ArtSlant - Closing soon http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Salvador Dalí - Centre Pompidou - November 21st, 2012 - March 25th, 2013 <p style="text-align: justify;">Le Centre Pompidou rend hommage à l'une des figures magistrales les plus complexes et prolifiques de l'art du 20e siècle, Salvador Dalí, plus de trente ans après la rétrospective que l'institution lui avait consacrée en 1979-1980. Souvent dénoncé pour son cabotinage, son goût de l'argent et ses prises de positions politiques provocatrices, Dalí est à la fois l'un des artistes les plus controversés et les plus populaires. C'est toute la force de son œuvre et toute la part qu'y tient sa personnalité, dans ses traits de génie comme dans ses outrances, que cette exposition sans précédent veut aussi éclairer.</p> <p style="text-align: justify;">Parmi les chefs-d'œuvre exposés, les visiteurs redécouvriront quelques-unes des plus grandes icônes, à l'exemple du plus célèbre tableau de l'artiste, <em>La Persistance de la mémoire</em>, plus communément appelé <em>Les Montres molles</em>. Ce prêt exceptionnel du MoMA rejoint un choix d'œuvres majeures réunies pour cette rétrospective grâce à une étroite collaboration nouée avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, de Madrid, et la participation conjointe de la Fundació Dalí à Figueres et du Dalí Museum à Saint-Petersburg (Floride). Avec plus de deux cents peintures, sculptures, dessins, auxquels s'ajoutent des films, extraits d'émissions et photographies, c'est aussi l'œuvre du pionnier du « happening », auteur d'œuvres éphémères qui est aujourd'hui exposé. Michel Déon, qui avait traduit les écrits de Dalí, souhaitait qu'on juge l'artiste sur son œuvre. C'est toute l'ambition de cette exposition. Déon souhaitait qu'il abandonnât ses « clowneries » : l'exposition au contraire montre qu'elles étaient le fait d'un artiste « performeur » avisé, précurseur, et plein d'humour. Dalí aimait mêler l'art et la science, sa fameuse méthode paranoïaque-critique fondée sur le délire d'interprétation prétendait se saisir de tous les domaines de la création comme de la connaissance, afin de « daliniser » le monde. Ce grand manipulateur de média considérait l'art comme un fait global de communication. Sous toutes ses facettes, Dalí interrogeait la figure (<em>persona</em>) de l'artiste face à la tradition et au monde.</p> <p style="text-align: justify;">DALÍ SHOW,<br /> PAR JEAN-HUBERT MARTIN : COMMISSAIRE GÉNÉRAL<br /> La célébrité de Dalí est due tout autant à l'originalité de sa peinture qu'à sa présence régulière dans les médias relayant ses interventions spectaculaires. On pense communément que ces représentations d'un imaginaire débridé relèvent du domaine des rêves. Or Dalí s'en défend et insiste sur sa méthode paranoïa-critique qui va bien au-delà d'une hallucination.</p> <p style="text-align: justify;">« La paranoïa se sert du monde extérieur pour faire valoir l'idée obsédante, avec la troublante particularité de rendre valable la réalité de cette idée pour les autres. La réalité du monde extérieur sert comme illustration et preuve, et est mise au service de la réalité de notre esprit. » D'où le passage de la peinture comme médium aux actions, performances et happenings. On a souvent réduit les apparitions publiques et les œuvres éphémères de Dalí à des provocations. Elles en prennent certes la forme, mais elles sont toujours fondées sur un propos et sur des idées qui, pour être surprenantes, n'en sont pas moins consistantes.</p> <p style="text-align: justify;">Ses apparitions médiatiques n'éludent aucune question, il suffit qu'on le traite de clown pour qu'il apparaisse déguisé en Auguste. Ses voyages aux États-Unis lui font saisir l'importance des médias et le parti qu'il peut tirer de la notoriété. L'apparition de la télévision est une aubaine et il ne rate aucune occasion de participer à un talkshow, au risque d'être parfois désarçonné par la langue et les règles du jeu, qu'il sait en revanche toujours transcender à son profit. Loin de lui l'idée d'une conception puriste d'un art indépendant à l'écart du commerce, de l'argent et du spectacle. Warhol qui dîne souvent avec lui à New York saura en tirer les leçons. Pour une génération entière, le film publicitaire pour le chocolat Lanvin l'a rendu aussi célèbre que sa peinture. Ses moustaches sont l'objet de commentaires inépuisables. Après avoir fait une peinture gestuelle de quelques coups de pinceau pour critiquer ce type de peinture à la télévision, il reprend cet exercice de virtuosité pour en faire une spécialité. Comme sa vie n'est qu'un théâtre, il s'entoure de femmes plus ou moins dénudées et de figurants auxquels il assigne des rôles et des postures dans des mises en scène de son invention. Les tableaux vivants impliquent souvent la présence d'animaux dont il s'entoure, tel que le célèbre ocelot (aux dents limées) ou le tamanoir qu'il tient en laisse en sortant du métro. Dans les années 1950 et 1960, beaucoup d'artistes participent à ses performances, qui laissent parfois place au happening, comme à Granollers où des dizaines de jeunes s'aspergent de peinture devant un grand mur.</p> <p style="text-align: justify;"><br /> Ces multiples activités médiatiques et la constante création d'événements où Dalí apparaît comme acteur principal - « Arteur » - font de lui le pionnier de l'art de la performance.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">The Centre Pompidou pays tribute to one of the most complex and prolific great figures in 20th century art, Salvador Dalí, more than thirty years after the retrospective that the institution devoted to him in 1979-1980. Often criticised for his theatricality, his liking for money and his provocative stance on political issues, Dalí is both one of the most controversial artists and one of the most popular. This unprecedented exhibition sets out to throw light on the full power of his work and the part played in it by his personality and his strokes of genius as much as his outrageousness.</p> <p style="text-align: justify;">Among the masterpieces exhibited, visitors will rediscover some of the greatest iconic works, including the artist’s most famous picture, <em>The Persistence of Memory</em>, more commonly called <em>Melting Watches</em>. This exceptional loan from MoMA joins a selection of major works brought together for this retrospective thanks to a close collaboration with the Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía in Madrid, and a joint contribution from the Fundació Dalí in Figueres and the Dali Museum in Saint Petersburg (Florida). With more than two hundred paintings, sculptures and drawings, to which are added films, extracts from broadcasts and photographs, the work of the pioneer of the “happening”, author of these ephemeral works, is also on show today. Michel Déon, who translated Dali’s writings, wanted the artist to be judged on his work. This is precisely the aim of this exhibition. Déon wanted him to abandon his “clowneries”: on the contrary, the exhibition shows that they were the acts of a shrewd artist “performer”, a pioneer, and full of humour. Dali liked to blend art and science, his famous paranoiac-critical method based on the delirium of performance claimed to treat all areas of creative activity as knowledge, in order to “dalinise” the world. This great media manipulator considered art a global act of communication. In all its facets, Dalí questioned the figure <em> (persona) </em> of the artist in the face of tradition and the world.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>DALI SHOW, <br /> BY JEAN-HUBERT MARTIN</strong> Dalí’s fame is due as much to the originality of his painting as to his regular appearances in the media relaying his theatrical interventions. It is commonly thought that these representations of an unbridled imagination come under the heading of dreams. Yet Dali challenged this and made much of his paranoiac-critical method which goes well beyond hallucination.</p> <p style="text-align: justify;">“Paranoia makes use of the external world to validate the obsessive idea, with the disturbing characteristic of making the reality of this idea valid for others. The reality of the external world serves as an illustration of, proves, and is used to serve, the reality of our mind.” Hence the move from painting as a medium, to action, performance and happenings. Dali’s public appearances and ephemeral works have often been dismissed as provocations. Certainly, they take that form, but are always based on a point and on ideas which, to make them surprising, are no less consistent with them.</p> <p style="text-align: justify;">His media appearances ruled nothing out, simply being treated as a clown was enough for him to appear dressed up as an Auguste. His trips to the United States made him understand the importance of the media and the advantage that fame could give him. The advent of television was a godsend and he never missed an opportunity to appear on a talk show, at the risk of sometimes being disconcerted by the language and the unwritten rules, yet he was always able to rise above this and turn it to his own advantage. The idea of a purist conception of an art independent of commerce, money or showbusiness could not have been further from his own. Warhol, who often dined with him in New York, could have learned some lessons from him. For an entire generation, the advertising film for Lanvin chocolate made him as famous as his painting. His moustaches were the subject of endless comment. Having done an action painting in a few brushstrokes on television in order to criticise this type of painting, he repeated this virtuoso exercise and made a speciality of it. Since his life was nothing but theatre, he surrounded himself with women in various states of undress and bit part players to whom he assigned roles and postures in the staged scenarios of his own invention. The living pictures often involved the presence of the animals by which he was surrounded, like the famous ocelot (with filed teeth) or the anteater that he kept on a leash as he came out of the metro. In the 1950s and 1960s, a great many artists participated in his performances, which sometimes gave way to happenings, as in Granollers where dozens of young people sprayed themselves with paint in front of a large wall.</p> <p style="text-align: justify;"><br /> These multiple media activities and the constant creation of events in which Dali appeared in the starring role as – “Arteur” – made him the pioneer of performance art.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>HARD SCIENCES AND MELTING WATCHES<br /> BY THIERRY DUFRÊNE</strong> On the subject of “melting watches” <em> (The Persistence of Memory) </em>, the archives of MoMA in New York contain a few nuggets. Dalí himself did not manage to work out its full meaning. In “notes on the interpretation of the picture” written in 1931, he associates it with two very different types of knowledge: “Morphology – Gestalt la Residencia de los Estudiantes in the early 1920s”, is also mentioned in his “notes”: <em> “The Persistence of Memory</em> should be placed in the period of formation of Dali’s <em>superego</em>, very difficult still to specify chronologically”! While the “melting watches” offer a convincing image for one of the most complicated concepts of 20th century science: that of Einstein’s “space-time” <em>continuum</em>, Dali quite quickly confers on them the status of <em>object-concept</em> which is, “theory – mystery of the unduloids – geodesic lines”, in short, hard sciences on the one hand, “Psychoanalysis”, Freudianism and depth psychology on the other. His library, conserved at the Centre for Dalinian Studies in Figueres, has a wealth of scientific works. Dalí possessed the first edition of the <em>Principes de morphologie générale</em> (1927) [<em>Principles of General Morphology</em>] by Édouard Monod-Herzen, a specialist in colloids. But Dali’s early reading of Freud’s works, from the era when he was far from being his own brand, for him, on its own, symbolises modern science. Indeed, in 1934, in a letter to the poet Paul Eluard in which he talks about ”surrealism steeped in physics” and in his piece, “The surrealist and phenomenal mystery of the bedside table”, Dalí made reference to Einstein. In 1967, he confided to Louis Pauwels, author of <em>Passions selon Dalí</em> [<em>Passions according to Dali</em>]: “I said to Watson, during a lunch in New York: My picture, <em>The Persistence of Memory</em>, painted in 1931, is a prediction of DNA” : the same fluid, flexible and repetitive structure. Crick and Watson were the discoverers of the helix structure of DNA, the genetic code of heredity: Dalí had hoped to do a book with them. He was convinced that this “staircase of the structures of heredity” was none other than a “royal ladder” and that “nothing (was) more monarchal than a DNA molecule” ! The picture <em>Galacidallahcideésoxyribonucléique</em> (1963) used it as a basic structure. As for the atomic structure of matter, the inventor of the “nuclear mystique” had had an intuition about it while observing a “swarm of flies” at Boulou, not far from Perpignan station! Dali was intrigued by the way they maintained their configuration as a group without touching each other as they moved around: “I mentally drew a shape which I was to learn later was the diagram of the atom conceived by Niels Bohr”! Had people listened to Dali, without a moment’s hesitation the headquarters of the national centre for scientific research (CNRS) would have been located at Perpignan station. For the artist, not only was the glass roof the “model of the universe”, but it revealed to anyone who really wished to see that the “universe is limited, but only on one side”: “All that comes from infinity may make a loop and arrive at Perpignan station. I was collaborating with Einstein”.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>MISTER DALI<br /> BY JEAN-MICHEL BOUHOURS</strong> When Dali wrote <em>La Vie secrete</em> [<em>The Secret Life of Salvador Dali</em>] in 1941, he described the years in his youth when, hiding away in the laundry room under the eaves of the family house, he had already adopted a posture that he never abandoned. He would perch himself on a seat high above the crowd, so as to longer be intimidated by the girls he met in the street who “embarrassed him”. This feeling of superiority hid a boundless shyness, which deprived Dali of the pleasures of everyday life: “I, Salvador, must remain in my tub with the shapeless and embittered chimeras that surround my rebarbative personality.” (p 87, <em>La Vie secrète</em>) Dali sought to attract the attention of his teachers at the San Fernando Academy in Madrid, by activating his exhibitionist tendencies: “Since they couldn’t teach me anything, I thought that I, I, was going to explain to them what a personality is”. He constructed it like an extraordinarily valuable asset: “I would not have wanted for anything in the world to exchange my personality with that of one of my contemporaries.” (p 174, <em>La Vie secrète</em>). Nonetheless, when Gala met Dali in the summer of 1930, she found him unpleasant in the first few moments, mainly because of this construction of a somewhat eccentric <em>persona</em>, beneath the appearance of a tango dancer with slicked down hair. <br /> Dali dancing the Charleston; another photograph cut and pasted into a letter sent to his friend Federico Garcia Lorca, shows him cavorting around like a puppet waving his arms and legs, tie flying in the wind. Thirty years later, in 1958 to be precise, Pierre Argillet, the photographer and publisher, a friend of the surrealists, would film Dali dancing the Charleston in their garden. A few months later, the artist told the American talk show host Mike Wallace that his friends, surprised by his qualities as a dancer, compared him favourably to Charlie Chaplin. Dali went one step further, making it clear that since Chaplin was not a painter of genius, he was inevitably more important than Chaplin. This childish attitude sheds light on the whole of Dali’s strategy: to be famous, not as a painter, competing with the ever-present and dominant figure of Pablo Picasso, but more still: as a “super-painter”. Why not be a painter and an actor, like Buster Keaton who he and his companions at La Residencia de estudiantes in Madrid saw as both actor and a poet. Dali gave the journalist the perfect clarification of this attitude: “More important than my painting, more important than my clowning, more important than my showmanship, is MY PERSONALITY.” <br /> And to create an identity for himself he had to invent “tricks”, as he himself was to write in <em>La Vie secrète</em>. This is brought about by creating a self-image, constructing a portrait for oneself to ensure a presence and “invent oneself in it” as the philosopher Jean- Luc Nancy later wrote (<em>Le Regard du portrait</em>. Paris, 2000, Galilée, p 31). <em>Self-portrait with the neck of Raphael</em>, painted around 1921, is probably one of the very first of Dali’s manifestations or masquerades, who was seeking mimicry with this portrait, a resemblance capable of triggering an associative mechanism of the paranoic type: “I liked to adopt the pose and melancholy gaze of Raphael in his self-portrait. I waited impatiently for the appearance of the first fluffy down that I could shave, while leaving a few favourites to grow. I had to make a masterpiece of my head, compose myself a face.” (ibidem, p. 40). The question of resemblance rekindled Dali’s propensity for twinning and double narcissism, and especially “Castor and Pollux”, the couple he formed with his dead half-brother, then with Galutschka, Federico Garcia Lorca and lastly with Gala. The principle of resemblance of two subjects, and later of two forms, is the trigger factor for an outrageous character. In Dali, comparison is not reason but reasoning outrageousness. The distinctive morphological feature invented with <em>Self-portrait with the neck of Raphael</em>, relies on the exhibitionism of a phallic neck, a first manifestation of the phallic head theme, before the “cranian” harps of the 1930s which would powerfully portray his terror of the sexual act and penetration. <br /> So Dali initiated the narcissistic exhibition of his genius. Through autosuggestion, superstition or simply bravado, Dalinian excess deliberately operates by borrowing identity - at the pinnacle of his fame Salvador Dalí would borrow multiple personalities, particularly that of the Spanish painter Velázquez, a resemblance to whom he created with his famous moustache.</p> Sun, 20 Jan 2013 18:17:04 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Joep van Lieshout - Jousse Enterprise-Saint Claude - March 9th, 2013 - March 28th, 2013 <p>Dessins historiques et pièces récentes</p> <p>Fondé en 1995 par le Hollandais Joep van Lieshout, l’atelier Van Lieshout fonctionnne comme une PME, mais de manière collégiale. Il regroupe une vingtaine de personnes aux compétences complémentaires : architectes, artistes, ouvriers qualifiés dans le travail de matériaux divers, tels que le métal, le bois, le polyester. Leurs productions débordent les frontières entre architecture, design et art contemporain. Tous partagent la même vision d’un monde en pleine mutation. Tous mettent l’art au service d’une éthique. Sans oublier l’humour.</p> Thu, 21 Mar 2013 01:53:33 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Art Paris - March 28th, 2013 - March 29th, 2013 <p>Grand Palais Auditorium (in French only)</p> <p></p> <h3><span style="text-decoration: underline;">Thursday 28th March</span></h3> <p>2.30pm-4pm</p> <p><strong><em>The galleries in the eyes of the media</em></strong><br /> Round table organised by the Professional Committee of Art Galleries.</p> <p><em>4pm-5.30pm</em><br /> <strong><em>Russian creation today: between glamour and political activism</em></strong><br /> Round table moderated by Ekatherina Iragui (Galerie Iragui, Moscow) and Andrei Erofeev, curator.</p> <p></p> <h3><span style="text-decoration: underline;">Friday 29th March</span></h3> <p>2.30pm-4pm</p> <p><strong><em>Sarajevo at the heart of Europe</em></strong><br /> Round table moderated by Christopher Yggdre, head of patronage of the Fondation Agnès b.</p> <p>4pm-5.30pm</p> <p><strong><em>Meeting with contemporary designers and their galleries</em></strong><br /> Round table moderated by Vanessa Chenaie, deputy editor</p> Sun, 17 Feb 2013 02:42:37 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Kumiko Takeda, Fuyumichi Kobayashi, Yuro Saeki, Yoshi Iizawa, Eriko Kawamura, Mayako Yoshimura, Yoshiko Iizawa - Galerie Métanöia - March 23rd, 2013 - March 29th, 2013 Sat, 16 Mar 2013 02:49:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Andrea Romano - Gaudel de Stampa - January 25th, 2013 - March 29th, 2013 <p style="text-align: justify;">On the occasion of his first solo exhibition at the gallery, Andrea Romano (b. 1984; lives in Milan) presents three art works—a felt-pen drawing on paper, a nylon sculpture, and a granite-framed pencil drawing on paper—all of which can all be seen as illegible signs aspiring to acquire the status of an icon. On this purpose, the artist’s deployment of beauty is meant less as a proof of skill than as a strategy for pleasing the viewer: behind his delicate shapes and mesmerizing pictures, the artist pursues a remarkable boldness in its creative process, aiming to undertake an active position within the history of visual culture. The notion of legacy, on one hand, and the strive for novelty, on the other, are the poles between which the terrain of the exhibition is defined.</p> <p style="text-align: justify;">The felt-pen drawing belong to the series <em>Untitled</em> (2012-on going). Details of the encounters between men and dinosaurs in Hanna-Barbera’s cartoon sitcom <em>The Flintstones</em>, this picture render the clash between a prehistorical scenario and a modern lifestyle: the signs hint at gestures that the viewer is asked to interpret, like an archaeologist with discovered findins.</p> <p style="text-align: justify;">The nylon sculpture <em>Highlight</em> (2013), is manufactured through a 3D printer and then varnished with the most innovative paint employed in car refinishing. It is the first outcome in a series of sculptures to mark the passage of time. By employing the newest materials and technologies, each sculpture establishes a strong symbolic attachment to its present time; and yet embodying a record achievement, it is doomed to reincarnate itself into an object with better performance.</p> <p style="text-align: justify;">The pencil drawing is part of the series <em>Claque &amp; Shill</em> (2011-on going), in which the artist attempts to establish a symbiosis between pictures and their supports. The drawing and its stone frame are to be interpreted as two figures that manipulate the reception of a phenomenon, by infiltrating the audience and orientating its taste. A certain degree of theatricality is also pursued in the choice of characters that convey an emotional impact, in an attempt to overcome the border between stage and life into a reality of representation.</p> <p style="text-align: right;"> Michele D’Aurizio</p> Fri, 29 Mar 2013 02:34:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jan Dibbets - Peter Freeman, Inc. Paris - February 2nd, 2013 - March 29th, 2013 <div style="text-align: justify;">La Galerie Nelson-Freeman est heureuse de présenter, pour sa première exposition personnelle à la galerie, une série inédite de l’artiste néerlandais Jan Dibbets.<br /> <br /> Jan Dibbets est une figure majeure de l’art international depuis plus de quarante ans. Formé initialement à la peinture à l’académie des Beaux-Arts de Tilburg, Jan Dibbets se tourne à partir de la fin des années 1960 vers la photographie avec notamment les « Perspective Corrections », série fondatrice de l’Art conceptuel. Depuis lors, son travail s’est développé autour des questions liées à la structure de la photographie, et aux mécanismes de la perception, « ce que nous voyons » par opposition à « ce que nous savons ».<br /> <br /> Pour cette première exposition à la galerie, Jan Dibbets présente une série inédite de photographies de grand format, les New Colorstudies 1976/2012. Réalisées à partir de négatifs des années 1970, qui lui permirent alors d’approfondir ses recherches chromatiques en abandonnant toute structure évidente, ces photographies sont développées en grand format, ce qui était techniquement impossible à l’époque. L’ensemble de la série représente des plans rapprochés de capots de voiture, motif « plat et brillant comme une photographie », sur lesquels se reflètent le ciel ou les arbres. Monochromes et presque picturales, ces photographies sont à la fois abstraites et extrêmement réalistes. La couleur industrielle de ces capots utilisée dans les années 1970, tant par les fabricants de voitures que par l’industrie des pellicules photographiques, est ici entièrement modifiée par Dibbets, à la différence de la série précédente, nous renvoyant ainsi aux questions – omniprésentes chez l’artiste – de représentation et de réalité.<br /> <br /> Les New Colorstudies 1976/2012 illustrent à nouveau l’ambition de Dibbets de « démontrer que la réalité est une abstraction », de réunir à la fois abstraction et figuration par le médium photographique.<br /> <br /> <br /> Jan Dibbets est né à Weert, en Hollande, en 1941. Il vit et travaille à Amsterdam. Depuis 1967, il a participé à de nombreuses manifestations internationales notamment la Biennale de Venise (1972) et la Documenta de Kassel (1972, 1977, 1982). Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques dont le Van Abbe Museum (Eindhoven), le Stedelijk Museum (Amsterdam), la Tate Modern (Londres), le Museum of Modern Art (New York), le Hirshhorn Museum (Washington, D.C.), le Musée national d'Art Moderne (Paris). Il a fait l'objet d’expositions personnelles importantes au Stedelijk Museum (Amsterdam, 1972, 1996), au Walker Art Center et au Guggenheim Museum (Minneapolis et New York, 1987) et plus récemment au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (2010).</div> Sat, 10 May 2014 08:19:32 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jean-Sebastien Halleux - Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri - March 19th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">“Et s’ils revenaient, Aphrodite et Hercule avec Céres et Flore, Apollon, les Grâces, s’ils revenaient enchanter nos vies, légers, réels et dansant, dans un mystère, avec le Dieu Sauveur blessé et rayonnant, et David et Judith et Marie... En tout cas ils sont réapparus dans un travail de peintre au XXIe siècle. Ils sont revenus dans leur style, simple et riche, classique somme toute, sans mysticisme, sans terreur, sans perversion ni bavardage : ils ne nous ont jamais abandonnés. »</p> Sun, 03 Mar 2013 23:36:53 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Bruno Kladar - Galerie Alberta Pane - March 15th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">La galerie Alberta Pane s’est entendue avec Bruno Kladar afin d’ouvrir ses portes pendant 24 heures pour un vernissage qui se présentera sous la forme d’un happening : Le regard de Chacun.</p> <p style="text-align: justify;">Les seules fois où Bruno Kladar participa à cet happening se situaient dans des lieux éphémères à Paris, la première fois en 1998, puis en 2001.</p> <p style="text-align: justify;">Le procédé est de réaliser préalablement une oeuvre de 300 x 400 cm à partir de récupération d’affiches en circulation (parfois à quatre mains avec un artiste de rencontre), puis de la présenter, le soir du vernissage, avec le souhait secret qu’elle « s’ouvrira » (au sens propre) en pièces, débouchant ainsi sur un autre espace, un autre fait, commun cette fois-ci, aléas des regardeurs invités. Un prix démocratique est alors fixé au cm2.</p> <p style="text-align: justify;">Comment se positionner devant cette -catastrophe ?- qui viendrait (comme la possibilité de ne jamais venir) ? Comment regarderait-on ? Pourrait-on encore parler d’artistes ? et qui seraient les artistes ? et les regardeurs ? Ne verrait-on pas mieux le monde par les yeux des autres ?<br />Ci-dessous, un texte de Philippe Madec sur ce moment (extrait d’une monographie, KLADAR Le moment où cède ce qui resterait de certain, Ed. Sujet/Objet, Paris 2004)</p> <p style="text-align: left;">« Kladar à quatre mains<br />jamais les mêmes<br />selon ses passagères amitiés esthétiques,<br />repeint tout en puissance<br />le souvenir de Hains pour le sacrifier<br />ce vaste rectangle horizontal de quatre<br />mètres par trois<br />du collage épais et déchiré d’affiches<br />publicitaires superposées récupérées.</p> <p style="text-align: left;">Le jour dit, la pièce est accrochée seule.</p> <p style="text-align: left;">Elle appelle ; de bouche en oreille<br />les « gens » viennent arrivent pénètrent<br />en silence ; ils la regardent ; une étrange<br />intensité emplit dès lors le lieu ; rien<br />n’est dit, tout semble connu de l’événement<br />en cours ; quelque chose se passe.</p> <p style="text-align: left;">L’un ou l’une d’entre eux en vient<br />à s’avancer irrésistiblement, désigne<br />un endroit précis de la pièce et y prétend.</p> <p style="text-align: left;">Du doigt tendu<br />il attente à l’oeuvre par une catastrophe<br />plus violente que les tirs à la carabine<br />de Niki de Saint-Phalle.</p> Mon, 18 Mar 2013 10:23:47 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Sven Kroner - Galerie Anne de Villepoix - January 12th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">La galerie Anne de Villepoix est heureuse de vous présenter du 12 janvier au 28 février 2013 l’exposition du peintre allemand Sven Kroner ( né en 1973) qui réside aujourd’hui à Dusseldorf.</p> <p style="text-align: justify;">A première vue ses peintures en grand format semblent être un hommage à la nature. Sur la toile s’étendent de vertes prairies luxuriantes, tout en nuances subtiles de couleurs ; mélange d’ocre doux dans un substrat de mousse, une épaisseur bombée pour évoquer une colline et retomber dans la surface placide de l’eau bleue. Vastes vues sur un panorama à hauteur de vol d’oiseau, l’ambiance lumineuse des peintures de Kroner sont imprégnées d’une patine de mélancolie. Un ciel drapé dans les nuages, rémanence de fin du jour, un ciel de nuit sans étoiles ou encore une atmosphère étouffée dans la neige plongent le paysage une ambiance onirique. L’artiste entraine habilement le spectateur dans sa propre conception du monde. Il utile les outils du peintre pour fondre les impressions recueillies à partir de lieux réels avec des fragments reconnaissables de la nature sublimée, créant ainsi un lieu imaginaire ou l’homme est confronté à la violence de la nature.</p> <p style="text-align: justify;">Inspiré par les peintres paysagistes traditionnels tels que Jacob van Ruisdael et Caspar David Friedrich, Kroner attire ses sujets dans le cadre de son enfance dans les montagnes boisées d’Allgäu, au sud de l'Allemagne, et aussi du monde imaginaire dans lequel seul Kroner habite. N'ayant jamais vu, par exemple, une vue aérienne d'un navire de rupture des icebergs dans des lieux caverneux désertiques reculées, il peint à partir d'un pastiche de visuels de culture pop, rêveries nostalgiques, et idéalisées d’ailleurs. Des personnages apparaissent dans le décor montrés à distance en groupes rappelant des paysages flamands, leur présence est simplement implicite, à travers une lumière du porche, une voie ferrée abandonnée, ou un morceau de poubelle flottant dans un lac. En plaçant les choses dans un pays non identifiable, et en rendant l'impossible avec minutie, il est plus soucieux de brouiller les frontières entre la vérité et le mensonge, et la dissolution de l'essence du temps et du lieu. Sven Kroner est diplomé de la Kunstakademie de Dusseldorf . Il a été exposé à Amsterdam, Paris et new York.</p> Thu, 21 Feb 2013 00:41:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list John Cornu - Galerie Anne de Villepoix - January 12th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">Qu’on en finisse… quand bien même tout serait voué à un éternel retour. Si l'artiste n'a de cesse de "tuer le père" pour avoir droit de citer, de tenter de nouvelles trajectoires sur les cendres de ses semblables... alors il semblerait que tout soit plié d'avance dans un jeu où nul n'est ni véritablement coupable, ni véritablement victime. Il a souvent été question de la mort de l'art, et bien souvent de la mort de la peinture. Sûrement parce que ces petites morts à répétition procurent une sorte d'élixir pour la créativité à tel point que de nouvelles formes semblent y prendre racine. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme... Dans cette logique aporétique, les réalisations de John Cornu procèdent d'une étrange contradiction. De ces châssis de peintre a priori carbonisés (Macula) émergent un travail de représentation, un travail de peinture que l’on pourrait qualifier de paradoxal. La frontière entre la représentation et le ready-made semble ici se dissoudre, comme s'il fallait signifier que le présenté et le représenté n'étaient que les deux faces d'une même médaille.</p> <p style="text-align: justify;">Il en est de même avec les Phénix, ces lignes de néons horizontales aux tracés accidentés. Ces dernières ne sont en effet pas exemptes d'une forme de contradiction. Il s'agit d'anciennes réalisations que l’artiste tente de ré-aplatir, de remettre le plus droites possibles.  Une façon d’être moins bavard sans pour autant être complètement réduit au silence, les Phénix conservant les stigmates de leur état d'origine.</p> <p style="text-align: justify;">On pourrait encore souligner que cette proposition de John Cornu pour la project room et la vitrine de la Galerie Anne de Villepoix n'est pas non plus séparée de son contexte de présentation et de l’exposition personnelle de Sven Kroner montrée au sein de la galerie.</p> <p style="text-align: justify;">Né en 1976, John Cornu vit entre Rennes et Paris.</p> <p style="text-align: justify;">Son travail a été présenté au sein d’expositions personnelles et collectives au Palais de Tokyo, à la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, au Cneai, au Parvis – Centre d’art (Ibos), à la BF15 (Lyon), au MACRO (Rome), à la Chambre blanche (Québec), au Laboratoria Art &amp; Science (Moscou), à ZQM (Berlin); et à l’occasion des Nuits Blanches de Paris, Metz et Montréal, de la Biennale de Lyon ainsi que de la dernière Biennale de Busan en Corée du Sud.</p> <p style="text-align: justify;">John Cornu expose actuellement au Parvis – Centre d’art (« This is THE END »), à l’EAC – Espace de l’Art Concret (« Filiations », Mouans-Sartoux), et prochainement au Musée Beaux-arts de Rennes (« Des inconnus dans la maison »).</p> Thu, 21 Feb 2013 00:42:02 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nicolas Moulin - Galerie Chez Valentin - February 23rd, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">Since it’s early days, the work of Nicolas Moulin is dedicated to the exploration and the representation of urban architectural utopies and the Dystopian landscapes that result from it. Through these faked photographies and images of hybrid landscapes, he questions the notion of reality and its perception, as well as the Historical memory through the representation and the projections we create of our future. Indeed, there is no futuristic vision whitout first acknowledging the basis on which it is build. Therefore, in an ironic paradox, this futuristic notion becomes obsolete as soon as the vision takes form.</p> <p style="text-align: justify;">Moreover and paradoxically, technical progress linked to the massive informatisation of our societies has generated an acceleration of History.  Breaking up yesterday’s linearity and transforming it into something spherical hence global, space and time shifts now operate without any hierarchy anymore, in a total entropy. In past uchronian times, the question of futurism as a form of archaism becomes obsolete, neither does it in a brutalistic ideology. </p> <p style="text-align: justify;">The non-realisation of XXth century megalomaniac projects assures them a permanence through time and gives them a spectral omnipresence. As Le Corbusier used to say, the notion of progress in brutalism is to «keep on building as in middle ages, but bigger, thanks to concrete ».</p> <p style="text-align: justify;">From middle ages to our times, Nicolas Moulin looks more deeply into obsolescent concepts such as the already shown 2008 installation <em>« Goldbarrgorod »</em> and in his 2010 movie <em>« Interlichtenstagespentereinzuladendarandenken »</em>.</p> <p style="text-align: justify;">For his new solo exhibition in Valentin gallery, Nicolas Moulin suggests, once again, to launch us into a technical and representative universe, through false archives of architectural drawings conceived in an hybridization logic and a technical regression. </p> <p style="text-align: justify;">Through these « true-false » photographies, the artist takes us into a new phase of his work, getting closer and closer to a personal reflexion brutalistic architecture and fallen utopies.</p> Mon, 11 Mar 2013 13:31:32 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Safâa ERRUAS - Galerie Dominique Fiat - February 2nd, 2013 - March 30th, 2013 <p>Safaa Erruas est née en 1976 à Tétouan au nord du Maroc.<br />Après une formation à l’Institut des Beaux-Arts de sa ville natale, Tétouan, elle se singularise très<br />rapidement par une démarche radicale et s’oriente vers la monochromie, le blanc.<br />En effet elle entreprend encore étudiante, un voyage à travers diverses villes du Maroc afin d’inventorier les motifs et couleurs des souks et grands marchés. A ce moment là, l’artiste ressent le besoin d’épurer son univers, son propos, pour se ressourcer à la suite de cette cacophonie de couleurs et ne quitte plus depuis cette époque la monochromie.<br />Les matériaux qu’elle utilise évoquent la légèreté, la douceur, la transparence et leur traitement<br />symbolise une extrême violence, et la confusion des formes induit celle des sentiments.<br />Toutes les problématiques liées au corps sont suggérées, le corps objet de genre, corps souffrant<br />de maladie ou corps de la personne vivant en société dans des conditions politiques mouvantes ou incertaines.<br />Pour ce faire, tissu, gaze, perles de céramique, coton, aiguilles sont autant de matériaux doux et<br />tranchants qui s’opposent et s’unissent pour mettre en valeur un propos puissant et fin à la fois.<br />Dans ANTICORPS, première exposition personnelle à la galerie Dominique Fiat, Safaa Erruas fait une référence silencieuse à la douleur.<br />Elle développe ce thème dans ses différents aspects, scientifiques bien sûr mais aussi à partir de<br />l’Intime pour aller vers des applications pour l’individu et la société. Cette présence de la douleur prend différentes formes, douleur extrême, criante mais également à travers le silence, sans voix même si elle est permanente et forte dessinée par des milliers de cicatrices invisibles que l’on ne reconnait qu’à travers soi.<br />L’artiste fait référence au poème INVICTUS écrit par William Ernest Henley sur son lit d’hôpital<br />(après une amputation du pied à l’âge de 25 ans).<br />Poème préféré de Nelson Mandela il traduit à merveille l’aspect fondamental du travail de Safaa Erruas, l’idée du Visible/Invisible sans opposition entre les deux.</p> <p>Dans les ténèbres qui m’enserrent,<br />Noires comme un puits où l’on se noie,<br />Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,<br />Pour mon âme invincible et fière,<br />Dans de cruelles circonstances,<br />Je n’ai ni gémi ni pleuré,<br />Meurtri par cette existence,<br />Je suis debout bien que blessé,<br />En ce lieu de colère et de pleurs,<br />Se profile l’ombre de la mort,<br />Et je ne sais ce que me réserve le sort,<br />Mais je suis et je resterai sans peur,<br />Aussi étroit soit le chemin,<br />Nombreux les châtiments infâmes,<br />Je suis le maître de mon destin,<br />Je suis le capitaine de mon âme.<br />Safaa Erruas est également présente dans l’exposition à l’Institut du Monde Arabe de 25 ans de créativité arabe jusqu’au 3 février.<br /><br />Safaa Erruas was born in 1976 in Tetouan in northern Morocco.<br />After studying at the Institute of Fine Arts in her hometown, Tetouan, she stood out very quickly by a radical approach towards monochrome and white.<br />While studying, she started traveling through various cities of Morocco to inventory patterns and colors of the souks and major markets. At that time, the artist felt the need to purify her universe, all these colors gave place to monochrome.<br />The materials she uses evokes lightness, softness, transparency and symbolizes extreme violence. The confusion of forms induces on another hand the feelings.<br />All the issues related to the body are suggested, the body-as-object, illness of the body or people living in changing societies with uncertain political conditions.<br />To reach her aim, she uses, cloths, gauzes, ceramic beads, cotton, needles which are all soft and sharp materials who both oppose and gather themselves to showcase powerful words.<br />In ANTICORPS, her first solo exhibition at the gallery Dominique Fiat, Safaa Erruas’s work is an allusion to silent pain.<br />This theme is developed through various aspects, scientific, but also intimcy, in order to reach the individual and society. This presence of pain can take many forms, extreme pain, that can be obvious, but also a speechless pain that would be drawn by thousands of invisible scars that scrarified our sole.<br />The artist refers to the poem INVICTUS written by William Ernest Henley on his hospital bed (after his foot amputation at the age of twenty-five).<br />Nelson Mandela’s favorite poem reflects perfectly the fundamental aspects of Safaa Erruas’s work with both the idea of Visible / Invisible without any opposition between these two words.<br /><br />Out of the night that covers me,<br />Black as the pit from pole to pole,<br />I thank whatever gods may be<br />For my unconquerable soul.<br />In the fell clutch of circumstance<br />I have not winced nor cried aloud.<br />Under the bludgeonings of chance<br />My head is bloody, but unbowed.<br />Beyond this place of wrath and tears<br />Looms but the Horror of the shade,<br />And yet the menace of the years<br />Finds and shall find me unafraid.<br />It matters not how strait the gate,<br />How charged with punishments the scroll,<br />I am the master of my fate:<br />I am the captain of my soul.<br />Safaa Erruas is also exhibited at the Institut du Monde Arabe for the Twenty-five years of The Arab<br />Creativity until February 3.</p> Mon, 04 Mar 2013 08:40:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Meredyth Sparks - galerie frank elbaz - February 2nd, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">Galerie frank elbaz is pleased to announce, Accordion, Meredyth Sparks’s third exhibition at the gallery. Accordion features a multi-paneled double-sided room divider, several accompanying wall installations, as well as a selection of more intimately scaled canvases. This new work furthers the conceptual and formal method of extraction, a technique Sparks has been refining over the last several years. According to the artist, extraction involves the removal of and cutting away from a pre-existing image or object, intimating the absence of some “original” element. Rather than juxtaposing one image on top of another, extraction cuts into a found image, a gesture that functions as a kind of inverse to collage, reframing scenes and imbuing the more representational aspects of photographic space with the material properties of an art object. Sparks’s canvas-based work often includes glimpses of the stretcher bar, the wall and a manipulation of light and shadow. Together these elements suggest a phenomenological pursuit of what exists “behind” or “beneath” the picture space, shifting between illusion and abstraction, reproduction and invention.</p> <p style="text-align: justify;">Beast of Burden, the centerpiece of the show, captures in pixilated video stills, Bette Midler’s performance of the Rolling Stone’s "Beast of Burden” on a 1983 episode of The Johnny Carson Show. Midler’s performance stretches across twelve panels, freeze-framing the twisting and contorted gestures that embody her playful form of burlesque. Each performance still has been cut in the form of a grid in direct response to the trompe-l'oeil image on the opposite side the screen, which in this case is a domestic wooden room divider, interweaving an interior object with the spectacle of Midler’s public persona.</p> <p style="text-align: justify;">In conversation with Beast of Burden, Sparks has installed a series of “soft form” screens, which had previously been sewn tautly onto stretcher bars and then removed. Suggestive of discarded clothing, these screens now hang limply on the wall. Sparks’s play between hard and soft forms, along with the labor-intensive nature of her work, alludes to the historically feminine character of domestic labor. Together with the accordion screen, however, these soft forms also denote the hand manipulation of an accordion instrument’s “bellows,” which inflate and deflate with air to form a continuous sound.</p> <p style="text-align: justify;">The title of the exhibition, Accordion, foregrounds the screen’s potential to physically expand and contract, modifying the architecture of the space. However, Accordion also recapitulates the expandable and collapsible nature of seeing, remaking through the continuous reframing of the banal and the ordinary.</p> <p style="text-align: justify;">Born in 1972 in the USA. Lives and works in New York, USA.<br />Exhibitions (selection): 2013: Windows&amp;Screens, The Arts Club of Chicago, Chicago, 2012: So I will let it alone and talk about the house., Locust Projects, Miami, 2011: Striped Bare, even and again, Elizabeth Dee Gallery, New York, USA, Striped Bare, VeneKlasen/Werner, Berlin, Germany, 2010: Extraction, Elizabeth<br />Dee Gallery, NY, USA, 2009: Everything we have loved is lost., galerie frank elbaz, Paris, France, Gudrun Constructed, Projects in Art and Theory, Cologne, Germany, There’s One In Every Crowd, Galerie Catherine Bastide, Brussels, Belgium, 2008: We were strangers for too long., Elizabeth Dee Gallery, New York, USA, 2006 : We’re treating each other just like strangers., galerie frank elbaz, Paris, France, 2003: It wasn’t midnight. It wasn’t snowing, Hnter college Times Square Gallery, NY, USA</p> <p style="text-align: justify;">****************************88</p> <p style="text-align: justify;">La galerie frank elbaz est heureuse d’annoncer la troisième exposition personnelle de Meredyth Sparks, <i>Accordion</i>. L’exposition rassemble plusieurs installations murales, une cloison pliante composée d’une série de panneaux et un choix de toiles au format plus intime. Avec ces oeuvres récentes, Meredyth Sparks poursuit sa recherche plastique autour du concept <i>d’extraction</i>, une technique qu’elle n’a pas cessé d’affiner au cours des dernières années. <i>L’extraction</i> telle que l’entend<br /> l’artiste consiste à isoler l’image préexistante et en retrancher certaines parties, signalant ainsi un “original” absent. Au lieu d’une  addition de formes, l’extraction procède par soustraction, un peu à l’inverse du collage. Elle reconfigure l’image existante et confère  aux composantes les plus figuratives du champ photographique les propriétés matérielles d’un objet artistique. Les oeuvres qui ont  pour point de départ une toile laissent souvent entrevoir le châssis, le mur et les jeux d’ombre et lumière. Tout, ici, contribue à évoquer une quête phénoménologique de ce qui se trouve “derrière” ou “sous” l’espace du tableau, dans un va-et-vient entre trompe-l’oeil et abstraction, entre reproduction et invention.<br /> <i><br /> Beast of Burden,</i> l’oeuvre maîtresse de l’exposition, restitue en photogrammes vidéo pixélisés l’interprétation de la chanson des Rolling Stones Beast of Burden par Bette Midler à l’émission de variétés <i>Johnny Carson Show</i>, un soir de 1983. La prestation de Bette Midler se déploie sur douze panneaux, figeant ses contorsions burlesques dans une suite d’images arrêtées. Les photogrammes découpés en damier répondent directement aux images en trompe-l’oeil visibles au dos de la cloison pliante, qui est en l’occurrence un modèle en bois à usage domestique : un objet d’ameublement s’imbrique avec le spectacle donné par Bette Midler.<br /> <br /> Des paravents “mous” dialoguent avec <i>Beast of Burden</i>.<br /> Meredyth Sparks les a détachés des barres de châssis auxquelles ils étaient solidement cousus. Ces paravents mollement accrochés au mur ressemblent à des vêtements ôtés. L’oscillation entre le dur et le mou, qui s’inscrit dans la démarche minutieuses de l’artiste, renvoie à la nature historiquement féminine des travaux domestiques. La cloison pliante et les formes molles font penser aussi à un accordéon dont les soufflets soupless’emplissent d’air et se dégonflent au gré des mouvements manuels pour émettre des sons en continu.<br /> <br /> Le titre de l’exposition, <i>Accordion</i>, souligne la capacité de la cloison pliante à s’étirer et se contracter physiquement, en modifiant l’agencement de l’espace. <i>Accordion</i> résume aussi en lui le caractère dilatablerétractable de la vision, qui recompose le réel par un recadrage continuel du banal.<br /> <br /> <b><br /> <br /> </b></p> Sun, 03 Feb 2013 13:32:33 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Samta Benyahia - Galerie Martine et Thibault de La Châtre - March 9th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">appelons-nous. Pénélope tisse le jour le drap qui doit servir de suaire à son beau-père. Elle le détisse la nuit pour tenir au loin ceux qui veulent prendre la place de l’époux qui tarde à rentrer. Sans la trahison d’une servante, une femme, aucun homme n’aurait découvert la ruse. Car le tissage est du domaine des femmes, c’est le mystère du féminin. Dans les tabous qui entourent le tissage, l’un des plus forts interdit aux hommes de passer derrière le métier à tisser, qui se dresse face à la porte ouverte sur la lumière du jour, qui relie le ciel et la terre et permet à la femme de tracer et retracer ce lien, de le bâtir comme un mur.</p> <p style="text-align: justify;">Au Maghreb, il y a quelques décennies, toute femme digne de ce nom, comme on disait, tisse un vêtement pour son époux, qui le porte et montre au grand jour le savoir-faire de celle qui est enfermée dans sa maison. Drap tissé, drap bâti comme un mur, drap comme un suaire. Une femme s’avance dehors. Blanc ou noir, drap fleuri, serré contre le corps ou tombant en une multitude de plis. Puis drap renouvelé, à la fois moderne car il libère le geste et licite car il est conforme à la Loi. Le drap de la tradition se recycle en drap de la Loi.</p> <p style="text-align: justify;">Drap comme un destin. Il colle au corps, il révèle le corps. Il marque le passage des âges : finit le temps des rêves de jeune fille, s’ouvre le temps de l’épouse. Le drap taché affiche aux yeux de tous que cette femme est digne d’être une épouse. Et pour cette femme, le drap scelle son destin. Elle sera voilée, l’intérieur sera son horizon et tout ce qui va avec……</p> <p>Zineb Labidi, 22 décembre 2012</p> Sat, 02 Mar 2013 00:32:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Mark Raidpere - Galerie Michel Rein - February 9th, 2013 - March 30th, 2013 <p style="text-align: justify;">Galerie Michel Rein is proud to present I’ll come back later, the third solo exhibition by Mark Raidpere at the gallery after International in 2008 and Vidéos in 2006.</p> <p style="text-align: justify;">Mark Raidpere’s work explores with a great sensitivity and efficacy the dilemmas and anxieties of the human soul, its incoercible loneliness, its tragic fate. His research often takes its cue from his own family’s universe but sometimes it takes on social connotations, focusing on marginalized people, urban violence and street life.</p> <p style="text-align: justify;">The works on display are a clear evidence of the complexity of Mark Raidpere’s work, showing similarities and differences in his past and present research. Over the years the artist has developed a<br />unique style, suspended between the public and private sphere, objectively documentary but at the same time oneiric and visionary. Mark Raidpere deliberately lends introspection to his autobiographical works, raising a pitiless curtain on his private life. 09/12/07 - 05/04/09 (2009), is a video narrating with hypnotic and obsessive simplicity the lack of communication with his father, a topic that can also be found in his earlier works, such as Dedication (2008), which is about the relationship between his father and his  mother, or the evocative Father (2001), depicting Raidpere’s father in the melancholic loneliness of his home.</p> <p style="text-align: justify;">On this occasion Raidpere also presents new photographs, all taken in Naples last summer, a medium that characterized his early work, including the renowned self-portraits of the “Io” series (1997), in which he shows his naked body, tormented by his restless posture, communicating pain and alienation. For the first time after several years Raidpere also exhibits Damage (2012), a new series of self-portraits, less dramatic and more selfironic. Raidpere’s lens captures in the cityscapes of Naples unexpected revealing moments, gets lost in the meanders of alleys, recording impressions and nuances of a microcosm of unlikely events, which might seem ironic at a first sight but at a closer look yield to mixed feelings, suspended between decadence and loneliness, fear and regret, beauty and suffering, vulnerability and isolation, marginalization and decay, separation and detachment.</p> <p style="text-align: justify;">These images outline an intimate journey into the poetics of the artist, they become emblems of a complex aesthetic strategy that offers a model of investigation Raidpere previously applied to the microcosm of Naples, and which becomes more universal in Paris, highlighting the misery, discomforts, disturbances and contradictions typical of our uncertain times.</p> <p style="text-align: justify;">Eugenio Viola, 2013</p> <p style="text-align: justify;">The artworks of the exhibition were produced during Mark Raidpere’s residency at Fondation Morra Greco (Naples, Italy) and were firstly exhibited there during the exhibition Napoli.Ok (17.10.2012 –<br />30.01.2013).</p> <p style="text-align: justify;">******************************************</p> <p style="text-align: justify;">La galerie Michel Rein est heureuse de présenter I’ll come back later, troisième exposition personnelle de Mark Raidpere à la galerie après International en 2008 et Vidéos en 2006.</p> <p style="text-align: justify;">Le travail de Mark Raidpere explore avec une grande sensibilité et efficacité les dilemmes et les anxiétés de l’esprit humain, sa solitude irrépressible et son destin tragique. Teintée de connotation sociale, sa recherche s’inspire souvent de son propre environnement familial mais se concentre aussi parfois sur les marginalisés, la violence urbaine et la vie de la rue.</p> <p style="text-align: justify;">Les oeuvres présentées témoignent avec évidence de la complexité du travail de l’artiste, montrant les similarités et différences entre ses recherches passées et présentes. Au cours des dernières années, Mark Raidpere a développé un style unique, suspendu entre les sphères publique et privée,  objectivement documentaire mais aussi onirique et visionnaire. L’artiste pratique délibérément l’introspection dans ces travaux autobiographiques levant un voile sans pitié sur sa vie privée. Ainsi, la vidéo 09/12/07 - 05/04/09 (2009) présente le manque de communication avec son père avec une simplicité hypnotique et obsessive. Ce sujet était déjà présent dans ses oeuvres plus anciennes comme Dedication (2008), traitant de la relation de sa mère et son père, ou encore avec Father (2001), travail évocateur présentant son père dans la solitude mélancolique de son foyer.</p> <p style="text-align: justify;">Mark Raidpere présente aussi de nouvelles oeuvres photographiques prises à Naples l’été dernier, medium caractéristique de ses premiers travaux comme les autoportraits célèbres de la série Io (1997) où il montre son corps nu et tourmenté par sa posture nerveuse communiquant peine et aliénation. Pour la première fois après de nombreuses années, il nous montre aussi Damage (2012), une nouvelle série d’autoportraits moins dramatique où il se tourne plus en dérision.</p> <p style="text-align: justify;">Dans les paysages urbains de Naples, l’objectif de l’artiste capture des moments inattendus et révélateurs. Il se perd dans les méandres des ruelles saisissant les sensations et les nuances d’un microcosme d’événements improbables. Ils semblent ironiques au premier coup d’oeil mais à y regarder de plus près, ils engendrent des sentiments contradictoires, étriqués entre décadence et solitude, peur et regret, beauté et souffrance, vulnérabilité et isolation, marginalisation et délabrement, séparation et détachement.</p> <p style="text-align: justify;">Ces images esquissent un voyage intime dans la poétique de l’artiste. Elles se font les emblèmes d’une stratégie esthétique complexe offrant un modèle d’investigation appliqué préalablement au microcosme de Naples. Cette stratégie devient plus universelle à Paris, soulignant la misère, les malaises, les perturbations et les contra dictions typiques de nos temps incertains.</p> <p style="text-align: justify;">Eugenio Viola, 2013</p> <p style="text-align: justify;">Les oeuvres ont été produites en 2012 lors de la résidence de Mark Raidpere à la Fondation Morra<br />Greco (Naples,  Italie) et exposées lors de l’exposition Napoli.Ok (17.10.2012 – 30.01.2013).</p> Sun, 03 Feb 2013 13:50:39 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Davide Balliano, Panos Tsagaris - Galerie Michel Rein - February 9th, 2013 - March 30th, 2013 Wed, 30 Jan 2013 16:40:43 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list