ArtSlant - Recently added http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Dani Soter - MAËLLE GALERIE - March 21st - May 24th <p><img src="http://dbprng00ikc2j.cloudfront.net/userimages/34000/1ggx/20140416133129-61__4112014.jpg" alt="" /></p> Wed, 16 Apr 2014 13:35:52 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list TADZIO - Galerie Jean Brolly - May 15th - June 14th Tue, 15 Apr 2014 13:33:40 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Anne Neukamp - Galerie Chez Valentin - April 12th - May 17th <div class="large-8 columns leftborder text-justify"> <p style="text-align: justify;">Ici ils flottent&nbsp;: caract&egrave;res surdimensionn&eacute;s, embl&egrave;mes publicitaires, silhouettes ressemblant &agrave; des pictogrammes et entrelacements ornementaux dans les couleurs tricolores. Les peintures r&eacute;centes d&rsquo;Anne Neukamp se montrent d&rsquo;abord d&rsquo;une fa&ccedil;on &eacute;trangement famili&egrave;re, comme des m&eacute;moires vagues qui clignotent bri&egrave;vement pour ensuite briser toute attraction et identification narcissique.</p> <p style="text-align: justify;">Dans ces tableaux, nous d&eacute;couvrons, entre autres, des cordons qui serpentent parmi des surfaces imaginaires, et des &eacute;l&eacute;ments figuratifs qui flottent librement. Le regard se perd dans ces zones d&rsquo;illusions et puis bascule sur des surfaces tach&eacute;es ressemblant &agrave; des palimpsestes. L&agrave; o&ugrave; il y avait des motifs saillants qui s&rsquo;appr&ecirc;taient &agrave; inaugurer des sc&eacute;narios trompe-l&rsquo;&oelig;il capables d&rsquo;ouvrir des espaces visuels imaginaires, on y trouve soudainement des surfaces color&eacute;es abstraites et vibrantes qui rejettent toute ouverture spatiale.</p> <p style="text-align: justify;">Devant les images d&rsquo;Anne Neukamp, nous nous retrouvons, d&eacute;j&agrave; dans ses premiers travaux, m&ecirc;l&eacute;s &agrave; des jeux d&rsquo;illusions infinis, o&ugrave; la perception oscille constamment entre deux p&ocirc;les, celui de l&rsquo;abstraction et celui de la pr&eacute;sence figurative, ou bien entre facture mat&eacute;rielle et imagination spatiale. Dans ses &oelig;uvres r&eacute;centes, cette dynamique se montre de fa&ccedil;on encore plus rigoureuse&nbsp;: ici, on retrouve des effets de surface contrast&eacute;s ainsi que des espaces interm&eacute;diaires qui fascinent et intriguent d&rsquo;une fa&ccedil;on presque onirique. On y voit des compositions autonomes de couleurs et de formes qui tombent sur des signes distinctifs et calcul&eacute;s, o&ugrave; les uns basculent vers les autres et continuent &agrave; se contester respectivement. C&rsquo;est comme si les deux voulaient se coloniser r&eacute;ciproquement et se d&eacute;pouiller progressivement de leurs significations primaires.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les combinaisons de couleurs charg&eacute;es du drapeau national fran&ccedil;ais s&rsquo;enlisent, car elles se retrouvent imbriqu&eacute;es, avec une d&eacute;sinvolture souveraine, dans une structure ornementale complexe, r&eacute;partissant ainsi leurs accents dans des directions impr&eacute;vues.</p> <p style="text-align: justify;">Pendant la conception de ses peintures, Anne Neukamp se reporte au vocabulaire de l&rsquo;univers visuel qui nous entoure&nbsp;: logotypes, ic&ocirc;nes, articles de publicit&eacute; et signes distinctifs qui circulent, sous forme d&rsquo;autocollant, dans les journaux ou sur Internet. Cependant, lors de la composition initiale, ces motifs subissent une transformation tellement &eacute;labor&eacute;e, que leur intention initiale risque d'&eacute;clater, permettant aux particules de r&eacute;alit&eacute; &eacute;voqu&eacute;es d&rsquo;activer, dans le contexte de l&rsquo;image, leur propre logique visuelle. Dans ce contexte, les images se limitent &agrave; offrir des r&eacute;f&eacute;rences fragment&eacute;es et semi-figuratives, malgr&eacute; l&rsquo;impact de leurs messages initiaux qui sont maintenant r&eacute;duits &agrave; des doses hom&eacute;opathiques.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, le titre de l&rsquo;exposition - tl;dr - ne manque pas de faire allusion &agrave; cette rencontre ramifi&eacute;e d&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute;s et de clart&eacute;s. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;abr&eacute;viation du message too long, didn't read, utilis&eacute; pour commenter des textes trop longs et souvent non lus, ou bien pour pr&eacute;facer, de mani&egrave;re ironique, de longs articles. Ici, l&rsquo;abr&eacute;viation tl;dr fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;effet de contradictions esth&eacute;tiques qui s&eacute;duisent autant qu&rsquo;elles exigent. Si l&rsquo;on se confronte aux &eacute;tats tellement intensifi&eacute;s des images d&rsquo;Anne Neukamp, on s&rsquo;engage dans une exp&eacute;rience oscillatoire capable, dans le m&ecirc;me temps, de d&eacute;plier aussi bien que de verrouiller, maintes possibilit&eacute;s imaginaires.</p> <p style="text-align: justify;">Texte &eacute;crit par Birgit Effinger</p> </div> Tue, 15 Apr 2014 04:36:52 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Grégory Derenne - Galerie Bertrand Grimont - April 17th - May 31st <p><img src="http://dbprng00ikc2j.cloudfront.net/userimages/34000/1ggx/20140416142339-PR.JPG" alt="" /></p> Wed, 16 Apr 2014 14:24:17 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Philippe De Gobert - Galerie Aline Vidal - April 10th - May 7th <p style="text-align: justify;">As a worthy heir of Marcel Broodthaers and Kurt Schwitters, Philippe De Gobert constructs dreamed microachitecures. It is from the 1980&rsquo; that the artist starts conceiving models of artists&rsquo; studios, sometimes by taking some liberties towards his models. But it is especially with his way to box these miniaturized sets, literally as figuratively, by means of a camera, that we can identify him from now on. It is this progressive passage of the studio as item of exhibition to the become studio, as well this<br />constant round trip between model and photography &ldquo;model&rdquo; that makes the specificity of his approach.</p> <p style="text-align: justify;">What seem to interest the artist are the immobility and the timelessness of this workspace that is the studio. A place of creation where time is suspended, thanks to this tense thread of the work in progress, as there is always somewhere in a hidden recess of the studio, something being made: a painting cloth lying fallow, a half naked collage&hellip; It is the space of all possibilities, the imaginary wanderings in the most concrete realizations.</p> <p style="text-align: justify;">Philippe De Gobert, is the prototype of the handyman, such as Claude L&eacute;vi-Strauss1 defines it: capable of executing a large number of diversified tasks, the construction of the model in the photographic execution, including the focus of the lighting, the paintings and drawings alterations, and even to the manufacturing.</p> <p style="text-align: justify;">For this new personal exhibition, the gallery will be presenting a set of models, photos and objects, just like a mini-retrospective of the artist.</p> <p style="text-align: justify;">__________________________________________________</p> <p style="text-align: justify;">1 Claude L&eacute;vi-Strauss, La pens&eacute;e Sauvage, Paris, Plon Edition, p.27.</p> <p style="text-align: justify;">------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------</p> <p style="text-align: justify;">En digne h&eacute;ritier de Marcel Broodthaers et Kurt Schwitters, Philippe De Gobert construit de v&eacute;ritables microarchitectures qui font r&ecirc;ver. C&rsquo;est &agrave; partir des ann&eacute;es 1980 que l&rsquo;artiste commence &agrave; concevoir des maquettes de studios d&rsquo;artistes, en prenant parfois quelques libert&eacute;s vis-&agrave;-vis de ses mod&egrave;les. Mais c&rsquo;est surtout &agrave; sa fa&ccedil;on de mettre en bo&icirc;te ces d&eacute;cors miniaturis&eacute;s, au sens propre comme au sens figur&eacute;, &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une chambre photographique, que l&rsquo;on peut d&eacute;sormais l&rsquo;identifier. C&rsquo;est ce passage progressif de l&rsquo;atelier en tant qu&rsquo;objet expos&eacute; &agrave; l&rsquo;atelier devenu &laquo; mod&egrave;le &raquo;, ainsi que ce constant aller-retour entre maquette et photographie qui fait la sp&eacute;cificit&eacute; de sa d&eacute;marche.</p> <p style="text-align: justify;">Ce qui semble avant tout int&eacute;resser l&rsquo;artiste, c&rsquo;est l&rsquo;immobilit&eacute; et l&rsquo;atemporalit&eacute; de cet espace de travail qu&rsquo;est l&rsquo;atelier. Un lieu de cr&eacute;ation o&ugrave; le temps est suspendu, gr&acirc;ce &agrave; ce fil tendu du work in progress, car il y a toujours quelque part dans un recoin de l&rsquo;atelier, quelque chose en train de se faire : une toile en jach&egrave;re, un collage &agrave; moiti&eacute; nu. C&rsquo;est l&rsquo;espace de tous les possibles, des vagabondages<br />imaginaires aux r&eacute;alisations les plus concr&egrave;tes.</p> <p style="text-align: justify;">Philippe De Gobert est le prototype m&ecirc;me du bricoleur, tel que l&rsquo;a d&eacute;finit Claude L&eacute;vi-Strauss1 : apte &agrave; ex&eacute;cuter un grand nombre de t&acirc;ches diversifi&eacute;es, de la construction de la maquette &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution photographique, en passant par la mise au point de l&rsquo;&eacute;clairage, les retouches et l&rsquo;impression des tirages, et m&ecirc;me jusqu'&agrave; la fabrication de ses encadrements. L&rsquo;artiste ma&icirc;trise de fa&ccedil;on quasiment autonome toute la cha&icirc;ne de production qui m&egrave;ne &agrave; l&rsquo;aboutissement de son oeuvre.</p> <p style="text-align: justify;">Pour cette nouvelle exposition personnelle &agrave; la galerie seront pr&eacute;sent&eacute; un ensemble de mod&egrave;les, photographies et objets, telle une mini-r&eacute;trospective de l&rsquo;artiste.</p> <p style="text-align: justify;">_______________________________________________________</p> <p style="text-align: justify;">1 Claude L&eacute;vi-Strauss, La pens&eacute;e sauvage, Paris, Edition Plon, 1960. Voir la description du bricoleur p. 27.</p> Tue, 15 Apr 2014 04:23:52 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Fondation Cartier - May 10th - September 28th <p style="text-align: justify;">The Fondation Cartier pour l'art contemporain has provided a unique creative space for artists since 1984. Initially in Jouy-en-Josas, then in Paris, it has consistently promoted discovery and openness, a multidisciplinary perspective and the diversity of different voices.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>From Saturday, May 10th 2014,</strong> and throughout the following year, the Fondation Cartier pour l&rsquo;art contemporain invites you to share in a celebration of 30 years of pioneering patronage - 30 years during which engagement and continuous exchange with artists and creative players from all walks of life have asserted a bold and free-spirited approach.</p> <p style="text-align: justify;">From May to September 2014, <em>M&eacute;moires Vives</em> will form the first part of the anniversary year. A succession of works from the Fondation Cartier collection will be shown, making this an exhibition in continuous evolution.</p> Tue, 15 Apr 2014 04:12:27 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Benjamin Sabatier - Jousse Enterprise-Saint Claude - April 17th - May 17th <p style="text-align: justify;">La galerie Jousse Entreprise est heureuse de vous annoncer la prochaine exposition de Benjamin Sabatier: STORAGE. Le vernissage aura lieu le jeudi 17 avril 2014 &agrave; partir de 16h. Deux nocturnes en présence de l&rsquo;artiste seront &eacute;galement organis&eacute;es les samedi 19 et 26 avril&nbsp; jusqu&rsquo;à 21h.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Ci-dessous, un texte de Rafael Brunel &agrave; propos du travail de l&rsquo;artiste:</p> <p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le vide rempli de son plein c&rsquo;est le plein&nbsp;&raquo; &ndash; Gh&eacute;rasim Luca</em></p> <p style="text-align: justify;">Les processus et syst&egrave;mes sculpturaux mis en place par Benjamin Sabatier t&eacute;moignent&nbsp; d&rsquo;une litt&eacute;ralit&eacute; assum&eacute;e, o&ugrave; se d&eacute;voile d&rsquo;embl&eacute;e, sous couvert d&rsquo;apparente simplicit&eacute;, les ressorts formels de l&rsquo;&oelig;uvre. L&rsquo;angoissante question du &laquo;&nbsp;comment &ccedil;a marche, comment &ccedil;a tient&nbsp;?&nbsp;&raquo; se r&eacute;sout ici dans une formule tautologique plus ou moins r&eacute;elle mais toujours cr&eacute;dible laissant les logiques de construction appara&icirc;tre en tant que telles, &agrave; la fois cause et r&eacute;sultat. Cette extr&ecirc;me lisibilit&eacute; des proc&eacute;d&eacute;s de fabrication, ainsi que l&rsquo;usage r&eacute;current de mat&eacute;riaux bruts et facilement disponibles &ndash; brique, &eacute;tai, pot de peinture, sac de ciment, carton, scotch, etc. &ndash;, &nbsp;tendent &agrave; se d&eacute;marquer du geste h&eacute;ro&iuml;que du cr&eacute;ateur inspir&eacute; au profit d&rsquo;une esth&eacute;tique du chantier qui semble rendre possible et accessible la reproduction des &oelig;uvres par tout &agrave; chacun. En sugg&eacute;rant de la sorte au spectateur de devenir &agrave; son tour producteur, la d&eacute;marche de Benjamin Sabatier s&rsquo;envisage &agrave; l&rsquo;aune des th&eacute;ories alternatives et &eacute;mancipatrices du <em>do it yourself</em>. Cette pr&eacute;gnance de la forme &ndash; sa &laquo;&nbsp;fulgurance&nbsp;&raquo; en quelque sorte &ndash; r&eacute;v&egrave;le en fin de compte le potentiel d&eacute;mocratique et politique d&rsquo;un travail polys&eacute;mique jouant des &eacute;vidences et des paradoxes, agr&eacute;gat de r&eacute;f&eacute;rences &agrave; l&rsquo;histoire de l&rsquo;art moderne, aux utopies sociales, aux th&egrave;ses de Walter Benjamin et aux techniques de marchandising contemporaines.</p> <p style="text-align: justify;">Si elles restent travers&eacute;es par les m&ecirc;mes enjeux, les &oelig;uvres r&eacute;centes de Benjamin Sabatier semblent marqu&eacute;es par une radicalit&eacute; nouvelle, une plus grande nudit&eacute; et rugosit&eacute; des formes.&nbsp; Ce sentiment s&rsquo;explique sans doute largement par l&rsquo;utilisation du b&eacute;ton et la pesanteur crue que ce mat&eacute;riau apporte. L&rsquo;ensemble de pi&egrave;ces produites &agrave; l&rsquo;occasion de sa premi&egrave;re exposition solo &agrave; la galerie Jousse Entreprise est compos&eacute; de modules identiques, casiers en bois assembl&eacute;s selon diff&eacute;rents agencements &eacute;voquant du mobilier de rangement. Certains d&rsquo;entre eux sont occup&eacute;s par des tiroirs en b&eacute;ton dont des r&eacute;pliques sont &eacute;galement dispos&eacute;es au sol, comme si elles venaient d&rsquo;&ecirc;tre retir&eacute;es ou &eacute;taient en passe d&rsquo;&ecirc;tre remis&eacute;es. Aussi absurde que burlesque, leur usage se r&eacute;v&egrave;le bien peu commode&nbsp;: leur capacit&eacute; de stockage est nulle et leur ergonomie, &agrave; premi&egrave;re vue &eacute;tudi&eacute;e pour en faciliter le transport, se retrouve lest&eacute;e par le poids d&rsquo;un mat&eacute;riau qui les rend p&eacute;niblement d&eacute;pla&ccedil;ables. Second constat&nbsp;: leur moulage a directement &eacute;t&eacute; effectu&eacute; dans les boxs leur faisant office de r&eacute;ceptacles, comme en t&eacute;moignent les empreintes laiss&eacute;es par les nervures du bois. Ce proc&eacute;d&eacute; renvoie &agrave; certaines techniques employ&eacute;es dans le b&acirc;timent telles que le b&eacute;ton moul&eacute; ou brut de d&eacute;coffrage dont la rudesse du traitement, d&eacute;nu&eacute; de pon&ccedil;age et de rev&ecirc;tement, est g&eacute;n&eacute;ralement associ&eacute;e au Brutalisme. En vogue dans les ann&eacute;es 1950-1970 et inspir&eacute; par les th&egrave;ses de Le Corbusier et ses r&eacute;alisations &agrave; Marseille ou Chandigarh, ce mouvement radical initi&eacute; par les architectes anglais Alison et Peter Smithson accordait un r&eacute;el cr&eacute;dit esth&eacute;tique &agrave; la mat&eacute;rialit&eacute; abrupte et &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo; du b&eacute;ton &ndash; mais aussi du verre, de la brique ou de l&rsquo;acier &ndash; et se voulait habit&eacute; par une certaine id&eacute;ologie de progr&egrave;s social. Comble de l&rsquo;ironie, cette terminologie &nbsp;deviendra avec le temps synonyme, dans l&rsquo;imaginaire collectif, de laideur et de violence socio-&eacute;conomique&hellip; Nombres des ingr&eacute;dients animant la pratique de Benjamin Sabatier sont ici rejou&eacute;s, l&rsquo;univers du chantier, jusque-l&agrave; souvent r&eacute;duit &agrave; son vocabulaire et ses mat&eacute;riaux, frayant d&eacute;sormais, non sans humour, avec la grande histoire de l&rsquo;architecture. On peut d&rsquo;ailleurs voir dans cette s&eacute;rie de meubles modulaires un clin d&rsquo;&oelig;il malicieux aux unit&eacute;s d&rsquo;habitation de Le Corbusier et &agrave; la c&eacute;l&egrave;bre illustration montrant une main encastrant &ndash; logeant litt&eacute;ralement &ndash; une maquette d&rsquo;un de ces appartements-types dans l&rsquo;ossature du b&acirc;timent destin&eacute; &agrave; l&rsquo;accueillir.</p> <p style="text-align: justify;">A travers ce geste inaugural consistant par remplissage &agrave; mat&eacute;rialiser l&rsquo;invisible, &agrave; r&eacute;aliser l&rsquo;empreinte &ndash; cette ressemblance par contact, pour reprendre l&rsquo;expression de Georges Didi-Huberman &ndash; d&rsquo;un vide, Benjamin Sabatier s&rsquo;empare d&rsquo;un proc&eacute;d&eacute; de reproduction intimement li&eacute; &agrave; la m&eacute;moire, le tiroir, en tant qu&rsquo;indice d&rsquo;une forme pr&eacute;existante, apparaissant d&egrave;s lors comme l&rsquo;image aussi parfaite que paradoxale d&rsquo;un monument comm&eacute;moratif, d&rsquo;un acte de conservation ou d&rsquo;une cellule de stockage d&rsquo;informations.</p> Tue, 15 Apr 2014 03:14:35 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Iwajla Klinke - Galerie Polaris - April 24th - May 17th Tue, 15 Apr 2014 03:08:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Chen Zhen - Galerie Perrotin - Turenne - April 26th - June 7th <p style="text-align: justify;">Galerie Perrotin invites Galleria Continua to organize a retrospective exhibition of Chen Zhen in its three spaces in Paris.</p> <p style="text-align: justify;">Chen Zhen (1955, Shanghai, China - 2000, Paris, France) is regarded as one of the leading exponents of the Chinese avant-garde and an emblematic international figure of contemporary art.&nbsp; The exhibition, which will occupy all spaces at Galerie Perrotin in Paris, offers a rereading of Chen Zhen&rsquo;s oeuvre, bringing together approximately 30 iconic works created from 1980 onwards, including several major installations, among which &ldquo;Le Bureau de change&rdquo; (1996-2004), conceived by the artist in 1996 and produced after his death. The artist&rsquo;s immensely rich universe draws from 30 years of personal experience and radically different environments, after going through the Cultural Revolution, the Chinese economic reform and 15 years of living in the West.</p> <p style="text-align: justify;">The work of Chen Zhen offers multiple ways of interpretation, presenting a sometimes dreamlike and unsettling vision of the world, turned towards an enrichment of interior life. It is his own spiritual life that the artist discovers in the 80s during a retreat in Tibet. Suffering from hemolytic anemia since the age of 25, this spiritual voyage will accompany him throughout his life. During his retreat, he draws scenes from daily life on themes such as &ldquo;La Naissance&rdquo;, &ldquo;Le P&egrave;lerinage&rdquo;, &ldquo;Le D&eacute;funt&rdquo; (c.1983-1984). He also creates a series of abstract paintings including &ldquo;Qi flottant &ndash; Fragment&rdquo; (1984), inspired by the &ldquo;Great Void&rdquo;, that perfect equilibrium between the universe and the deep heart of human beings, which is so important for Chen Zhen.</p> <p style="text-align: justify;">Upon his arrival in Paris in 1986, Chen Zhen finds himself directly confronted to the shock of cultures, but pursues his visionary approach, rooted in the desire to actively participate in building a new world. After three years of research and reflexion, little by little Chen Zhen abandons painting and from 1989 onwards starts working directly with the object to question the relationship between Men, consumer society and nature. For the first time, the exhibition at Galerie Perrotin will show several of Chen Zhen&rsquo;s paintings in Paris, facing a series of scultpures by the artist. Through fire, one of the natural elements symbolizing the passage from one state to another, Chen Zhen construct glass and metal structures like in &ldquo;Le Dernier portrait / L&rsquo;Hibernation&rdquo; (1991) with coal or in &ldquo;Biblioth&egrave;que&rdquo; (1999-2000), with burned newspapers, these artificial products, &ldquo;snapshots of their time&rdquo;, that are brought back to the natural state of ashes, as if a new beginning was made possible.</p> <p style="text-align: justify;">Chen Zhen&rsquo;s work is based on a model of transcultural thought, a concept he described as &ldquo;Transexperience&rdquo;: a transcendent place in which the reciprocal friction between various experiences is manifested. It is a dynamic space, a field of energies where tensions and contradictions take shape, but also an area of contact between fluxes of energy. This triple adaptation process which the artist describes as &ldquo;Residence-Resonance-Resistance&rdquo;, Chen Zhen experienced it first hand when arriving in Europe. The second phase, that of &ldquo;Resonance&rdquo; between people, countries or cultures, is particularly present in his piece &ldquo;Round Table &ndash; Side by Side&rdquo; (1997), originally part of a three-table project, from which only two were built. &ldquo;Side by Side&rdquo; represents two wooden tables joined in the middle and lined with oriental and occidental chairs. This work touches upon the difficulty of intercultural dialogue, which Chen Zhen describes as &ldquo;the metaphor of the eternal misunderstanding&rdquo;, which stems from &ldquo;how the desire to interact is frequently faced with the impossibility of truly reaching across differences in cultures and ideologies.&rdquo;</p> <p style="text-align: justify;">As an exile, Chen Zhen becomes aware of this shock of cultures, this void between the East and the West, which he attempts to fill with his own language, as if he tried to create a link between different forms of knowledge, competence within the fields of art, medicine, ecology and sociology. The references to his birth country are numerous, such as with &ldquo;Exciting Delivery&rdquo; (1999), a chrysalid sculpture made out of braided tires, mounted on a bicycle, cultural symbol of a fast-changing China. Another example is &ldquo;Social Investigation &ndash; Shanghai 1&rdquo; (1997), an ambitious social survey of Chen Zhen&rsquo;s birth town, which attempts to tell the story of the city&rsquo;s mutations through a collection of drawings and photographs.</p> <p style="text-align: justify;">It is also through this solitude linked to his &ldquo;spiritual escaping&rdquo;, that Chen Zhen turns towards others in order to better understand himself. In &ldquo;Beyond the Vulnerability&rdquo; (1999), he constructs an imaginary landscape, fragile micro-architectural forms made from candles. This work arose out of a one-month stay in Brazil together with children from the favelas of Salvador de Bahia. Through art, Chen Zhen helped the children to understand and think critically about the city by getting them to explore six different architectural styles, the fruit of six different social strata. He pursued this idea with &ldquo;Un Village sans fronti&egrave;res&rdquo; (2000), in which the artist used candles to construct a &ldquo;universal village&rdquo;, employing a symbolically significant number of children&rsquo;s chairs &ndash; 99 &ndash; collected from around the world. &ldquo;Using candles (in China the candle symbolizes the life of a man)&rdquo;, he would write, &ldquo;has a particular meaning: to build a village without frontiers, which it is up to us to begin, but our hope is always directed towards the future generation&rdquo;.</p> <p style="text-align: justify;">Coming from a family of doctors, his fatal disease declared at the end of the 80&rsquo;s, slowly penetrated his work. After all for Chen Zhen, art and medicine were part of the same dialectic, like the Yin-Yang, while remaining complementary. It is this will to live, this creative energy, which finds its inspiration in contradictions, conflicts and beauty of the world, that Chen Zhen passes on and leaves behind him.</p> <p style="text-align: justify;">In May 2014, the Association des Amis de Chen Zhen (ADAC) in collaboration with Galleria Continua, will publish with Skira, the first volume of the Catalogue Raisonn&eacute;, covering the years 1977 to 1996, when Chen Zhen first started working as an artist in China, arrived in 1986 in France, where he lived until his death in 2000 and he created his first installations. The volume is divided in five main parts, each one featuring introductory essay by Isabelle Renard and Xu Min, contextualizing the work of the artist, and other interviews and articles by writers such as Chen Bo, Marianne Brouwer, Daniel Buren, Adelina von F&uuml;rstenberg, Antoine Guerrero, Chen Jia-Lun and Xu Man-Yin, Bernard Garnier de Labareyre, J&eacute;r&ocirc;me Sans and some texts by Chen Zhen.</p> <p style="text-align: justify;">On the occasion of the opening of &ldquo;Fragments d&rsquo;&eacute;ternit&eacute;&rdquo;, the artist&rsquo;s Catalogue Raisonn&eacute; will be presented at Galerie Perrotin by Chen Bo, Daniel Buren, Lorenzo Fiaschi, Adelina von F&uuml;rstenberg, Hou Hanru, Hans Ulrich Obrist and J&eacute;r&ocirc;me Sans, Saturday, April 26 at 6pm. Reservation required at rsvp.paris@perrotin.com</p> <p style="text-align: justify;">___________________________________________________________________</p> <p style="text-align: justify;">La Galerie Perrotin invite la Galleria Continua &agrave; organiser une exposition r&eacute;trospective de Chen Zhen dans ses trois espaces &agrave; Paris.</p> <p style="text-align: justify;">Chen Zhen (1955, Shanghai, Chine - 2000, Paris, France) est consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;un des principaux repr&eacute;sentants de l&rsquo;avant-garde chinoise et une figure embl&eacute;matique internationale de l&rsquo;art contemporain. L&rsquo;exposition, qui occupera l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des espaces de la Galerie Perrotin, Paris, propose une relecture de l&rsquo;oeuvre de Chen Zhen, rassemblant une trentaine d&rsquo;oeuvres iconiques r&eacute;alis&eacute;es &agrave; partir de 1980, dont plusieurs installations majeures parmi lesquelles &laquo;Le Bureau de change&raquo; (1996-2004) imagin&eacute; par Chen Zhen en 1996 et r&eacute;alis&eacute; apr&egrave;s sa disparition. L&rsquo;univers immens&eacute;ment complexe de l&rsquo;artiste est nourri de 30 ans d&rsquo;exp&eacute;riences personnelles et d&rsquo;environnements radicalement diff&eacute;rents apr&egrave;s avoir travers&eacute; la R&eacute;volution culturelle, la R&eacute;forme &eacute;conomique chinoise et v&eacute;cu 15 ans en Occident.</p> <p style="text-align: justify;">Le travail de Chen Zhen offre de multiples interpr&eacute;tations, pr&eacute;sentant une vision onirique et parfois troublante du monde, tourn&eacute;e vers un enrichissement de la vie int&eacute;rieure. C&rsquo;est en effet sa propre vie spirituelle, que l&rsquo;artiste d&eacute;couvre dans les ann&eacute;es 80 lors d&rsquo;une retraite au Tibet. Atteint d&rsquo;an&eacute;mie h&eacute;molytique d&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 25 ans, ce voyage spirituel l&rsquo;influencera tout au long de sa vie. Il dessine des sc&egrave;nes de la vie quotidienne sur les th&egrave;mes de &laquo;La Naissance&raquo;, &laquo;Le P&egrave;lerinage&raquo;, &laquo;Le D&eacute;funt&raquo; (c.1983-1984). Il r&eacute;alise &eacute;galement une s&eacute;rie de peintures abstraites dont &laquo;Qi flottant&ndash; Fragment&raquo; (1984), inspir&eacute;es du &laquo;Grand Vide&raquo;, l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;&acirc;me primordial pour l&rsquo;artiste, repr&eacute;sentant l&rsquo;&eacute;quilibre parfait entre l&rsquo;univers et le coeur intime de l&rsquo;&ecirc;tre humain.</p> <p style="text-align: justify;">Lors de son arriv&eacute;e en France en 1986, Chen Zhen se trouve directement confront&eacute; au choc des cultures, mais continue de poursuivre sa d&eacute;marche visionnaire, enracin&eacute;e dans un d&eacute;sir de participation active &agrave; la construction d&rsquo;un monde moderne. Apr&egrave;s trois ans de recherche et de r&eacute;flexion, il abandonne peu &agrave; peu la peinture et &agrave; partir de 1989, commence &agrave; travailler directement avec l&rsquo;objet afin d&rsquo;interroger les relations entre l&rsquo;Homme, la soci&eacute;t&eacute; de consommation et la nature. Pour la premi&egrave;re fois, l&rsquo;exposition montrera &agrave; la Galerie Perrotin, Paris, les peintures face &agrave; une s&eacute;rie de sculptures de l&rsquo;artiste. Par le feu, un des &eacute;l&eacute;ments naturels symbolisant le passage d&rsquo;un &eacute;tat &agrave; un autre, Chen Zhen construit des structures en verre et m&eacute;tal comme &laquo;Le Dernier portrait / L&rsquo;Hibernation&raquo; (1991) contenant du charbon ou &laquo;Biblioth&egrave;que&raquo; (1999-2000) dont des journaux brul&eacute;s, ces produits artificiels qui capturent &laquo;l&rsquo;instantan&eacute;it&eacute; du temps&raquo;, sont rendus &agrave; leur &eacute;tat brut de cendres, comme si un nouveau d&eacute;part leur &eacute;tait permis.</p> <p style="text-align: justify;">Ce mode de pens&eacute;e transculturelle que l&rsquo;artiste nomme &laquo;Transexp&eacute;rience&raquo; correspond &agrave; un lieu transcendant o&ugrave; se manifeste la friction r&eacute;ciproque entre les diff&eacute;rentes exp&eacute;riences. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un espace dynamique, d&rsquo;un champ d&rsquo;&eacute;nergies o&ugrave; les tensions et les contradictions prennent corps, mais &eacute;galement d&rsquo;une zone de contact entre les flux d&rsquo;&eacute;nergie. Ce triple processus d&rsquo;adaptation que l&rsquo;artiste d&eacute;crit comme &laquo;R&eacute;sidence-R&eacute;sonance-R&eacute;sistance&raquo;, Chen Zhen l&rsquo;a lui m&ecirc;me v&eacute;cu en arrivant en Europe. La deuxi&egrave;me phase, celle de la &laquo;R&eacute;sonance&raquo; entre les gens, pays ou cultures, est particuli&egrave;rement pr&eacute;sente dans &laquo;Round Table &ndash; Side by Side&raquo; (1997), qui &agrave; l&rsquo;origine fait partie d&rsquo;un projet de trois tables dont deux seulement ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es. &laquo;Side by Side&raquo; repr&eacute;sente deux tables en bois reli&eacute;es au centre et bord&eacute;es de chaises orientales et occidentales. L&rsquo;oeuvre r&eacute;v&egrave;le la difficult&eacute; des dialogues interculturels, ce que Chen Zhen d&eacute;crit comme &laquo; la m&eacute;taphore de l&rsquo;&eacute;ternel malentendu, n&eacute;e du constat que le d&eacute;sir d&rsquo;interaction se heurte souvent &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; d&rsquo;un v&eacute;ritable d&eacute;passement des diff&eacute;rences entre les cultures et les id&eacute;ologies. &raquo;</p> <p style="text-align: justify;">En tant qu&rsquo;exil&eacute;, Chen Zhen prend conscience de ce choc des cultures, de ce vide entre l&rsquo;Occident et l&rsquo;Orient qu&rsquo;il tente de combler par son propre langage, comme s&rsquo;il cherchait &agrave; cr&eacute;er un lien entre les savoirs, entre les comp&eacute;tences aux confins de l&rsquo;art et de la m&eacute;decine, de la politique, de l&rsquo;&eacute;cologie et du social. Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; son pays natal sont nombreuses, comme avec &laquo;Exciting Delivery&raquo; (1999), sculpture chrysalide, tresse de chambres &agrave; air greff&eacute;e sur une bicyclette, symbole culturel d&rsquo;une Chine en pleine crise d&rsquo;urbanisation. Ou encore avec &laquo;Social Investigation &ndash; Shanghai 1&raquo; (1997) o&ugrave; Chen Zhen r&eacute;v&egrave;le par des photos et dessins l&rsquo;histoire et la mutation des tissus sociaux qui transforment sa ville natale.</p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi gr&acirc;ce &agrave; cette solitude li&eacute;e &agrave; son &laquo; &eacute;vasion spirituelle &raquo;, que Chen Zhen se tourne vers les autres pour mieux se comprendre lui m&ecirc;me. Dans &laquo;Beyond the Vulnerability&raquo; (1999), il construit un paysage imaginaire compos&eacute; de fragiles petites maisons en bougies, cr&eacute;es avec des enfants des favelas de Salvador de Bahia au Br&eacute;sil, o&ugrave; il s&eacute;journe un mois. Gr&acirc;ce &agrave; ce projet, les enfants s&rsquo;emparent de la ville qui les entoure et prennent conscience de la richesse historique de leur h&eacute;ritage, mais aussi des in&eacute;galit&eacute;s sociales &agrave; travers six styles architecturaux diff&eacute;rents. Chen Zhen poursuit cette id&eacute;e avec &laquo;Un Village sans fronti&egrave;res&raquo; (2000), compos&eacute; de 99 maisonnettes en bougies &ndash; en Chine, le symbole de la vie d&rsquo;un homme; chacune pos&eacute;e sur une chaise d&rsquo;enfant provenant de pays diff&eacute;rents, tels des autels universels. &laquo;Le fait d&rsquo;utiliser des bougies a une signification particuli&egrave;re : b&acirc;tir un village sans fronti&egrave;res que nous avons la charge d&rsquo;initier, mais avec un espoir toujours tourn&eacute; vers la g&eacute;n&eacute;ration future&raquo;.</p> <p style="text-align: justify;">Issue d&rsquo;une famille de m&eacute;decins, sa maladie irr&eacute;versible et d&eacute;clar&eacute;e d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 80, s&rsquo;infiltre progressivement dans son oeuvre. Apr&egrave;s tout, pour lui, la m&eacute;decine chinoise et l&rsquo;art, comme le yin et le yang, font partie d&rsquo;une m&ecirc;me dialectique bipolaire tout en restant compl&eacute;mentaire. C&rsquo;est cette volont&eacute; de vivre, cette &eacute;nergie cr&eacute;atrice trouvant sa source dans les contradictions, les conflits, et la beaut&eacute; du monde, que Chen Zhen nous a transmis et laisse derri&egrave;re lui.</p> <p style="text-align: justify;">En mai 2014, l&rsquo;Association des Amis de Chen Zhen (ADAC) en collaboration avec Galleria Continua, publiera aux &eacute;ditions Skira, le premier tome du Catalogue Raisonn&eacute; de l&rsquo;oeuvre de Chen Zhen qui retrace la p&eacute;riode 1977 &agrave; 1996, et ses premi&egrave;res ann&eacute;es d&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;artiste en Chine, son arriv&eacute;e en France en 1986, o&ugrave; il r&eacute;sidera jusqu&rsquo;&agrave; sa disparition en 2000, jusqu&rsquo;&agrave; ses premi&egrave;res installations. Le volume est divis&eacute; en cinq parties principales, chacune introduite par un texte d&rsquo;Isabelle Renard et Xu Min, contextualisant le travail de l&rsquo;artiste, avec &eacute;galement des entretiens et essais d&rsquo;auteurs comme Chen Bo, Marianne Brouwer, Daniel Buren, Adelina von F&uuml;rstenberg, Antoine Guerrero, Chen Jia-Lun et Xu Man-Yin, Bernard Garnier de Labareyre, J&eacute;r&ocirc;me Sans et aussi des textes de Chen Zhen.</p> <p style="text-align: justify;">A l&rsquo;occasion du vernissage de l&rsquo;exposition &laquo;Fragments d&rsquo;&eacute;ternit&eacute;&raquo; la pr&eacute;sentation du Catalogue Raisonn&eacute; de l&rsquo;artiste aura lieu &agrave; la Galerie Perrotin, avec la participation de Chen Bo, Daniel Buren, Lorenzo Fiaschi, Adelina von F&uuml;rstenberg, Hou Hanru, Hans Ulrich Obrist et J&eacute;r&ocirc;me Sans, samedi 26 avril &agrave; 18h. Merci de confirmer votre pr&eacute;sence &agrave; rsvp.paris@perrotin.com</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> Tue, 15 Apr 2014 02:44:27 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Dennis Rudolph - Galerie Olivier Robert - April 26th - June 7th <p style="text-align: justify;">El Greco a peint au moins quatre versions de La purification du Temple. Certains y ont vu une version primitive du fordisme&hellip;. D&rsquo;autres ont compris que dans la r&eacute;p&eacute;tition du geste, le peintre cherchait un absolu, une puret&eacute; dans le message. Utilisation ironique et perverse de la m&eacute;thode des marchands contre application esth&eacute;tique de la volont&eacute; divine. Le march&eacute;, l&rsquo;artiste &ndash; et entre les deux, un courant qui ondine. Mais laissons l&agrave; cette parenth&egrave;se, incons&eacute;quente sans doute, car pendant que la recherche recherche, Dennis Rudolph avance. <br /><br />Temps faustien. <br />Est en avance, m&ecirc;me. Il a tir&eacute; avant les autres les le&ccedil;ons de l&rsquo;histoire, la politique comme l&rsquo;artistique. La division du monde, il l&rsquo;a mat&eacute;rialis&eacute;e dans son &oelig;uvre ; l&rsquo;Occident, il en a dessin&eacute; la fin. Une &eacute;bauche, des contours, d&eacute;j&agrave;. Sans pessimisme, ni fatalisme, mais avec une douce s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, empli des certitudes du cr&eacute;ateur. Alors que cette ouverture tire vers la grandiloquence empes&eacute;e de celle du Tannh&auml;user, il est grand temps de revenir &agrave; l&rsquo;art. Avant qu&rsquo;il ne soit trop tard. </p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est au beau milieu du d&eacute;sert de Mojave, aux abords de California City, que Dennis Rudolph a d&eacute;but&eacute; THE/PORTAL, projet d&eacute;mesur&eacute;, fortement empreint d&rsquo;hubris, apocalyptique dans tous les sens du terme. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il souhaite dresser une Porte du Paradis et de l&rsquo;Enfer, s&eacute;paration mat&eacute;rielle des mondes. C&rsquo;est ici que l&rsquo;Occident s&rsquo;arr&ecirc;te, ouvrant sur le d&eacute;sert, fermant l&rsquo;horizon du Pacifique. De cette ville o&ugrave; l&rsquo;utopie a tourn&eacute; &agrave; la catastrophe, on retrouve le sublime des ruines romantiques, les envol&eacute;es g&eacute;niales des ma&icirc;tres du Land Art. <br /><br />What a nice surprise, bring your alibis.</p> <p style="text-align: justify;">Dennis Rudolph ou le Saint Antoine moderne. Comme Prom&eacute;th&eacute;e, comme Frankenstein, comme Scott Walker. De ce d&eacute;sert symbolique il a ramen&eacute; des bribes d&rsquo;&oelig;uvres qu&rsquo;il assemble, &eacute;lectrise, insufflant la vie &agrave; un monstre g&eacute;nial et effrayant. Cette Gorgone, il a choisi de la pr&eacute;senter scind&eacute;e en deux &agrave; la galerie Olivier Robert. Un premier lieu, premier temps, qui convoque autant Walter Benjamin que le merchandising le plus cru, la violence de carreaux bruts liant la mort m&eacute;canis&eacute;e &agrave; la mort contenue, les structures &eacute;ph&eacute;m&egrave;res et militaires r&eacute;v&eacute;lant la gloire des strat&eacute;gies. Le souffle ent&ecirc;tant du vent, les p&eacute;r&eacute;grinations &ndash; qui cherchent l&rsquo;Homme, qui mart&egrave;lent le Dieu mort - rythment un espace o&ugrave; le mythe de la conqu&ecirc;te spatiale porte et &eacute;teint les illusions, o&ugrave; la lumi&egrave;re du soleil s&rsquo;&eacute;tiole sur l&rsquo;oc&eacute;an. <br /><br />Des proph&egrave;tes, une proph&eacute;tie. </p> <p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, de l&rsquo;espoir, un Paradis sombre. Des enfants disparus, une R&eacute;volution qui am&egrave;ne la Lumi&egrave;re &agrave; la Terreur, des relents de Vietnam et des anges aussi beaux que d&eacute;chus. Un r&eacute;sum&eacute; de notre &eacute;poque dans des toiles symboliques, d&eacute;chass&eacute;es, violemment &eacute;l&eacute;gantes, capables de confronter la tradition &agrave; son &oelig;il cyclop&eacute;en, troisi&egrave;me du nom. <br />En deux performances, La s&eacute;paration de toutes choses (26 avril) et Le mariage de toutes choses (23 mai), il bouclera un cercle forc&eacute;ment dantesque. Remontant aux origines de toutes choses, renversant notre monde, il d&eacute;clamera une vision tragique et sublime m&ecirc;lant architecture, sociologie, art et th&eacute;ologie. Sans sacr&eacute;, tout simplement &agrave; la recherche d&rsquo;un temps perdu, celui qui a vu s&rsquo;originer l&rsquo;Enfer. Et admirer un Temple purifi&eacute;, quatre fois.<br /><br />Benjamin Bianciotto</p> Tue, 15 Apr 2014 02:25:00 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Carole Melmoux - galerie MOUVANCES - April 15th - May 12th Tue, 15 Apr 2014 02:18:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Francisco Tropa - Galerie Jocelyn Wolff - April 26th - June 21st Tue, 15 Apr 2014 02:12:00 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Bertrand Rigaux - Galerie Isabelle Gounod - April 17th - May 17th <p style="text-align: justify;">PAYSAGE MACHINE</p> <p style="text-align: justify;">On ne rencontre pas Bertrand Rigaux.</p> <p style="text-align: justify;">On le croise dans un pli de l&rsquo;espace-temps &ndash; ou pas.</p> <p style="text-align: justify;">Mais il y a fort &agrave; parier que ceux qui liront ces lignes auront probablement vu quelques-unes de ses &oelig;uvres. La sph&egrave;re perc&eacute;e, matrice &agrave; l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; suspendue, &agrave; la compl&eacute;tude imparfaite &ndash; puisque ce c&ocirc;ne tronqu&eacute;, &eacute;trangement &eacute;tir&eacute;, qui est plac&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;elle, en est directement issu&nbsp;; il s&rsquo;agit d&rsquo;une carotte, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;une extraction purement m&eacute;canique op&eacute;r&eacute;e dans le globe de cristal. Il n&rsquo;emp&ecirc;che que nous voyons deux &eacute;l&eacute;ments singuli&egrave;rement sexu&eacute;s, m&egrave;re et matrice, p&eacute;nis-enfant. Comme si la soi-disant c&ocirc;te d&rsquo;Adam venait d&rsquo;&ecirc;tre remplac&eacute;e, en une inversion stricte, par cet objet physique, presque scientifique, qu&rsquo;un d&eacute;miurge d&rsquo;emprunt a tir&eacute; d&rsquo;une sph&egrave;re &ndash; pas n&rsquo;importe laquelle&nbsp;: celle des Voyants.</p> <p style="text-align: justify;">De cela nous avions dit, je crois, que nous ne parlerions pas. Cependant, on ne choisit pas ce que l&rsquo;on &eacute;crit. On ne choisit pas les premiers mots. L&rsquo;&eacute;criture de Bertrand Rigaux est conforme &agrave; ce principe. Elle s&rsquo;&eacute;tale, avec ses r&eacute;p&eacute;titions, une forme de b&eacute;gaiement simul&eacute;, automatique, une scansion rebelle qui couvre un mur entier. Plus rebelle qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Cette po&eacute;sie, car il faut la nommer par son nom, est ce qui <em>fait</em> exister temporairement un monde, dans la pliure de cet espace-temps particulier qui est le n&ocirc;tre, en ce moment m&ecirc;me, alors que nous sommes l&agrave;, dans la galerie, en un lieu qui pourrait &ecirc;tre un autre, alors que vous lisez ces lignes et que, d&eacute;j&agrave;, ce qui entoure s&rsquo;efface, &agrave; moins que, par le truchement des mots, cela ne parvienne &agrave; r&eacute;appara&icirc;tre, autrement, comme une projection mentale sur la r&eacute;tine virtuelle du cerveau.</p> <p style="text-align: justify;">Un autre paysage se cr&eacute;e tout autour, dont quelques &eacute;l&eacute;ments physiques nous apparaissent, &agrave; nous qui avons le privil&egrave;ge aujourd&rsquo;hui de les voir. D&eacute;p&ecirc;chons-nous. Peut-&ecirc;tre que demain il sera trop tard. Peut-&ecirc;tre que demain l&rsquo;espace aura chang&eacute;, que nous ne retrouverons plus ces traces t&eacute;nues d&rsquo;un monde possible, <em>impr&eacute;cis&eacute;ment</em> per&ccedil;u. Mais nous sommes l&agrave;, alors nous profiterons du paysage, d&rsquo;une n&eacute;buleuse soudain aper&ccedil;ue, d&rsquo;une micro-sc&egrave;ne de banquise &ndash; vid&eacute;o minimaliste. Parcourez ces lieux provisoires&nbsp;; essayez, tel l&rsquo;Arpenteur du <em>Ch&acirc;teau</em> de Kafka, d&rsquo;en circonscrire le fragile p&eacute;rim&egrave;tre, quand tout s&rsquo;&eacute;vertue &agrave; modifier imperceptiblement l&rsquo;apparence fugace de ces choses. Sans doute vous approcherez-vous &agrave; nouveau de l&rsquo;objet que vous aviez d&eacute;j&agrave; vu, au centre &ndash; d&eacute;j&agrave; vu comme le <em>centre</em>, comme un centre possible&nbsp;: cette boule, point-plan&egrave;te, au sens o&ugrave; la physique parle de point mat&eacute;riel. Soleil trompeur peut-&ecirc;tre, qui, telle la boule de feu du film de Mikhalkov, s&rsquo;est soudainement fig&eacute;e, refroidie, pos&eacute;e ici m&ecirc;me&hellip; avant de repartir, avant de changer de coordonn&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;" align="center"><em>x = n</em></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;" align="center"><em>y = n&rsquo;</em></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;" align="left">Fran&ccedil;ois Michaux, mars 2014.</p> <p style="text-align: justify;" align="left">________________________________________________________________</p> <p style="text-align: justify;" align="left">Bertrand rigaux: N&eacute; en 1978 &agrave; M&acirc;con. Dipl&ocirc;m&eacute; des Beaux-Arts de Marseille, et du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing.<br />Vit et travaille &agrave; Paris.</p> <p style="text-align: justify;" align="left">Expositions personnelles (s&eacute;lection) Terre &agrave; terre &agrave; terre, Galerie de la Cit&eacute; scolaire Jean Moulin, Montmorillon (2013), Galerie L'histoire de l'oeil, Marseille ; Attraverso, Atelier En-haut, Nantes (2012), Galerie Primo piano, Paris (2009), Mange-disque, Paris (2008).</p> <p style="text-align: justify;" align="left">Expositions collectives (s&eacute;lection depuis 2006) Plus jamais seul, Galerie standards, Rennes ; Exposition des 7 laur&eacute;ats de la premi&egrave;re &eacute;dition des Talents Contemporains de la Fondation Schneider, Watwiller ; 777, Ch&acirc;teau de Kerpaul, Loctudy ; Festival Interstice #8, Rencontre des inclassables, Caen (2013), Biennale de Bourges, Panorama de la Jeune Cr&eacute;ation (2012), Contre-fa&ccedil;on, White Canvas Gallery, Nianjing, Chine (2011), Pour le plaisir, Villa les quatre vents, N&icirc;mes ; Festival d&rsquo;Art contemporain, Saint-R&eacute;my de Provence ; Regard contemporain, Galerie Mary-Ann, Macon ; Trois, Galleria La diagonale, Roma, Italie (2010), Vous &ecirc;tes ici, Mus&eacute;e des Beaux-arts, Dunkerque ; Points de vues, Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille ; Art &amp; Botanique, LAAB, &Eacute;cole Nationale Sup&eacute;rieure du Paysage, Versailles (2009), Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille ; Voir la nuit, (Voies Off), Arles. Interstices #3, Galerie Hypertopie / Station Mir, Caen (2008), Open, Le jour de la sir&egrave;ne, La G&eacute;n&eacute;rale en manufacture, S&eacute;vres ; Marseille Artistes Associ&eacute;s, Mus&eacute;e d&rsquo;Art contemporain, Marseille ; Panorama 8, Le Fresnoy, Studio National des Arts contemporains, Tourcoing ; Le lieu-dit, Espace pour l&rsquo;Art contemporain, Bonnay (2007), Panorama 7, Le Fresnoy, Studio National des Arts contemporains, Tourcoing., Videotheka, Kunsthalle, Vienna, Autriche ; Culture Shock festival, Krizevci, Croatie (2006).</p> Tue, 15 Apr 2014 02:07:13 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Rainier Lericolais - galerie frank elbaz - April 26th - May 31st Tue, 15 Apr 2014 01:51:16 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Alexander Tinei - Galerie Dukan - April 19th - May 22nd Tue, 15 Apr 2014 01:47:11 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Tim Rollins, K.O.S. - Galerie Chantal Crousel - April 26th - June 7th Tue, 15 Apr 2014 01:42:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list