ArtSlant - Current exhibits http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Vidya Gastaldon - Art : Concept - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">« Il sentit la bulle le soulever, l’emporter, éclater. Le tourbillon de sable le prit, l’enveloppa, l’entraîna dans des ténèbres fraîches. Un instant, l’obscurité, l’humidité lui furent agréables. Puis, en cette seconde où sa planète le tuait, Kynes se dit que son père se trompait, comme les autres savants » Frank Herbert, Dune, 1965, ed. Robert Laffon, Paris, 1980, t.2, p.103</p> <p style="text-align: justify;">Fin du monde, Apocalypse puis renouveau, renaissance et non-dualité sont quelques unes des réflexions proposées par Vidya Gastaldon pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Art : Concept. Inspirée et amusée par les idées d’anéantissement planétaire frôlant parfois la catastrophe intellectuelle et la panique collective, elle s’est projeté sur ce que pourrait être ce nouveau monde en proposant une nouvelle série de peintures et installations.</p> <p style="text-align: justify;">Les peintures étranges, mouvantes mêlent cette idée de destruction nécessaire à l’avènement d’un monde renaissant et interrogent quant à la forme qu’il prendra, nouvel Eden ou nouvel Enfer. A ces peintures, à la fois lumineuses et inquiétantes, s’ajoutent trois installations. L’une en hommage à Meret Oppenheim, présente des chaussons joufflus et moelleux, ils sont teints et brodés de veines rouges les parcourant ; à la fois raccrochés à la terre, au sang qui coule, à la vie, ils sont aussi, de par leur composition en plume à rapprocher du rêve, de l’aérien. 13 paires de chaussons alignées le long du mur pour 13 invités que l’on attend.</p> <p style="text-align: justify;">Une autre installation plus Lewis Carollienne, rappelle la table envahie du Chapelier Fou, Vidya Gastaldon essaime des théières, des objets peints qui s’organisent sous nos yeux en une apparition hilare et mousseuse. Ces objets humanisés, imprégnés d’un certain surréalisme cartoonesque, rappellent les objets animés de Disney. Ils abondent, défilent et créent un univers en marge du réel ancré dans une temporalité à part mais existante.</p> <p style="text-align: justify;">Cette question du débordement, de l’agitation, du basculement d’un monde à l’autre ramène à cette question de l’Apocalypse, « Après moi le déluge » pourrait on dire… Cette notion existe depuis des siècles mais a radicalement changé depuis la seconde guerre mondiale. L’image du champignon atomique a fait prendre conscience à l’humanité que par le biais de la maîtrise technique elle pouvait pour la première fois prendre le contrôle de sa propre fin laissant de côté la part ésotérique de la chose, plus besoin de jugement dernier. Depuis, une masse de discours apocalyptiques foisonnent, et pourtant à l’origine le mot grec “Apokálypsis” suggérait plutôt une révélation par laquelle le réel prendrait une nouvelle signification. Ce glissement de sens passant de révélation à anéantissement se retrouve dans la dualité de certaines oeuvres de Vidya Gastaldon. Dans leur éclatement de couleurs et de détails, des entités transparentes, aériennes et dynamiques s’opposent à des monstres à visages multiples tapis quelque part, ses oeuvres interagissent les unes avec les autres. Moins idylliques que ses oeuvres antérieures sans pour autant être négatives, elles déterminent un univers plastique par le biais de la mise en scène et de la narration.</p> <p style="text-align: justify;">A la fois mystique, fantastique et très plastique dans sa pratique artistique, Vidya Gastaldon développe une sorte d’harmonisation des qualités tant psychiques que physiques. Allergique à une éventuelle mise sous contrôle, elle nous livre un panorama cosmique alliant divinités hindoues, personnages du Muppet Show, allusions christiques. Son travail citant Turner, Burchfield, Blake ou Bunuel, revêt un caractère protéiforme relevant du divin, de l’hallucination ou tout simplement du quotidien. Dans ce mélange de sacré, de sensualité, d’humour et parfois de provocation, elle parvient à établir un rapport entre l’être et le censé être. Elle fait naître de nouvelles croyances et avec des impulsions négatives ou positives elle contraint les égrégores censés reproduire toujours le même schéma à ne plus influencer la pensée collective.</p> <p style="text-align: justify;">La fin du monde n’a pas eu lieu, nous pouvons respirer et d’ores et déjà nous pencher sur la prochaine conspiration apocalyptique ; en attendant Vidya Gastaldon, elle, est amoureuse de ce nouveau monde.</p> <p style="text-align: justify;">Aurélia Bourquard</p> <p style="text-align: justify;">**********************************</p> <p style="text-align: justify;">« He felt the bubble lift him, felt it break and the dust whirlpool engulf him, dragging him down into cool darkness. For a moment, the sensation of coolness and the moisture were blessed relief. Then, as his planet killed him, it occurred to Kynes that his father and all the other scientists were wrong » Frank Herbert, Dune, 1965, ed. Hachette UK, 30 déc. 2010</p> <p style="text-align: justify;">The End of the World, the Apocalypse, and a subsequent renewal and renaissance through non-duality are a few insights proposed by Vidya Gastaldon. On occasion of her third solo exhibition at Art: Concept. Inspired and amused by ideas of planetary annihilation that often border on intellectual catastrophe and collective panic, she has projected her imagination on what the new world could really look like and translated her ideas into a new series of paintings and installations.</p> <p style="text-align: justify;">These strange and unpredictable paintings blend ideas of necessary destruction with ideas of creation and advent of a new world, interrogating on the form that this world would take: new Eden or new Hell? Three installations complete this luminous yet disquieting ensemble of paintings. One of them, a homage to Meret Oppenheim, presents a series of chubby and soft slippers, died and embroidered with crossing red veined patterns. At once linked to the earth element and to blood circulation symbolizing life, their feathery materiality also connects them to the realm of dreams and to the air element. 13 pairs of slippers aligned along the wall, awaiting 13 guests.</p> <p style="text-align: justify;">A more Lewis Carollish installation, reminds us of the Mad Hatter’s cluttered table: Here Vidya disseminates painted teapots and objects, she arranges them to create a hilarious and foamy apparition. These humanized objects, permeated with a certain cartoonish surrealism, remind us of Disney’s animated objects. They abound, parade and constitute a universe on the edge of reality; riveted to an existing yet weird temporality.</p> <p style="text-align: justify;">Questions on overflowing, unrest and circulation from one world to another are bound to bring about questions on the Apocalypse, “Après moi le déluge” one could say… This notion has existed for centuries but it has changed radically during World War II. The image of the atomic mushroom has been enough to make humanity realize that by accessing technological mastery, for the first time, mankind could consider taking control of its own extinction; leaving the esoteric side of the event aside: The Last Judgement thus becoming completely superfluous. Since then, there has been an abundance of Apocalyptic theories, even though the origin of the greek word “Apokálypsis” would rather suggest a revelation leading to a new meaning of reality than the mere end of the world. The shift in meaning between revelation and annihilation is to be found in the duality of certain pieces by Vidya Gastaldon. Within the explosion of colors and details, a few aerodynamic, ethereal and transparent entities struggle against the multiple-faced monsters that hide in the folds. Vidya’s pieces<br />interact with each other. Less idyllic than her previous works, but without becoming negative, her recent works define a visual universe by means of staging and storytelling.</p> <p style="text-align: justify;">With her mystical, fantastical and very vivid approach of art, Vidya Gastaldon develops a sort of harmonization of qualities both spiritual and physical. Allergic to any attempt to control and restrain her universe, she delivers a cosmic overview combining Hindi divinities, Muppet-Show characters and Christian references. Her work, reminiscent of artists such as Turner, Burchfield, Blake or Bunuel, is extremely multi faced and deals with the divine, the hallucinatory but also with everyday life. In a mixture of sacred, sensual, humour and sometimes provocative creations, she manages to establish a connection between “being” and “meant to be”. She engenders new beliefs, and by means of negative and positive impulses she pushes social unconsciousness out of the way, liberating our collective thought of the predefined egregores that oblige us to keep reproducing spiritual and social patterns.</p> <p style="text-align: justify;">The end of the World hasn’t happened, we can breathe and start focusing on the next apocalyptic conspiracy; in the meantime Vidya Gastaldon is in love with this new world.</p> <p>Aurélia Bourquard<br />Traduction / Translation : Frieda Schumann</p> Wed, 09 Jul 2014 13:03:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Fahamu Pecou - Backslash Gallery - January 10th, 2013 - February 23rd, 2013 <p style="text-align: justify;">Interruption du 17 au 23 janvier inclus<br /> \ Closed from January 17 to 23 included</p> <p style="text-align: justify;">La galerie Backslash est heureuse d’accueillir à nouveau l’artiste américain Fahamu Pecou dont la dernière série de toiles et de dessins décline la représentation de la masculinité noire dans notre société actuelle et plus précisément la notion de Négritude dont Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor sont devenus les symboles.<br /><br />La société afro-américaine recense nombre d’anecdotes liées à l’emploi du champ lexical du mot «  noir  », notamment celle vécue par Gwyneth Paltrow lors du "West Watch the Throne Tour" de Jay-Z et Kanye West, les deux stars du hip-hop outre-atlantique. L’actrice avait posté sur son compte Twitter une photo des deux musiciens accompagnée du message «  Niggas in Paris, for real  ». L’emploi du mot «  nègre  » avait déclenché des foudres sur le compte de la comédienne alors qu’elle reprenait le terme «  niggas  » employé par Jay-Z et Kanye West dans une chanson de l’album éponyme. Ce mot, régulièrement utilisé par la société afro-américaine mais écrit par une personne de race blanche posait alors la question de la légitimité. De nombreux débats furent lancés. Un blanc pouvait-il utiliser le mot «  nègre  », malgré le lourd passé racial et esclavagiste?<br /><br />L’exposition <em>NEGUS in Paris</em>, inspirée de la chanson «  Niggas in Paris  » de Jay-Z et Kanye West, se propose comme une analyse acerbe de certaines conformités, particulièrement celle de la culture afro-américaine, qui peut engendrer une perception faussée de la Négritude dans le discours public. Avec esprit et satire, Fahamu Pecou observe de façon pertinente les différents conflits de l’icônisation noire engendrés par ce débat et leurs influences dans la culture populaire. <br />L’artiste remplace le terme «  niggas  » par «  Negus  », un mot amharique utilisé pour la royauté éthiopienne, notamment Hailé Sélassié. Ce jeu de mot détourne les insinuations récurrentes et haineuses liées à l’utilisation du mot   «  nègre  ». Au long des œuvres présentées, l’artiste recense les personnalités afro-américaines célèbres dans l’histoire de l’art et la culture parisiennes, leur influence et leur grandeur.</p> <p style="text-align: center;">****************</p> <p style="text-align: justify;"><strong></strong>Backslash Gallery is pleased to welcome back American artist Fahamu Pecou, whose latest paintings and drawings address the representations of black men in modern society, engaging in particular with the idea of Négritude as famously symbolized by Aimé Césaire and Léopold Sédar Senghor.<br /><br />Black Americans can cite numerous anecdotes about the various uses of the word ‘black’, one striking example being actor Gwyneth Paltrow’s description of hip-hop superstars Jay-Z and Kanye West’s West Watch the Throne Tour. Paltrow posted a photo of the pair on her Twitter account, accompanied by the message “Niggas in Paris, for real”. Her use of the word “nigger” created a storm on her Twitter account although she was simply repeating the word “niggas” used by Jay-Z and Kanye West as part of the title for a song off their eponymous album. Often heard within black American society, the word when written down by a white person raises questions of legitimacy, and the matter was very widely debated. Is it possible for a white person to use the word “nigger” in the light of history’s heavy burden of racism and slavery? <br /><br />The <em>NEGUS in Paris</em> exhibition, inspired by Jay-Z and Kanye West’s song " Niggas in Paris", constitutes an acerbic analysis that challenges a certain conformism, particularly that displayed by Black American culture, which can distort the image of Négritude within the public debate. With his characteristic wit and feel for satire, Fahamu Pecou offers timely observations on the various conflicts relating to black iconisation as triggered by this debate and their influence on popular culture. </p> <p>Pecou replaces the terms “niggas” with “Negus”, an Amharic word used to describe Ethiopian royalty in general, and Haile Selassie in particular. He uses this wordplay to subvert the endless hate-filled insinuations that surround use of the word “nigger”. The works in the exhibition feature a series of black Americans famous for their contributions to the history of Parisian art and culture, exploring their influence and distinction. </p> <p></p> Sat, 22 Feb 2014 16:00:16 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Balice Hertling - January 11th, 2013 - March 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">The gallery must quite suddenly have had a hole in its program. They proposed me to try doing it.</p> <p style="text-align: justify;">Lapse of time, some of the exhibition pieces will arrive late. A place will be reserved for them, some others will be transformed or completed in the course of the exhibition. This mess forms the body of the exhibition.</p> <p style="text-align: justify;">ALWAYS YOURS. DES OBJETS MANQUÉS. DES MONUMENTS.</p> <p style="text-align: justify;">An exhibition where the works find their value in the lack of their original objects, their failure or their voluntary or involuntary contradictions.</p> <p style="text-align: justify;">«The hen is the artifice that uses an egg to create an egg»1</p> <p style="text-align: justify;">The current context may be a moment for a reevaluation of the culture. A moment in which more and more images are produced everywhere. A moment in which our figures our stereotypes our signals and our images are no longer certain. Youtube and Wikipedia put up all the information at the same level. The Axis of Evil was defeated by George Bush. James Bond goes back to its original form towards Skyfall. The hierarchys aren’t present any more.<br />The expertise disappears.</p> <p style="text-align: justify;">In this world of re-organizing; A new corps asserts itself: the curator. ( CSI is translated The Experts here). In his ardous task, he sometimes connects with figures of the past and gives them value by showing them with new prominent figures which are themselves waiting to become a figure of the past, at times he creates new figures in a past that will become actual. «He has read everything in the books»2</p> <p style="text-align: justify;">The others, the artists, those who paint, by now contribute to this authorial force. The torch has been given. The Art of showing was born and has been consolidated during our last 20 years. This practice, (practical, as it can be a medium) sometimes is substituted by what we see in exhibitions. And that in the same production of those who were often looking<br />for autonomy.</p> <p style="text-align: justify;">At this moment I organize, I classify, I inform, I think, I modify, I de-autonomize, I specifically quote Meantime the raelians find the answer to the big Why?</p> <p style="text-align: justify;">Their searchers know that the Elohim scientists have created the human after their own image. They will soon come to see us. But who has created the Elohim then? 3 « I might have misquoted »4</p> <p style="text-align: justify;">1 Umberto Eco ou Samuel Buttler<br />2 Francis Cabrel ou Stephane Mallarmé 3 Intelligent Design from the Alien 4  Robert Morris ou pas</p> <p style="text-align: justify;">**************************</p> <p style="text-align: justify;">La galerie a certainement dû avoir un trou soudain dans son programme. Ils m’ont proposé de m’y essayer.<br />Faute de temps, certaines pièces de l‘exposition arriveront en retard d’autres seront modifiées ou finies au cours de l’exposition.</p> <p style="text-align: justify;">ALWAYS YOURS. DES OBJETS MANQUÉS. DES MONUMENTS.</p> <p style="text-align: justify;">Une exposition où les travaux prennent leur valeur par le manquement de leur objet d’origine, par leur manque d’efficacité, par leur échec, ou par leurs contradictions volontaires et involontaires.</p> <p style="text-align: justify;">« La poule est l’artifice qu’utilise un oeuf pour créer un autre oeuf. »1</p> <p style="text-align: justify;">Le contexte actuel pourrait être un moment de réévaluation de la culture. Un moment où il y a de plus en plus d’images produites, partout. Un moment où nos figures, nos stéréotypes, nos signes et nos images ne sont plus certains. Youtube et wikipedia mettent au même niveau toute information. L’Axe du Mal a été vaincu par George Bush. James bond retourne à sa forme originale vers Skyfall. Les hiérarchies n’apparaissent plus. L’expertise disparaît.</p> <p style="text-align: justify;">Dans ce monde à ré organiser ; Un nouveau corps s’affirme : le commissaire. ( CSI se traduit Les Experts ici ). Dans sa lourde tache, il se rattache parfois à des figures du passé qu’il met en valeur avec de nouveaux potentiels qui attendront à leur tour de devenir bientôt des figures du passé, parfois même il crée de nouvelles figures dans un passé qui serait actuel « Il a lu tous les livres »2. </p> <p style="text-align: justify;">Les autres, les artistes, ceux qui dépeignaient, désormais, contribuent à cette nouvelle force auctoriale. Le flambeau est donné. L’Art de l’exposition est là et fédère nos vingt dernières années. Cette pratique, (pratique, car c’est peut être un medium), se substitue parfois même à ce que l’on voyait dans les expositions. Et cela dans les productions même de ceux qui avant cherchaient souvent l’autonomie.</p> <p style="text-align: justify;">Désormais, j’organise, je trie, j’informe, je réfléchi, je modifie, je désautonomise, je site spécifie Pendant que les raëliens, trouvent la réponse au grand pourquoi ?<br />Leurs chercheurs savent que les scientifiques Élohim avaient créé les humains à leur image. Ceux-ci viendront bientôt nous voir. Mais qui avait donc créé les Élohim?3 « I might have misquoted »4</p> <p style="text-align: justify;">1<br />Umberto Eco ou Samuel Buttler<br />2 Francis Cabrel ou Stephane Mallarmé<br />3 Intelligent Design from the Alien <br />4 Robert Morris ou pas</p> Thu, 17 Jan 2013 11:58:26 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - BÉTONSALON - January 23rd, 2013 - April 13th, 2013 <p style="text-align: justify;" class="style10petit">En 1970, la poétesse Robin Morgan proposait, dans l’anthologie de textes féministes <em>Sisterhood is powerful</em>, le néologisme de <em>herstory</em> pour qualifier un programme historiographique de reconstruction et pourrait-on même dire, littéralement, d’invention d’une « Histoire des femmes ». Au-delà d’une simple célébration de telles ou telles figures de femmes oubliées de l’Histoire, l’<em>herstory</em> proposait, plus ambitieusement, les prémisses d’une réécriture féministe et queer de l’Histoire, à rebours d’une Histoire positiviste qui, non seulement, s’avérait incapable de révéler la présence des minorités, en tant que sujets politiques, dans la texture de l’Histoire mais produisait davantage encore les conditions mêmes de leur subalternité (Guha 1988 ; Preciado 2005). C’est par l’invention ou le déploiement de nouvelles technologies d’écriture (telles que la fictionnalisation des archives, la mythologie, l’auto-histoire-théorie, l’histoire orale, le <em>reenactment</em> ou la dislocation temporelle) que les historiographies féministes et queer mettent en crise les procédures narratives du récit historique linéaire. </p> <p style="text-align: justify;" class="style10petit"><br /> * Monique Wittig, <em>Les Guérillères</em>, 1969</p> <p style="text-align: justify;"><em>Le peuple qui manque </em>est une plate-forme curatoriale créée en 2005 par Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros, oeuvrant à l’intersection entre théories critiques et art contemporain.</p> <p style="text-align: justify;">***********************</p> <p style="text-align: justify;">In 1970, in the feminist text anthology <i class="spip">Sisterhood is powerful</i>, poet Robin Morgan proposed the neologism <i class="spip">herstory</i> to describe a historiographic programme reconstructing -or even literally inventing- a "History of women". Much more than a simple celebration of such or other female figure forgotten by History, <i class="spip">herstory</i> more ambitiously proposed to provide the premises for a feminist and queer rewriting of History, as opposed to positivist History, which not only proved to be unable to reveal the presence of minorities as political subjects in the course of History, but also contributed to the production of the conditions making them subalterns (Guha 1988 ; Preciado 2005). It is through the invention and diffusion of new writing technologies (such as the fictionalisation of archives, mythology, auto-history-theory, oral history, reenactment or temporal dislocation) that feminist and queer historiographies disrupt linear historical narrative processes. </p> <p style="text-align: justify;">* Monique Wittig, <i class="spip">Les Guérillères</i>, 1969, translated by David Le Vay (1973)</p> Sun, 13 Jan 2013 14:34:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - November 13th, 2012 - February 17th, 2013 <p style="text-align: justify;">Cette exposition propose cent photographies provenant des collections de la BnF. La plus ancienne est un essai de William Henry Fox Talbot daté de 1839, la plus récente est prise à Fos-sur-Mer en 1986 par Lewis Baltz dans le cadre de la mission de la DATAR . </p> <p style="text-align: justify;">L’idée consiste à présenter selon un parcours ni chronologique ni thématique mais poétique selon une association d'image en image, obéissant à une logique de rapprochements et de correspondances intellectuelles et formelles des œuvres choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance. Connaisseur, amateur ou néophyte, le visiteur pourra s’abandonner au plaisir de la découverte. Tous les genres sont ici représentés : portraits, paysages, nus, reportages, publicité, photographie scientifique... Les grands noms de la photographie des XIX<sup>e </sup>et XX<sup>e </sup>siècles tels Eugène Atget, Félix Nadar, Frantisek Drtikol, Diane Arbus, Edgar Degas, Manuel Alvarez Bravo, Raoul Hausmann, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Etienne-Jules Marey, Brassaï, Julia Margaret Cameron, Rogi André, Josef Sudek, André Kertesz, Bill Brandt, Gustave Le Gray, Gilles Caron côtoient des anonymes, des photographies par des écrivains comme Zola, Montesquiou, le cercle de Victor Hugo, Victor Segalen. Il ne s’agit pas d’offrir une histoire de la photographie en cent œuvres mais plutôt de chercher à explorer la signification du concept de chef-d'œuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie. La collection de la BnF, par son ancienneté, ses multiples sources d'enrichissement parfois très loin des canons muséaux, se prête bien à cet exercice stimulant. Pour rester dans le fil de ce choix à la fois classique dans son principe et décalé dans sa réalisation, le catalogue offre à cent personnalités sans rapport avec le monde de la photographie de commenter chacune, en un court texte, une image susceptible de le faire réagir. <br /> <br /> <em>Dans le cadre de Paris Photo et du Mois de la Photo à Paris, novembre 2012.</em>.</p> Sun, 04 Nov 2012 02:41:53 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - December 14th, 2012 - February 17th, 2013 <p style="text-align: justify;">La Bourse du Talent, créée en 1998 à l’initiative de Photographie.com et Picto, connaît un succès qui ne se dément pas. En 2008, la BnF s’associe aux fondateurs et consacre une exposition annuelle aux photographes professionnels distingués lors des quatre sessions thématiques. </p> <p style="text-align: justify;">Cette manifestation est devenue une occasion unique et incontournable de découvrir leurs travaux. Des prix prestigieux sont venus confirmer les choix de jurés issus de tous les domaines de la photographie : Prix HSBC en 2011 pour Xiao Zhang, Mention du prix Arcimboldo en 2010 pour Nicolas Dhervilliers, prix Niépce en 2010 pour Stéphanie Lacombe. Alinka Echeverria accomplit le tour de force d’obtenir, en 2011, à la fois le prix HSBC et la Bourse du Talent portrait. </p> <p style="text-align: justify;">Pépinière de talents puissants et prometteurs, laboratoire ouvert aux techniques nouvelles et aux expériences visuelles, telles les Petites oeuvres multimédia (POEM), la Bourse du Talent ouvre des perspectives uniques sur un médium en constante évolution. </p> <p style="text-align: justify;">Elle permet à un public aussi large que passionné d’apprécier les multiples aspects de la création contemporaine et d’en percevoir la féconde complexité. La Bibliothèque, qui a collectionné la photographie dès son invention et l’expose régulièrement depuis 1945, demeure plus que jamais attentive à l’évolution de son esthétique et de sa réception.</p> Tue, 27 Nov 2012 00:24:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nico Vascellari - Bugada & Cargnel - November 29th, 2012 - February 22nd, 2013 <p style="text-align: justify;">Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie, Nico VASCELLARI poursuit son travail d'expérimentation entre installation, sculpture et environnement sonore, rendant compte d'un lien très fort, quasi chamanique, à la nature.</p> <p style="text-align: justify;">Le point de départ est un endroit mystérieux de la forêt du Cansiglio, dans le nord de l'Italie, proche du lieu dont il est originaire et qui le fascine depuis son enfance : le Bus de la Lum, un gouffre de 158 mètres de profondeur entouré de légendes macabres et sataniques. Son nom, littéralement, en dialecte, "puits de la lumière", vient des dégagements gazeux liés à la décomposition des carcasses d'animaux morts, accidentellement tombés au fond ou jetés là par les villageois ; ces dégagements irradient les arbres alentour d'une lumière irréelle, et étaient interprétés au Moyen-âge comme la manifestation de rituels de sorcellerie.</p> <p style="text-align: justify;">L'artiste relie ce lieu fascinant à un autre qui l'est tout autant : Darvaza, ou "la Porte de l'Enfer", au Turkménistan. Si ce second cratère, d'une cinquantaine de mètres de diamètre, a été créé accidentellement par l'homme, sa combustion, continue depuis 1971, est alimentée naturellement. En effet, en 1970, une équipe soviétique de prospection, réalisant des forages à la recherche d'un gisement de gaz, perce accidentellement une cavité souterraine, créant ainsi un trou béant dans le sol de cette région désertique ; par mesure de sécurité, les autorités décident de mettre le feu aux gaz qui émanent du puits. Les géologues estimaient alors que la combustion ne devaient durer que quelques semaines ; le puits brûle sans interruption depuis.</p> <p style="text-align: justify;">Nico VASCELLARI explore ces deux lieux, aux formes similaires mais aux histoires bien différentes, l'un pouvant représenter l'entrée et l'autre la sortie d'une sorte de boyau maléfique et flamboyant. Il les a filmées, l'un du fond vers le haut, l'autre de manière circulaire, et a ensuite superposé les images.</p> <p style="text-align: justify;">La vidéo ainsi obtenue est projetée en double, de part et d'autre de l'espace d'exposition, sur une forêt de structures, mi-sculptures mi-écrans, déformant et réfractant l'image, et renvoyant sur les murs des formes alternant entre ombres et lumières. L'exposition est bercée par un chœur de voix lancinantes, composé par Nico VASCELLARI et le musicien Ghedalia TAZARTES, et traversée par un dispositif lumineux et instable créant un environnement de clair-obscur et de sensations quasi mystiques propres aux lieux dont l'artiste s'est inspiré. Des collages, réalisés à partir de pages de magazine passés à l'acide et prélevés à l'aide de scotch, rythment également l'espace comme autant de paysages abstraits extraits de cet univers occulte.</p> <p style="text-align: justify;">Nico VASCELLARI est né en 1976 à Vittorio Veneto, Italie, où il vit et travaille. Il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, dont dernièrement au Macro (Rome), au Marina Abramovic Institute (San Francisco) et au Museion (Bolzano). Son travail a également été montré dans de nombreuses expositions collectives, parmi lesquelles au Pinchuck Art Centre (Kiev), au Magasin (Grenoble), à la Tate Modern (Londres), à la Kunsthaus Graz, ou bien encore à la 52ème Biennale de Venise.</p> <p style="text-align: justify;">************************</p> <p style="text-align: justify;">For his second solo exhibition at the gallery, Nico VASCELLARI continues his experimental work between installation, sculpture and performance.<br /> <br /> The starting point is a mysterious place located in the forest of Cansiglio in northern Italy, a place that fascinated him since childhood: the "Bus of Lum", a natural cavity 158 meters deep, surrounded by macabre and satanic legends. Its name "hole of light" comes from natural gas releases due to the decomposition of animals that fell to the bottom and it was interpreted in the Middle-Ages as a place of sorcery rituals. <br /> <br /> The artist connects this fascinating place to a second one, also related to Hell: Darvaza or "The Gate of Hell" in Turkmenistan. It is in this case a crater fifty meters large, that's been burning continuously since 1971. In a Soviet mining exploration in 1970, a team of geologists, drilling the ground in search of a deposit, accidentally pierced an underground cavity that caused the collapse of the rig, leaving a gaping hole in the ground. To avoid any risk, the authorities decided to set fire to the gas emanating from the well. Geologists had hoped the fire would go out in a few weeks but it has been burning ever since. <br /> <br /> These two places with similar forms but with very different histories, are explored by the artist, one can represent the entrance and the other one the exit of a kind of evil and flamboyant hose. Both entities have been filmed, one from the bottom up, the other vertically, and the result is an overlap of the two videos. </p> <p style="text-align: justify;">The resulting video is projected onto a forest of structures, half sculptures half screen, reflecting back into space forms alternating between light and shadow, accompanied by a chorus of voices suggesting the nature of Nico Vascellari in collaboration with Ghedalia TAZARTES, a musician of Turkish origin (born in Paris in 1947).<br /> <br /> The exhibition is crossed by an unstable light device creating a chiaroscuro environment and almost mystical sensations specific to the areas where the artist was inspired. Collages made from magazine pages that passed through acid and removed with scotch tape; punctuate the space as well as other abstract landscapes from the occult world.<br /> <br /> Nico VASCELLARI was born in 1976 in Vittorio Veneto, Italy, where he lives and works. He has numerous personal exhibitions, at Macro (Rome), at the Marina Abramovic Institute (San FIrancisco) and at the Museion (Bolzano). His work has also been shown among others in the following group exhibitions: at the Pinchuck Art Centre (Kiev), at the Magasin (Grenoble), at the Tate Modern (London), at the Kunsthaus Graz, and also at the 52nd Venice Biennale.</p> Mon, 14 Jan 2013 00:19:22 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Karl Larsson - castillo/corrales - February 8th, 2013 - April 7th, 2013 <p style="text-align: justify;">Show and tell is not that much of an easy sport. Everyone knows that. At times it feels like a good exercise—using objects for your mind to play—other times it ends up in a painful stutter—the arrogant stubbornness of the material leaving one unable to speak. The eyeball may go too fast, or too slow for the tongue; the brain may not be able to fill in the gaps that the slick surfaces try to hide; things may go wrong, and reveal themselves as decoys. Sometimes it's simply a good match —like a translation that makes so much sense, that one even forgets the text that came before. Often objects are overlooked as much as they are overwritten. One would dream that they stand up and speak by themselves, to reveal what they are—a wish or a remembrance, a prop or a metaphor.</p> <p style="text-align: justify;">“When things are not kept secret they water down.” Like the rocks break the waves and scatter their force, or ripple the surface of water as they bounce on it, the object can't but echo, trouble, or scatter the questions. Karl Larsson’s P∞L (Consensus) is a site for language to both dissolve and take place, and for objects to both matter and cut short sense. Bodies and signs, thoughts and ciphers, theatre and sculpture, words turned into things which call for words again.</p> <p style="text-align: justify;">The exhibition P∞L (Consensus) at castillo/corrales is one part of a collaborative project that comprises the book Consensus (The Room), published by Paraguay Press, and the exhibition R, A, I, N (Consensus) that took place at Signal, Malmö, from November 2012 to January 2013; three acts, or a timing, not fully meant to overlap.</p> <p style="text-align: justify;">Consensus (The Room) is a theater play in two acts, that may not be designed to be performed. Characters, props and places don’t follow each other but they look alike. They don’t communicate. They remain stubborn, or stupid—as if they were blind to their destinies, content with hearing voices. The scene gives room for writing; the stage gives way to the text. Words are to be handled and exchanged, the same way money circulates, glasses are filled up and emptied out, wars are remembered, and phones call on ghosts.</p> <p style="text-align: justify;">The book will be launched at castillo/corrales the night of the opening. Please join us for an evening of paradoxes.</p> Sun, 10 Feb 2013 15:02:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Marc Bauer - Centre culturel suisse de Paris - February 1st, 2013 - April 14th, 2013 <p style="text-align: justify;">Le collectionneur est celui qui regroupe ce qui est dispersé, il crée ainsi son ordre dans l'univers qui l'entoure et assoit son pouvoir dans le contrôle et la réunion des objets qui lui appartiennent. Dans cette exposition qui présente des dessins sur papier, sur aluminium, ainsi que des dessins muraux, Marc Bauer se focalise sur une période sombre de l’Histoire, la France sous l’Occupation, et en particulier sur la spoliation des biens juifs par les nazis. Il reconstitue ces atmosphères d'appartements bourgeois parisiens quittés précipitamment, et les met en perspective avec d'autres collections.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;">Marc Bauer (né à Genève en 1975) vit et travaille à Berlin. Des expositions personnelles sont prévues à la galerie Freymond-Guth en 2013 et au FRAC Auvergne en 2014.</p> <p style="text-align: justify;"><br /> A l’occasion du vernissage, ainsi que le samedi 13 avril, projection à 20 h du film d’animation de Marc Bauer, L’architecte (26’), accompagnée d’un live musical du groupe rock français Kafka. Ce projet s'inspire du film <i>Nosferatu, eine Symphonie des Grauens</i> (1922) de Wilhelm Friedrich Murnau.</p> Sun, 30 Dec 2012 03:40:56 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Basim Magdy - Centre culturel suisse de Paris - February 1st, 2013 - March 3rd, 2013 <p style="text-align: justify;">Artiste égyptien né en 1977, vivant à Bâle, Basim Magdy s’est récemment fait connaître en France par sa participation à la Triennale au Palais de Tokyo. Le CCS présente sa première exposition personnelle en France, composée d’une projection de film et de nouvelles œuvres sur papier. <i>Time Laughs Back at You Like a Sunken Ship</i> (2012, 9’31’’), tourné en super 8 et présenté en vidéo HD, s’inspire de l’esthétique des films amateurs des années 1970. Un personnage perçoit son environnement à travers une étrange sculpture portative, et le montage d’images crée une narration onirique sur le passage du temps. Ses œuvres sur papier, mêlant gouache, peinture acrylique, spray ou collage, proposent des scènes rétro-futuristes d’un monde en mutation, où l’homme a un statut incertain.</p> <p style="text-align: justify;">Basim Magdy a notamment exposé en Europe, en Egypte et aux Etats-Unis. En 2013, il présente son travail à la Biennale de Sharjah, au Yerba Buena Center for the Arts à San Francisco et à Project 35 de Independent Curators International à New York, et prépare des projets solo pour Idea Space à Colorado Springs, Newman Popiashvili Gallery à New York, ou chez Hunt Kastner à Prague.</p> <p> </p> Sun, 30 Dec 2012 03:45:33 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Ann Veronica Janssens, Hans-Peter Feldmann, Adel Abdessemed, Kader Attia, Jason Rhoades, Ernesto Neto - Centre Pompidou - October 17th, 2012 - September 13th, 2013 <p>Le Projet pour l'art contemporain, initié par la Société des amis du Musée national d'art moderne, est exemplaire à plus d'un titre. Il a permis en dix ans d'enrichir la collection du Centre Pompidou d'un nombre impressionnant d'œuvres contemporaines, dues pour la quasi-totalité à des artistes qui jusque là manquaient à la collection : soixante-douze artistes à ce jour, remarqués pour la plupart au début de leurs parcours et souvent devenus des figures importantes sur la scène de l'art. Certains parmi eux ont, depuis, fait l'objet d'expositions monographiques au Centre Pompidou, d'autres - en nombre - ont été nommés pour le Prix Marcel Duchamp. Beaucoup ont été présents dans les grandes expositions internationales.<br /> L'originalité de cette initiative tient à son mode de fonctionnement unique en son genre. On le dit, et avec raison, les collectionneurs d'art contemporain savent prendre des risques, ressentir intuitivement le potentiel d'un artiste. Ce sont souvent eux qui tracent la voie aux musées par leur rapidité de réaction. L'histoire de l'art est remplie d'exemples le confirmant. Ce sont donc des collectionneurs, membres de la Société des amis, qui se sont portés volontaires pour prendre part à ce projet et y participer financièrement. Ils suggèrent les artistes à acquérir lors de séances de travail, en débattent avec les conservateurs et avec les autres membres. S'ensuivent des visites approfondies, des débats passionnés, des réunions avec force exposés et questions qui aboutissent à des choix. Validés par le Musée, certes, mais tous initiés et décidés par les collectionneurs et amateurs qui constituent ce groupe et qui, à travers leur participation, sont aussi les donateurs de cet ensemble d'œuvres.<br /> Qui dira, en constatant les résultats de ce beau projet, que les collectionneurs sont en France tenus à l'écart de la sphère publique, mal considérés, traités avec méfiance, voire soupçonnés de rechercher un bénéfice financier avant toute autre démarche d'adhésion aux œuvres et aux artistes qu'ils défendent souvent avec compétence et enthousiasme ? Les musées ont besoin des collectionneurs comme complices, comme soutiens. Ils doivent créer cette proximité d'intérêt pour la cause publique de l'art contemporain. Forte de sa prestigieuse histoire, la Société des amis du Musée national d'art moderne, désormais plus que centenaire (elle fut d'abord associée au Musée du Luxembourg), accompagne cette démarche dont elle est le vecteur essentiel. Elle montre ainsi son dynamisme autour de ses présidents, hier François Trèves, initiateur de ce projet, et aujourd'hui Jacques Boissonnas.</p> <p>Le nouvel accrochage présenté dans le Musée et intitulé « Fruits de la passion » propose au public de découvrir un florilège de ces acquisitions du Projet pour l'art contemporain. Il s'en dessine un panorama vibrant et pertinent de la scène artistique française et internationale la plus actuelle.</p> <hr /> <p></p> <p style="text-align: justify;">The Project for Contemporary Art, initiated by the Friends of the national museum of modern art, is more a model than a title. In ten years it has enabled the Centre Pompidou to enrich its collection with an impressive number of contemporary works, almost all of them by artists previously missing from the collection: seventy-two artists to date, for the most part noticed at the beginning of their careers and often becoming important figures in the art world. Some, since then, have had solo exhibitions at the Centre Pompidou, others – many of them – have been nominated for the Marcel Duchamp prize. Many of them have been represented at major international exhibitions.</p> <p style="text-align: justify;">This initiative is unusual for the way it works, the only one of its kind. It is said, with reason, that collectors of contemporary art are risk takers, intuitively sensing an artist’s potential. It is often they who show museums the way by the speed of their reaction. The history of art is full of examples confirming this. So it is collectors, members of the Friends who volunteer to be part of this project and contribute financially. At their working sessions they suggest the names of artists to acquire, discussing suggestions with the curators and other members. Then follow in-depth visits, passionate debates, meetings at which strong views are expressed and questions asked, which end with decisions being made. Validated by the Museum, certainly, but all initiated and decided by the collectors and art lovers who make up this group and who, through their contribution, are also the donors of this selection of works.</p> <p style="text-align: justify;">Who will say, noting the results of this fine project, that collectors in France are remote from the public sphere, badly thought of, treated with mistrust, indeed, frequently suspected of seeking financial benefit above any other motive for commitment to the works and artists they often support with competence and enthusiasm? Museums need collectors as friends, as supporters. They should initiate and nurture this closely shared interest in the public cause of contemporary art. Bolstered by its prestigious history, the Friends of the national museum of modern art, now more than a century old (it was at first associated with the Musée du Luxembourg), supports this scheme whose key vehicle it is. It demonstrates its enthusiasm through its presidents, previously François Trèves, initiator of this project, and Jacques Boissonnas today.</p> <p style="text-align: justify;">The new display presented at the Museum under the title “Fruits of passion” gives the public the opportunity to see a treasury of these acquisitions by the Project for contemporary art. It provides a vibrant and pertinent overview of the very latest French and international art scene.</p> Sun, 20 Jan 2013 18:19:48 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - October 27th, 2012 - March 18th, 2013 <p style="text-align: justify;">Cette exposition fait découvrir aux enfants le potentiel expressif de la lettre, largement exploré par les artistes de disciplines variées. Elle propose un regard particulier sur la transformation poétique du signe.</p> <p style="text-align: justify;">La scénographie prend la forme d'un lieu de stockage, rempli de caisses. Habillées de signes noirs et blancs, elles s'empilent, s'entassent, s'entreposent dans une « mise en lettres » proposée par les graphistes Malte Martin et Costanza Matteucci.</p> <p style="text-align: justify;">Les lettres, lasses d'être enfermées, s'échappent et envahissent l'espace d'exposition.<br /> Douées d'autonomie, elles se déploient et évoluent dans un espace de liberté.</p> <p style="text-align: justify;">Émancipées elles se prêtent à différentes transformations, perturbent les sens, invitent les enfants dans un monde d'illusions, de changements d'échelles, de matériaux inattendus.</p> <p style="text-align: justify;">Elles perturbent l'approche rationnelle que l'on a habituellement de l'écriture et se jouent de nos perceptions visuelles.</p> <p style="text-align: justify;">Distordues ou gigantesques, précieuses ou brutes, taguées sur un mur ou faites de lumière, œuvres du Musée … les lettres s'exposent et se prêtent au jeu. <br /> Découvrir, observer, assembler, superposer, autant d'expériences à vivre dans ce drôle d'entrepôt …</p> Thu, 24 Jan 2013 23:59:36 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - October 27th, 2012 - March 18th, 2013 <p style="text-align: justify;" class="notice">The alphabet is one of the conventions of communication that we use in our society. This code discreetly tells stories, writes, draws and encompasses the world. Creative artists from different artistic disciplines have taken these signs, transformed them, turned them into unusual vocabularies. The letter is both the subject and object of this exhibition workshop “From Letter to Image” which invites children – and their families – to take a fresh look at these signs, to explore their expressive potential when learning to read and write. From small letters floating on a bowl of soup to those that artists transform, the subject “letter” here sharpens children’s eyes and imagination.</p> <p style="text-align: justify;" class="notice">As in a storage room, crates covered in black and white signs are piled up, stacked and stored in a graphic setting by Agraf mobile, with Malte Martin and Costanza Matteucci. Works chosen from the Centre Pompidou collection, paintings, videos and films, are presented to the children to increase their awareness of modern and contemporary creative arts. The letters, tired of being imprisoned, escape and invade the exhibition space. They disrupt the rational approach and play with visual perception; mirrors allow children to play with words which suddenly appear. Endowed with autonomy, the letters arrange themselves, are repeated on infinitely rich graphic frameworks and move freely around a space. They lend themselves to different transformations under the spotlights or in anamorphic compositions.</p> <p style="text-align: justify;" class="notice">They disturb the senses and invite the children into a world of illusions, changes of scale and unexpected materials. Freed, they talk about other places, other stories, other metamorphoses as each of them moves around. Distorted or gigantic, precious or crude, as tags on a wall or written in light, the letters are on show, ready to be manipulated. They are very attractive: discover a show of ham-acting letters, a swirling “wall of words”, make active progress in this place of writing, assemble all the fun and scripted suggestions, superimpose all these stories in exhibited images. “From Letter to Image” is an invitation to enjoy a breathtaking experience in this peculiar warehouse of letter boxes… To complete this adventure, a course of guided visits within the Museum is offered to families, based on a selection of works.</p> Tue, 26 Feb 2013 00:22:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Salvador Dalí - Centre Pompidou - November 21st, 2012 - March 25th, 2013 <p style="text-align: justify;">Le Centre Pompidou rend hommage à l'une des figures magistrales les plus complexes et prolifiques de l'art du 20e siècle, Salvador Dalí, plus de trente ans après la rétrospective que l'institution lui avait consacrée en 1979-1980. Souvent dénoncé pour son cabotinage, son goût de l'argent et ses prises de positions politiques provocatrices, Dalí est à la fois l'un des artistes les plus controversés et les plus populaires. C'est toute la force de son œuvre et toute la part qu'y tient sa personnalité, dans ses traits de génie comme dans ses outrances, que cette exposition sans précédent veut aussi éclairer.</p> <p style="text-align: justify;">Parmi les chefs-d'œuvre exposés, les visiteurs redécouvriront quelques-unes des plus grandes icônes, à l'exemple du plus célèbre tableau de l'artiste, <em>La Persistance de la mémoire</em>, plus communément appelé <em>Les Montres molles</em>. Ce prêt exceptionnel du MoMA rejoint un choix d'œuvres majeures réunies pour cette rétrospective grâce à une étroite collaboration nouée avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, de Madrid, et la participation conjointe de la Fundació Dalí à Figueres et du Dalí Museum à Saint-Petersburg (Floride). Avec plus de deux cents peintures, sculptures, dessins, auxquels s'ajoutent des films, extraits d'émissions et photographies, c'est aussi l'œuvre du pionnier du « happening », auteur d'œuvres éphémères qui est aujourd'hui exposé. Michel Déon, qui avait traduit les écrits de Dalí, souhaitait qu'on juge l'artiste sur son œuvre. C'est toute l'ambition de cette exposition. Déon souhaitait qu'il abandonnât ses « clowneries » : l'exposition au contraire montre qu'elles étaient le fait d'un artiste « performeur » avisé, précurseur, et plein d'humour. Dalí aimait mêler l'art et la science, sa fameuse méthode paranoïaque-critique fondée sur le délire d'interprétation prétendait se saisir de tous les domaines de la création comme de la connaissance, afin de « daliniser » le monde. Ce grand manipulateur de média considérait l'art comme un fait global de communication. Sous toutes ses facettes, Dalí interrogeait la figure (<em>persona</em>) de l'artiste face à la tradition et au monde.</p> <p style="text-align: justify;">DALÍ SHOW,<br /> PAR JEAN-HUBERT MARTIN : COMMISSAIRE GÉNÉRAL<br /> La célébrité de Dalí est due tout autant à l'originalité de sa peinture qu'à sa présence régulière dans les médias relayant ses interventions spectaculaires. On pense communément que ces représentations d'un imaginaire débridé relèvent du domaine des rêves. Or Dalí s'en défend et insiste sur sa méthode paranoïa-critique qui va bien au-delà d'une hallucination.</p> <p style="text-align: justify;">« La paranoïa se sert du monde extérieur pour faire valoir l'idée obsédante, avec la troublante particularité de rendre valable la réalité de cette idée pour les autres. La réalité du monde extérieur sert comme illustration et preuve, et est mise au service de la réalité de notre esprit. » D'où le passage de la peinture comme médium aux actions, performances et happenings. On a souvent réduit les apparitions publiques et les œuvres éphémères de Dalí à des provocations. Elles en prennent certes la forme, mais elles sont toujours fondées sur un propos et sur des idées qui, pour être surprenantes, n'en sont pas moins consistantes.</p> <p style="text-align: justify;">Ses apparitions médiatiques n'éludent aucune question, il suffit qu'on le traite de clown pour qu'il apparaisse déguisé en Auguste. Ses voyages aux États-Unis lui font saisir l'importance des médias et le parti qu'il peut tirer de la notoriété. L'apparition de la télévision est une aubaine et il ne rate aucune occasion de participer à un talkshow, au risque d'être parfois désarçonné par la langue et les règles du jeu, qu'il sait en revanche toujours transcender à son profit. Loin de lui l'idée d'une conception puriste d'un art indépendant à l'écart du commerce, de l'argent et du spectacle. Warhol qui dîne souvent avec lui à New York saura en tirer les leçons. Pour une génération entière, le film publicitaire pour le chocolat Lanvin l'a rendu aussi célèbre que sa peinture. Ses moustaches sont l'objet de commentaires inépuisables. Après avoir fait une peinture gestuelle de quelques coups de pinceau pour critiquer ce type de peinture à la télévision, il reprend cet exercice de virtuosité pour en faire une spécialité. Comme sa vie n'est qu'un théâtre, il s'entoure de femmes plus ou moins dénudées et de figurants auxquels il assigne des rôles et des postures dans des mises en scène de son invention. Les tableaux vivants impliquent souvent la présence d'animaux dont il s'entoure, tel que le célèbre ocelot (aux dents limées) ou le tamanoir qu'il tient en laisse en sortant du métro. Dans les années 1950 et 1960, beaucoup d'artistes participent à ses performances, qui laissent parfois place au happening, comme à Granollers où des dizaines de jeunes s'aspergent de peinture devant un grand mur.</p> <p style="text-align: justify;"><br /> Ces multiples activités médiatiques et la constante création d'événements où Dalí apparaît comme acteur principal - « Arteur » - font de lui le pionnier de l'art de la performance.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">The Centre Pompidou pays tribute to one of the most complex and prolific great figures in 20th century art, Salvador Dalí, more than thirty years after the retrospective that the institution devoted to him in 1979-1980. Often criticised for his theatricality, his liking for money and his provocative stance on political issues, Dalí is both one of the most controversial artists and one of the most popular. This unprecedented exhibition sets out to throw light on the full power of his work and the part played in it by his personality and his strokes of genius as much as his outrageousness.</p> <p style="text-align: justify;">Among the masterpieces exhibited, visitors will rediscover some of the greatest iconic works, including the artist’s most famous picture, <em>The Persistence of Memory</em>, more commonly called <em>Melting Watches</em>. This exceptional loan from MoMA joins a selection of major works brought together for this retrospective thanks to a close collaboration with the Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía in Madrid, and a joint contribution from the Fundació Dalí in Figueres and the Dali Museum in Saint Petersburg (Florida). With more than two hundred paintings, sculptures and drawings, to which are added films, extracts from broadcasts and photographs, the work of the pioneer of the “happening”, author of these ephemeral works, is also on show today. Michel Déon, who translated Dali’s writings, wanted the artist to be judged on his work. This is precisely the aim of this exhibition. Déon wanted him to abandon his “clowneries”: on the contrary, the exhibition shows that they were the acts of a shrewd artist “performer”, a pioneer, and full of humour. Dali liked to blend art and science, his famous paranoiac-critical method based on the delirium of performance claimed to treat all areas of creative activity as knowledge, in order to “dalinise” the world. This great media manipulator considered art a global act of communication. In all its facets, Dalí questioned the figure <em> (persona) </em> of the artist in the face of tradition and the world.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>DALI SHOW, <br /> BY JEAN-HUBERT MARTIN</strong> Dalí’s fame is due as much to the originality of his painting as to his regular appearances in the media relaying his theatrical interventions. It is commonly thought that these representations of an unbridled imagination come under the heading of dreams. Yet Dali challenged this and made much of his paranoiac-critical method which goes well beyond hallucination.</p> <p style="text-align: justify;">“Paranoia makes use of the external world to validate the obsessive idea, with the disturbing characteristic of making the reality of this idea valid for others. The reality of the external world serves as an illustration of, proves, and is used to serve, the reality of our mind.” Hence the move from painting as a medium, to action, performance and happenings. Dali’s public appearances and ephemeral works have often been dismissed as provocations. Certainly, they take that form, but are always based on a point and on ideas which, to make them surprising, are no less consistent with them.</p> <p style="text-align: justify;">His media appearances ruled nothing out, simply being treated as a clown was enough for him to appear dressed up as an Auguste. His trips to the United States made him understand the importance of the media and the advantage that fame could give him. The advent of television was a godsend and he never missed an opportunity to appear on a talk show, at the risk of sometimes being disconcerted by the language and the unwritten rules, yet he was always able to rise above this and turn it to his own advantage. The idea of a purist conception of an art independent of commerce, money or showbusiness could not have been further from his own. Warhol, who often dined with him in New York, could have learned some lessons from him. For an entire generation, the advertising film for Lanvin chocolate made him as famous as his painting. His moustaches were the subject of endless comment. Having done an action painting in a few brushstrokes on television in order to criticise this type of painting, he repeated this virtuoso exercise and made a speciality of it. Since his life was nothing but theatre, he surrounded himself with women in various states of undress and bit part players to whom he assigned roles and postures in the staged scenarios of his own invention. The living pictures often involved the presence of the animals by which he was surrounded, like the famous ocelot (with filed teeth) or the anteater that he kept on a leash as he came out of the metro. In the 1950s and 1960s, a great many artists participated in his performances, which sometimes gave way to happenings, as in Granollers where dozens of young people sprayed themselves with paint in front of a large wall.</p> <p style="text-align: justify;"><br /> These multiple media activities and the constant creation of events in which Dali appeared in the starring role as – “Arteur” – made him the pioneer of performance art.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>HARD SCIENCES AND MELTING WATCHES<br /> BY THIERRY DUFRÊNE</strong> On the subject of “melting watches” <em> (The Persistence of Memory) </em>, the archives of MoMA in New York contain a few nuggets. Dalí himself did not manage to work out its full meaning. In “notes on the interpretation of the picture” written in 1931, he associates it with two very different types of knowledge: “Morphology – Gestalt la Residencia de los Estudiantes in the early 1920s”, is also mentioned in his “notes”: <em> “The Persistence of Memory</em> should be placed in the period of formation of Dali’s <em>superego</em>, very difficult still to specify chronologically”! While the “melting watches” offer a convincing image for one of the most complicated concepts of 20th century science: that of Einstein’s “space-time” <em>continuum</em>, Dali quite quickly confers on them the status of <em>object-concept</em> which is, “theory – mystery of the unduloids – geodesic lines”, in short, hard sciences on the one hand, “Psychoanalysis”, Freudianism and depth psychology on the other. His library, conserved at the Centre for Dalinian Studies in Figueres, has a wealth of scientific works. Dalí possessed the first edition of the <em>Principes de morphologie générale</em> (1927) [<em>Principles of General Morphology</em>] by Édouard Monod-Herzen, a specialist in colloids. But Dali’s early reading of Freud’s works, from the era when he was far from being his own brand, for him, on its own, symbolises modern science. Indeed, in 1934, in a letter to the poet Paul Eluard in which he talks about ”surrealism steeped in physics” and in his piece, “The surrealist and phenomenal mystery of the bedside table”, Dalí made reference to Einstein. In 1967, he confided to Louis Pauwels, author of <em>Passions selon Dalí</em> [<em>Passions according to Dali</em>]: “I said to Watson, during a lunch in New York: My picture, <em>The Persistence of Memory</em>, painted in 1931, is a prediction of DNA” : the same fluid, flexible and repetitive structure. Crick and Watson were the discoverers of the helix structure of DNA, the genetic code of heredity: Dalí had hoped to do a book with them. He was convinced that this “staircase of the structures of heredity” was none other than a “royal ladder” and that “nothing (was) more monarchal than a DNA molecule” ! The picture <em>Galacidallahcideésoxyribonucléique</em> (1963) used it as a basic structure. As for the atomic structure of matter, the inventor of the “nuclear mystique” had had an intuition about it while observing a “swarm of flies” at Boulou, not far from Perpignan station! Dali was intrigued by the way they maintained their configuration as a group without touching each other as they moved around: “I mentally drew a shape which I was to learn later was the diagram of the atom conceived by Niels Bohr”! Had people listened to Dali, without a moment’s hesitation the headquarters of the national centre for scientific research (CNRS) would have been located at Perpignan station. For the artist, not only was the glass roof the “model of the universe”, but it revealed to anyone who really wished to see that the “universe is limited, but only on one side”: “All that comes from infinity may make a loop and arrive at Perpignan station. I was collaborating with Einstein”.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>MISTER DALI<br /> BY JEAN-MICHEL BOUHOURS</strong> When Dali wrote <em>La Vie secrete</em> [<em>The Secret Life of Salvador Dali</em>] in 1941, he described the years in his youth when, hiding away in the laundry room under the eaves of the family house, he had already adopted a posture that he never abandoned. He would perch himself on a seat high above the crowd, so as to longer be intimidated by the girls he met in the street who “embarrassed him”. This feeling of superiority hid a boundless shyness, which deprived Dali of the pleasures of everyday life: “I, Salvador, must remain in my tub with the shapeless and embittered chimeras that surround my rebarbative personality.” (p 87, <em>La Vie secrète</em>) Dali sought to attract the attention of his teachers at the San Fernando Academy in Madrid, by activating his exhibitionist tendencies: “Since they couldn’t teach me anything, I thought that I, I, was going to explain to them what a personality is”. He constructed it like an extraordinarily valuable asset: “I would not have wanted for anything in the world to exchange my personality with that of one of my contemporaries.” (p 174, <em>La Vie secrète</em>). Nonetheless, when Gala met Dali in the summer of 1930, she found him unpleasant in the first few moments, mainly because of this construction of a somewhat eccentric <em>persona</em>, beneath the appearance of a tango dancer with slicked down hair. <br /> Dali dancing the Charleston; another photograph cut and pasted into a letter sent to his friend Federico Garcia Lorca, shows him cavorting around like a puppet waving his arms and legs, tie flying in the wind. Thirty years later, in 1958 to be precise, Pierre Argillet, the photographer and publisher, a friend of the surrealists, would film Dali dancing the Charleston in their garden. A few months later, the artist told the American talk show host Mike Wallace that his friends, surprised by his qualities as a dancer, compared him favourably to Charlie Chaplin. Dali went one step further, making it clear that since Chaplin was not a painter of genius, he was inevitably more important than Chaplin. This childish attitude sheds light on the whole of Dali’s strategy: to be famous, not as a painter, competing with the ever-present and dominant figure of Pablo Picasso, but more still: as a “super-painter”. Why not be a painter and an actor, like Buster Keaton who he and his companions at La Residencia de estudiantes in Madrid saw as both actor and a poet. Dali gave the journalist the perfect clarification of this attitude: “More important than my painting, more important than my clowning, more important than my showmanship, is MY PERSONALITY.” <br /> And to create an identity for himself he had to invent “tricks”, as he himself was to write in <em>La Vie secrète</em>. This is brought about by creating a self-image, constructing a portrait for oneself to ensure a presence and “invent oneself in it” as the philosopher Jean- Luc Nancy later wrote (<em>Le Regard du portrait</em>. Paris, 2000, Galilée, p 31). <em>Self-portrait with the neck of Raphael</em>, painted around 1921, is probably one of the very first of Dali’s manifestations or masquerades, who was seeking mimicry with this portrait, a resemblance capable of triggering an associative mechanism of the paranoic type: “I liked to adopt the pose and melancholy gaze of Raphael in his self-portrait. I waited impatiently for the appearance of the first fluffy down that I could shave, while leaving a few favourites to grow. I had to make a masterpiece of my head, compose myself a face.” (ibidem, p. 40). The question of resemblance rekindled Dali’s propensity for twinning and double narcissism, and especially “Castor and Pollux”, the couple he formed with his dead half-brother, then with Galutschka, Federico Garcia Lorca and lastly with Gala. The principle of resemblance of two subjects, and later of two forms, is the trigger factor for an outrageous character. In Dali, comparison is not reason but reasoning outrageousness. The distinctive morphological feature invented with <em>Self-portrait with the neck of Raphael</em>, relies on the exhibitionism of a phallic neck, a first manifestation of the phallic head theme, before the “cranian” harps of the 1930s which would powerfully portray his terror of the sexual act and penetration. <br /> So Dali initiated the narcissistic exhibition of his genius. Through autosuggestion, superstition or simply bravado, Dalinian excess deliberately operates by borrowing identity - at the pinnacle of his fame Salvador Dalí would borrow multiple personalities, particularly that of the Spanish painter Velázquez, a resemblance to whom he created with his famous moustache.</p> Sun, 20 Jan 2013 18:17:04 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - November 21st, 2012 - June 30th <p class="notice" style="text-align: justify;">N&eacute; en 1876 en Roumanie, Constantin Brancusi a v&eacute;cu et travaill&eacute; &agrave; Paris de 1904, jusqu'&agrave; sa mort en 1957. La plus grande partie de son oeuvre y fut cr&eacute;&eacute;e. Dans son testament, il l&egrave;gue &agrave; l'&eacute;tat fran&ccedil;ais la totalit&eacute; de son atelier, situ&eacute; impasse Ronsin, Paris XVe. Celui-ci fut reconstruit sur la Piazza en 1997.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Une collection unique au monde, constitu&eacute;e de 137 sculptures, 87 socles, 41 dessins, deux peintures et plus de 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux.</p> Mon, 13 Jan 2014 11:04:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Chateau de Versailles - November 13th, 2012 - March 17th, 2013 <p>Versailles a été une nouvelle Rome à plusieurs titres : sa démesure, son ambition de traverser les siècles, les multiples références aux grands modèles de l’Antiquité. Au XVIIe siècle, l’Antiquité constitue un absolu indépassable, avec lequel les souverains les plus ambitieux ont voulu  rivaliser : c’est pour renouer avec cette grandeur antique que Louis XIV a créé Versailles comme siège du pouvoir.</p> <p>Plus que tous les autres souverains européens, Louis XIV a cherché à acquérir les pièces antiques les plus prestigieuses ou à les faire copier. Versailles en a été le sanctuaire : statues et bustes des Grands Appartements et des jardins, camées et médailles et petits bronzes du cabinet du Roi. L’ensemble rassemblé à Versailles et à Marly offre la vision d’une Antiquité recomposée pour la gloire du Roi.</p> <p>L’exposition permettra le retour à Versailles d’environ une cinquantaine d’antiques qui y ont figuré sous l’Ancien Régime. L’interprétation de l’Antiquité et la mythologie antique seront évoquées par environ deux cents oeuvres provenant des principales collections françaises (Musée du Louvre, Bibliothèque nationale de France, Musée des Beaux-Arts de Rouen, Musée des Augustins de Toulouse, etc.) : sculptures, peintures, dessins, gravures, tapisseries, objets d’art.</p> Sun, 04 Nov 2012 03:27:08 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list