ArtSlant - Recently added http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 John Akomfrah / Black Audio Film Collective, Hiwa K, Christian Marclay, Penny Siopis, Graeme Thomson, Silvia Maglioni & Graeme Thomson - Galerie Les Filles du Calvaire - February 4th - February 28th <p><em>You see me as an angel, because of my voice, but an angel with a dirty face. It is due to my song that you know I am a creature, like you, a man. But the most miserable man. Because you saw me diving to the bottom, putting up no resistance. Some even heard my laughter even though they all believed I died in a hole. But it was to disappear and come back, on the summit of all ruins, to be the loud ghost that pisses on the very last lights of the West. </em></p> <p>Those are the narrator Octavio Framboa&rsquo;s words, in <em>Angels with Dirty Faces</em> (song), the first of a series of meditations dedicated to the body&rsquo;s struggle in a context of crisis. This narrative exhibition associates a music sheet with texts through which one can experience the vital power of a plaint. A distant echo of blues music. A musical genre whose purpose is an expanding rebellion. The sound of a bottleneck guitar, shrill and out of tune, the infra-bass dub of Thatcher&rsquo;s England, the blurred frequencies of oceanic voices. A re-enactment of history, a geography that seeps through unknown voices that take the Atlantic Ocean as one would the oldest earthly suburb.</p> <p><em>Travel, travel. Here, you won&rsquo;t find any new hands to hold your face.</em></p> <p>Olivier Marboeuf, a critic, curator and performer, has run Khiasma, an art center dedicated to moving images and contemporary literature since 2004. With this first exhibition at the Galerie Les Filles du Calvaire, he goes on with his interest for narrative processes, considering the ways in which art can be read as a transmitter. Setting out new ways of reading contemporary history and especially colonial issues, his work (texts, performances and exhibitions) comes together in a vast speculative narration in which characters appear and links are created between scholarly or popular culture. &nbsp;</p> Sat, 24 Jan 2015 10:33:01 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Myriam Tangi - Musée d'art et d'histoire du judaïsme - January 19th - July 26th <p style="text-align: justify;">Dans &laquo;&nbsp;Ce que femme voit&nbsp; &raquo;, <strong>Myriam Tangi</strong> explore, &agrave; travers une cinquantaine de photographies, la s&eacute;paration op&eacute;r&eacute;e dans la synagogue entre l&rsquo;espace r&eacute;serv&eacute; aux hommes et celui r&eacute;serv&eacute; aux femmes, soit en h&eacute;breu la <em>mehitza</em> (division). Avec un regard r&eacute;solument subjectif, cet essai photographique retrace l&rsquo;exp&eacute;rience f&eacute;minine au sein des diff&eacute;rentes communaut&eacute;s du juda&iuml;sme contemporain (orthodoxes, traditionnelles, massorti, lib&eacute;rales...), et s&rsquo;interroge plus largement sur les territoires masculin et f&eacute;minin dans le monde&nbsp;juif.<br /> <br /> Traditionnellement rel&eacute;gu&eacute;es derri&egrave;re des voiles, des claustras, des parois translucides, ou surplombant l&rsquo;espace liturgique depuis un balcon situ&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tage, les femmes ont un acc&egrave;s indirect au rituel synagogal. Cette distance contrainte, Myriam Tangi s&rsquo;en empare, non pour d&eacute;noncer une discrimination, mais pour construire une vision diff&eacute;renci&eacute;e et un projet artistique o&ugrave; se conjuguent ses recherches formelles et un r&eacute;cit puisant aux sources du juda&iuml;sme.<br /> <br /> &laquo;&nbsp;Si la s&eacute;paration est une n&eacute;cessit&eacute;, que vient-elle nous enseigner lorsqu&rsquo;elle s&eacute;pare les hommes et les femmes&nbsp;? Si la s&eacute;paration n&rsquo;est pas une s&eacute;gr&eacute;gation, mais est synonyme de libert&eacute;, elle ne doit pas rimer avec rel&eacute;gation&nbsp;: cette place peut et doit &ecirc;tre repens&eacute;e. J&rsquo;ai donc &eacute;t&eacute; amen&eacute;e &agrave; diviser la probl&eacute;matique de la mehitza en deux&nbsp;: s&eacute;paration et place. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; &eacute;galement de repenser la notion d&rsquo;&ldquo;&eacute;galit&eacute;&rdquo;.&nbsp;&raquo;<br /> <br /> Myriam Tangi vit et travaille &agrave; Paris. Peintre, photographe, po&egrave;te, elle a re&ccedil;u de nombreuses r&eacute;compenses, parmi lesquelles un prix de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise et un autre de la fondation de la Vocation.<br /> Elle a expos&eacute; dans de nombreux pays.<br /> <br /> <em>Mehitza. Ce que femme voit</em> sera publi&eacute; au printemps 2015 aux &eacute;ditions Biblieurope.</p> Fri, 23 Jan 2015 09:30:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Institut du Monde Arabe - October 15th, 2014 - January 25th <div class="nodeContent"> <p style="text-align: justify;">La s&eacute;rie de bande dessin&eacute;e L&rsquo;Or et le sang, dont le quatri&egrave;me album vient d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute;, est un r&eacute;cit d&rsquo;aventure dont l&rsquo;action se situe durant la guerre du Rif, qui s&rsquo;&eacute;tend de 1921 &agrave; 1926. La r&eacute;bellion est men&eacute;e, du c&ocirc;t&eacute; rifain, par Abdelkrim El Khattabi et oppose quelques milliers de guerriers &agrave; une coalition franco-espagnole qui finit par atteindre 500 000 hommes. Abdelkrim est vaincu et mourra en exil, en 1963.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;id&eacute;e de la s&eacute;rie est n&eacute;e lors d&rsquo;un voyage au Maroc des deux sc&eacute;naristes, Maurin Defrance et Fabien Nury. Les deux auteurs avaient &eacute;t&eacute; marqu&eacute;s par L&rsquo;Homme qui voulut &ecirc;tre roi, un film de John Huston adapt&eacute; de Rudyard Kipling et tourn&eacute;, justement, au Maroc.</p> <p style="text-align: justify;">De cette rencontre entre r&ecirc;ve d&rsquo;aventure et r&eacute;alit&eacute; historique est n&eacute;e l&rsquo;intrigue : deux amis, un voyou corse et un aristocrate parisien, au sortir de la Premi&egrave;re Guerre mondiale, partent ensemble livrer des armes aux rebelles. Ils sont ensuite rattrap&eacute;s par l&rsquo;Histoire et &eacute;pousent la cause rifaine.</p> <p style="text-align: justify;">Le sc&eacute;nario, bien que document&eacute;, demeure une fiction. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;crit &agrave; quatre mains, puis dessin&eacute; par quatre autres : Fabien Bedouel pour le story-board &ndash; le d&eacute;coupage visuel des pages &ndash; et Merwan pour le dessin final et l&rsquo;encrage.</p> <p style="text-align: justify;">Les planches expos&eacute;es sont issues des trois derniers albums de la s&eacute;rie, dont l&rsquo;action prend place sur le territoire marocain.</p> </div> Fri, 23 Jan 2015 09:26:18 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jonah Freeman, Justin Lowe - Galerie Mitterrand - February 6th - March 21st Fri, 23 Jan 2015 09:17:47 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Gabor Ösz - Galerie Loevenbruck - February 6th - March 28th Fri, 23 Jan 2015 09:13:48 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nicolas Dhervillers - School Gallery - January 28th - March 7th <p style="text-align: justify;"><strong>Pour sa quatri&egrave;me exposition personnelle, Nicolas Dhervillers nous d&eacute;voile trois s&eacute;ries in&eacute;dites, trois ensembles photographiques qui interrogent notre rapport &agrave; l&rsquo;image.</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Cette exposition est con&ccedil;ue comme un cheminement autour de notre exp&eacute;rience de l&rsquo;image en tant que spectateur.</strong></p> <p style="text-align: justify;">La premi&egrave;re s&eacute;rie intitul&eacute;e &laquo;R&eacute;tinal&raquo;, est constitu&eacute;e d&rsquo;un ensemble d&rsquo;&oelig;uvres hybrides entre la photographie et la sculpture. Ces images incurv&eacute;es, flout&eacute;es,</p> <p style="text-align: justify;">de grandes dimensions mettent en &eacute;veil nos sens, nous transportent dans un ailleurs, questionnant le m&eacute;dium photographique depuis sa d&eacute;couverte jusqu&rsquo;&agrave; la question de la production d&rsquo;images aujourd&rsquo;hui.</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;V&eacute;tude&raquo;, la deuxi&egrave;me s&eacute;rie, se pr&eacute;sente sous la forme d&rsquo;une installation avec trois ensembles de quatre photographies. Ici, il est aussi question d&rsquo;&oelig;uvres hybrides, entre la photographie et l&rsquo;architecture. Ces installations sont constitu&eacute;es de petites boites noires, telles des maisons dont les fen&ecirc;tres renverraient des vues prises sous diff&eacute;rents angles d&rsquo;un parc d&eacute;sert. Chaque face de ces formes cubiques invitent le spectateur &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans un nouvel espace sc&eacute;nique, la mise en lumi&egrave;re des images cr&eacute;ant pour chaque sc&eacute;ne une dramaturgie particuli&egrave;re.</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;Circus&raquo;, enfin, qui s&rsquo;inscrit dans la lign&eacute;e des pr&eacute;c&eacute;dentes s&eacute;ries de l&rsquo;artiste . De petits personnages issus du monde du cirque se retrouvent seul, et sans v&eacute;ritable public dans des univers campagnards. On retrouve l&rsquo;ambiance cin&eacute;matographique et la touche de l&rsquo;artiste mais cette fois ci dans un univers en noir et blanc.</p> Fri, 23 Jan 2015 09:06:18 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - School Gallery - January 16th - January 25th <p style="text-align: justify;"><strong>Vee Speers signe la nouvelle campagne artistique de Pernod Ricard</strong></p> <p style="text-align: justify;">Pernod Ricard a confi&eacute; 18 de ses collaborateurs &agrave; la photographe australienne Vee Speers pour r&eacute;aliser la campagne photo du rapport annuel Pernod Ricard 2013/2014.</p> <p style="text-align: justify;">Fid&egrave;le &agrave; la tradition depuis sa cr&eacute;ation, Pernod Ricard a donn&eacute; &laquo; carte blanche &raquo; pour cette 39&egrave;me &eacute;dition de son rapport annuel &agrave; la photographe australienne Vee Speers. L&rsquo;artiste est install&eacute;e &agrave; Paris depuis les ann&eacute;es 90,apr&egrave;s avoir fait ses d&eacute;buts &agrave; Sydney. Ses s&eacute;ries &laquo; Bordello &raquo;, &laquo; Birthday Party &raquo;, &laquo; Immortal &raquo; et &laquo; Bullet Proof &raquo; lui ont permis d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; une renomm&eacute;e mondiale.</p> <p style="text-align: justify;">Travaillant sur le th&egrave;me de la transmission, Vee Speers a choisi de pr&eacute;senter 9 diptyques de collaborateurs du Groupe. Dans le quotidien professionnel, chaque duo est r&eacute;uni par le partage d&rsquo;une expertise, la transmission d&rsquo;un savoir-faire, ou par une fonction similaire. Vee Speers a r&eacute;interpr&eacute;t&eacute; leurs histoires en 9 sc&egrave;nes po&eacute;tiques et d&eacute;cal&eacute;es. Issus de fonctions, de filiales et de pays diff&eacute;rents, les mod&egrave;les de la photographe partagent un point commun : &ecirc;tre l&rsquo;un des 18 000 &laquo;cr&eacute;ateurs de convivialit&eacute;&raquo; du Groupe.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;&laquo; 18 collaborateurs sont venus du monde entier pour participer &agrave; ce projet. Chacun d'entre eux s'est pr&ecirc;t&eacute; au jeu avec enthousiasme et fiert&eacute; de repr&eacute;senter son entreprise. Voir ces personnes se transformer avec les costumes, les &eacute;couter et trouver la mise en sc&egrave;ne qui r&eacute;v&egrave;lera au mieux leurs histoires : quel moment fort ! &raquo;, explique Vee Speers.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Ambassadeurs de l&rsquo;engagement de Pernod Ricard pour l&rsquo;art, ils t&eacute;moignent d&rsquo;une d&eacute;marche historique h&eacute;rit&eacute;e de Paul Ricard. La commande d&rsquo;une &oelig;uvre &agrave; un artiste contemporain pour illustrer la couverture du rapport annuel s&rsquo;inscrit dans cette tradition. Depuis 5 ans, cette &laquo; carte blanche &raquo; artistique est centr&eacute;e sur la photographie.</p> <p style="text-align: justify;"><em><strong>A propos de Trabnsmission par Natasha Wolinsky</strong></em></p> <p style="text-align: justify;">Les photographies de Vee Speers suscitent la surprise et l'&eacute;merveillement.</p> <p style="text-align: justify;">Dans la s&eacute;rie de neuf diptyques qu'elle pr&eacute;sente aujourd'hui, l'artiste australienne manifeste sa capacit&eacute; &agrave; raconter des histoires en images dont la force po&eacute;tique transcendeles cultures et les fronti&egrave;res. Une jolie f&eacute;e envoie &agrave; son prince charmant une caresse papillon. Une P&eacute;n&eacute;lope tire son Ulysse par la maille. Deux sir&egrave;nes m&ecirc;lent leurs r&ecirc;ves et leur chevelure, tandis que deux poup&eacute;es de carton font la ronde. Dix-hui inconnus font ainsi la paire devant nos yeux. Ils se sourient, s'&eacute;coutent, se r&eacute;pondent en &eacute;cho, mais n'en conservent pas moins leur singularit&eacute; et leur espace de r&eacute;sonance.</p> <p style="text-align: justify;">Ces diptyques sont n&eacute;s de l'engagement de la soci&eacute;t&eacute; Pernod Ricard pour l'art contemporain. Chaque ann&eacute;e, cette entreprise commande &agrave; un artiste de renom une s&eacute;rie d'images pour illustrer son rapport annuel. Chaque campagne illustre une th&eacute;matique forte de</p> <p style="text-align: justify;">l'ann&eacute;e du Groupe et met en lumi&egrave;re des collaborateurs venus pour l'occasion du monde entier. En 2014, alors que Pernod Ricard s'appr&ecirc;te &agrave; changer de gouvernance, le th&egrave;me de la transmission s'est impos&eacute;. C'est ainsi que dix-huit collaborateurs qui ne parlent pas la m&ecirc;me langue, ne partagent pas la m&ecirc;me culture, mais oeuvrent dans le m&ecirc;me groupe, ont, le temps d'une s&eacute;ance photo, laiss&eacute; libre cours &agrave; leur fantaisie, incarnant tout &agrave; la fois les valeurs de leur entreprise et les chim&egrave;res d'une cr&eacute;atrice.</p> <p style="text-align: justify;">Dr&ocirc;les, gais, &eacute;mouvants, chaleureux, enjou&eacute;s, les duos d'images de Vee Speers sont charg&eacute;s d'une &eacute;nergie particuli&egrave;re. Mais derri&egrave;re leur apparente, ces diptyques portent une charge profonde. Ils &eacute;voquent des affinit&eacute;s secr&egrave;tes, des complicit&eacute;s imm&eacute;diates, des liens tiss&eacute;s par del&agrave; les diff&eacute;rences, des dialogues sans paroles. Ils exposent ce qui se passe dans le cadre et racontent ce qui advient hors du cadre, lorsque des &ecirc;tres humains se rencontrent pour la premi&egrave;re fois et partagent une exp&eacute;rience intense de cr&eacute;ation. Au miroir de l'autre, l'art, d&eacute;cidemment, est une belle fa&ccedil;on de s'engager pour une humanit&eacute; r&eacute;concili&eacute;e.</p> Fri, 23 Jan 2015 09:04:27 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Martine Aboucaya - January 31st - March 21st Fri, 23 Jan 2015 08:59:22 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Julius Koller - gb agency - January 31st - March 21st Fri, 23 Jan 2015 08:55:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Galerie Odile Ouizeman - January 31st - March 28th <p style="text-align: justify;" align="right"><em>G&eacute;od&eacute;sie, l&rsquo;impossible trac&eacute;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>&nbsp;</em><em>&laquo;&nbsp;Hic sunt dracones</em>.</p> <p style="text-align: justify;">Ici il y a des dragons.&nbsp;&raquo;</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Constituer un territoire, c&rsquo;est presque la naissance de l&rsquo;art&nbsp;&raquo; <a href="http://www.galerieouizeman.com/2012/#_ftn1" target="_blank">[1]</a> d&eacute;clarait Deleuze.</p> <p style="text-align: justify;">Nourrie par de nombreux mythes, la cartographie m&eacute;di&eacute;vale d&eacute;signait par cette injonctionlatine, les territoires inconnus ou dangereux sur les cartes.</p> <p style="text-align: justify;">D&eacute;j&agrave; <em>les lignes de Nazca</em>, g&eacute;oglyphes d&eacute;couverts dans le sud du P&eacute;rou, mat&eacute;rialisaient, par des figures grav&eacute;es &agrave; la surface d&rsquo;un sol aride, des formes animales de divinit&eacute;s pr&eacute;-inca&iuml;que, singes, condors, jaguars&hellip;ainsi que des figures g&eacute;om&eacute;triques, lignes, spirales, trap&egrave;zes&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">Porteurs de cette fascination qui a pouss&eacute; l&rsquo;humanit&eacute; &agrave; penser l&rsquo;espace pour pouvoir penser le monde, les artistes contemporains poursuivent et r&eacute;actualisent toutes sortes de propositions visant &agrave; d&eacute;crire, cerner, transformer, inventer l&rsquo;espace et le territoire m&ecirc;me si les &laquo;&nbsp;terra incognita&nbsp;&raquo; &agrave; parcourir restent toujours un danger.</p> <p style="text-align: justify;">La pr&eacute;servation de notre plan&egrave;te devenue une urgence, les artistes observent et questionnent un espace o&ugrave; la mondialisation touche les &eacute;changes, les migrations, les nouvelles technologies de la communication et de l'information&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">Du grec ancien <em>gễ</em> &laquo;&nbsp;Terre&nbsp;&raquo; et <em>da&iacute;&ocirc;</em>&laquo;&nbsp;diviser&nbsp;&raquo; la g&eacute;od&eacute;sie, science destin&eacute;e &agrave; l'origine au trac&eacute;des cartes, s'est attach&eacute;e &agrave; r&eacute;soudre le probl&egrave;me des dimensions, puis de la forme de la terre. Tracer, Diviser&hellip;mais quelles sont les possibilit&eacute;s de tracer les contours d&rsquo;un monde dont la mobilit&eacute; s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re&nbsp;?</p> <p style="text-align: justify;">Les &oelig;uvres r&eacute;unies pour cette exposition visent-elles &agrave; esquisser les bordures d&rsquo;une g&eacute;ographie fictionnelle, &agrave; chercher de nouvelles <em>Terra Incognita</em>, &agrave; r&eacute;v&eacute;ler le paradoxe d&rsquo;&eacute;tablir une carte dans un paysage en constante &eacute;volution&nbsp;?</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Toute carte est li&eacute;e au projet de rendre visible l&rsquo;invisible. Fiable ou pas, trompeuse ou impr&eacute;cise, l&rsquo;information donne toujours forme et figure &agrave; une r&eacute;alit&eacute; parfois tr&egrave;s abstraite.&nbsp;&raquo;<a href="http://www.galerieouizeman.com/2012/#_ftn2" target="_blank">[2]</a></p> <p style="text-align: justify;">Et Derrida nous rappelant que dans l&rsquo;acte du dessinateur l&rsquo;invisible prolif&egrave;re&hellip;avec trois aspects &agrave; cette prolif&eacute;ration&nbsp;: Le trait qui s&eacute;pare, diff&eacute;rencie, &eacute;carte, puis dans l&rsquo;acte d&rsquo;&eacute;carter, dispara&icirc;t&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ainsi que Yoan B&eacute;liard, Caroline Corbasson, Pauline Delwaulle, Th&eacute;odore Fivel, Laurent Pernot, Jiratchaya Pripwai, Augustin Steyer, Marie Velardi, Tatiana Wolska et Brigitte Zieger convoqueront tour &agrave; tour dans ces formes ind&eacute;finies, dans le flou du contours, dans l&rsquo;instabilit&eacute; du devenir, dans l&rsquo;infinitude, <em>l&rsquo;impossible trac&eacute; d&rsquo;une g&eacute;od&eacute;sie</em>.</p> <hr align="left" size="1" width="33%" /> <div><hr align="left" size="1" width="33%" /> <div style="text-align: justify;"> <p><a href="http://www.galerieouizeman.com/2012/#_ftnref1" target="_blank">[1]</a> Gilles Deleuze, <em>l'Ab&eacute;c&eacute;daire</em>, avec Claire Parnet, produit et r&eacute;alis&eacute; par Pierre Boutang, &eacute;d. Montparnasse, &eacute;dition en format DVD, 2004. Il s'agit ici d'un passage &eacute;voqu&eacute; &agrave; la lettre A comme Animal.</p> </div> <p style="text-align: justify;"><a href="http://www.galerieouizeman.com/2012/#_ftnref2" target="_blank">[2]</a>Guillaume Monsaingeon, <em>Mappamundi</em> art et cartographie, H&ocirc;tel des arts de Toulon, Parenth&egrave;ses, &nbsp;p.40, 2013.</p> <p><strong>&nbsp;Interruption du 3 au 13 mars 2015</strong></p> </div> Fri, 23 Jan 2015 08:45:50 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Ismail Bahri - Galerie Les Filles du Calvaire - March 20th - April 25th <div id="text"> <p style="text-align: justify;">La galerie pr&eacute;sente la deuxi&egrave;me exposition personnelle d&rsquo;Isma&iuml;l Bahri. Film &agrave; blanc qui s&rsquo;articule autour d&rsquo;&oelig;uvres r&eacute;alis&eacute;es dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;sidence de cr&eacute;ation &agrave; la Fabrique Phantom li&eacute;e &agrave; l&rsquo;Espace Khiasma, en 2013-2014. Cette r&eacute;sidence a donn&eacute; lieu &agrave; l&rsquo;exposition Sommeils &agrave; l&rsquo;Espace Khiasma, avec en &eacute;cho &agrave; celle-ci une deuxi&egrave;me sc&eacute;nographie Sondes con&ccedil;ue par l&rsquo;artiste pour Les &eacute;glises &agrave; Chelles, d&rsquo;octobre &agrave; d&eacute;cembre 2014.</p> <p style="text-align: justify;">Projections : Film &agrave; blanc proposerait un revers lumineux de l&rsquo;exposition sommeils qui a eu lieu &agrave; l&rsquo;Espace Khiasma &agrave; l&rsquo;automne 2014. Aussi y retrouvera-t-on des motifs similaires tels que les pulsations lumineuses, la question du film, ainsi que la m&eacute;canique d&rsquo;apparition et de disparition, mais autrement abord&eacute;s. Autre lieu, autre contexte : si la premi&egrave;re exposition, immersive, donnait &agrave; p&eacute;n&eacute;trer une chambre noire, la seconde en proposerait une formule n&eacute;gative, un pendant diurne, minimaliste et a&eacute;rien sous la verri&egrave;re de la galerie. A l&rsquo;obscurit&eacute; succ&egrave;derait la lumi&egrave;re, au noir, des nuanciers se transformant par petites touches.</p> <p style="text-align: justify;">La nuance &ndash; c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;&eacute;cart infime &ndash; serait le principe m&eacute;canique de cet ensemble. L&rsquo;exposition articulerait des cin&eacute;tiques &eacute;l&eacute;mentaires et d&eacute;ploierait le fil d&rsquo;un film dans l&rsquo;espace. C&rsquo;est en m&ecirc;lant m&eacute;canique de l&rsquo;image et m&eacute;canique des corps, que s&rsquo;activeraient le travelling lacunaire d&rsquo;une foule, la d&eacute;composition d&rsquo;un souffle, ou la cin&eacute;tique imperceptible de bobines en chute, le tout articul&eacute; par le mouvement du spectateur dans l&rsquo;espace.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;espace serait compos&eacute; d&rsquo;un fil d&rsquo;images s&rsquo;&eacute;tirant comme une ligne d&rsquo;horizon. S&eacute;quences coup&eacute;es de blancs. En filigrane de cette cin&eacute;tique, le motif de la Tunisie appara&icirc;trait par intermittence. Des paysages, des corps et des voix surgiraient par bribes. A l&rsquo;image des vid&eacute;os qui laissent entrevoir une manifestation, il s&rsquo;agit moins de capter &laquo; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement &raquo; que de le manquer. L&rsquo;attention est d&eacute;port&eacute;e vers les marges, &agrave; l&rsquo;endroit des &eacute;piph&eacute;nom&egrave;nes, et vers des transformations parfois si lentes et silencieuses qu&rsquo;elles &eacute;chappent &agrave; la perception.</p> <p style="text-align: justify;">Des voix viendraient &agrave; nous depuis des &eacute;crans plac&eacute;s comme autant de cartons ou de cartels oraux ponctuant cette m&eacute;canique g&eacute;n&eacute;rale. Ces voix r&eacute;v&egrave;leraient un peu de ce qui sous-tend l&rsquo;ensemble, de ce qui se trame dans le blanc des images.</p> <p style="text-align: justify;">Film &agrave; blanc proc&egrave;derait par affleurements. Sans jamais crever l&rsquo;&eacute;cran, l&rsquo;exposition graviterait autour du pelliculaire de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement. A l&rsquo;image de la pellicule encore enfouie ou non impressionn&eacute;e, la question du &laquo; film potentiel &raquo; traverserait l&rsquo;ensemble de l&rsquo;exposition. Et c&rsquo;est depuis l&agrave; que r&eacute;sonne le titre : le &laquo; film &agrave; blanc &raquo; n&rsquo;est jamais totalement activ&eacute;, il porte en lui des manques ; des d&eacute;nouements latents. Charg&eacute;s &agrave; blanc, ces films semblent actifs par leur inanit&eacute; m&ecirc;me et se donnent en surface &agrave; de potentielles projections.</p> <p style="text-align: justify;">Isma&iuml;l Bahri</p> </div> Fri, 23 Jan 2015 08:33:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Christian Marclay, Silvia Maglioni & Graeme Thomson, Hiwa K, John Akomfrah, Black Audio Film Collective, Penny Siopis - Galerie Les Filles du Calvaire - February 4th - February 28th <p style="text-align: justify;"><em>C&rsquo;est &agrave; cause de ma voix que tu me consid&egrave;res comme un ange, mais un ange au visage sale. C&rsquo;est par mon chant que tu sais que je suis une cr&eacute;ature comme toi, un homme. Mais le plus malheureux des hommes. Car tu m&rsquo;as vu aller tout au fond, sans r&eacute;sistance apparente. On m&rsquo;a m&ecirc;me entendu rire alors qu&rsquo;on me croyait mort dans un trou. Mais c&rsquo;&eacute;tait pour mieux dispara&icirc;tre et revenir au sommet des ruines comme un fant&ocirc;me bavard qui pisse sur les derni&egrave;res lumi&egrave;res de l&rsquo;Occident. </em>Ainsi parle Octavio Framboa, le narrateur de &laquo; Angels with dirty faces &raquo; (chant), premi&egrave;re d&rsquo;une s&eacute;rie de m&eacute;ditations autour du corps en lutte au coeur de la crise. Cette exposition racont&eacute;e agence une partition de films et de textes travers&eacute;s par la puissance vitale de la lamentation. Un&nbsp; &eacute;cho lointain du blues. Une musique de r&eacute;volte qui se r&eacute;pand dans l&rsquo;espace. L&rsquo;annonce criarde et d&eacute;saccord&eacute;e d&rsquo;une guitare <em>bottleneck</em>, le dub infra-basse de l&rsquo;Angleterre Tatch&eacute;rienne, les fr&eacute;quences brouill&eacute;es des voix oc&eacute;aniques. Une histoire rejou&eacute;e, une g&eacute;ographie chant&eacute;e par des voix inconnues qui prennent l&rsquo;oc&eacute;an Atlantique pour la plus ancienne des banlieues.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Voyage, voyage donc, tu ne trouveras pas ici de mains fra&icirc;ches pour te prendre le visage.</em></p> <p style="text-align: justify;">Commissaire d&rsquo;exposition, critique et performer, Olivier Marboeuf dirige depuis 2004 l&rsquo;Espace Khiasma, centre d&rsquo;art d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;image en mouvement et &agrave; la litt&eacute;rature contemporaine. Avec cette premi&egrave;re exposition &agrave; la galerie Les filles du calvaire, il poursuit un travail autour des pratiques du r&eacute;cit et des formes de transmission en art. Attach&eacute;es &agrave; offrir des relectures de l&rsquo;histoire contemporaine et notamment coloniale, ses propositions (textes, performances et expositions) se r&eacute;pondent pour composer une vaste narration sp&eacute;culative o&ugrave; il fait appara&icirc;tre des figures et surgir des liens inattendus entre culture savante et populaire.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Corps dans la crise</strong></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exposition &laquo; Rendez-vous : sortie de mon corps &raquo; (Khiasma-Les Lilas, 2013 et Savvy Contemporary-Berlin, 2014) empruntait d&eacute;j&agrave; la trame de la &laquo; sorcellerie capitaliste &raquo; ch&egrave;re &agrave; Isabelle Stengers et Fran&ccedil;ois Pignarre (livre paru en 2007 aux Editions La D&eacute;couverte). &laquo; Angels with Dirty Faces &raquo;</p> <p style="text-align: justify;">poursuit la recherche d&rsquo;un nouveau corps contemporain, qui serait le site m&ecirc;me des luttes, un corps territoire o&ugrave; s&rsquo;imprimerait et prendrait forme les conflits, les syst&egrave;mes et les histoires. Le corps devient alors pour Olivier Marboeuf un espace de lecture, de transmission de r&eacute;cits et de savoirs secrets qui appellent &agrave; des situations particuli&egrave;res pour &ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;s. L&rsquo;exposition est ainsi pens&eacute;e comme un espace rituel et magique, o&ugrave; chaque corps et son histoire produit son propre agencement.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Chants</strong></p> <p style="text-align: justify;">La lamentation est ici convoqu&eacute;e comme un chant qui accompagne l&rsquo;effondrement d&rsquo;un syst&egrave;me en crise. Elle n&rsquo;est en rien cependant une forme de renoncement mais une mani&egrave;re de revitaliser la lutte, de descendre pour mieux revenir, pour se transformer au-del&agrave; du d&eacute;sespoir, de la peur et de l&rsquo;impuissance.</p> <p style="text-align: justify;">Le blues qui sert de trame &agrave; <em>Angels with Dirty Faces </em>(titre emprunt&eacute; au chanteur britannique de trip hop Tricky), n&rsquo;est donc pas l&rsquo;&eacute;vocation d&rsquo;un chant ou d&rsquo;une musique en particulier mais d&rsquo;un esprit de survie, de luttes et d&rsquo;affirmation de son existence. S&rsquo;il est saisit dans toute la violence de son histoire par l&rsquo;oeuvre de <strong>Christian Marclay </strong>(<em>Drag Guitar) </em>o&ugrave; l&rsquo;artiste &eacute;voque un lynchage en tra&icirc;nant une guitare avec un pick up sur une route du Texas, il devient un dub angoissant dans le chef d&rsquo;oeuvre embl&eacute;matique du <strong>Black Audio Film Collective</strong>, <em>Handsworth songs </em>et se mue en un souffle vital quand <strong>Hiwa K </strong>d&eacute;cide de jouer de l&rsquo;harmonica au coeur de la r&eacute;pression d&rsquo;une manifestation en Irak. L&rsquo;exposition des filles du calvaire est ainsi pens&eacute;e comme une partition musicale et politique qui traverse le corps du visiteur, une invitation &agrave; la r&eacute;sistance, un chant de ralliement.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Relectures / narrations sp&eacute;culative</strong></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une transmission par le corps &ndash; dans le rituel contemporain de l&rsquo;&eacute;meute - &eacute;tait d&eacute;j&agrave; le point central du texte d&rsquo;Olivier Marboeuf, &laquo; L&rsquo;&eacute;meutier et la sorci&egrave;re &raquo;1 dont &laquo; Angels with Dirty Faces &raquo; pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une tentative de poursuite. La pr&eacute;sente exposition emprunte ainsi &agrave; la musique et au chant leur pouvoir &eacute;motionnel et leur potentialit&eacute; particuli&egrave;re de r&eacute;cit. A l&rsquo;instar de l&rsquo;<em>Obscure White Messenger </em>du film de l&rsquo;artiste sud-africaine</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Penny Siopis</strong>, Olivier Marboeuf introduit un narrateur particulier, figure</p> <p style="text-align: justify;">sp&eacute;culative aux prises avec des visions qui propose un montage des diff&eacute;rents</p> <p style="text-align: justify;">oeuvres de l&rsquo;exposition. Mais comme le Dimitrios Tsafendas de Siopis, celui-ci</p> <p style="text-align: justify;">se veut parfaitement ill&eacute;gitime et ne saurait induire un sens unique et pr&eacute;cis.</p> <p style="text-align: justify;">Il ne fait que porter un chant, une po&eacute;tique propre &agrave; fonder des nouveaux</p> <p style="text-align: justify;">mondes du possible et &agrave; r&eacute;pondre sur un mode d&eacute;lirant &agrave; la crise et au r&eacute;cit</p> <p style="text-align: justify;">empoisonn&eacute; de la fin de l&rsquo;Histoire.</p> <p style="text-align: justify;">Comme il l&rsquo;&eacute;crit lui-m&ecirc;me dans l&rsquo;exposition : <em>je n&rsquo;ai pas assez de bouches pour</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>raconter les mondes qui s&rsquo;agitent devant mes yeux.</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Vid&eacute;os et films de l&rsquo;exposition</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Black Audio Collective / </strong><strong><em>Handsworths songs</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">1986, 59 min / Vid&eacute;o</p> <p style="text-align: justify;">La plus embl&eacute;matique oeuvre du Black Audio film Collective fond&eacute; notamment par le cin&eacute;aste anglais</p> <p style="text-align: justify;">John Akomfrah, est un film manifeste &agrave; la puissance dub qui remonte et met en musique des extraits de</p> <p style="text-align: justify;">reportages la BBC pour fabriquer un contre-poison lumineux aux violences raciales des ann&eacute;es Tatcher.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Christian Marclay / </strong><strong><em>Guitar Drag</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">2000, 14 min / vid&eacute;o</p> <p style="text-align: justify;">Un guitare &eacute;lectrique, tra&icirc;n&eacute;e par un pick up, hurle sa plainte insupportable. Drag Guitar, oeuvre radicale</p> <p style="text-align: justify;">de l&rsquo;artiste suisse Christian Marclay (n&eacute; en 1958) rejoue sur un mode grin&ccedil;ant le lynchage d&rsquo;un</p> <p style="text-align: justify;">Afro-Am&eacute;ricain mis &agrave; mort dans un Texas en proie au racisme.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Graeme Thomson et Silvia Maglioni / </strong><strong><em>What rises from the depths cannot help but break the surface</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">2015 / installation 3 &eacute;crans, dur&eacute;e variable / Avec le soutien de la FNAGP</p> <p style="text-align: justify;">Avec cette nouvelle mise en espace des mat&eacute;riaux de leur film &agrave; venir Disappear One, le duo d&rsquo;artistes</p> <p style="text-align: justify;">Graeme Thomson et Silvia Maglioni, transforme une travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique en paquebot en un chant</p> <p style="text-align: justify;">polyphonique o&ugrave; r&eacute;sonne l&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe en crise et de ses fant&ocirc;mes.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Penny Siopis / </strong><strong><em>Obscure White Messenger</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">2010, 15min / Super 8 transf&eacute;r&eacute; en vid&eacute;o HD Le 6 septembre 1966, alors que le Premier Ministre d&rsquo;Afrique du Sud Hendrik Verwoerd s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; prononcer un discours devant la Chambre de l&rsquo;Assembl&eacute;e, un messager parlementaire le blessa &agrave; mort avec un large couteau de cuisine. Ce messager &eacute;tait Dimitrios Tsafendas. Plac&eacute; sur liste noire et connut en tant qu&rsquo;&eacute;tranger &agrave; tendance communiste, Tsafendas n&rsquo;aurait jamais d&ucirc; &ecirc;tre autoris&eacute; &agrave; p&eacute;n&eacute;trer sur le territoire sud africain. M&eacute;tis et apatride, il n&rsquo;aurait pas non plus d&ucirc; &ecirc;tre nomm&eacute; messager parlementaire, une position r&eacute;serv&eacute;e aux sud-africains blancs. R&eacute;alis&eacute; &agrave; partir d&rsquo;un t&eacute;moignage de Tsafendas au moment de son proc&egrave;s o&ugrave; il fut jug&eacute; fou et de found footages collect&eacute;s par l&rsquo;artiste, Obscure White Messenger explore autant l&rsquo;imaginaire collectif de l&rsquo;Afrique du Sud, la n&eacute;gation d&rsquo;un acte politique que la possibilit&eacute; d&rsquo;une histoire nationale racont&eacute;e par un narrateur ill&eacute;gitime.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Hiwa K </strong>/ <strong><em>This Lemon Tastes of Apple</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">2011, 13min / vid&eacute;o</p> <p style="text-align: justify;">Une vague de protestations d&eacute;bute le 17 f&eacute;vrier dans la r&eacute;gion kurde d&rsquo;Irak. Elle durera huit semaines avec un bilan annonc&eacute; de dix morts et quatre cents bless&eacute;s dans les affrontements entre citoyens et militaires. </p> <p style="text-align: justify;">Au coeur de l&rsquo;une de ces manifestations qui appelaient &agrave; une plus grande justice et &eacute;galit&eacute; entre les citoyens, &agrave; une meilleure r&eacute;partition des richesses et &agrave; une transparence de la vie politique, l&rsquo;artiste Hiwa K (n&eacute; en 1975 en Irak) r&eacute;alise une performance. Malgr&eacute; les attaques de la manifestation par la police et le jet de bombes lacrymog&egrave;nes, il poursuit l&rsquo;interpr&eacute;tation &agrave; l&rsquo;harmonica d&rsquo;une musique d&rsquo;Ennio Morricone. La force vitale du souffle lutte ici contre la peur et la terreur. </p> Fri, 23 Jan 2015 08:31:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Galerie Kreo - January 14th - March 28th <p style="text-align: justify;">&nbsp; If the 1960&rsquo;s owe one of the greatest films of all time to Federico Fellini&rsquo;s genius, Anita Ekberg&rsquo;s physique, Marcello Mastroianni&rsquo;s charisma, and Rome&rsquo;s splendor, we can mostly give thanks to Otello Martelli&rsquo;s eye, the cinematogra&shy;pher of La Dolce Vita&mdash;an awaken dream where shadows and lights collide. The cinematographer, responsible for the camera, lights, and even the mise en sc&egrave;ne, is an architect of lighting in both technical and aesthetic aspects. Having worked with Robert Altman, Steven Spielberg, and Brian de Palma, Vilmos Zsig&shy;mond recently explained: &ldquo;At first, there&rsquo;s light, then the frame, then the actors, then the story&hellip;&rdquo; (Cahiers du cin&eacute;ma, no. 702, Summer 2014). A philosophy that the designers included in this landmark exhibition have maintained at the core of their work on the object, function and setting.</p> <p style="text-align: justify;">In 1960, when la Dolce Vita was released, these designers had mastered the techniques to achieve their creative expression, illustrated by the produc&shy;tion of some of the most important lights within the history of design. This pioneering group of designers include Achille &amp; Pier Giacomo Castiglioni, Joe Colombo, Gio Ponti, Gino Sarfatti, Vittoriano Vigano from Italy, and Pierre Gua&shy;riche, Robert Mathieu, Joseph-Andr&eacute; Motte, Pierre Paulin, and Alain Richard from France. 1960: three years before the artist Dan Flavin presented his first fluorescent pieces, but six years after Gino Sarfatti&rsquo;s legendary &ldquo;3026&rdquo; ceiling light and &ldquo;1063&rdquo; floor light&mdash;two simplified masterpieces.</p> <p style="text-align: justify;">A life dedicated to lights is the uniting factor that brings these designers together&mdash;one can consider them &ldquo;cinematographers of our interiors and daily landscape&rdquo;&mdash;thanks to a passion that Didier Krzentowski has been fueling for thirty years. It must be said that Gino Sarfatti and Arteluce, the lighting produc&shy;tion company he founded and then ran from 1945 to 1973, are the emblems of this period. Sarfatti dedicated his life to creating and producing lights, and un&shy;derstanding how to combine the bulbs, their medium and space harmoniously. For this reason his creations are at the core of this large selection of more than 120 lights (ceiling, wall, floor and desk lights).</p> <p style="text-align: justify;">This overview of the history of lighting design is placed in the context of previous important exhibitions: Lumi&egrave;res, je pense &agrave; vous (Centre Pompidou, Paris, 1985) and Gino Sarfatti. Il design della luce (Triennale Design Museum, Milan, 2012). It presents the evolution of the technical and plastic innovation of lighting design from the 1950s (the use of colored lampshades, the rise of the fluorescent light, and the study of structural and spatial limitations) to the changing forms of the 1960s (narrative will and the race to Space) and the technical experimentations of the 1970s (the creation of the halogen bulb and the introduction of plastic into functional design).</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;Si les ann&eacute;es 1960 doivent l&rsquo;un des plus beaux films du cin&eacute;ma mondial au g&eacute;nie de Federico Fellini, &agrave; la plastique d&rsquo;Anita Ekberg, au charme de Marcello Mastroianni et &agrave; la splendeur de Rome, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;oeil d&rsquo;Otello Martelli, chef-op&eacute;rateur de La Dolce Vita &ndash; ce r&ecirc;ve &eacute;veill&eacute; o&ugrave; dialoguent ombres, lu&shy;mi&egrave;res et chiaroscuro. Le chef-op&eacute;rateur, responsable de la cam&eacute;ra, des &eacute;clai&shy;rages, voire des cadrages : un artisan de la lumi&egrave;re dans ses implications techniques et esth&eacute;tiques. Collaborant avec Robert Altman, Steven Spielberg et Brian de Palma, Vilmos Zsigmond expliquait r&eacute;cemment : &laquo; Au d&eacute;but, il y a la lumi&egrave;re, puis le cadre, puis les acteurs, puis l&rsquo;histoire&hellip; &raquo; (Cahiers du cin&eacute;ma, n&deg;702, &eacute;t&eacute; 2014). Une pens&eacute;e que les designers r&eacute;unis dans cette exposition-&eacute;v&eacute;nement ont plac&eacute; au coeur de leur r&eacute;flexion sur l&rsquo;objet, l&rsquo;usage et l&rsquo;habitat.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;ann&eacute;e de La Dolce Vita (1960), ces designers sont en pleine possession de leurs moyens, auteurs de certains des luminaires les plus aboutis de l&rsquo;his&shy;toire du design. Ce sont les italiens Achille &amp; Pier Giacomo Castiglioni, Joe Co&shy;lombo, Gio Ponti, Gino Sarfatti, Vittoriano Vigano, les fran&ccedil;ais Pierre Guariche, Robert Mathieu, Joseph-Andr&eacute; Motte, Pierre Paulin et Alain Richard. 1960, soit trois ann&eacute;es avant que l&rsquo;artiste am&eacute;ricain Dan Flavin ne mette au point ses premi&egrave;res oeuvres en fluo mais six ans apr&egrave;s la cr&eacute;ation par Gino Sarfatti de ses mythiques plafonnier 3026 et lampadaire 1063, deux lampes magistrales bien qu&rsquo;absolument a minima, con&ccedil;ues par le montage d&rsquo;un simple tube fluo&shy;rescent.</p> <p style="text-align: justify;">Une vie d&eacute;di&eacute;e &agrave; la lumi&egrave;re, c&rsquo;est ce que partagent les designers expos&eacute;s ici &ndash; chef-op&eacute;rateurs de nos int&eacute;rieurs et de nos quotidiens &ndash;, gr&acirc;ce &agrave; la passion que Didier Kzrentowski nourrit pour le design depuis plus de trente ans. &Eacute;vi&shy;demment, Gino Sarfatti et Arteluce, la maison qu&rsquo;il dirigea de 1945 &agrave; 1973, en sont les plus embl&eacute;matiques exemples. Ayant consacr&eacute; sa vie &agrave; concevoir et produire des lampes, &agrave; comprendre comment articuler l&rsquo;ampoule, son support et l&rsquo;espace, Gino Sarfatti et ses cr&eacute;ations constituent le coeur de cette s&eacute;lec&shy;tion de plus de 120 lampes (plafonniers, suspensions, appliques, lampadaires, lampes &agrave; poser et de bureau).</p> Fri, 23 Jan 2015 08:02:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list MAXIME BONDU, Juliana Borinski, Julien Crépieux, Mimosa ECHARD, Eléonore False, Gregory Buchert - Galerie Jérôme Poggi - February 4th - February 28th <p style="text-align: justify;">Entitled &laquo;contact (s)&raquo;, the exhibition brings together six young artists whose works question the usual distance required for the perception and representation of things. Without recoiling, working as close as possible to the object they are observing, artists act in the same way to contact with the world and objects. Working &laquo;blind&raquo; through processes of molding, direct contact, telescopy or scanning, the different strategies employed blur the line between the subjectivity of perception and the objectivity of its representation.</p> <p style="text-align: justify;">Replica, focal length, mental projection or performance constitute the testing ground of works characterised by a distancing between the subject and its image, impaired visual field or distortion related to the interpretation process or mechanical re-composition of the object.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Intitul&eacute;e &laquo;contact(s)&raquo;, l?exposition r&eacute;unit six jeunes artistes dont les oeuvres remettent en question la distance habituelle n&eacute;cessaire &agrave; la perception et &agrave; la repr&eacute;sentation des choses. Sans recul, op&eacute;rant au plus proche de l?objet de leur observation, les artistes agissent au contact m&ecirc;me du monde et des objets. Travaillant &laquo; &agrave; l?aveugle &raquo; par des processus d?empreintes, de contact direct, de t&eacute;l&eacute;scopie ou de scannage, les diff&eacute;rentes strat&eacute;gies employ&eacute;es brouillent la fronti&egrave;re entre la subjectivit&eacute; de la perception et l?objectivit&eacute; de sa repr&eacute;sentation.</p> <p style="text-align: justify;">R&eacute;plique, focale, projection mentale ou performance constitue le terrain d?exp&eacute;rimentation d?oeuvres se caract&eacute;risant par une distanciation entre le sujet et son image, une alt&eacute;ration du champ de vision, ou une d&eacute;formation li&eacute;e au processus d?interpr&eacute;tation ou de re-composition m&eacute;canique de l?objet.</p> <p>&nbsp;</p> Fri, 23 Jan 2015 07:54:44 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Agnès Baillon - Galerie Felli - March 12th - April 12th Fri, 23 Jan 2015 07:49:25 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Galerie Felli - February 5th - March 5th Fri, 23 Jan 2015 07:48:07 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list