ArtSlant - Recently added http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 - Musée de l'Orangerie - October 14th - January 25th, 2016 <p style="text-align: justify;">S'appuyant sur des recherches nouvelles comme sur les nombreuses histoires de la photographie qui, depuis une quarantaine d'ann&eacute;es, ont r&eacute;&eacute;valu&eacute; l'extraordinaire contribution des femmes au d&eacute;veloppement du medium, cette exposition et la publication qui l'accompagne sont les premi&egrave;res du "genre" en France. Le ph&eacute;nom&egrave;ne est en effet appr&eacute;hend&eacute; &agrave; travers ses manifestations aussi bien en Europe - essentiellement en France, Grande-Bretagne et Allemagne - qu'aux Etats-Unis, de l'invention officielle de la photographie en 1839 jusqu'en 1945.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Commissariat</strong><br /> Ulrich Pohlmann, directeur de la collection photographique du Stadtmuseum de Munich et Thomas Galifot, conservateur au mus&eacute;e d'Orsay</p> Thu, 02 Jul 2015 17:14:06 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Le Petit Palais - October 1st - January 17th, 2016 <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Le Petit Palais invite dans ses murs la Biblioth&egrave;que nationale de France pour c&eacute;l&eacute;brer pour la premi&egrave;re fois, avec une telle ampleur, le monde terrifiant de l&rsquo;estampe fantastique et visionnaire. Plus de 170 oeuvres de Goya &agrave; Redon en passant par Delacroix et Gustave Dor&eacute; introduiront le visiteur dans cet univers omnipr&eacute;sent dans la gravure et la lithographie du XIXe si&egrave;cle. Du macabre au bestiaire fantastique, ou au paysage habit&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; la re&shy;pr&eacute;sentation du r&ecirc;ve ou du cauchemar : le triomphe du noir !</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Cette plong&eacute;e dans l&rsquo;art fantastique suivra un parcours chronologique.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Introduite par une vid&eacute;o contemporaine d&rsquo;Agn&egrave;s Guillaume convoquant dans un ballet les oiseaux noirs des nuits d&rsquo;insomnie, l&rsquo;exposition mettra tout d&rsquo;abord en lumi&egrave;re les figures tut&eacute;laires qui ont influenc&eacute; l&rsquo;histoire de l&rsquo;estampe et qui ont &eacute;t&eacute; regard&eacute;es et r&eacute;interpr&eacute;t&eacute;es par les graveurs du XIXe si&egrave;cle. <em>La M&eacute;lancolie </em>d&rsquo;Albrecht D&uuml;rer, <em>La Tentation de Saint-Antoine </em>de Jacques Callot, <em>Le Docteur Faustus </em>de Rembrandt, une planche des <em>Pri&shy;sons </em>de Piran&egrave;se ainsi qu&rsquo;une gravure d&rsquo;apr&egrave;s le <em>Cauchemar </em>de F&uuml;ssli ac&shy;cueilleront le visiteur. L&rsquo;exposition s&rsquo;attachera ensuite &agrave; montrer la mani&egrave;re dont l&rsquo;inspiration fantastique &eacute;volue au fil de trois g&eacute;n&eacute;rations succes&shy;sives d&rsquo;artistes. La premi&egrave;re p&eacute;riode place Eug&egrave;ne Delacroix comme figure centrale de la g&eacute;n&eacute;ration romantique de 1830. Leurs estampes sont de v&eacute;ri&shy;tables manifestes du romantisme en noir et blanc marqu&eacute; par l&rsquo;influence de Goya, importante &agrave; cette p&eacute;riode. Ses motifs se r&eacute;pandent dans les ateliers et stimulent l&rsquo;imagination des artistes, la silhouette du diable envahit l&rsquo;es&shy;tampe populaire. La deuxi&egrave;me section aborde le n&eacute;o-romantisme autour de Gustave Dor&eacute;, artiste le plus embl&eacute;matique de ce courant : en t&eacute;moignent notamment ses compositions pour <em>L&rsquo;Enfer </em>de Dante &eacute;dit&eacute; en 1861. Enfin le parcours s&rsquo;ach&egrave;vera sur la pr&eacute;sentation de planches d&rsquo;Odilon Redon notam&shy;ment, qui avec <em>Dans le r&ecirc;ve </em>ouvre la voie du symbolisme.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Gr&acirc;ce &agrave; cette pr&eacute;sentation, le public d&eacute;couvrira les oeuvres des grands ma&icirc;tres de l&rsquo;estampe comme Delacroix, Grandville, Gustave Dor&eacute;, Ro&shy;dolphe Bresdin, Charles Meryon, Odilon Redon ou F&eacute;licien Rops mais aussi d&rsquo;artistes moins connus tels Alphonse Legros, Fran&ccedil;ois Chifflart, F&eacute;&shy;lix Buhot, Eug&egrave;ne Viala ou encore Marcel Roux. Leur production artistique a alors comme point commun de mettre en &eacute;vidence un &laquo; romantisme noir &raquo; qui se nourrit de la mati&egrave;re m&ecirc;me de l&rsquo;encre du graveur.</p> <p style="text-align: justify;">Exposition organis&eacute;e par le Petit Palais et la Bibioth&egrave;que nationale de France</p> <p style="text-align: justify;">#EstampeFantastique</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Commissaires :</strong><br /><strong>Val&eacute;rie Sueur-Hermel</strong>, conservateur en chef au d&eacute;partement des Estampes et de la photographie de la BnF, commissaire scientifique de l&rsquo;exposition<br /><strong>Ga&euml;lle Rio</strong>, conservateur au Petit Palais</p> Thu, 02 Jul 2015 17:01:25 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Utagawa Kuniyoshi - Le Petit Palais - October 1st - January 17th, 2016 <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Le Petit Palais invite le public &agrave; d&eacute;couvrir pour la premi&egrave;re fois en France la production d&rsquo;un artiste hors du commun, Kuniyoshi (1797-1861). Gr&acirc;ce &agrave; d&rsquo;importants pr&ecirc;ts japonais, compl&eacute;t&eacute;s par ceux d&rsquo;institutions fran&ccedil;aises, les 250 oeuvres pr&eacute;sent&eacute;es t&eacute;moigneront de son g&eacute;nie dramatique et de sa beaut&eacute; expressive. L&rsquo;exposition explicitera la fonction de cette imagerie et son importance dans la culture japonaise, l&rsquo;oeuvre de Kuniyoshi, ayant largement influenc&eacute; depuis l&rsquo;art du manga et du tatouage.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Contemporain presque exact d&rsquo;Eug&egrave;ne Delacroix, Kuniyoshi est rest&eacute; moins connu en Occident qu&rsquo;Hokusai et Utamaro. L&rsquo;anticonformisme de son oeuvre le tint &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de la vague du japonisme d&eacute;coratif en Europe &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle m&ecirc;me s&rsquo;il fut admir&eacute; de Monet ou Rodin. Ses estampes sont carac&shy;t&eacute;ris&eacute;es par l&rsquo;originalit&eacute; de leur inspiration et des cadrages, la violence dans les s&eacute;ries de monstres et de combattants, l&rsquo;humour dans les s&eacute;ries d&rsquo;ombres chinoises, les caricatures et les repr&eacute;sentations de la vie des chats.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Le parcours th&eacute;matique mettra en lumi&egrave;re la vari&eacute;t&eacute; stylistique et l&rsquo;imagina&shy;tion sans limite de l&rsquo;artiste.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Un espace introductif sera consacr&eacute; &agrave; la pr&eacute;sentation de l&rsquo;artiste et &agrave; sa r&eacute;&shy;ception en France au XIXe si&egrave;cle. Suivront cinq sections con&ccedil;ues comme au&shy;tant de variations sur son oeuvre grav&eacute; et qui pr&eacute;senteront le foisonnement et l&rsquo;exub&eacute;rance de son inspiration. Le visiteur d&eacute;couvrira ainsi une section consacr&eacute;e aux guerriers et dragons, genre stylistique dans lequel Kuniyoshi a excell&eacute;. Puis une seconde salle s&rsquo;attachera aux acteurs c&eacute;l&egrave;bres de Kabuki dont les portraits sont caract&eacute;ris&eacute;s par une grande expressivit&eacute; tirant par&shy;fois jusqu&rsquo;&agrave; la caricature. Le parcours s&rsquo;attardera ensuite sur les plaisirs et divertissements &agrave; Edo au travers d&rsquo;une grande vari&eacute;t&eacute; d&rsquo;estampes comme les &laquo; bijin-ga &raquo; ou beaut&eacute;s f&eacute;minines plus traditionnelles ou encore des estampes plus originales, les &laquo; kodomo-e &raquo; ou images d&rsquo;enfants qui r&eacute;v&eacute;leront le regard singulier que l&rsquo;artiste pose sur les sc&egrave;nes de la vie quotidienne. Puis, le par&shy;cours proposera une s&eacute;lection d&rsquo;estampes de paysages dont l&rsquo;angle de vue photographique conf&egrave;re &agrave; leur composition un style d&rsquo;une grande moder&shy;nit&eacute;. L&rsquo;exposition se terminera par un ensemble majeur d&rsquo;oeuvres satiriques et humoristiques t&eacute;moignant du talent sans &eacute;gal de l&rsquo;artiste pour la carica&shy;ture. Ces images du quotidien peupl&eacute;es d&rsquo;animaux anthropomorphes, chats, oiseaux, crapauds&hellip; ont influenc&eacute; toute une g&eacute;n&eacute;ration de cr&eacute;ateurs de man&shy;gas.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Con&ccedil;ue par Didier Blin, la sc&eacute;nographie audacieuse et contemporaine dia&shy;loguera avec l&rsquo;univers tr&egrave;s personnel et original de Kuniyoshi et privil&eacute;gie&shy;ra son inventivit&eacute; formelle caract&eacute;ris&eacute;e tant par son exploration des limites des formats que par ses effets de cadrages.</p> <p class="Pa2" style="text-align: justify;">Le catalogue qui accompagnera l&rsquo;exposition sera la premi&egrave;re publication en fran&ccedil;ais consacr&eacute;e &agrave; cet artiste.</p> <p style="text-align: justify;">Exposition organis&eacute;e par le Petit Palais et Nikkei</p> <p style="text-align: justify;">#Kuniyoshi</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Commissaires</strong> :<br /><strong>Yuriko Iwakiri</strong>, commissaire scientifique<br /><strong>Ga&euml;lle Rio</strong>, conservateur au Petit Palais</p> Thu, 02 Jul 2015 16:59:01 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Alain Jacquet - Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois - September 7th - October 11th <p style="text-align: justify;">A l'occasion de la premi&egrave;re exposition d'Alain Jacquet &agrave; la galerie, un catalogue sera co-&eacute;dit&eacute; avec Flammarion.</p> <p style="text-align: justify;">Celui-ci sera bilingue fran&ccedil;ais/anglais avec des textes d'Alain Cueff, historien d'art et sp&eacute;cialiste d'art contemporain et Anne Tronche, critique d'art et commissaire d'exposition avec une pr&eacute;face de Catherine Millet, r&eacute;dactrice en chef d'Art Press et Membre du comit&eacute; Alain Jacquet.</p> Thu, 02 Jul 2015 16:43:05 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Julije Knifer - galerie frank elbaz - May 23rd - July 31st <div data-canvas-width="709.1354999999999"> <p style="text-align: justify;">Before adopting the concept of meander, there were two types of processes in Julije Knifer&rsquo;s artistic approach.</p> </div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="91.4235">The first was the repetition of a single pattern, indefinitely varied: between 1949 and 1952 Knifer daily drew his self-portrait in the same format. The second was the reduction of pictorial means: from 1952 in a series of landscapes of Stenjevec his language becomes moreand more bare. That way, he aspired to create some form of anti-painting. It was around 1959-1960 that he reduced his pictorial meansalmost exclusively to the contrast between black and white and the composition of vertical and horizontal lines. This had led Knifer to theform that, on the advice of the art historian Igor Zidić, he would call the meander.</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.0009999999996">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;">With the meander, the two processes, the variation of a single motif and the reduction of means of expression, are associated. Although atthat time we would have thought he had finished his artistic research, he was just starting. It was then that the meander became his distinctive sign, his &ldquo;self-portrait&rdquo;. For Knifer the meander is not a decoration or aesthetics, for him it is a sequence of facts that make a meander or a series of meanders, which, in the end, make just one meander.</div> <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="680.1854999999998">It is interesting to observe Knifer&rsquo;s operational protocols, the way he worked on his paintings and drawings. In the sixties he painted meanders on a traditional Gesso Chalk Ground. He diluted the black oil paint with turpentine creating a matte paint finish. During this period thepencil drawings are small in size, they are the result of his research and in the spirit very close to Malevich.</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.004">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.8310000000001">In 1969 Knifer discovered acrylic paint. He covered the surface of the canvas with number of layers of diluted gesso with a desire to getan absolute white color. For him, the canvas preparation process was also a process of meditation. The concept of time and iteration of superimposition of layers was at the very heart of the protocol characterized by a repetition in a monotonous rhythm. The drawings of the70s became artworks in their own right. They were no longer only preparatory drawings. Knifer was particularly interested in variations ofsurfaces ranging from very pale gray, made with very hard pencils, to very deep blacks made with soft pencils. Already at that time hecovered the surface of the sheet with several layers. In the late 70s, he began to use the graphite. Finishing these drawings was a lengthyprocess, numerous graphite layers were applied on the paper surface. The operational process could take months or even years. Duringthe 80s and 90s the quest for an absolute black, lead Knifer to absurdity. The superimposed layers of graphite have begun to scatter light. </div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.8310000000001">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.0054999999996">In an interview with Zvonko Makovic Knifer explained his working process: &ldquo;When I started to work, I noticed that after two or three days ofdrawing no special effect can be seen. Then I said to myself: all that is absurd, but let me then push this absurdity to the limits.&rdquo;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.0054999999996">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="252.82499999999993">For Knifer, from the beginning, the creative process was of paramount importance. He soon realized that he was not interested in theparticular result, in a &ldquo;masterpiece&rdquo;, in the result of a moment of inspiration, but in the process of achievement of meanders itself, which became for him a &ldquo;voluntary servitude.&rdquo;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="252.82499999999993">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="316.15200000000004">His membership in Gorgona group, active from 1959 to 1966 in the margin of art practices in Zagreb, was decisive. It was in the isolation that the group members reached moments of absolute freedom. Perhaps it was Josip Vani&scaron;ta, in his notes about the mind of Gorgona from 1961 that best described Knifer&rsquo;s artistic attitude:</div> <div style="padding-left: 30px; text-align: justify;" data-canvas-width="274.812">- The Gorgona thought is serious and rare.</div> <div style="padding-left: 30px; text-align: justify;" data-canvas-width="449.59049999999985">- Gorgona does not demand neither a work of art nor any result in art.</div> <div style="padding-left: 30px; text-align: justify;" data-canvas-width="399.2205">- Gorgona is defined as the sum of all possible interpretations.</div> <div style="padding-left: 30px; text-align: justify;" data-canvas-width="399.2205">&nbsp;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="800.0304999999997">When Fran&ccedil;ois Morellet asked Knifer if he regrets that he left Paris in 1961, Knifer answered: &ldquo;Because for me, in my work or in my life,there is no real chronology, perhaps I have already done my last paintings and I have not yet done my first paintings. I have not left Paris in61. And if we have not had the opportunity to meet more often, it is because I was at that time in the atmosphere of Gorgona in Zagreb. &ldquo;</div> <div style="text-align: justify;" data-canvas-width="93.73499999999999"> <p>Zarko Vijatovic</p> <h3 class="sous-menu"><strong>The gallery will be exceptionally closed from the the 23rd of June to the 2nd of July included</strong></h3> <hr /></div> <p style="text-align: justify;">Avant d&rsquo;adopter le concept du m&eacute;andre, on distingue dans la d&eacute;marche artistique de Julije Knifer deux types de processus :</p> <p style="text-align: justify;">Le premier est la r&eacute;p&eacute;tition d'un motif unique, ind&eacute;finiment vari&eacute; : entre 1949 et 1952 Knifer dessine quotidiennement son autoportrait dans un format identique. Le deuxi&egrave;me est la r&eacute;duction des moyens picturaux : &agrave; partir de 1952, dans une s&eacute;rie de paysages de Stenjevec, son langage devient de plus en plus d&eacute;pouill&eacute;. Avec ces processus il aspirait &agrave; cr&eacute;er une certaine forme d&rsquo;anti-peinture. C&rsquo;est vers 1959-1960 qu&rsquo;il a r&eacute;duit ses moyens picturaux presque exclusivement au contraste entre le noir et le blanc et &agrave; la composition de lignes verticales et horizontales. Il a abouti &agrave; une forme qu&rsquo;il allait appeler, sur les conseils de l'historien de l'art Igor Zidić, le m&eacute;andre.</p> <p style="text-align: justify;">Avec le concept du m&eacute;andre, ces deux processus, la variation d&rsquo;un seul motif et la r&eacute;duction des moyens d&rsquo;expression, se sont associ&eacute;s. Bien qu&rsquo;&agrave; cette &eacute;poque on aurait pu penser qu&rsquo;il avait abouti dans ses recherches artistiques, il n&rsquo;en &eacute;tait qu&rsquo;&agrave; ses d&eacute;buts. C&rsquo;est alors que le m&eacute;andre est devenu son signe distinctif, son "autoportrait". Pour Knifer le m&eacute;andre n&rsquo;&eacute;tait pas un parement d&eacute;coratif ou esth&eacute;tique, mais un certain nombre de faits qui constituent un m&eacute;andre ou une s&eacute;rie de m&eacute;andres, et qui, au bout du compte, n&rsquo;en ont fait qu&rsquo;un seul. Il est int&eacute;ressant d&rsquo;observer les protocoles op&eacute;rationnels de Knifer, la fa&ccedil;on dont il r&eacute;alisa ses peintures et ses dessins. Dans les ann&eacute;es soixante il a peint les m&eacute;andres sur une pr&eacute;paration traditionnelle &agrave; base de craie et de colle. Il diluait la peinture &agrave; l'huile noire avec de l'essence de t&eacute;r&eacute;benthine, donnant ainsi &agrave; la peinture une finition mate. Les dessins r&eacute;alis&eacute;s au crayon durant cette p&eacute;riode sont de petit format, ils sont le r&eacute;sultat de ses recherches et d&rsquo;un esprit tr&egrave;s proche de celui de Malevitch.</p> <p style="text-align: justify;">En 1969 Knifer d&eacute;couvrit la peinture acrylique. Sur la surface de la toile il a appliqu&eacute; le gesso dilu&eacute; en plusieurs couches avec le d&eacute;sir d&rsquo;obtenir un blanc absolu. Pour lui, le processus de pr&eacute;paration de la toile &eacute;tait aussi un processus de m&eacute;ditation. La notion de temps et la r&eacute;p&eacute;tition de superposition de couches blanches sont au c&oelig;ur du protocole caract&eacute;ris&eacute; par la r&eacute;p&eacute;tition du processus dans un rythme monotone. Les dessins des ann&eacute;es 70 deviennent des &oelig;uvres &agrave; part enti&egrave;res. Il ne s&rsquo;agissait plus uniquement de dessins pr&eacute;paratoires. </p> <p style="text-align: justify;">Knifer s&rsquo;est alors int&eacute;ress&eacute; particuli&egrave;rement aux variations des surfaces qui vont du gris tr&egrave;s pale, r&eacute;alis&eacute;es avec des crayons &agrave; la mine tr&egrave;s dure, aux noirs tr&egrave;s profonds, r&eacute;alis&eacute;s avec des mines tendres. D&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque il recouvre la surface de la feuille de plusieurs couches. </p> <p style="text-align: justify;">A la fin des ann&eacute;es 70, il commence &agrave; utiliser le graphite. La r&eacute;alisation de ces dessins est de longue haleine, de nombreuses couches de graphite sont appliqu&eacute;es sur la surface du papier. Le processus op&eacute;rationnel peut durer des mois, voire des ann&eacute;es. Durant les ann&eacute;es 80 et 90 la qu&ecirc;te d&rsquo;un noir absolu, m&egrave;ne Knifer &agrave; l&rsquo;absurde. Les couches superpos&eacute;es du graphite font que le noir commence &agrave; diffuser la lumi&egrave;re.</p> <p style="text-align: justify;">Dans une interview accord&eacute;e &agrave; Zvonko Maković, Knifer a expliqu&eacute; son processus de travail : &laquo;Quand je commen&ccedil;ais &agrave; dessiner, j&rsquo;ai remar - qu&eacute; qu&rsquo;au bout de deux ou trois jours il n&rsquo;y avait a toujours pas d'effet particulier. Alors je me suis dit: tout cela est absurde, mais je vais aller au bout de l&rsquo;absurde.</p> <p style="text-align: justify;">Depuis ses d&eacute;buts, le processus de cr&eacute;ation fut pour Knifer de premi&egrave;re importance. Il s&rsquo;est tr&egrave;s vite rendu compte qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas int&eacute; - ress&eacute; par le r&eacute;sultat, un "chef-d&rsquo;&oelig;uvre" particulier, le fruit d&rsquo;un moment de l'inspiration, mais par le processus m&ecirc;me de la r&eacute;alisation des m&eacute;andres, devenu pour lui une &laquo;servitude volontaire&raquo;.</p> <p style="text-align: justify;">L'appartenance au groupe Gorgona, actif entre 1959 et1966, &agrave; la marge des pratiques artistiques &agrave; Zagreb, fut d&eacute;cisive pour Knifer.</p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est dans l'isolement que les membres du groupe atteignaient des moments de libert&eacute; absolue. Ce sont peut-&ecirc;tre les notes de 1961 de Josip Vani&scaron;ta sur l'esprit du Gorgona qui d&eacute;crivent le mieux l'attitude artistique de Knifer : </p> <p style="text-align: justify;">-La pens&eacute;e de Gorgona est grave et rare</p> <p style="text-align: justify;">-Gorgona ne cherche ni &agrave; faire une &oelig;uvre d&rsquo;art ni &agrave; obtenir un r&eacute;sultat</p> <p style="text-align: justify;">-Gorgona est d&eacute;fini en tant que somme de toutes les interpr&eacute;tations possibles</p> <p style="text-align: justify;">A la question de Fran&ccedil;ois Morellet s&rsquo;il ne regrette pas d&rsquo;avoir quitt&eacute; Paris en 1961, Knifer r&eacute;pond : &laquo; Etant donn&eacute; que pour moi, ni dans mon travail, ni dans ma vie, il n&rsquo;y a de chronologie r&eacute;elle, les derniers tableaux, je les ai faits &agrave; mes d&eacute;buts, et mes premiers tableaux, je ne les ai probablement pas encore faits. Je n&rsquo;ai pas quitt&eacute; Paris en 61. Et si nous n&rsquo;avons pas eu l&rsquo;occasion de nous rencontrer plus souvent, c&rsquo;est parce que j&rsquo;&eacute;tais &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans l&rsquo;atmosph&egrave;re de Gorgona &agrave; Zagreb. &raquo;</p> <p style="text-align: justify;">Zarko Vijatovic</p> <h3 class="sous-menu"><strong>La galerie sera exceptionnellement ferm&eacute;e du 23 juin au 2 juillet inclus.</strong></h3> Thu, 02 Jul 2015 16:17:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Rosa Aiello, Lynn Hershman Leeson, Anne Imhof, Helen Johnson, Morag Keil, Lucie Stahl - Galerie Jocelyn Wolff - July 4th - August 1st Thu, 02 Jul 2015 16:11:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Goxwa, Ruben Fuentes, Marc Perez, Laurent Hours, Bertrand Flachot, Ferri, Axelsson, Cherel - Galerie Felli - July 1st - July 27th Thu, 02 Jul 2015 16:08:57 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Galerie de Multiples - July 3rd - August 1st <p style="text-align: justify;">On n&rsquo;a pas r&eacute;vis&eacute; les films de Rohmer. On s&rsquo;est fi&eacute; aux souvenirs qu&rsquo;on en avait : des personnages bavards plus que loquaces, amoureux mais capricieux, v&eacute;ll&eacute;itaires et soudain, impulsifs, dont les existences ordinaires ont pour cadre des villes nouvelles, des villes moyennes, Clermont-Ferrand ou Cergy-Pontoise. A moins qu&rsquo;ils ne partent en vacances, comme Pauline, &agrave; la plage, pour faire un peu de planche &agrave; voile, avec un maillot de bain une pi&egrave;ce qu&rsquo;elle enroule d&rsquo;un par&eacute;o &agrave; imprim&eacute; quand elle en a assez. D&rsquo;ailleurs, chez Rohmer, tout le monde en a finalement assez, m&ecirc;me si cela leur prend des plombes pour se l&rsquo;avouer et se quitter. &Agrave; moins, au contraire, que ces hommes et ces femmes, et le r&eacute;alisateur avec eux, ne se confrontent &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; de conclure.<br /><br />De Rohmer, on a gard&eacute; aussi la fa&ccedil;on de voir en plans d&eacute;coup&eacute;s, qui fait du genou de Claire, de la bretelle de Rosine ou des pieds de Pauline, plut&ocirc;t que la conqu&ecirc;te d&rsquo;un corps tout entier (celui des h&eacute;ro&iuml;nes, autant que le grand corps cin&eacute;matographique) des guet-apens plus efficaces que n&rsquo;importe quelle trame narrative. En bref, cette fa&ccedil;on si particuli&egrave;re de &laquo; collectionneuse &raquo; - si l&rsquo;on osait ce passage au f&eacute;minin qui lui va si bien. C&rsquo;est comme cela aussi que nous avons choisi les &oelig;uvres de cette exposition qui sont autant de minuscules fen&ecirc;tres ouvertes sur l&rsquo;imaginaire rohm&eacute;rien.<br /><br />Personne ne l&rsquo;a jamais trop soulign&eacute;, mais les artistes (fran&ccedil;ais) sont rest&eacute;s tr&egrave;s attach&eacute;s &agrave; ces sc&egrave;nes de marivaudages, &agrave; ces conversations de salon (de F3 en Ile-de-France) et &agrave; cet &eacute;rotisme feutr&eacute; que cultivait Rohmer. Il n&rsquo;y a rien de moderne ni de pop ni de postmoderne dans cet imaginaire. C&rsquo;est autre chose, une vari&eacute;t&eacute;, un divertissement, une com&eacute;die. C&rsquo;est la forme qu&rsquo;emprunte cette exposition. Qui aura une suite, aux prochaines vacances d&rsquo;&eacute;t&eacute;.<br /><br />Judica&euml;l Lavrador</p> Thu, 02 Jul 2015 16:05:13 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Débora Delmar, Antoine Donzeaud, Mike Goldby, Dominic Samsworth - Galerie Chez Valentin - July 4th - July 25th Thu, 02 Jul 2015 16:02:07 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Galerie Chez Valentin - July 4th - July 25th Thu, 02 Jul 2015 16:01:49 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - castillo/corrales - June 26th - July 11th <p style="text-align: justify;">Authors don&rsquo;t write <em>books</em>. They write on pages or on screens, but not the ones readers will hold. Their texts need proofreaders, editors, typographers, graphic designers, paper makers, printers, binders, as well as softwares, presses, and other machines before they become books. Yet sometimes, authors do <em>make</em> books. Maybe this doesn&rsquo;t seem so unusual today, and it has become harder to understand what it means for a text to pass from the body of the author to that of the composer setting up letters and characters, and to leave the world of language for the space of the sheet of paper. There&rsquo;s a world of difference when the hand that writes also prints and the materiality of the text measures itself to the surface of the page, inscribing, covering, scratching, cutting into it.</p> <p style="text-align: justify;">Between the early 1970s and the mid 1980s, Orange Export Ltd. was a peculiar adventure in French publishing, where such an experiment was conducted. Raquel, who was first of all a painter, and poet Emmanuel Hocquard, first decided to publish a book together, <em>Le Portefeuil</em>, using silkscreen. From then they developed their imprint with a group of poets, writers and artists &ndash; friends who gathered in Raquel&rsquo;s house, in the suburbs of Paris. Her studio became the workshop where the books were made, meaning: conceived, written, typeset, printed and bound, by hand, by Hocquard himself. A few copies at a time.</p> <p style="text-align: justify;">Poets Claude Royet-Journoud, Joseph Guglielmi, Jacques Roubaud, Anne-Marie Albiach, Alain Veinstein, Denis Roche, among others, and in collaboration with artists such as Lars Fredrikson or Th&eacute;r&egrave;se Bonnelalbay, would meet at 52, avenue Pierre-Brossolette in Malakoff, to talk, to drink and to work together. This community was less drawn by an ideal than by a shared concern for the false evidence of the book, and the work process it needs to exist as such. The slim, intimate volumes were often elaborated through the collaboration between a writer and an artist. Sometimes they were composed of photographs as well as texts. Others contain more blank space than words.</p> <p style="text-align: justify;">What&rsquo;s left from this enterprise is not only an impressive collection of titles &ndash; in which features almost the whole French poetry scene of the 1970s and early 1980s. It&rsquo;s also a way of conceiving books (the &ldquo;livres d&rsquo;&eacute;criture,&rdquo; to use Emmanuel Hocquard&rsquo;s expression) through their making; and a passion for this physical process so strong that we end up wondering: what if this was the production line of happiness? How far are the pragmatics of publishing and the dynamics of friendship related? How to deal with a public, when you know you can only print 9 copies of a book a day? If, as Hocquard wrote, printing books meant learning again how to write, should we now, connecting Orange Export Ltd. to our screens and keyboards, learn again how to read?</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Les &eacute;crivains n&rsquo;&eacute;crivent pas leurs livres tout imprim&eacute;s. Avant d&rsquo;arriver sous les yeux de leurs lecteurs, leurs textes auront eu besoin de relecteurs, &eacute;diteurs, graphistes, typographes, fabricants de papier, imprimeurs, relieurs, et seront pass&eacute;s par des logiciels, des machines, des presses. Parfois, pourtant, il arrive que les &eacute;crivains fassent leurs propres livres, qu&rsquo;ils les fabriquent r&eacute;ellement; chose banale aujourd&rsquo;hui, quand il semble que les textes passent facilement d&rsquo;un &eacute;cran &agrave; l&rsquo;autre. Mais le lien entre le texte que l&rsquo;auteur &eacute;crit et celui que le metteur en page compose, ou que le software affiche, en est-il plus &eacute;vident? Qu&rsquo;est-ce qui est en jeu lorsque le langage se mat&eacute;rialise, pour circuler et &ecirc;tre partag&eacute;?</p> <p style="text-align: justify;">Cr&eacute;&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970 par un po&egrave;te, Emmanuel Hocquard, et une peintre, Raquel, Orange Export Ltd. a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u d&egrave;s ses origines comme une &ldquo;fabrique de livres&rdquo; plut&ocirc;t qu&rsquo;une maison d&rsquo;&eacute;dition. Imprim&eacute; en s&eacute;rigraphie, Le Portefeuil est le premier livre qu&rsquo;ils &eacute;ditent ensemble. Suivra une centaine de titres, de divers auteurs et artistes, bient&ocirc;t imprim&eacute;s sur des presses install&eacute;es dans l&rsquo;atelier de Raquel en banlieue parisienne.</p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est au 52, avenue Pierre Brossolette &agrave; Malakoff qu&rsquo;&eacute;taient &eacute;crits, compos&eacute;s, imprim&eacute;s et reli&eacute;s &agrave; la main, par Hocquard, ces ouvrages aux tirages modestes. L&rsquo;atelier est vite devenu un point de rendez-vous pour toute une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;&eacute;crivains et de po&egrave;tes, parmi lesquels Claude Royet-Journoud, Jean Daive, Joseph Guglielmi, Jacques Roubaud, Anne-Marie Albiach, Alain Veinstein, Denis Roche, de musiciens et aussi d&rsquo;artistes en collaboration tels que Th&eacute;r&egrave;se Bonnelalbay ou Lars Fredrikson. Davantage que l&rsquo;id&eacute;e de se constituer en &eacute;cole, c&rsquo;est une certaine approche du livre qui les r&eacute;unissait. Dans les &ldquo;livres d&rsquo;&eacute;criture&rdquo; &ndash; pour reprendre une expression d&rsquo;Hocquard &ndash; publi&eacute;s par Orange Export Ltd., lettres, caract&egrave;res typographiques, signes de ponctuation, inscriptions, taches de couleurs ou encore photographies, travaillent avec le blanc de la page, avec une pr&eacute;cision inou&iuml;e.</p> <p style="text-align: justify;">Ce qu&rsquo;il reste de cette aventure humaine et &eacute;ditoriale n&rsquo;est pas seulement une impressionnante collection de livres &ndash; o&ugrave; l&rsquo;on retrouve l&rsquo;essentiel de la sc&egrave;ne de la po&eacute;sie fran&ccedil;aise des ann&eacute;es 1970, et quelques am&eacute;ricains. C&rsquo;est aussi une mani&egrave;re de faire des livres et de pratiquer l&rsquo;&eacute;criture &agrave; travers ce processus, en transformant des contraintes de production en principes po&eacute;tiques &ndash; comme pour la collection Chutes, qui correspondait, tant en tirage qu&rsquo;en quantit&eacute; de texte, au nombre de pages que les &eacute;diteurs d&rsquo;Orange Export Ltd. pouvaient imprimer en une journ&eacute;e. Ou encore, une fa&ccedil;on de nouer, sponte sua forte, entreprise &eacute;ditoriale et amiti&eacute;. Et la conviction qu&rsquo;imprimer ses propres livres, ce n&rsquo;est pas, aujourd&rsquo;hui encore, une entreprise futile, mais bien, comme a pu le dire Emmanuel Hocquard, &ldquo;r&eacute;apprendre &agrave; &eacute;crire&rdquo; ; et pour nous, peut-&ecirc;tre, r&eacute;apprendre &agrave; lire.</p> Thu, 02 Jul 2015 16:00:16 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Esther Stocker - Galerie Alberta Pane - September 5th - November 7th <p>Alberta Pane gallery is delighted to present the third exhibition of the work of Italo-Austrian artist Esther Stocker at the gallery. The exhibition will associate an original site specific installation with new paintings and sculptures by the artist.</p> <p>&nbsp;</p> <p>We are proud as well to announce the recent release of the last artist's catalogue, including several texts written by authors such as Monika Machnicki, Gunther Oberhollenzer and Karine Tissot, of whom we propose an extract about the latest installation by Esther Stocker at the Kunsthalle Palazzo in Liestal, Switzerland.</p> <p>&nbsp;</p> <p>[&hellip;]</p> <p>&nbsp;</p> <p>&ldquo;I&rsquo;ve been fascinated for some time by the imprecision of exactitude: for me rules and confusion are akin. They even form a single thing at times,&rdquo; Esther Stocker explains.</p> <p>&nbsp;</p> <p>If we consider the evolution of her output chronologically, the &ldquo;thing&rdquo; she is speaking of first took shape in her work in painting. [&hellip;] In Stocker&rsquo;s work, there is nothing to connect with one kind of spiritualism or other, as was the case in the painting of Mondrian or Malevich, precursors in the use of the grid motif. Line in Stocker&rsquo;s art is straight, black or white&mdash;in contrast with the background&mdash;more or less massive, and unvarying. Whether horizontal or vertical, it plunges from one edge of the support to the other. Crossing a few lines of the same sort, more or less broad, it divides the field of the painting into uniform sections of flat unmodulated paint. That is the underlying grid in all of Stocker&rsquo;s works. And it is difficult to overestimate the leading role the grid has played in painting and in the painting of this young woman in particular, namely, of drawing attention&mdash;with a certain vigor&mdash;to the fact that we find ourselves in front of an artificial object with its own characteristics that place it apart from the world of objects. [&hellip;] In Stocker&rsquo;s work, it is technically the result of a meticulous application of scotch tape&mdash;again, scotch tape, though used this time to protect the canvas and not to draw a line, as in the case of her three-dimensional installations&mdash;in a sensitive balance that combines the force of the line with a minimum of gestures, concise, thought out, and enlisted to create a powerful visual impact.</p> <p>&nbsp;</p> <p>In its deployment, the grid allows the Austrian artist to explode genres. Indeed, how would it be possible to restrictively place her pictures in the register of painting or her installations in that of sculpture? She who calls herself a painter above all has in fact managed to literally quit the frame of the painting and physically enter into a dialogue with all kinds of buildings. [&hellip;] For some time now three-dimensional space has become an inescapable component of her pieces, in which the presence of a form or sign can prove to be as important and powerful as the absence of form. More complex than meets the eye, her two-color devices can truly colonize the architecture of the venues in which they are shown. In certain situations, the artist interrupts the lines, amplifies them and deconstructs the geometrical forms that are set up on the walls, as well as the floors and ceilings. Viewers then find themselves immersed, at the center of optical illusions in three dimensions whose only function, as the example in Liestal has already made clear, is to reveal the space. [&hellip;]</p> <p>&nbsp;</p> <p>Stocker readily talks about &ldquo;visual noise.&rdquo; This noise is produced, for example, by the intrusion of the diagonal line as a new dynamic that disrupts the known orthogonality of the grid. More recently, in her sculptural pieces, in which the grid seems to have been crumpled by some giant, the &ldquo;noise&rdquo; is that which follows in the imagination from the gesture applied to the painted surface in the hollow of the hand&hellip; or which is read, as a result, in the musical score of the distorted lines. [&hellip;]</p> <p>&nbsp;</p> <p>Whatever changes are made to the basic grid, they render Stocker&rsquo;s pieces imperfect, like systems without logic. Those pieces are not always the result of something that is added, but also of something that is taken away. They often come across then like missing families that have apparently disappeared in succeeding layers. For example, one counts three superimposed layers of white squares in the grid decorating the Tonspur passage of Vienna&rsquo;s Museumquartier &nbsp;before any trace of the black orthogonal lines eventually makes its way through. Fascinated by blanks which constitute gaps, openings or silences, the artist spoke about the long-term installation she recently did in Metz for the Mazelle parking garage opposite the Pompidou Center and explained that &ldquo;the weft demonstrates that a structure is always something other than the sum of its parts. The <em>illusory</em> character of the motif should awaken the viewer&rsquo;s curiosity.&rdquo; [&hellip;]</p> <p>&nbsp;</p> <p>In the year 1997, the artist set up a kind of alphabet. And from that initial alphabet there emerges not only a veritable vocabulary but a form of literature. This is all the more obvious in the space when the geometrical system becomes less rigid and other parameters have to be taken into account, like light or the viewer&rsquo;s movements around the venue. Dictated by a more or less sustained pace, those movements indeed allow one to verify that a spatial geometry cannot be as strict as on a canvas since with movement, it is being endlessly distorted, superimposed, endlessly disappearing and springing back to life&hellip; in favor of a variable imagery.</p> <p>&nbsp;</p> <p align="right">Karine Tissot</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>&nbsp;</strong></p> <p><strong>With the support of</strong> Forum Culturel Autrichien</p> Tue, 30 Jun 2015 15:34:45 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list