is this whole that I want people to feel through my encompassing works.” The twenty pieces that make up the donation to the state illustrate this radical development. From the paintings on Plexiglass of the 1950s through to the Cube Pénétrable devised by the artist in 1996 for his Galerie du Jeu de Paume retrospective in 1997, via the wire and suspended tube Vibrations of the 1960s and 70s and the Ambivalences of the 1980s, inspired by Mondrian’s later period, the Soto donation offers a magnificent review of the outstanding career of a master of kinetic art.</p> Tue, 26 Feb 2013 00:14:00 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list