ArtSlant - Recently added http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 - Musée d'Orsay - November 18th - November 18th <p style="text-align: justify;">7 Years of Reflection is an exhibition that will be putting on public show the major pieces acquired by the state-owned Mus&eacute;e d'Orsay over the last seven years. Such an exhibition enables the public to appreciate the issues involved in the policy of enriching the national collections.<br /><br />The Mus&eacute;e d'Orsay's annual budget for purchases, to which is added a 16 % levy on tickets to the permanent collections, remains substantial in comparison with many less privileged national institutions, although it still falls well short of the realities of the highly dynamic international market for painting in Orsay's periods.</p> <p style="text-align: justify;">So these acquisitions reflect both basic collegial arbitrations and the rightness of a policy that has to snap up any judicious opportunities. The aim of this exhibition is to put on public show the pearls that are being added to our institution's displays to delight our visitors.</p> <h4 style="text-align: justify;">Curator</h4> <p style="text-align: justify;">Guy Cogeval, President of the Mus&eacute;e d'Orsay and Mus&eacute;e de l'Orangerie public establishment</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Sept ans de r&eacute;flexion est une exposition qui rassemble les pi&egrave;ces majeures acquises par le mus&eacute;e d'Orsay pendant les sept derni&egrave;res ann&eacute;es. Une telle exposition permet d'appr&eacute;cier les enjeux de la politique d'enrichissement des collections nationales.<br /><br />Le budget annuel des acquisitions du mus&eacute;e d'Orsay, abond&eacute; par un pr&eacute;l&egrave;vement de 16 % du droit d'entr&eacute;e des collections permanentes, reste important au regard de nombre d'&eacute;tablissements nationaux moins favoris&eacute;s ; il est toutefois tr&egrave;s &eacute;loign&eacute; des r&eacute;alit&eacute;s du march&eacute; international, particuli&egrave;rement en ce qui concerne la peinture de la p&eacute;riode d'Orsay (1848-1914). Les acquisitions refl&egrave;tent &agrave; la fois les arbitrages coll&eacute;giaux fondamentaux et la justesse d'une politique qui doit saisir les opportunit&eacute;s judicieuses. <br /><br />Cette exposition a pour but de mettre en avant les perles qui rejoignent les cimaises de notre &eacute;tablissement pour la d&eacute;lectation des visiteurs.</p> <p class="bodytext" style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;</strong></p> <div class="films" style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;Commissariat</strong></div> <div class="commissaires" style="text-align: justify;">Guy Cogeval, pr&eacute;sident de l'Etablissement public des mus&eacute;es d'Orsay et de l'Orangerie</div> Sat, 25 Oct 2014 16:18:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Charles Lameire - Musée d'Orsay - October 7th - January 25th, 2015 <p style="text-align: justify;">The Mus&eacute;e d'Orsay owns the majority of the painter Charles Lameire's studio collection. The majority of this collection was donated by the artist's grandson Gilles Lameire in 1987 through the Soci&eacute;t&eacute; des Amis du Mus&eacute;e d&rsquo;Orsay.</p> <p style="text-align: justify;"><br />This exceptional set was completed by a donation by the universal legatees of Gilles Lameire in 2005 and by the purchase of 75 drawings in 2009. Today almost entirely forgotten, this artist enjoyed a career marked with honour.</p> <p style="text-align: justify;">While the question of grand decoration obsessed his contemporaries, Lameire revived the centuries-old tradition of mural painting by choosing to focus almost exclusively on monumental decoration. <br /><br />A prolific artist, he worked in the capital's most emblematic sites, from the Pantheon to the Sorbonne. His work was protean. A painter-decorator, Lameire designed both huge wall paintings that rivalled the religious painting and history painting of his day and simple decorative elements which he carefully integrated into the buildings.</p> <p style="text-align: justify;">At a time when the concept of industrial arts called into question the boundaries between the arts, he composed stained glass windows, mosaics, tapestries and illustrations, designed objets d&rsquo;art, sculpted compositions and architectures.<br /><br />This display presents some of the hundreds of preparatory drawings for his work: sketches, models, and pounce patterns (full-sized) embody the professional reality of his work.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Le mus&eacute;e d'Orsay d&eacute;tient la majeure partie du fonds d'atelier du peintre Charles Lameire. Aujourd'hui quasiment oubli&eacute;, cet artiste a connu une carri&egrave;re pav&eacute;e d'honneur.</p> <p style="text-align: justify;">Alors que la question du grand d&eacute;cor obnubile ses contemporains, Lameire renoue avec la tradition pluris&eacute;culaire de la peinture murale en choisissant de se d&eacute;dier presque exclusivement au d&eacute;cor monumental. <br /><br />Artiste prolifique, il oeuvre dans les lieux les plus embl&eacute;matiques de la capitale, du Panth&eacute;on &agrave; la Sorbonne. Son activit&eacute; est prot&eacute;iforme. Peintre-d&eacute;corateur, Lameire con&ccedil;oit aussi bien de vastes tableaux muraux rivalisant avec la peinture religieuse ou la peinture d'histoire de son temps que de simples &eacute;l&eacute;ments d&eacute;coratifs qu'il ins&egrave;re avec soin dans les &eacute;difices.</p> <p style="text-align: justify;">A une &eacute;poque o&ugrave; la notion d'arts industriels remet en cause les fronti&egrave;res entre les arts, il dessine aussi vitraux, mosa&iuml;que, tapisserie ou illustrations, con&ccedil;oit des objets d'art, des compositions sculpt&eacute;es et des architectures. <br /><br />Cet accrochage pr&eacute;sente quelques-uns des centaines de dessins pr&eacute;paratoires &agrave; son oeuvre : esquisses, maquettes, poncifs (grandeur nature), rendent ici concr&egrave;te la r&eacute;alit&eacute; professionnelle de son travail.</p> Sat, 25 Oct 2014 16:16:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Marie Dorigny - Maison Européenne de la Photographie - November 12th - December 14th <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;">Il n&rsquo;y a jamais de hasard pour justifier la pr&eacute;sence d&rsquo;un(e) photographe sur les cimaises de la MEP. Marie Dorigny attendait ce moment depuis des ann&eacute;es. La laur&eacute;ate du Prix Photo AFD/POLKA 2013 ne le m&eacute;rite que plus encore.</p> </div> <p style="text-align: justify;">Toutes ses photos nous r&eacute;v&egrave;lent une femme &eacute;prise d&rsquo;&eacute;galit&eacute;, une authentique &laquo; Passionara &raquo; de l&rsquo;image engag&eacute;e. En d&eacute;cembre 1989,</p> <p style="text-align: justify;">la r&eacute;volution roumaine l&rsquo;a fait na&icirc;tre au m&eacute;tier. Depuis, ses images, r&eacute;compens&eacute;es par de nombreux prix et d&eacute;non&ccedil;ant l&rsquo;insupportable violence sans fronti&egrave;res de nos soci&eacute;t&eacute;s, sont devenues incontournables.</p> <p style="text-align: justify;">Avocate sans concession pour d&eacute;noncer le travail des enfants, pay&eacute;s six cents de l&rsquo;heure au Pakistan pour coudre les ballons de foot Nike, Marie Dorigny n&rsquo;a eu de cesse de faire de son engagement le miroir fid&egrave;le de toutes les atteintes &agrave; la dignit&eacute; humaine. Que ce soit sur les routes verglac&eacute;es entre la Pologne et l&rsquo;Allemagne, aupr&egrave;s des prostitu&eacute;es venues de l&rsquo;est ou au fin fond des vall&eacute;es encaiss&eacute;es du N&eacute;pal, ce pays &laquo; qui n&rsquo;aimait pas&nbsp; les femmes &raquo;, elle se tient aux c&ocirc;t&eacute;s des victimes dont les droits ont &eacute;t&eacute; bafou&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Sans jamais verser dans l&rsquo;&eacute;motionnel, conjuguant une ma&icirc;trise parfaite d&rsquo;un cadrage &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; de toute dramatisation esth&eacute;tique, avec un sens inn&eacute; d&rsquo;une lumi&egrave;re naturelle baign&eacute;e de pudeur, Marie ne donne surtout pas en spectacle la souffrance humaine.</p> <p style="text-align: justify;">Tout n&rsquo;est que dignit&eacute; et qu&ecirc;te de respect dans le regard de celles et ceux qui ne poss&egrave;dent plus que leurs yeux pour pleurer.</p> <p style="text-align: justify;">&Agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;exposition, il impr&egrave;gne votre m&eacute;moire, ce regard frontal et accusateur de la jeune m&egrave;re et de ses deux enfants, encore prostr&eacute;s, au milieu du champ de ma&iuml;s, dont ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s dans une province au c&oelig;ur du Mozambique.</p> <p style="text-align: justify;">Digne h&eacute;riti&egrave;re de Dorothea Lange, car grande parmi les grandes, qui vivent aussi de l&rsquo;int&eacute;rieur la grave crise que traverse une profession sinistr&eacute;e, Marie Dorigny, nous donne dans&nbsp; chacune de ses images une le&ccedil;on de solidarit&eacute;, au plus pr&egrave;s des conditions de vie, de survie, devrait&ndash;on dire, des nouveaux damn&eacute;s de la terre, victimes d&rsquo;une gigantesque op&eacute;ration main basse sur le sol mozambicain.</p> <p class="alignright" style="text-align: justify;"><strong>Alain Mingam, Pr&eacute;sident du Jury du Prix AFD</strong></p> Sat, 25 Oct 2014 15:58:31 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Maison Européenne de la Photographie - November 12th - January 25th, 2015 <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;">Une collecte de regards con&ccedil;ue et pr&eacute;sent&eacute;e par Michel Frizot</p> </div> <p style="text-align: justify;">Les images photographiques, qui nous sont tellement famili&egrave;res, passent pour imm&eacute;diatement intelligibles. Et pourtant, la plupart d&rsquo;entre elles provoquent un bref &eacute;tonnement ou une perplexit&eacute; qui perdure, et le sentiment que nous sommes devant une interrogation plut&ocirc;t qu&rsquo;une &eacute;vidence.</p> <p style="text-align: justify;">En prenant appui sur une collecte personnelle d&rsquo;images de toute &eacute;poque glan&eacute;es au fil des ans, d&rsquo;anonymes, d&rsquo;inconnus, d&rsquo;auteurs oubli&eacute;s ou d&rsquo;amateurs, d&rsquo;images de presse, qui &eacute;chappent &agrave; la classification, &agrave; l&rsquo;esth&eacute;tique et &agrave; la mus&eacute;ification, Michel Frizot, historien de la photographie, exerce un regard qui va &agrave; rebours des crit&egrave;res de l&rsquo;histoire, de l&rsquo;art et de l&rsquo;excellence.</p> <p style="text-align: justify;">Le parcours de l&rsquo;exposition se d&eacute;ploie par &eacute;tapes, en 170 photographies, &agrave; la recherche de &laquo; ce qui fait &eacute;nigme pour le regard &raquo; au c&oelig;ur du processus photographique, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de sa mise en &oelig;uvre (saisie, prise de vue), de la nature ou du comportement du sujet photographi&eacute;, des initiatives et des choix du photographe.</p> <p style="text-align: justify;">On envisage successivement l&rsquo;&eacute;nigme s&rsquo;inscrivant<br /> dans la pr&eacute;sence et la disposition des choses,<br /> dans des propositions formelles inattendues,<br /> dans une acuit&eacute; perceptive inhabituelle,<br /> dans les artefacts relevant strictement de la photographie</p> <p style="text-align: justify;">Un choix de vues st&eacute;r&eacute;oscopiques o&ugrave; la circulation du regard en profondeur amplifie la sensation d&rsquo;insolite, est pr&eacute;sent&eacute; sur &eacute;cran avec visionnage en lumi&egrave;re polaris&eacute;e (R&eacute;alisation on situ).</p> Sat, 25 Oct 2014 15:56:44 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Chrystel Egal - Maison Européenne de la Photographie - October 17th - October 26th <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;">Pi&egrave;ce issue de la s&eacute;rie <em>(my) mandalas</em> de Chrystel Egal</p> </div> <p style="text-align: justify;">Dans le cadre de <a href="http://www.mep-fr.org/2014/07/08/lancement-officiel-du-reseau-maris-culture/">Marais Culture + </a>, la Young International (<a href="http://yia-artfair.com/" target="_blank">Artists art fair</a>) qui se tiendra au Carreau du Temple du 23 au 26 octobre&nbsp; a propos&eacute; &agrave; des institutions du 3e et 4e arrondissement de pr&eacute;senter une &oelig;uvre d&rsquo;un artiste contemporain. Le choix de la Maison Europ&eacute;enne de la Photographie s&rsquo;est port&eacute; sur le travail po&eacute;tique de Chrystel Egal qui exposera une pi&egrave;ce intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;Love I&nbsp;&raquo; issue de sa s&eacute;rie <em>(my) mandalas</em>. Bien connue &agrave; la MEP, cette artiste multiforme exposait d&eacute;j&agrave;, il y a quelques ann&eacute;es une &oelig;uvre intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;<a title="Chrystel Egal" href="http://www.mep-fr.org/evenement/chrystel-egal/" target="_blank">ROOM 0&nbsp;</a>&raquo;&nbsp;!</p> <p style="text-align: justify;"><em><strong>Chrystel Egal est photographe et vid&eacute;aste,</strong> avec une s&eacute;rie de films r&eacute;alis&eacute;s depuis 1993 dont certains font partie de la collection de la Maison Europ&eacute;enne de la Photographie. Expos&eacute;e en France (&agrave; l&rsquo;ARC, &agrave; la Maison Europ&eacute;enne de la photographie, &agrave; la Galerie Rabouan-Moussion, au Mus&eacute;e Tony Garnier, &agrave; la Cit&eacute; de la Musique, Lieu Unique Nantes, C.A.C. d&rsquo;H&eacute;rouville St Clair&hellip;), comme &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (&agrave; la Biennale d&rsquo;art de Busan, &agrave; la Ssamzie Space en Cor&eacute;e, &agrave; la School of Visual arts, Ac Project Room &agrave; New York, &agrave; la About Gallery Tha&iuml;lande, et aux Journ&eacute;es photographiques de Bienne en Suisse&hellip;), elle est aussi &eacute;crivain &laquo;&nbsp;Kovalam Beach&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;New York est mon exc&egrave;s&nbsp;&raquo;, publi&eacute;s aux &eacute;ditions Actes Sud, et fut assistante aux c&ocirc;t&eacute;s de Bruce Weber &laquo;Let&rsquo;s get lost&raquo; 1989 nomin&eacute; au Oscars &amp; Grand Prix de la Critique &agrave; Venise en 1988.</em></p> Sat, 25 Oct 2014 15:53:52 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Alberto Garcia-Alix - Maison Européenne de la Photographie - October 22nd - January 25th, 2015 <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;"><em>De faux horizons</em> est le nouveau r&eacute;cit visuel de Alberto Garc&iacute;a-Alix pour la Maison Europ&eacute;enne de la Photographie.</p> </div> <p style="text-align: justify;">Alberto Garc&iacute;a-Alix d&eacute;construit la r&eacute;alit&eacute; par la photographie. Un transit &eacute;motionnel &agrave; travers sa propre imagination : paysages urbains, natures mortes abstraites, portraits, autoportraits.</p> <p style="text-align: justify;">Une large s&eacute;lection des meilleures images in&eacute;dites de son dernier ouvrage.</p> <p style="text-align: justify;">De faux horizons, que l&rsquo;artiste exprime ainsi :</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;Un monde de pr&eacute;sences modifi&eacute;es prises dans un moment de silence &eacute;ternel. Le visible est ici une m&eacute;taphore de vous-m&ecirc;me ou d&rsquo;une pens&eacute;e. Une pens&eacute;e, une r&eacute;v&eacute;lation prise dans un monologue, qui se tendrait sur l&rsquo;horizon. Un faux horizon &hellip;&raquo;</p> <p style="text-align: justify;">Exposition r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce au soutien de la Galerie kamel mennour et de la Galerie Juana de Aizpuru.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;action culturelle espagnole, AC/E (Acci&oacute;n Cultural Espa&ntilde;ola) est partenaire de l&rsquo;exposition<br /> <img class="wp-image-5266 alignleft" style="margin-left: 0;" src="http://www.mep-fr.org/wp-content/thumbnails/uploads/2014/07/ace-tt-width-660-height-208-bgcolor-FFFFFF.jpg" alt="AC:E" width="200" /></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En parall&egrave;le de l&rsquo;exposition &agrave; la MEP, la galerie&nbsp;kamel mennour consacre &eacute;galement &nbsp;&agrave; Alberto Garc&iacute;a-Alix&nbsp;une exposition personnelle du 17&nbsp;octobre &agrave; la fin novembre 2014.</p> Sat, 25 Oct 2014 15:52:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Claude-Guy Hallé - Le Petit Palais - October 1st - January 11th, 2015 <p style="text-align: justify;"><strong>La Conservation des oeuvres d&rsquo;Art Religieuses et Civiles de la Ville de Paris (COARC)</strong> se propose de pr&eacute;senter au Petit Palais des oeuvres r&eacute;cemment restaur&eacute;es dont l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t est majeur au regard de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art et de ses d&eacute;couvertes r&eacute;centes. Le Festin de Balthazar de Claude-Guy Hall&eacute; inaugure cette s&eacute;rie.<br />Claude-Guy Hall&eacute; (1652-1736) est l&rsquo;un des peintres d&rsquo; histoire les plus importants de la fin du r&eacute;gne de Louis XIV. Sa carri&egrave;re fut exceptionnellement longue. Il travailla surtout pour l&rsquo;Eglise et les ordres religieux. La plupart de ses oeuvres ont disparu &agrave; la R&eacute;volution. La red&eacute;couverte de l&rsquo;un de ses tableaux est donc un &eacute;v&eacute;nement.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><em>Le Festin de Balthazar</em>, histoire d&rsquo;une red&eacute;couverte</strong><br />Ce tableau in&eacute;dit de Claude-Guy Hall&eacute; &eacute;tait conserv&eacute; dans une salle du presbyt&egrave;re de l&rsquo;&eacute;glise Saint-Augustin (Paris, 8e arrondissement), et se trouvait dans un &eacute;tat d&rsquo;encrassement qui emp&ecirc;chait tout &agrave; la fois l&rsquo;attribution du tableau et l&rsquo;identification de la sc&egrave;ne : les caract&egrave;res h&eacute;breux, qui permettent ordinairement la lecture de l&rsquo;iconographie, &eacute;taient invisibles et les inventaires mentionnaient ainsi un Repas chez Simon.<br />Autour du tableau restaur&eacute; et dot&eacute; d&rsquo;un nouveau cadre, le visiteur d&eacute;couvrira le dessin pr&eacute;paratoire qui a permis son attribution &agrave; Hall&eacute;, ainsi que d&rsquo;autres oeuvres de l&rsquo;artiste et des documents relatifs &agrave; la restauration.<br /><strong>Cette restauration a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce au soutien de la Fondation familiale Fr&eacute;d&eacute;ric de Sainte Opportune sous l&rsquo;&eacute;gide de la Fondation Notre-Dame.</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>COMMISSARIAT</strong><br /><strong>Nicole Willk-Brocard</strong>, historienne de l&rsquo;art et sp&eacute;cialiste de la dynastie Hall&eacute;<br /><strong>Maryline Assante di Panzillo</strong>, conservateur en chef du patrimoine au Petit Palais<br /><strong>Marc Verdure</strong>, conservateur du patrimoine</p> Sat, 25 Oct 2014 15:35:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Eszter Salamon - Jeu de Paume - October 28th 6:00 PM - 7:00 PM <p style="text-align: justify;">Young Visitor&rsquo;s Tuesday Tours: guided tour of the exhibition &ldquo;Eszter Salamon. Eszter Salamon 1949 &ldquo; by the artist.<br /> <br /> Tuesday 18 October at 6pm. Free admission for students and visitors under 26. Or free admission on presentation of the exhibition ticket of the day.<br /> <br /> Young Visitor&rsquo;s Tuesday: Free admission for students and visitors under 26 every last Tuesday of the month from 11am to 9pm.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">&Agrave; l'occasion du rendez-vous des mardis jeunes, le Jeu de Paume vous propose un parcours dans l'exposition &laquo; Eszter Salamon. Eszter Salamon 1949 &raquo;, en compagnie de l'artiste, suivi d&rsquo;une rencontre dans l&rsquo;espace &eacute;ducatif.<br /> <br /> M&ecirc;lant performance, travail documentaire et autofiction, Eszter Salamon multiplie les perspectives sur la construction fragile et perm&eacute;able de l&rsquo;identit&eacute;. Au Jeu de Paume, elle investit l&rsquo;espace et le temps sp&eacute;cifique du lieu d&rsquo;exposition. Pendant quatre semaines, six heures par jour, celui-ci r&eacute;sonnera de voix et d&rsquo;&eacute;chos de sa vie diffract&eacute;e, amplifi&eacute;e, mise en ab&icirc;me.<br /> <br /> <br /> Visite gratuite pour les &eacute;tudiants et les moins de 26 ans. Acc&egrave;s libre sur pr&eacute;sentation du billet d'entr&eacute;e aux expositions, valable uniquement le jour m&ecirc;me.</p> Sat, 25 Oct 2014 11:04:26 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Eszter Salamon - Jeu de Paume - October 14th - November 9th <p style="text-align: justify;">Combining performance, documentary work and self-fiction, Eszter Salamon offers multiple perspectives on the fragile and permeable construction of identity. By developing doubles of herself, she both rethinks the medium and the material, the unique body and the speech that serves to circumscribe it. A body, my body &ndash; a vacant space, an unknown territory given individual identity by a name, a jumble of memories, facts, sensations. How can these multiple strata be captured? How can we draw up a map that enables us to appropriate them?<br /> <br /> For the solo work <em>M&eacute;lodrame</em>, she conducted a series of interviews with one of her homonyms she had met in Hungary. In &ldquo;Eszter Salamon 1949&rdquo;, she proposed an expanded version, this time situated in the precise space and time of the exhibition. For four weeks and for six hours every day, the Jeu de Paume will resound to the voice and echoes of this diffracted, amplified life, identity within identity. Reciting the words exchanged between one Eszter Salamon and another, the actresses V&eacute;ronique Alain, D&eacute;sir&eacute;e Olmi et Fr&eacute;d&eacute;rique Pierson, will embody these subjective snippets &ndash; where a chance name comes up against historic events and anecdotes.<br /> <br /> How can biographical material occupy and subvert a place of conservation? What kind of mirror do these figures, with their uncertain status, hold up to us? Capturing the discrepancy between a body and speech, shifting the relationships of identification, &ldquo;Eszter Salamon 1949&rdquo; introduces confusion into the very nature of &ldquo;me&rdquo; and the empathy felt when it is on display. An act of transformation, starting out from the tiniest fragment of personal experience, turning it into &ldquo;an anonymous and infinite fragment, a becoming that is always contemporary&rdquo; (Gilles Deleuze).<br /> <br /> <br /> CURATOR<br /> Nata&scaron;a Petre&scaron;in-Bachelez, independent curator<br /> <br /> ACTRESSES<br /> V&eacute;ronique Alain, D&eacute;sir&eacute;e Olmi, Fr&eacute;d&eacute;rique Pierson<br /> <br /> PARTNERS<br /> The Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques contributes to the production of works in the Satellite program.<br /> <br /> The exhibition is co-produced by the Jeu de Paume and the Festival d&rsquo;Automne, as part of the outside programmation of the FIAC.<br /> It was realized with the help of the Goethe Institute (Paris), The Cit&eacute; Internationale des Arts (Paris) and the Centre National de la Danse (Pantin &Icirc;le-de-France).<br /> <br /> The Jeu de Paume is a member of the Tram and d.c.a networks, association fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement des centres d&rsquo;art.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">M&ecirc;lant performance, travail documentaire et autofiction, Eszter Salamon multiplie les perspectives sur la construction fragile et perm&eacute;able de l&rsquo;identit&eacute;. En &eacute;laborant les doubles d&rsquo;elle-m&ecirc;me, elle repense le m&eacute;dium et le mat&eacute;riau, le corps singulier et la parole qui sert &agrave; le circonscrire. Un corps, mon corps &ndash; territoire en friche, inconnue singularis&eacute;e par un nom, fouillis de souvenirs, de faits, de sensations : comment rendre compte de ces multiples strates, et dresser une carte qui permette son appropriation ?<br /> <br /> Pour le solo <em>M&eacute;lodrame</em>, elle avait ainsi men&eacute; une s&eacute;rie d&rsquo;entretiens avec une de ses homonymes rencontr&eacute;e en Hongrie. Avec &laquo; Eszter Salamon 1949 &raquo;, elle en propose une d&eacute;clinaison &eacute;largie, investissant cette fois l&rsquo;espace et le temps sp&eacute;cifique du lieu d&rsquo;exposition. Pendant quatre semaines, six heures par jour, le Jeu de Paume r&eacute;sonnera de voix et d&rsquo;&eacute;chos de cette vie diffract&eacute;e, amplifi&eacute;e, mise en abyme. Rejouant les mots &eacute;chang&eacute;s entre une Eszter Salamon et une autre, les actrices V&eacute;ronique Alain, D&eacute;sir&eacute;e Olmi et Fr&eacute;d&eacute;rique Pierson, incarneront ces bribes subjectives, o&ugrave; le hasard d&rsquo;un nom rencontre des &eacute;v&eacute;nements historiques et des anecdotes.<br /> <br /> Comment un mat&eacute;riau biographique peut-il remplir et subvertir un lieu de conservation ? Quel miroir nous tendent ces figures au statut ind&eacute;cis ? Enregistrant l&rsquo;&eacute;cart entre un corps et une parole, d&eacute;calant les rapports d&rsquo;identification, &laquo; Eszter Salamon 1949 &raquo; introduit un trouble sur la nature m&ecirc;me du &laquo; moi &raquo; et de l&rsquo;empathie que g&eacute;n&egrave;re son exposition. Une op&eacute;ration de transformation, partant du plus infime de l&rsquo;exp&eacute;rience individuelle, pour en faire &laquo; un fragment anonyme infini, un devenir toujours contemporain &raquo;. (Gilles Deleuze)<br /> <br /> <br /> <strong>Eszter Salamon</strong> est chor&eacute;graphe et performeuse. Depuis 2001, elle cr&eacute;e des solos et des pi&egrave;ces de groupe. Son travail est r&eacute;guli&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute; dans le monde entier et elle est aussi fr&eacute;quemment invit&eacute;e &agrave; intervenir dans des mus&eacute;es. Eszter Salamon utilise la chor&eacute;graphie comme une pratique &eacute;tendue, comprise comme une machine &agrave; manoeuvrer entre diff&eacute;rents m&eacute;dias : vid&eacute;o, son, musique, texte, voix, mouvement et actions corporelles.<br /> Dans ses premi&egrave;res &oelig;uvres, l&rsquo;activation de l'exp&eacute;rience cognitive interroge la perception visuelle, la sensation et la kinesth&eacute;sie. Depuis 2005, son int&eacute;r&ecirc;t pour le documentaire et l&rsquo;autobiographie f&eacute;minine ont abouti &agrave; une multiplicit&eacute; de formats, tels qu&rsquo;une conf&eacute;rence dans&eacute;e, une vid&eacute;ochor&eacute;graphie ou un monodrame. Ses recherches sur la sp&eacute;culation et la fiction l&rsquo;ont amen&eacute;e &agrave; cr&eacute;er <em>TALES OF THE BODILESS</em>, un op&eacute;ra futuriste sans interpr&egrave;te, qui imaginait les modes d&rsquo;existence possibles apr&egrave;s la disparition des humains. Derni&egrave;rement, Eszter Salamon a commenc&eacute; une s&eacute;rie de pi&egrave;ces explorant &agrave; la fois la notion de monument et la pratique d'une r&eacute;&eacute;criture de l'Histoire.<br /> <br /> Eszter Salamon vit &agrave; Berlin et Paris.<br /> <br /> <br /> Commissaire<br /> Nata&scaron;a Petre&scaron;in-Bachelez<br /> <br /> Interpr&egrave;tes<br /> V&eacute;ronique Alain, D&eacute;sir&eacute;e Olmi, Fr&eacute;d&eacute;rique Pierson<br /> <br /> Partenaires<br /> &laquo; Eszter Salamon 1949 &raquo; : Une coproduction du Jeu de Paume et du Festival d&rsquo;Automne &agrave; Paris.<br /> Avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP) et la participation de la Cit&eacute; Internationale des Arts, du Centre national de la danse et du Goethe Institut-Paris. En collaboration avec la Fiac.<br /> <br /> Le Jeu de Paume est membre des r&eacute;seaux <a href="http://www.tram-idf.fr/" target="_blank">Tram</a><br /> et <a href="http://www.dca-art.com/" target="_blank">d.c.a, association fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement des centres d'art.</a></p> Sat, 25 Oct 2014 11:01:09 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Grand Palais - November 19th - February 15th, 2015 <p style="text-align: justify;">Focusing on Haitian art from the 19th century to the present day, the exhibition takes an approach that is at once historical, social and cultural. Against a background of urban chaos and vigorous popular culture, this exploration of the visual arts aims to go beyond the archetypes of na&iuml;ve and primitive painting and transcend the restrictive magico-religious and exotic vision associated with Haitian art.With nearly 150 works, Hyppolite's Kiss or the Art of Haiti presents art free of any rigid framework, readily mingling poetry, magic, religion and political commitment thorough a great variety of forms, blurring the boundary between art and the street, between a world of forms and everyday life.</p> <p style="text-align: justify;">Curators: R&eacute;gine Cuzin, freelance curator, founder of the association OCEA, Paris and Mireille P&eacute;rodin J&eacute;r&ocirc;me, director of the Ateliers J&eacute;r&ocirc;me, Port-au-Prince</p> <p style="text-align: justify;">This exhibition is organized by the Reunion des Mus&eacute;es Nationaux-Grand Palais</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exposition, la premi&egrave;re sur le sujet, propose de d&eacute;couvrir l&rsquo;extraordinaire richesse de la cr&eacute;ation artistique ha&iuml;tienne : elle n&rsquo;a cess&eacute; de jaillir au coeur du destin tourment&eacute; de la premi&egrave;re R&eacute;publique noire, m&ecirc;lant po&eacute;sie, magie, religion et engagement politique, &agrave; travers les formes les plus diverses. Peintures, sculptures, installations, suspensions, vid&eacute;o&hellip; t&eacute;moignent de cette vivacit&eacute; culturelle, du XIXe si&egrave;cle &agrave; nos jours.</p> <p style="text-align: justify;">Exposition organis&eacute;e par la R&eacute;union des mus&eacute;es nationaux &ndash; Grand Palais.</p> Sat, 25 Oct 2014 09:28:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Chateau de Versailles - October 28th - February 22nd, 2015 <p style="text-align: justify;">From 28 October 2014 to 22 February 2015, the Palace of Versailles is hosting the exhibition "18th Century, Birth of Design, Furniture Masterpieces from 1650 to 1790" in the Africa and Crimea Rooms.</p> <p style="text-align: justify;">The exhibition offers a glimpse of the ingenuity of a bygone era viewed from a present-day perspective and <strong>showcases the innovative and avant-garde nature of the shapes, techniques, decorations and materials used in 18th century furniture</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">The exhibition includes around<strong> 100 major works</strong> from collections at the Palace of Versailles, the Louvre Museum, the Mus&eacute;e des Arts D&eacute;coratifs, the Palace of Fontainbleau and the Getty Museum, alongside works from <strong>private collections</strong> which will be on show to the public for the first time.</p> <p style="text-align: justify;">Cabinets, desks, writing tables, commodes and console tables, but also sofas, armchairs, folding chairs and seating chairs will testify to<strong> the revolution that the 18th century brought about in the history of furniture</strong>, a reflection of the evolving tastes of a society enamoured by modernity and wanting to live in comfort and luxury.</p> <p style="text-align: justify;">- See more at: http://en.chateauversailles.fr/news-/events/expositions/18e-aux-sources-du-design-en#sthash.XPT3NYKN.dpuf</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Du 28 octobre 2014 au 22 f&eacute;vrier 2015, le ch&acirc;teau de Versailles accueille l&rsquo;exposition &laquo; 18e, aux sources du design, chefs-d&rsquo;&oelig;uvre du mobilier 1650 &agrave; 1790 &raquo; dans les salles d'Afrique et de Crim&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Portant sur le g&eacute;nie d'hier un regard d'aujourd'hui, cette exposition met en relief le <strong>caract&egrave;re novateur et pr&eacute;curseur du mobilier 18e en mati&egrave;re de formes, de techniques, de d&eacute;cors et de mat&eacute;riaux.&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;">Une centaine d'<strong>&oelig;uvres majeures</strong>&nbsp;provenant des collections du ch&acirc;teau de Versailles,&nbsp;du mus&eacute;e du Louvre, du mus&eacute;e des Arts D&eacute;coratifs, du ch&acirc;teau de Fontainebleau, mais &eacute;galement&nbsp;du Getty Museum et de&nbsp;<strong>collections priv&eacute;es</strong> seront&nbsp;r&eacute;v&eacute;l&eacute;es pour la premi&egrave;re fois au public.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Cabinets, bureaux, tables &agrave; &eacute;crire, commodes, gu&eacute;ridons, mais aussi canap&eacute;s, fauteuils,&nbsp;pliants et chaises t&eacute;moigneront de<strong> la r&eacute;volution que le 18e a op&eacute;r&eacute; dans&nbsp;l&rsquo;histoire du meuble</strong>, reflet de l&rsquo;&eacute;volution du go&ucirc;t d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; &eacute;prise de modernit&eacute; et souhaitant vivre dans le confort et le luxe.</p> <p style="text-align: justify;">- See more at: http://www.chateauversailles.fr/les-actualites-du-domaine/evenements/evenements/expositions/18e-aux-sources-du-design#sthash.dE2lvDBs.dpuf</p> Sat, 25 Oct 2014 08:51:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - November 29th - December 6th <p style="text-align: justify;"><strong>An exhibition of 100 graduate projects in the creation industries, representative of the excellence of French schools. </strong> <br /> At a time when France is mobilising its "live forces" for an industrial recovery, "TransFormations" puts the spotlight on the work produced by colleges in the creation industry fields (design, architecture, graphic arts and fashion) as regards their most daring proposals. <br /> <br /> This event has no equivalent in the recent history of school promotion events. Each year, it involves bringing together the various disciplines contributing to the well-reasoned renewal and improvement of consumer goods, services and equipment in the living environment (both domestic- and urban-scale), together with different modes of expression for enhancing them (packaging and graphics). While these disciplines belong to specific cultural, technical and economic fields, there is no doubt that the questions they raise and the responses they provide &ndash; particularly as regards the changes at work in our developed societies &ndash; are so common to all of them that we can see connections and even porosities between them. These creative disciplines accompany these transformations and anticipate the world of tomorrow. Bringing them together is a way of shining a light on the main forces behind creative thinking. <br /> For a week, the Centre Pompidou will be acting as an interdisciplinary showcase for the excellence of French creation, and as a venue for meetings and discussions on the socio-economic and cultural issues of these disciplines in their practice and teaching.<br /> To open the proceedings, on the afternoon of Saturday 29 November, some surprise guests will be inaugurating the exhibition in the presence of the winning students. <br /> Based on a selection of work by 100 graduates and postgraduates (Masters level) from the current year, the week-long exhibition will take the form of a continuous projection of the digital catalogue of the works selected, and a public forum where the winning students take turns to present their work. Each day at the end of the afternoon, meetings/debates will be proposed on themes connected with the subjects of degrees or the main issues in teaching these disciplines, together with professionals, teachers and designers.</p> <p style="text-align: justify;">Aimed at the general public as well as professionals, this exhibition provides different approaches, with something for everyone. The curious can explore an infinite variety of creative questions and answers with regard to their environment and daily preoccupations, while specialists can linger over the projections, take the time to look at graduate dissertations, meet the winning students and take part in the debates.</p> <hr /> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Une exposition de cent dipl&ocirc;mes pour les industries de la cr&eacute;ation repr&eacute;sentatifs de l&rsquo;excellence dans les &eacute;coles fran&ccedil;aises. </strong></p> <p style="text-align: justify;">A l'heure o&ugrave; la France mobilise ses &laquo; forces vives &raquo; pour un redressement industriel, <strong>TransFormations</strong> se propose de valoriser les productions issues des &eacute;coles d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur dans les domaines des industries de la cr&eacute;ation : design, architecture, graphisme et mode, dans ce qu&rsquo;elles produisent de plus audacieux.<br /> <br /> Cette manifestation n&rsquo;a pas d&rsquo;&eacute;quivalent dans l&rsquo;histoire r&eacute;cente des &eacute;v&egrave;nements de promotion des &eacute;coles. Il s&rsquo;agit de r&eacute;unir annuellement les diff&eacute;rentes disciplines qui participent au renouvellement raisonn&eacute; et &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration des biens de consommation, des services et de l&rsquo;&eacute;quipement du cadre de vie (de l&rsquo;&eacute;chelle domestique &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle urbaine), ainsi que les diff&eacute;rents modes d&rsquo;expression pour les valoriser (packaging et graphisme). Si ces disciplines appartiennent &agrave; des champs culturels, techniques et &eacute;conomiques sp&eacute;cifiques, il n&rsquo;en demeure pas moins que les questionnements qui les traversent et les r&eacute;ponses qu&rsquo;elles apportent - notamment sur les mutations &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans nos soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;velopp&eacute;es - leur sont communs, au point d&rsquo;observer des voisinages, voire des porosit&eacute;s entre elles. Ces disciplines cr&eacute;atives accompagnent ces transformations et anticipent le monde de demain. Les rassembler c&rsquo;est vouloir rendre visible les grands courants qui animent la cr&eacute;ation.<br /> Pendant une semaine le Forum Bas se pr&eacute;sentera comme la vitrine interdisciplinaire de l'excellence de la jeune cr&eacute;ation fran&ccedil;aise mais &eacute;galement le lieu de rencontres et de d&eacute;bats autour des enjeux socio-&eacute;conomiques et culturels de ces disciplines dans leurs pratiques et leurs enseignements. <br /> En ouverture, le samedi 29 novembre apr&egrave;s-midi, des invit&eacute;s-surprises viendront inaugurer l'exposition en pr&eacute;sence des &eacute;tudiants laur&eacute;ats. <br /> Autour d'une s&eacute;lection de 100 dipl&ocirc;mes et post dipl&ocirc;mes (niveau master) de l'ann&eacute;e en cours, un dispositif sera propos&eacute; durant 8 jours et prendra la forme d'une projection en continu du catalogue num&eacute;rique des travaux retenus, d'une tribune publique o&ugrave; &agrave; tour de r&ocirc;le les &eacute;tudiants laur&eacute;ats pr&eacute;senteront leurs travaux ; et tous les jours, en fin d'apr&egrave;s-midi, des rencontres-d&eacute;bats sur des th&egrave;mes en lien avec les sujets des dipl&ocirc;mes ou sur les grands enjeux de l'enseignement de ces disciplines, en pr&eacute;sence de professionnels, enseignants, designers... <br /> <br /> A l'adresse du grand public aussi bien qu'&agrave; celle des professionnels, cette exposition proposera diff&eacute;rents acc&egrave;s de lecture, appropri&eacute;s &agrave; tous. Le curieux pourra s&rsquo;initier &agrave; l'infinie vari&eacute;t&eacute; des questionnements et des r&eacute;ponses cr&eacute;atives en prise avec son environnement et ses pr&eacute;occupations quotidiennes. Le sp&eacute;cialiste pourra s&rsquo;attarder sur les projections, prendre le temps de consulter les m&eacute;moires des dipl&ocirc;mes, rencontrer les &eacute;tudiants laur&eacute;ats et participer aux rencontres.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Par Michael Buisson</strong>, responsable des aides &agrave; la cr&eacute;ation et des relations avec les &eacute;coles de design, VIA, et <strong>Romain Lacroix</strong>, responsable des programmations, DDC / Centre Pompidou, commissaires.<br /> <br /> En cl&ocirc;ture, <em>TransFormations</em> accueillera le samedi 6 d&eacute;cembre la derni&egrave;re <em>Session</em> de <strong>Val&eacute;rie Mr&eacute;jen</strong> con&ccedil;ue en collaboration avec les &eacute;tudiants laur&eacute;ats. <br /> <br /> LUNDI 1er DECEMBRE :<br /> 14h &agrave; 19h/Forum -1 : Pr&eacute;sentation publique des dipl&ocirc;mes par les &eacute;tudiants.<br /> 19h &agrave; 20h30/Cin&eacute; 2 : Premi&egrave;re rencontre-d&eacute;bat sur un th&egrave;me en lien avec les dipl&ocirc;mes<br /> <br /> MERCREDI 3 DECEMBRE :<br /> 14h &agrave; 19h/Forum -1 : Pr&eacute;sentation publique des dipl&ocirc;mes par les &eacute;tudiants.<br /> 19h &agrave; 20h30/Petite salle : Deuxi&egrave;me rencontre-d&eacute;bat sur un th&egrave;me en lien avec les dipl&ocirc;mes<br /> <br /> JEUDI 4 DECEMBRE :<br /> 14h &agrave; 19h/Forum -1 : Pr&eacute;sentation publique des dipl&ocirc;mes par les &eacute;tudiants.<br /> 19h &agrave; 20h30/Petite salle : Troisi&egrave;me rencontre-d&eacute;bat sur un th&egrave;me en lien avec les dipl&ocirc;mes<br /> <br /> VENDREDI 5 DECEMBRE :<br /> 14h &agrave; 19h/Forum -1 : Pr&eacute;sentation publique des dipl&ocirc;mes par les &eacute;tudiants.<br /> 19h &agrave; 20h30/Petite salle : Derni&egrave;re rencontre-d&eacute;bat sur un th&egrave;me en lien avec les dipl&ocirc;mes<br /> <br /> <br /> <strong>Renseignement :</strong><br /> Romain Lacroix, romain.lacroix@centrepompidou.fr<br /> Pour recevoir les annonces de nos soir&eacute;es : <br /> Christine Bolron, paroleaucentre@centrepompidou.fr</p> Sat, 25 Oct 2014 08:19:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jeff Koons - Centre Pompidou - November 26th - April 27th, 2015 <p style="text-align: justify;"><strong>This retrospective is designed to take stock of an unquestionably great body of work, now inseparable from the man who created it. </strong> <br /> In 1987, the Mus&eacute;e National de l'Art Moderne staged a group exhibition under the aegis of the great Walter Hopps (then director of the Menil Collection in Houston), with the alluring title of <em>Les Courtiers du D&eacute;sir </em> ("The Courtiers of Desire") featuring five artists, including a young man of 32 who was enchanted to be taking part: Jeff Koons. In 2000, the Mus&eacute;e National de l'Art Moderne, I invited to the Centre Pompidou, with the collaboration of the no less great Philippe Vergne, a mature man of 45, still enchanted by being able to take part: Jeff Koons. Today, under the aegis of Scott Rothkopf and myself, the museum is devoting a retrospective to a still more enchanted, now ripely mature man of 58: Jeff Koons. Twenty-seven years have passed since <em>Rabbit </em>came to the Centre Pompidou &ndash; and alas, left it again. The creator of the famous stainless steel balloon has become one of the most famous and controversial artists in the contemporary art scene. He is one of those who attracts so much biting criticism that you wonder whether it is actually the work that is being judged, or the mythology of a man who has become a figure.<br /> This retrospective is designed to take stock of an unquestionably great body of work, now inseparable from the man who created it. Because the work of Jeff Koons is undeniably an American story, an American dream. A pragmatic, resolutely positive body of work; a joyous challenge in a world full of ups and downs; a vision that is certainly playful but more subversive than it seems &ndash; an aspect its creator avoids mentioning. Intimately linked with the work he has built up, Jeff Koons has been in the news more than once during the last 35 years. From his first deliberately childish objects to the archetypal polychrome steel figures standing proudly in public institutions and the private foundations of the great and the good; from the advertising images transformed into paintings to the corporate gifts that have become trophies in the top public sales, and from advertisements for masterclasses awarded to attentive children in art magazines to pornographic images embodying what the artist calls "love and spirituality", the work of Koons has constantly defied good judgement and taste, stimulating desire in a quest to assert its iconic and symbolic value.<br /> This first retrospective in Europe was essential for a decision on the actual evidence. Visitors will thus see that the artist, all through his obsessional work, has constantly called on artisans and manufacturers to produce pieces of increasing technical ambition. From the early assemblages seeking to synthesise Pop and Minimalism to the plaster moulds embellished with decorations for parks and gardens, Koons has sought to establish his approach through a succession of series with subjects that speak to everybody, in an attempt to reconcile modern art and popular culture in a celebration of finally-reunited opposites.<br /> For the artist's ambition is considerable. And it is not only immense &ndash; even if Koons, as we know, does not scorn the physical, symbolic and majestic weight of the monument. His ambition is to fault the paradoxes of a theoretical discourse which in modern times has often only found justification in what it believed was its opposition to power. For Koons, this is a challenge &ndash; a turnaround, even.<br /> Several decades have passed. America has been shattered, and Jeff Koons seems to have maintained an incurable optimism. Integrity and authenticity, self-acceptance and dialogue, confidence and responsibility are certainly present in Jeff Koons's practice of Dale Carnegie's method "How to Win Friends and Influence People". And if the so-often thwarted promise of happiness finally does come to pass, it is quite possible that he would resolutely want to be its messenger. Enjoy!</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Bernard Blist&egrave;ne &ndash; The artists of Chicago &ndash; relatively little-known in Europe and France &ndash; were very important to you. Could you tell us a bit about them? </strong><br /> <strong>Jeff Koons </strong>&ndash; When I was studying at art school, I went to the Whitney Museum one Saturday afternoon. My school was in Maryland: I took the train to New York, and I saw an exhibition on Jim Nutt. He was an "imagist" from Chicago. His paintings were totally new to me! He was exhibiting work from the Sixties and Seventies. There were paintings on Plexiglas, with a touch of Pop, but there was also a strong narrative potential and something a little Surrealist. As a young artist, it was normal to want to see how to develop my own iconography, while linking it with Pop art and introducing a more open dialogue with the outside world. I ended up by moving to Chicago, where I found Jim Nutt, and we became friends, together with Ed Paschke, whom Jim assisted in his studio. Ed Paschke is another artist who had a huge influence on me. He helped me to understand that you can create a dialogue, profound roots and a personal iconography, and that you can begin to explore the field of the objective. <br /> <br /> <strong>BB &ndash;All this formed the American roots of your work?</strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> These were the artists who helped me to get beyond my attachment to Dadaism and Surrealism, develop a personal iconography, and understand the feelings and the way through which one can convey certain sensations to the public. I then realised that I wanted to venture still further. After spending some time in Chicago, I went back to New York because I needed a stronger connection with European art, including with Fluxus, which really interested me&hellip; I wanted to become the champion of ideas in their purest form. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; You often talk about Fluxus and its influence on your work or your creative process, but I have to say that physically, visually, there is no relationship between your early work and what Fluxus was doing at the same time. </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> That maybe has something to do with a kind of certain avant-garde. With Fluxus, you find this avant-garde tradition of artists in a state of protest, who believe in protesting, who create their own reality.<br /> <br /> <strong>BB &ndash; But you have never done that. Or maybe at the beginning? </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> When I made my inflatable rabbit <em>[Inflatable Flower and Bunny (Tall White, Pink Bunny)</em>, 1979&ndash; Ed.] and inflatable flowers, perhaps it was in a similar perspective. But you just had to be aware of that kind of thing, the dialogues of the time &ndash; or talk with other young artists. I didn't want my work to be based on subjective art, on something I dreamed the night before &ndash; I wanted it to reflect a more universal language. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; But you were even more concerned with making an alliance between Pop and Minimalism. You were more involved in the major emerging movements of American culture&hellip; </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> I agree. All the same, I was aware of everything they were doing: George Maciunas, Ben, Yoko Ono, and many others.<br /> <br /> <strong>BB &ndash; When you mention that type of movement, you are talking of the avant-garde. You often say that the avant-garde has remained very important for you. What do you expect of it? Do you feel that you yourself are an artist of the "neo-avant-garde", so to speak?</strong><br /> <strong>JK </strong>&ndash; I feel strong ties with the avant-garde, it's true. I knew absolutely nothing about art and had no knowledge of the history of art &ndash; and all of a sudden I went to an art school, I learned those basics, I saw how artists could get involved with their communities, share ideas, engage in debate, and create their own reality. You can create your own life, you know. You can change your world and that of your community. It's a way of living, of sincerely believing in something. That's how I began to define the avant-garde. So I wanted to be a part of it. That means sharing, dialoguing, and participating in this dialogue. [&hellip;]<br /> <br /> <strong>BB &ndash; The avant-garde has always been "against" something &ndash; against society, the political system, the economic situation. It tries to change the way of the world in a certain sense. Your work is in total opposition to that. </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> My work is against criticism. It fights against the need for a critical function in art and seeks to abolish judgement, so that people can look at the world and accept it in its totality. It's a question of accepting it for what it is. If you do that, you do away with all forms of segregation, and the creation of hierarchies. [&hellip;]<br /> <br /> <strong>BB &ndash; At the end of the Seventies, you found yourself in New York. Can you tell us about the context in which you began to exhibit your work? </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> When I went to New York for the first time, I was a stranger, completely on the margin. When I created my inflatable flowers and the works using sponges, it might happen that someone like Richard Prince or Holly Solomon, who were gallery owners in New York, would come to my studio &ndash; but that was a rare occurrence. I thought my first works revealed my own sexuality too much; I thought that creating something objective would mean removing everything associated with me. That was when I created "The New". This series based on vacuum cleaners was exhibited in several alternative venues, including Artists Space and White Columns &ndash; so yet again on the margins. Nobody bought anything of mine. I had to go back to living with my parents. When I returned and began to establish myself, the art scene of East Village was just beginning to emerge. [&hellip;] I'd been around, and had a certain credibility with the younger generation. I came back at that time and I said to myself, "If I have to leave New York, I'm done for" &ndash; do you see what I mean? I gained a foothold, I came back and I exhibited the "Equilibrium" series. That's when things really started to move forward for me. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; For many reasons, you are a figurative artist. Can you tell us why?</strong><br /> <strong>JK </strong>&ndash; I like the form of communication that results from figurative art: people, and I myself, can identify ourselves with forms. It's human life, and the way we interpret things &ndash; it's not a form of abstraction; it involves our bodies and minds. I think that I systematically root things in life, to improve our personal experience. I want to improve mine. I want to have a more far-reaching, more plentiful life, to have deeper experiences. And so I always bring my work back to what it means to be human. How could I develop in a more significant way?<br /> <br /> <strong>BB &ndash; So can we thus define you as a "figurative artist"?</strong><br /> <strong>JK - </strong> Yes. I work with highly figurative elements. As a whole, I think that my work is abstract because of the way it functions, around numerous ideas. But I actually incorporate a lot of figurative elements, and I like doing that, because they help me to communicate. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; Your production process, which notably involves computer technologies and the involvement of a large workshop, is increasingly sophisticated. Why is this? </strong><br /> <strong>JK &ndash; </strong>I use technology to be sure that my original intention is preserved at the very centre of a process involving several people. [&hellip;] In that way, I don't lose control of my vision; it can remain faithful to my original conception. It can happen that someone else gets involved and changes its direction, generally in a concern for efficiency and speed, or for economic reasons. It's a question of being able to draw even more from a thing than what you put into it. Taking the most direct path is an ideal way of achieving a goal. I try to do that as much as possible. But because I want to obtain results that meet my requirements, to create a pure surface without distortions, it's more difficult to take this direct route. [&hellip;]<br /> <br /> <strong>BB &ndash; What you call the "pure surface" has a relationship with the content of your work. Such pieces necessitate what you call this "pure surface." This is why on several occasions you have refused work you considered imperfect. Can you talk about this idea of the surface of a work, and its meaning? </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> I try to go as far as possible. When you look at something, you can get lost in the abstraction for an indefinite time. My first memory in this respect goes back to when I went into a foundry once, to unmould my sculpture <em>Bob Hope</em>. This is a piece in stainless steel &ndash; you would say almost an Oscar, a kind of prize. When I took it out, I saw that they had not included the bottom of the sculpture. I asked, "Why didn't you reproduce the original model?" They replied, "It's a bottom. No-one will see it." At that moment, I lost my trust in everything, because I wanted to be able to check that the bottom was identical to that of the original model. I wanted the viewers to feel that trust, so that they could abandon themselves and remain immersed in this transformation, this abstraction that was the work. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; In a situation like that, what do we lose? The power to imitate? </strong><br /> <strong>JK &ndash; </strong>We lose that fraction of a second that enables us to continue the dialogue. Instead of that, we suddenly say to ourselves, "What's all that doing there?" The question was not to take something and transform it &ndash; that had already been done. It was a question of being there with this object, and knowing that I, as an artist, respect you, the viewers &ndash; and I try to maintain the dialogue. [&hellip;] This is why I pay attention to all these details, so that you can stay with the work, have a clear experience of it and stay with it as long as possible. <br /> <br /> <strong>BB &ndash; 35 years on, what would you say is the subject of your work?</strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> What I want to say is that everything is there. Everything surrounds us. Everything that exists in the universe is there. Everything that concerns you is there. If you concentrate on your centres of interest, everything will come to you by itself, and become increasingly closer. You will realise that everything is available. [&hellip;]<br /> <br /> <strong>BB &ndash; Though the figure of the rabbit goes back to your early career, it came back a good deal later as an artefact, or perhaps one of the stereotypes of your work. </strong><br /> <strong>JK &ndash;</strong> if I had to describe the guiding principle of my work for the last 35 years, it would be the encounter with the internal and external aspects of life &ndash; the demonstration of the links between these two poles. It's a complete circle. The inner life is externalised, and the outer life is internalised. I would also talk about the dialogue with nature, living beings and inanimate objects, and the way in which they respond to each other, each with its own force, its own sense of the eternal. [&hellip;] In a certain way, life tries to move forward in leaps, almost taking shortcuts. I would talk about the way in which the inanimate, to survive, draws its force from its enduring quality. I would talk about what it means to experience being human and try to push out the limits as far as possible. </p> <div class="DivNotice2" style="text-align: justify;">&nbsp;</div> <div class="DivNotice2"> <p class="notice" style="text-align: justify;">Curator : Mnam/Cci, B.Blist&egrave;ne</p> <hr /> <p class="notice" style="text-align: justify;">En 1987, sous l'impulsion du grand Walter Hopps, directeur de la Menil collection de Houston, le Centre Pompidou r&eacute;unissait dans une exposition de groupe au titre affriolant &ndash; &laquo; Les Courtiers du d&eacute;sir &raquo; &ndash; cinq artistes dont un homme jeune de trente-deux ans, enchant&eacute; de cette participation : <strong>Jeff Koons</strong>. En 2000, dans une exposition de groupe intitul&eacute;e &laquo; Au-del&agrave; du spectacle &raquo;, j'invitais au Centre Pompidou, avec la complicit&eacute; du non moins grand Philippe Vergne, un homme mature de quarante-cinq ans, toujours enchant&eacute; d'intervenir : Jeff Koons. Aujourd'hui, l'institution consacre, sous l'&eacute;gide de <strong>Scott Rothkopf</strong> et moi-m&ecirc;me, un homme m&ucirc;r de cinquante-huit ans, encore plus enchant&eacute; de cette r&eacute;trospective : Jeff Koons. Vingt-sept ann&eacute;es ont pass&eacute; depuis que <em>Rabbit s</em>&rsquo;en est venu au Centre Pompidou et en est &ndash; h&eacute;las &ndash; reparti. L'auteur de la fameuse baudruche en inox est devenu l'un des artistes les plus c&eacute;l&egrave;bres et les plus controvers&eacute;s de la sc&egrave;ne de l'art contemporain. L'un de ceux sur lequel les phrases les plus &acirc;pres vont bon train, au point qu&rsquo;on se demande si c&rsquo;est encore l'&oelig;uvre qu&rsquo;il s'agit de juger ou la mythologie d'un homme devenu un personnage. <br /> Cette r&eacute;trospective entend faire le bilan d'un ind&eacute;niable &laquo; grand &oelig;uvre &raquo;, d&eacute;sormais indissociable de celui qui l&rsquo;a fa&ccedil;onn&eacute;. Car le projet de Jeff Koons est, avant tout commentaire, une histoire et un r&ecirc;ve am&eacute;ricains. Une &oelig;uvre pragmatique et r&eacute;solument positive, un d&eacute;fi joyeux dans un monde de hauts et de bas, une vision certes ludique, mais plus subversive qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t et que son auteur se garde de le dire. Intimement li&eacute; &agrave; sa pratique, Jeff Koons aura, au fil de quelque trente-cinq ans, plus d&rsquo;une fois d&eacute;fray&eacute; la chronique. Des premiers objets r&eacute;solument enfantins aux figures arch&eacute;typales en acier polychrome se dressant dans les institutions publiques et les fondations priv&eacute;es, des images publicitaires m&eacute;tamorphos&eacute;es en tableaux aux cadeaux d&rsquo;entreprise devenus les troph&eacute;es des meilleures ventes publiques, des publicit&eacute;s pour &laquo; master classes &raquo; gratifi&eacute;es &agrave; des enfants attentifs dans des magazines d&rsquo;art aux images pornographiques incarnant, pour l&rsquo;artiste, &laquo; l&rsquo;amour et la spiritualit&eacute; &raquo;, l&rsquo;&oelig;uvre de Koons n&rsquo;aura cess&eacute; de d&eacute;fier le jugement et le go&ucirc;t et de stimuler le d&eacute;sir pour affirmer sa valeur iconique et symbolique.<br /> Il fallait cette premi&egrave;re r&eacute;trospective europ&eacute;enne au Centre Pompidou pour juger sur pi&egrave;ces. Il appara&icirc;tra ainsi au visiteur que l&rsquo;artiste n&rsquo;a cess&eacute;, au fil d&rsquo;un travail obsessionnel, d&rsquo;associer artisans et fabricants &agrave; la r&eacute;alisation de pi&egrave;ces techniquement toujours plus ambitieuses. Des premiers assemblages cherchant une synth&egrave;se entre pop et minimalisme aux moulages de pl&acirc;tre orn&eacute;s de d&eacute;corations pour parcs et jardins, Koons a voulu inscrire son projet au fil de s&eacute;ries dont les sujets parlaient &agrave; tous pour tenter de r&eacute;concilier l&rsquo;art moderne et la culture populaire dans une c&eacute;l&eacute;bration des contraires enfin r&eacute;unis.<br /> Car l&rsquo;ambition de l&rsquo;artiste est de taille. Et pas seulement immense. M&ecirc;me si Koons, on le sait, ne d&eacute;daigne pas le poids physique, symbolique et majestueux du monument. Son ambition est, en fait, de prendre en d&eacute;faut les paradoxes d&rsquo;un discours th&eacute;orique qui n&rsquo;aura, au fil de la modernit&eacute;, souvent trouv&eacute; de justification que dans l&rsquo;opposition qu&rsquo;il aura cru entretenir avec le pouvoir. C&rsquo;est l&agrave; pour Koons un d&eacute;fi, voire un retournement.<br /> Plusieurs d&eacute;cennies ont pass&eacute;. L&rsquo;Am&eacute;rique a &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;e et Jeff Koons semble avoir gard&eacute; un irr&eacute;m&eacute;diable optimisme. Int&eacute;grit&eacute; et authenticit&eacute;, acceptation de soi et dialogue, confiance et responsabilit&eacute; : il y a sans doute dans la pratique de Jeff Koons du Dale Carnegie et de sa m&eacute;thode pour &laquo; se faire des amis et influencer les gens &raquo;. Et si la promesse de bonheur tant de fois prise en d&eacute;faut trouvait &agrave; s&rsquo;accomplir, il n&rsquo;est pas impossible que notre artiste veuille en &ecirc;tre le porteur. Enjoy !</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Par Bernard Blist&egrave;ne</strong>, directeur du mus&eacute;e national d'art moderne</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Bernard Blist&egrave;ne &ndash; Les artistes de Chicago &ndash; assez m&eacute;connus en Europe et en France &ndash; ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s importants pour vous. Pourriez-vous nous en parler ? </strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; &Agrave; l'&eacute;poque o&ugrave; j&rsquo;&eacute;tudiais dans une &eacute;cole d&rsquo;art, je suis all&eacute; un samedi apr&egrave;s-midi au Whitney Museum. Mon &eacute;cole se trouvait dans le Maryland : j&rsquo;ai pris le train pour New York et j&rsquo;ai vu une exposition de Jim Nutt. C&rsquo;est un &laquo; imagiste &raquo; de Chicago. Ses peintures &eacute;taient si nouvelles pour moi! Il exposait des travaux des ann&eacute;es 1960 et 1970. Il y avait des peintures sur Plexiglas, avec un c&ocirc;t&eacute; pop, mais elles avaient aussi un fort potentiel narratif, quelque chose d&rsquo;un peu surr&eacute;aliste. En tant que jeune artiste, il &eacute;tait logique pour moi de comprendre comment d&eacute;velopper sa propre iconographie, tout en la reliant au pop art et en instaurant un dialogue plus ouvert avec le monde ext&eacute;rieur. J&rsquo;ai fini par d&eacute;m&eacute;nager &agrave; Chicago, o&ugrave; j&rsquo;ai retrouv&eacute; Jim Nutt, et nous sommes devenus amis avec Ed Paschke, que Jim assistait dans son atelier. Ed Paschke est un autre artiste qui a exerc&eacute; une immense influence sur moi. Il m&rsquo;a aid&eacute; &agrave; comprendre que l&rsquo;on peut cr&eacute;er un dialogue, des racines profondes, une iconographie personnelle, que l&rsquo;on peut commencer &agrave; toucher au domaine de l&rsquo;objectif.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Tout cela constitue les racines am&eacute;ricaines de votre travail ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Ce sont les artistes qui m'ont aid&eacute; &agrave; d&eacute;passer mon attachement &agrave; dada et au surr&eacute;alisme pour d&eacute;velopper une iconographie personnelle, comprendre les sentiments et la mani&egrave;re dont on peut faire ressentir certaines sensations au public, et pour me rendre compte que je voulais m'aventurer plus loin. Apr&egrave;s avoir pass&eacute; du temps &agrave; Chicago, je suis retourn&eacute; &agrave; New York, car j'avais besoin d&rsquo;une connexion plus forte &agrave; l&rsquo;art europ&eacute;en, entre autres &agrave; Fluxus, qui m'int&eacute;ressait&hellip; Je voulais me faire le d&eacute;fenseur d&rsquo;id&eacute;es dans leur forme pure.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Vous citez souvent Fluxus et son influence sur votre travail ou sur votre processus de cr&eacute;ation, mais je dois dire que physiquement, visuellement, il n'y a aucun rapport entre le travail de vos d&eacute;buts et ce que Fluxus faisait au m&ecirc;me moment.</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Cela a peut-&ecirc;tre &agrave; voir avec une certaine avant-garde. Avec Fluxus, on trouve cette tradition de l'avant-garde et des artistes qui sont dans la revendication, qui croient &agrave; la revendication, qui cr&eacute;ent leur propre r&eacute;alit&eacute;.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Mais vous n'avez jamais fait cela. Ou peut-&ecirc;tre au d&eacute;but ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Quand j&rsquo;ai fait mon lapin gonflable [NDLR : <em>Inflatable Flower and Bunny (Tall White, Pink Bunny)</em>, 1979] et mes fleurs gonflables, c'&eacute;tait peut-&ecirc;tre dans une optique similaire. Mais il suffisait d'&ecirc;tre conscient de ce genre de choses, des dialogues, ou de parler avec d'autres jeunes artistes de l'&eacute;poque. Je d&eacute;sirais que mon travail ne se fonde pas sur l'art subjectif, sur ce dont j'avais r&ecirc;v&eacute; la nuit pr&eacute;c&eacute;dente, je d&eacute;sirais qu'il rel&egrave;ve d&rsquo;un langage plus universel.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Mais vous vous souciiez davantage de faire une alliance entre pop et minimalisme. Vous &eacute;tiez plus impliqu&eacute; dans les grands mouvements naissants de la culture am&eacute;ricaine...</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Je suis d&rsquo;accord. Mais j'&eacute;tais pourtant conscient de tout ce qu'ils faisaient : George Maciunas, Ben, Yoko Ono, et bien d'autres.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Quand vous &eacute;voquez ce type de mouvements, vous parlez d'avant-garde. Vous r&eacute;p&eacute;tez souvent que l'avant-garde demeure tr&egrave;s importante pour vous. Qu'attendez-vous d'elle ? Vous sentez-vous vous-m&ecirc;me, pour ainsi dire, un artiste de la &laquo; n&eacute;o-avant-garde &raquo;?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Je me sens li&eacute; &agrave; l'avant-garde, absolument. Moi qui ne savais rien sur l'art, qui n'avais aucune connaissance en histoire de l&rsquo;art, je suis tout &agrave; coup all&eacute; dans une &eacute;cole d&rsquo;art, j&rsquo;ai acquis ces fondamentaux, j&rsquo;ai compris comment les artistes peuvent s&rsquo;impliquer dans leur communaut&eacute;, partager des id&eacute;es, d&eacute;battre, cr&eacute;er leur propre r&eacute;alit&eacute;. On peut cr&eacute;er sa propre vie, vous savez. On peut changer son univers et celui de sa communaut&eacute;. C&rsquo;est une mani&egrave;re de vivre, de croire sinc&egrave;rement en quelque chose. C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; d&eacute;finir l&rsquo;avant-garde. Je voulais donc y prendre part. Cela signifie partager, dialoguer, participer &agrave; ce dialogue&hellip; [&hellip;]</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; L'avant-garde a toujours &eacute;t&eacute; &laquo; contre &raquo;, contre quelque chose, contre la soci&eacute;t&eacute;, le syst&egrave;me politique, la conjoncture. Elle a essay&eacute; de changer la marche du monde, d&rsquo;une certaine mani&egrave;re. Votre travail est en opposition absolue avec cela.</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Mon travail est contre la critique. Il combat la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une fonction critique de l'art et cherche &agrave; abolir le jugement, afin que l'on puisse regarder le monde et l'accepter dans sa totalit&eacute;. Il s&rsquo;agit de l'accepter pour ce qu'il est. Si l'on fait cela, on efface toute forme de s&eacute;gr&eacute;gation et de cr&eacute;ation de hi&eacute;rarchies. [&hellip;]</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Vous vous trouvez &agrave; New York &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970. Pourriez-vous nous parler du contexte dans lequel vous avez commenc&eacute; &agrave; exposer votre travail ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Lorsque je suis arriv&eacute; &agrave; New York pour la premi&egrave;re fois, j&rsquo;&eacute;tais un &eacute;tranger, compl&egrave;tement dans la p&eacute;riph&eacute;rie. Quand j&rsquo;ai con&ccedil;u mes fleurs gonflables, ou les &oelig;uvres utilisant des &eacute;ponges, il pouvait arriver que quelqu&rsquo;un comme Richard Prince ou bien Holly Solomon, qui &eacute;tait galeriste &agrave; New York, vienne dans mon atelier, mais cela restait une exception. Je pensais que mes premi&egrave;res r&eacute;alisations r&eacute;v&eacute;laient trop ma propre sexualit&eacute;; je pensais que cr&eacute;er quelque chose d&rsquo;objectif reviendrait &agrave; abandonner tout ce qui me serait associ&eacute;. C&rsquo;est alors que j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; &laquo; The New &raquo;. Cette s&eacute;rie utilisant des aspirateurs a &eacute;t&eacute; expos&eacute;e dans plusieurs lieux alternatifs dont Artists Space et White Columns, donc toujours en p&eacute;riph&eacute;rie. Personne ne m&rsquo;achetait rien. J'ai d&ucirc; rentrer chez mes parents et habiter chez eux. Quand je suis revenu et que j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;imposer, la sc&egrave;ne artistique de l&rsquo;East Village se mettait en place. [&hellip;] J&rsquo;avais roul&eacute; ma bosse, et, pour la jeune g&eacute;n&eacute;ration, j&rsquo;avais une certaine cr&eacute;dibilit&eacute;. Je suis revenu &agrave; ce moment-l&agrave;, et je me suis dit : &laquo; Si je dois partir de New York, je suis fichu &raquo;, vous saisissez? J&rsquo;ai repris pied, je suis revenu et j&rsquo;ai expos&eacute; la s&eacute;rie &laquo; Equilibrium &raquo;. C&rsquo;est alors que les choses ont commenc&eacute; &agrave; avancer pour moi.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Pour de nombreuses raisons, vous &ecirc;tes un artiste figuratif. Pourriez-vous nous l'expliquer ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; J'aime la forme de communication qu'induit l'art figuratif : les gens, moi-m&ecirc;me, pouvons nous identifier aux formes. C&rsquo;est la vie humaine, la fa&ccedil;on dont nous interpr&eacute;tons les choses, ce n&rsquo;est pas une forme d&rsquo;abstraction, cela implique notre corps et notre esprit. Je pense que j&rsquo;ancre syst&eacute;matiquement les choses dans la vie, pour am&eacute;liorer notre exp&eacute;rience personnelle. Je souhaite am&eacute;liorer la mienne. Je veux avoir une vie plus vaste, plus ample, vivre des exp&eacute;riences plus profondes. Je ram&egrave;ne donc toujours mon travail &agrave; ce que signifie &ecirc;tre humain. Comment pourrais-je &eacute;voluer de fa&ccedil;on plus signifiante ?</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Pouvons-nous alors vous d&eacute;finir comme &laquo; artiste figuratif &raquo; ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Oui. Je travaille avec des &eacute;l&eacute;ments tr&egrave;s figuratifs. Dans l&rsquo;ensemble, je pense que mon travail est abstrait, de par la mani&egrave;re dont il fonctionne, autour de nombreuses notions. Mais j'incorpore effectivement beaucoup d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments figuratifs, et j&rsquo;aime cela, car ils me permettent de communiquer.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Votre processus de fabrication, qui implique notamment les technologies informatiques et la participation d'un atelier important, est de plus en plus sophistiqu&eacute;. Pourquoi cela ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; J'utilise la technologie pour &ecirc;tre certain que mon intention originale est conserv&eacute;e au c&oelig;ur m&ecirc;me d&rsquo;un processus impliquant plusieurs personnes. [&hellip;] Ainsi, je ne perds pas le contr&ocirc;le de ma vision; elle peut rester fid&egrave;le &agrave; ce que j&rsquo;avais imagin&eacute;. Il arrive que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre s'implique et en change la direction, g&eacute;n&eacute;ralement par souci d&rsquo;efficacit&eacute; et de rapidit&eacute;, &eacute;galement par souci &eacute;conomique. Il s&rsquo;agit de pouvoir tirer d&rsquo;une chose davantage que ce que vous avez mis dedans. Emprunter le chemin le plus direct est un moyen id&eacute;al d&rsquo;atteindre son but. C&rsquo;est ce que j&rsquo;essaie de faire autant que possible. Mais en voulant obtenir des r&eacute;sultats qui correspondent &agrave; mes attentes, en cr&eacute;ant une surface pure sans alt&eacute;ration, il est plus difficile d&rsquo;emprunter ce chemin direct. [&hellip;]</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Ce que vous appelez la &laquo; surface pure &raquo; est en rapport avec le contenu de votre travail. De telles &oelig;uvres n&eacute;cessitent ce que vous appelez cette &laquo; surface pure &raquo;. C&rsquo;est pourquoi vous avez &agrave; plusieurs reprises refus&eacute; certains travaux qui restaient imparfaits &agrave; vos yeux. Pourriez-vous parler de cette notion de surface des &oelig;uvres, de sa signification ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; J'essaie d&rsquo;aller aussi loin que possible. Quand on regarde quelque chose, on peut rester perdu dans l&rsquo;abstraction pendant un temps infini. Mon premier souvenir se rapportant &agrave; cela remonte au moment o&ugrave; je me suis rendu dans une fonderie pour d&eacute;mouler ma sculpture Bob Hope. C&rsquo;est une pi&egrave;ce en acier inoxydable, on dirait presque un Oscar, une sorte de r&eacute;compense. Quand je l&rsquo;ai soulev&eacute;e, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas int&eacute;gr&eacute; le fond de la sculpture. J'ai demand&eacute; : &laquo; Pourquoi n&rsquo;avez-vous pas reproduit le mod&egrave;le original? &raquo; Ils ont r&eacute;pondu : &laquo; C'est un fond. Personne ne va le voir. &raquo; &Agrave; ce moment-l&agrave;, j&rsquo;ai perdu confiance en tout, car je voulais pouvoir constater que le fond &eacute;tait bien identique &agrave; celui du mod&egrave;le original. Je souhaitais que le spectateur ressente cette confiance, afin qu&rsquo;il puisse s&rsquo;abandonner, rester plong&eacute; dans cette transformation, cette abstraction qui est &agrave; l'&oelig;uvre.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; Dans une telle situation, que perdons-nous ? Le pouvoir d&rsquo;imiter ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Nous perdons cette fraction de seconde qui nous permet de continuer le dialogue. Au lieu de cela, on se dit soudain : &laquo; Qu&rsquo;est-ce que tout &ccedil;a fait l&agrave; ? &raquo; La question n&rsquo;&eacute;tait pas de prendre quelque chose et de le transformer, cela a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave; avec cet objet et de savoir que moi-m&ecirc;me, en tant qu&rsquo;artiste, je vous respecte, vous, les spectateurs et j&rsquo;essaie de maintenir le dialogue. [&hellip;] Voil&agrave; pourquoi je fais attention &agrave; tous ces d&eacute;tails, afin que vous puissiez demeurer avec l&rsquo;&oelig;uvre, en faire une exp&eacute;rience claire et rester avec elle le plus longtemps possible.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; 35 ans plus tard, quel est, &agrave; vos yeux, le sujet de votre travail ?</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Ce que je veux dire est que tout est l&agrave;. Toute chose nous entoure. Tout ce qui existe dans l'univers est l&agrave;. Tout ce qui vous int&eacute;resse est l&agrave;. Si vous vous concentrez sur vos centres d'int&eacute;r&ecirc;t, tout se pr&eacute;sentera de soi-m&ecirc;me, de plus en plus proche. Vous vous rendrez compte que tout est disponible. [&hellip;]</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>BB &ndash; M&ecirc;me si la figure du lapin rel&egrave;ve de vos d&eacute;buts, elle revient bien plus tard, comme un artefact, ou peut-&ecirc;tre l'un des st&eacute;r&eacute;otypes de votre travail.</strong><br /> <strong>JK</strong> &ndash; Si je devais donner le fil rouge de mon travail depuis 35 ans, ce serait la rencontre des aspects internes et externes de la vie, la d&eacute;monstration des liens entre ces deux p&ocirc;les. C&rsquo;est un cercle complet. La vie int&eacute;rieure s&rsquo;externalise et la vie ext&eacute;rieure s&rsquo;internalise. Je parlerais aussi du dialogue avec la nature, des &ecirc;tres anim&eacute;s et des choses inanim&eacute;es, et la mani&egrave;re dont ils se r&eacute;pondent, chacun poss&eacute;dant sa force propre, son propre sens de l&rsquo;&eacute;ternel. [&hellip;] La vie, d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on, essaye d&rsquo;avancer par bonds, en br&ucirc;lant presque les &eacute;tapes. J&rsquo;&eacute;voquerais la mani&egrave;re dont l&rsquo;inanim&eacute;, pour survivre, tire sa force de sa durabilit&eacute;. J&rsquo;&eacute;voquerais ce que signifie faire l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;&ecirc;tre humain et essayer de repousser au maximum ses limites.</p> <div class="DivNotice2" style="text-align: justify;">&nbsp;</div> <div class="DivNotice2"> <p class="notice" style="text-align: justify;">Commissaire : Mnam/Cci, B.Blist&egrave;ne</p> </div> </div> Sat, 25 Oct 2014 08:06:05 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Latifa Echakhch - Centre Pompidou - October 8th - January 26th, 2015 <p style="text-align: justify;"><strong>The exhibition space is transformed into a dense, dreamlike landscape, halfway between earth and sky, frozen in a twilight world.</strong> The winner of the 2013 Prix Marcel Duchamp, Latifa Echakhch particularly impressed the jury with the way she brings out all the potential of the space she occupies. In Espace 315, at the invitation of the Centre Pompidou, with support from ADIAF, the artist is presenting a completely new installation, which questions ideas about the stage, decorum and traces. Consisting of several sculptural components, the exhibition has a strongly unified feel. The artist seeks to build up a dramatic scene, transforming the venue into a dense, dreamlike place, halfway between earth and sky, frozen in a twilight world. As they move around, visitors discover different fragments of history, objects that are almost derisory, and recollections of childhood, drawn from the very depths of memory, then immersed in black ink. To create different experiences without seeking to impose her approach, the artist offers her viewers a journey guided by the sensations and emotions aroused by the play with forms. We talk to the artist. <br /> <br /> <strong>Your works have a close relationship with the space. Walls are no longer supports, but "reserves" which play a full part in the work. How did you approach Espace 315 at the Centre Pompidou, and what was your reasoning?</strong><br /> <strong>Latifa Echakhch &ndash;</strong> I approached Espace 315 by focusing mainly on its form. It is an extended rectangle; a kind of box which reminded me a little of a "camera obscura", where the image is reversed. In the exhibition, clouds float lightly above the ground, and the very shiny floor duplicates this impression of inversion. In a way I sought to draw out/condense a landscape in the venue, in order to play with different planes or strata of interpretation, and different scales.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>What is the meaning of these clouds?</strong><br /> <strong>LE &ndash;</strong> The clouds do not have a definitive, precise meaning. They enable a form of condensation. It's about providing one single view of a whole, like the landscape on the shores of the lake where you can see the sky, the water and the shores all reflected in each other. Here there is play between high and low, front and back. A game of inversion, permitting a form of synthesis, which helps to create a dreamlike sensation while drawing visitors' attention to the sculptures. <br /> <br /> <strong>What about the colour black? You use it a great deal in your work.</strong><br /> <strong>LE &ndash;</strong> I use it as a filter. Black simultaneously evokes the idea of a period of action that is past and finished, and a whole, filled with the power of future gestures.</p> <hr /> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Laur&eacute;ate du prix Marcel Duchamp 2013, Latifa Echakhch</strong> a tout particuli&egrave;rement s&eacute;duit le jury par la mani&egrave;re dont elle sait activer le potentiel de l&rsquo;espace qu&rsquo;elle investit. &Agrave; l&rsquo;invitation du Centre Pompidou, avec le soutien de l'ADIAF, l'artiste pr&eacute;sente dans l'Espace 315 une installation in&eacute;dite qui questionne les notions d&rsquo;envers du d&eacute;cor, de d&eacute;corum et de trace. Compos&eacute;e de plusieurs &eacute;l&eacute;ments sculpturaux, l&rsquo;exposition s&rsquo;impose comme un ensemble. L'artiste s&rsquo;est attach&eacute;e &agrave; b&acirc;tir une sc&egrave;ne dramatique. Entre ciel et terre, elle transforme l&rsquo;espace de l&rsquo;exposition en un paysage dense et onirique, suspendu, entre chien et loup. Au fil de ses d&eacute;ambulations, le visiteur y d&eacute;couvre des fragments d&rsquo;histoire, des objets presque d&eacute;risoires, des souvenirs d&rsquo;enfance puis&eacute;s dans les tr&eacute;fonds d&rsquo;une m&eacute;moire et plong&eacute;s dans l&rsquo;encre noire. Pour susciter diff&eacute;rentes exp&eacute;riences sans chercher &agrave; imposer sa voie, l'artiste offre au spectateur un voyage o&ugrave; les sensations et &eacute;motions provoqu&eacute;es par le jeu des formes font le guide. <br /> Entretien.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Vos &oelig;uvres entretiennent un rapport &eacute;troit &agrave; l'espace. Les murs n'y sont plus des supports mais des &laquo; r&eacute;serves &raquo; qui participent pleinement &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre. Comment et dans quel but avez vous appr&eacute;hend&eacute; l&rsquo;Espace 315 au Centre Pompidou ?</strong><br /> <strong>Latifa Echakhch</strong> &ndash; J'ai appr&eacute;hend&eacute; l'Espace 315 en m'int&eacute;ressant principalement &agrave; sa forme. C'est un rectangle allong&eacute;, une sorte de bo&icirc;te qui m'&eacute;voquait un peu l'id&eacute;e d'une &laquo; camera obscura &raquo; o&ugrave; l'image est invers&eacute;e. Dans l'exposition, les nuages flottent ainsi l&eacute;g&egrave;rement au-dessus du sol, et le parquet tr&egrave;s brillant redouble encore cette impression de basculement. J'ai en quelque sorte cherch&eacute; &agrave; &eacute;tirer/condenser un paysage dans le lieu, afin de jouer avec diff&eacute;rents plans ou strates de lecture, et diff&eacute;rentes &eacute;chelles.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Que signifient ces nu&eacute;es ?</strong><br /> <strong>LE</strong> &ndash; Ces nuages n'ont pas une signification arr&ecirc;t&eacute;e, pr&eacute;cise. Ils permettent une forme de condensation. Il s'agit d'offrir une seule et m&ecirc;me vue d'un ensemble, comme un paysage de bord de lac o&ugrave; l&rsquo;on peut voir le ciel, l'eau et les berges se refl&eacute;ter les uns sur les autres, les uns dans les autres. Il y a ici un jeu avec le haut et le bas, le recto et le verso. Un jeu de basculement qui permet une forme de synth&egrave;se, et concourt &agrave; cr&eacute;er une sensation onirique tout en attirant l'attention du visiteur sur les sculptures.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Et la couleur noire ? Son usage est tr&egrave;s pr&eacute;sent dans votre &oelig;uvre.</strong><br /> <strong>LE</strong> &ndash; Je l'utilise comme un filtre. Le noir renvoie &agrave; la fois &agrave; l'id&eacute;e d'un temps d'action pass&eacute; et arr&ecirc;t&eacute;, ainsi qu&rsquo;&agrave; un ensemble en puissance de gestes &agrave; venir.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Par Jean-Pierre Bordaz</strong>, conservateur, mus&eacute;e national d'art moderne, commissaire d'exposition. <br /> Propos recueillis par <strong>Stephane Hussonnois-Bouhayati.</strong></p> Sat, 25 Oct 2014 07:57:04 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jacques-André Boiffard - Centre Pompidou - November 5th - February 2nd, 2015 <p class="notice" style="text-align: justify;">The Centre Pompidou is opening a new area devoted to the exhibition of photography. This new photography gallery will provide free access to viewers, with three exhibitions dedicated to historic or contemporary photography each year, thus revealing the wide-ranging variety of the Centre Pompidou's remarkable collection of 40,000 photographs: one of the finest in the world and the most important in Europe. For its opening, there will be an exhibition devoted to the work of Jacques-Andr&eacute; Boiffard, the great surrealist photographer, through a selection of 80 of his photographs. A founding member of <em>La R&eacute;volution surr&eacute;aliste</em>, Breton's accredited photographer for <em>Nadja</em>, and then Bataille's for the review <em>Documents</em>, Jacques-Andr&eacute; Boiffard is the last great Surrealist photographer who has never featured in a retrospective. The Centre Pompidou finally pays tribute to him.</p> <hr /> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Jacques-Andr&eacute; Boiffard </strong>est le dernier grand photographe surr&eacute;aliste qui n'ait encore jamais fait l'objet d'une exposition r&eacute;trospective. Pour l'ouverture de sa nouvelle galerie de photographies, le Centre Pompidou expose pour la premi&egrave;re fois une s&eacute;lection de soixante-dix de ses photographies.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">N&eacute; en 1902, Boiffard abandonne ses &eacute;tudes de m&eacute;decine pour se lancer dans l&rsquo;aventure surr&eacute;aliste. En d&eacute;cembre 1924, avec Paul &Eacute;luard et Roger Vitrac, il signe la pr&eacute;face du premier num&eacute;ro de <em>La R&eacute;volution surr&eacute;aliste</em>. T&eacute;moin discret autant qu&rsquo;actif de l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e surr&eacute;aliste, il participe aux activit&eacute;s collectives de la Centrale surr&eacute;aliste, signe des articles et des tracts, puis se forme &agrave; la photographie aupr&egrave;s de Man Ray. Il sera son assistant pour les portraits r&eacute;alis&eacute;s en studio, mais aussi pour deux de ses films, <em>L&rsquo;&Eacute;toile de mer</em> et <em>Les Myst&egrave;res du ch&acirc;teau du d&eacute;</em>. En 1928, il r&eacute;alise, &agrave; la demande d&rsquo;Andr&eacute; Breton, une bonne part des photographies documentaires destin&eacute;es &agrave; accompagner la publication de <em>Nadja</em>. Il rejoint ensuite l&rsquo;&eacute;quipe dissidente reform&eacute;e autour de Georges Bataille en opposition &agrave; Breton. C&rsquo;est lui qui, probablement avec la complicit&eacute; d&rsquo;Eli Lotar, r&eacute;alise le fameux photomontage destin&eacute; &agrave; illustrer &laquo; Un Cadavre &raquo; le tract d&rsquo;insultes sign&eacute; Bataille, Desnos, Leiris, Morise, Pr&eacute;vert, Ribemont-Dessaignes, Queneau, Vitrac et quelques autres, montrant Breton le front ceint d&rsquo;une couronne d&rsquo;&eacute;pines. Pour <em>Documents</em>, la revue de Bataille, Lotar r&eacute;alise quelques-unes des images les plus inqui&eacute;tantes de l&rsquo;iconographie surr&eacute;aliste : le portrait renvers&eacute; de sa compagne nue, <em>Les Mouches</em>, <em>Le Gros orteil</em>, etc. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1930, Boiffard ouvre avec son ami Lotar, et gr&acirc;ce au financement de Charles et Marie-Laure de Noailles, un studio dans lequel il r&eacute;alise des portraits et des commandes publicitaires. Puis, au milieu des ann&eacute;es 1930, aussi soudainement qu&rsquo;il y &eacute;tait venu, il abandonne la photographie et le surr&eacute;alisme pour reprendre ses &eacute;tudes de m&eacute;decine et devenir radiologue.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Se r&eacute;sumant &agrave; une courte d&eacute;cennie, la trajectoire du photographe Boiffard fut pour le moins fulgurante. Restreinte, dans la dur&eacute;e comme dans le nombre, sa production photographique est cependant l&rsquo;une des plus authentiquement surr&eacute;alistes de cette p&eacute;riode. Bien que la publication des images de Boiffard dans <em>Nadja</em> et dans <em>Documents</em> ait, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, suscit&eacute; une tr&egrave;s large fortune critique, notamment anglo-saxonne, son &oelig;uvre demeure encore trop peu connue. &laquo; [&hellip;] Que ceux d&rsquo;entre nous dont le nom commence &agrave; marquer un peu, l&rsquo;effacent. Ils y gagneraient une libert&eacute; dont on peut encore esp&eacute;rer beaucoup [&hellip;] &raquo;, &eacute;crivait Paul Noug&eacute; &agrave; Andr&eacute; Breton en 1929. Boiffard semble avoir parfaitement r&eacute;ussi &agrave; faire sienne l&rsquo;injonction du leader surr&eacute;aliste belge en parant d&rsquo;un voile de myst&egrave;re son apparition &eacute;clair au sein du surr&eacute;alisme.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">En 2011, l&rsquo;acquisition de la collection de photographies de Christian Bouqueret venait accro&icirc;tre les collections du Centre Pompidou, d&eacute;j&agrave; riches de vingt-six &eacute;preuves originales de Boiffard, de cinquante tirages suppl&eacute;mentaires. Il s&rsquo;agit d&eacute;sormais de la plus importante collection institutionnelle de photographies de Jacques-Andr&eacute; Boiffard. Augment&eacute;e de quelques &eacute;preuves vintage encore conserv&eacute;es en mains priv&eacute;es, l&rsquo;exposition rassemble pour la premi&egrave;re fois les images de Boiffard pour Andr&eacute; Breton, pour Georges Bataille, ses travaux de commande ou ses recherches plus exp&eacute;rimentales. Tra&ccedil;ant un portrait in&eacute;dit de ce m&eacute;t&eacute;ore du surr&eacute;alisme, cette premi&egrave;re r&eacute;trospective lui rend la place qu&rsquo;il m&eacute;rite dans l&rsquo;histoire de la photographie.</p> Sat, 25 Oct 2014 08:21:43 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Malachi Farrell - Centre Pompidou - October 18th - March 23rd, 2015 <p style="text-align: justify;">Since his discovery of electronic art in the Nineties, Franco-Irish artist Malachi Farrell hasbeen producing astonishing, singular machines that illustrate his political, social and ecological combats. At the invitation of the Centre Pompidou, the artist has devised an interactive exhibition-workshop especially for children aged 3 to 10. He takes over the Galerie des Enfants, creating a sound and visual poetic journey based on one of his main preoccupations: the environment. Children, their awareness raised by schools, families and the media, also feel concerned by the destruction of the planet: they realise the imperative urgency of acting to save a world polluted, destroyed and tarnished by adults.</p> <p style="text-align: justify;">With "Surround", Malachi Farrell writes a contemporary fable full of generosity, humour and mischief, structured into three successive worlds. The Galerie des Enfants invites audiences to immerse themselves in first the ocean, then a forest walk and finally an exploration of the urban world. At the entrance, children and adults, comfortably ensconced in deckchairs, are cradled by the soft sound of "ocean drums". The dream is not far from reality &ndash; and this soon catches up with the visitors and leads them to wonder if the sea is clean, and what they can do to take action: all fundamental questions that children ask themselves and us. <br /> Further on, in the heart of the exhibition, visitors enter a thick forest made of fish skeletons and milk bottles, which come to life as they pass through. As living beings or ordinary recycled waste, these organic and plastic castoffs are a half-amused, half-disillusioned glance at our future &ndash; one that is not far away. <br /> <br /> Lastly, the tough, noisy, constantly-moving urban world appears in the form of the theatre. Hanging pipes, dressed in the clothing of Mr and Mrs Average Person, abandon themselves to a mechanical, impish, syncopated dance. A way of seeing human beings as disenchanted robots or machines for recycling. For Malachi Farrell, "beauty [lies] in the driving force &ndash; in the literal and figurative sense, in what puts things in movement, in what illustrates life and its variations. And the art of today lies in the possibility of recreating life through recycling, for instance. Through art works, one develops driving forces &ndash; beauty is a driving force; it consists of so many different definitions. Art also makes it possible to be a constructor, to live, to make things live again and share a common emotion."</p> <p style="text-align: justify;">During their visit, children are invited to appropriate the artist's vision in hands-on experiments, creating and producing short films and animated images that can be shown in the praxinoscopes (optical toys) provided to them. In this way, they can lead adults to an idyllic environment &ndash; the kind of environment you dream of when you are five years old.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;"><strong>Une exposition-atelier de Malachi Farrell pour les 3-10 ans</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Malachi Farrell</strong>, artiste franco-irlandais, met en sc&egrave;ne, depuis sa d&eacute;couverte de l&rsquo;art &eacute;lectronique dans les ann&eacute;es 1990, de surprenantes et singuli&egrave;res machines qui nous racontent ses combats politiques, sociaux et &eacute;cologiques.</p> <p style="text-align: justify;">&Agrave; l&rsquo;invitation du Centre Pompidou, l&rsquo;artiste imagine une exposition-atelier interactive d&eacute;di&eacute;e aux enfants de 3 &agrave; 10 ans. Il investit la Galerie des enfants en cr&eacute;ant une d&eacute;ambulation po&eacute;tique, &agrave; la fois sonore et visuelle, autour d&rsquo;une de ses pr&eacute;occupations majeures : l&rsquo;environnement. Les enfants, sensibilis&eacute;s par l&rsquo;&eacute;cole, leur famille ou les m&eacute;dias, se sentent eux aussi concern&eacute;s par la destruction de la plan&egrave;te ; ils ont conscience de l&rsquo;urgence qu&rsquo;il y a &agrave; agir pour sauver un monde pollu&eacute;, d&eacute;truit, sali par les adultes.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Avec &laquo; Surround &raquo;, Malachi Farrell &eacute;crit une fable contemporaine pleine de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, d&rsquo;humour et de malice structur&eacute;e en trois univers successifs. La Galerie des enfants invite ainsi le public &agrave; une plong&eacute;e dans l&rsquo;oc&eacute;an, &agrave; une balade en for&ecirc;t puis &agrave; une exploration du monde urbain. D&egrave;s l&rsquo;entr&eacute;e, enfants et adultes, confortablement install&eacute;s dans des transats, se laissent bercer par le doux son des &laquo; ocean drums &raquo;. Le r&ecirc;ve n&rsquo;est pas loin de la r&eacute;alit&eacute;, il rattrape les visiteurs et les am&egrave;ne &agrave; s&rsquo;interroger : la mer est-elle propre ?, comment faire pour agir ? Autant de questions fondamentales que les enfants se posent et nous posent. <br /> Plus loin, au c&oelig;ur de l&rsquo;exposition, les visiteurs p&eacute;n&egrave;trent dans une for&ecirc;t touffue faite de squelettes de poissons et de bouteilles de lait qui s&rsquo;animent &agrave; leur passage. &Ecirc;tres vivants ou vulgaires d&eacute;chets recycl&eacute;s, ces rebuts organiques ou plastiques sont un clin d&rsquo;&oelig;il mi-amus&eacute;, mi-d&eacute;sabus&eacute; &agrave; notre futur proche.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Enfin, le monde urbain, dur, bruyant et toujours en mouvement, appara&icirc;t sous la forme d&rsquo;un th&eacute;&acirc;tre. Des tuyaux suspendus et affubl&eacute;s des v&ecirc;tements de monsieur et madame Tout-le-Monde s&rsquo;abandonnent dans une danse m&eacute;canique, fac&eacute;tieuse et syncop&eacute;e. Une fa&ccedil;on de voir les &ecirc;tres humains comme des robots d&eacute;senchant&eacute;s, des machines &agrave; recycler ; aux yeux de Malachi Farrell &laquo; la beaut&eacute; [r&eacute;side] dans le moteur, aux sens propre et figur&eacute;, dans ce qui met en mouvement, dans ce qui illustre la vie et ses variations. Et l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui r&eacute;side dans la possibilit&eacute; de recr&eacute;er de la vie gr&acirc;ce au recyclage, par exemple. &Agrave; travers l&rsquo;&oelig;uvre, on d&eacute;veloppe des moteurs, la beaut&eacute; est un moteur, elle est compos&eacute;e de tellement de d&eacute;finitions diff&eacute;rentes. L&rsquo;art permet aussi d&rsquo;&ecirc;tre constructeur, de vivre, faire revivre et partager une &eacute;motion commune. &raquo;</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Au cours de leur visite, les enfants sont invit&eacute;s &agrave; s&rsquo;approprier cette vision de l&rsquo;artiste, &agrave; manipuler, &agrave; cr&eacute;er, &agrave; r&eacute;aliser de petits films, des images anim&eacute;es pour les diffuser dans les praxinoscopes, ces jouets optiques mis &agrave; leur disposition. Ainsi pourront-ils conduire les adultes sur le chemin d'un environnement idyllique, d&rsquo;un environnement tel qu&rsquo;on le souhaite lorsqu&rsquo;on a cinq ans.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Par Catherine Boireau</strong>, chef de projets, service action &eacute;ducative et programme publics jeune.</p> Sat, 25 Oct 2014 08:17:05 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list