ArtSlant - Closing soon http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Gilles Altieri, Pierre Buraglio, ASTRID de LA FOREST, Lucien Hervé, Jean-Pierre Le Bars - Galerie Vieille du Temple - January 9th, 2013 - February 13th, 2013 Tue, 01 Jan 2013 23:29:37 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Vidya Gastaldon - Art:Concept - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">« Il sentit la bulle le soulever, l’emporter, éclater. Le tourbillon de sable le prit, l’enveloppa, l’entraîna dans des ténèbres fraîches. Un instant, l’obscurité, l’humidité lui furent agréables. Puis, en cette seconde où sa planète le tuait, Kynes se dit que son père se trompait, comme les autres savants » Frank Herbert, Dune, 1965, ed. Robert Laffon, Paris, 1980, t.2, p.103</p> <p style="text-align: justify;">Fin du monde, Apocalypse puis renouveau, renaissance et non-dualité sont quelques unes des réflexions proposées par Vidya Gastaldon pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Art : Concept. Inspirée et amusée par les idées d’anéantissement planétaire frôlant parfois la catastrophe intellectuelle et la panique collective, elle s’est projeté sur ce que pourrait être ce nouveau monde en proposant une nouvelle série de peintures et installations.</p> <p style="text-align: justify;">Les peintures étranges, mouvantes mêlent cette idée de destruction nécessaire à l’avènement d’un monde renaissant et interrogent quant à la forme qu’il prendra, nouvel Eden ou nouvel Enfer. A ces peintures, à la fois lumineuses et inquiétantes, s’ajoutent trois installations. L’une en hommage à Meret Oppenheim, présente des chaussons joufflus et moelleux, ils sont teints et brodés de veines rouges les parcourant ; à la fois raccrochés à la terre, au sang qui coule, à la vie, ils sont aussi, de par leur composition en plume à rapprocher du rêve, de l’aérien. 13 paires de chaussons alignées le long du mur pour 13 invités que l’on attend.</p> <p style="text-align: justify;">Une autre installation plus Lewis Carollienne, rappelle la table envahie du Chapelier Fou, Vidya Gastaldon essaime des théières, des objets peints qui s’organisent sous nos yeux en une apparition hilare et mousseuse. Ces objets humanisés, imprégnés d’un certain surréalisme cartoonesque, rappellent les objets animés de Disney. Ils abondent, défilent et créent un univers en marge du réel ancré dans une temporalité à part mais existante.</p> <p style="text-align: justify;">Cette question du débordement, de l’agitation, du basculement d’un monde à l’autre ramène à cette question de l’Apocalypse, « Après moi le déluge » pourrait on dire… Cette notion existe depuis des siècles mais a radicalement changé depuis la seconde guerre mondiale. L’image du champignon atomique a fait prendre conscience à l’humanité que par le biais de la maîtrise technique elle pouvait pour la première fois prendre le contrôle de sa propre fin laissant de côté la part ésotérique de la chose, plus besoin de jugement dernier. Depuis, une masse de discours apocalyptiques foisonnent, et pourtant à l’origine le mot grec “Apokálypsis” suggérait plutôt une révélation par laquelle le réel prendrait une nouvelle signification. Ce glissement de sens passant de révélation à anéantissement se retrouve dans la dualité de certaines oeuvres de Vidya Gastaldon. Dans leur éclatement de couleurs et de détails, des entités transparentes, aériennes et dynamiques s’opposent à des monstres à visages multiples tapis quelque part, ses oeuvres interagissent les unes avec les autres. Moins idylliques que ses oeuvres antérieures sans pour autant être négatives, elles déterminent un univers plastique par le biais de la mise en scène et de la narration.</p> <p style="text-align: justify;">A la fois mystique, fantastique et très plastique dans sa pratique artistique, Vidya Gastaldon développe une sorte d’harmonisation des qualités tant psychiques que physiques. Allergique à une éventuelle mise sous contrôle, elle nous livre un panorama cosmique alliant divinités hindoues, personnages du Muppet Show, allusions christiques. Son travail citant Turner, Burchfield, Blake ou Bunuel, revêt un caractère protéiforme relevant du divin, de l’hallucination ou tout simplement du quotidien. Dans ce mélange de sacré, de sensualité, d’humour et parfois de provocation, elle parvient à établir un rapport entre l’être et le censé être. Elle fait naître de nouvelles croyances et avec des impulsions négatives ou positives elle contraint les égrégores censés reproduire toujours le même schéma à ne plus influencer la pensée collective.</p> <p style="text-align: justify;">La fin du monde n’a pas eu lieu, nous pouvons respirer et d’ores et déjà nous pencher sur la prochaine conspiration apocalyptique ; en attendant Vidya Gastaldon, elle, est amoureuse de ce nouveau monde.</p> <p style="text-align: justify;">Aurélia Bourquard</p> <p style="text-align: justify;">**********************************</p> <p style="text-align: justify;">« He felt the bubble lift him, felt it break and the dust whirlpool engulf him, dragging him down into cool darkness. For a moment, the sensation of coolness and the moisture were blessed relief. Then, as his planet killed him, it occurred to Kynes that his father and all the other scientists were wrong » Frank Herbert, Dune, 1965, ed. Hachette UK, 30 déc. 2010</p> <p style="text-align: justify;">The End of the World, the Apocalypse, and a subsequent renewal and renaissance through non-duality are a few insights proposed by Vidya Gastaldon. On occasion of her third solo exhibition at Art: Concept. Inspired and amused by ideas of planetary annihilation that often border on intellectual catastrophe and collective panic, she has projected her imagination on what the new world could really look like and translated her ideas into a new series of paintings and installations.</p> <p style="text-align: justify;">These strange and unpredictable paintings blend ideas of necessary destruction with ideas of creation and advent of a new world, interrogating on the form that this world would take: new Eden or new Hell? Three installations complete this luminous yet disquieting ensemble of paintings. One of them, a homage to Meret Oppenheim, presents a series of chubby and soft slippers, died and embroidered with crossing red veined patterns. At once linked to the earth element and to blood circulation symbolizing life, their feathery materiality also connects them to the realm of dreams and to the air element. 13 pairs of slippers aligned along the wall, awaiting 13 guests.</p> <p style="text-align: justify;">A more Lewis Carollish installation, reminds us of the Mad Hatter’s cluttered table: Here Vidya disseminates painted teapots and objects, she arranges them to create a hilarious and foamy apparition. These humanized objects, permeated with a certain cartoonish surrealism, remind us of Disney’s animated objects. They abound, parade and constitute a universe on the edge of reality; riveted to an existing yet weird temporality.</p> <p style="text-align: justify;">Questions on overflowing, unrest and circulation from one world to another are bound to bring about questions on the Apocalypse, “Après moi le déluge” one could say… This notion has existed for centuries but it has changed radically during World War II. The image of the atomic mushroom has been enough to make humanity realize that by accessing technological mastery, for the first time, mankind could consider taking control of its own extinction; leaving the esoteric side of the event aside: The Last Judgement thus becoming completely superfluous. Since then, there has been an abundance of Apocalyptic theories, even though the origin of the greek word “Apokálypsis” would rather suggest a revelation leading to a new meaning of reality than the mere end of the world. The shift in meaning between revelation and annihilation is to be found in the duality of certain pieces by Vidya Gastaldon. Within the explosion of colors and details, a few aerodynamic, ethereal and transparent entities struggle against the multiple-faced monsters that hide in the folds. Vidya’s pieces<br />interact with each other. Less idyllic than her previous works, but without becoming negative, her recent works define a visual universe by means of staging and storytelling.</p> <p style="text-align: justify;">With her mystical, fantastical and very vivid approach of art, Vidya Gastaldon develops a sort of harmonization of qualities both spiritual and physical. Allergic to any attempt to control and restrain her universe, she delivers a cosmic overview combining Hindi divinities, Muppet-Show characters and Christian references. Her work, reminiscent of artists such as Turner, Burchfield, Blake or Bunuel, is extremely multi faced and deals with the divine, the hallucinatory but also with everyday life. In a mixture of sacred, sensual, humour and sometimes provocative creations, she manages to establish a connection between “being” and “meant to be”. She engenders new beliefs, and by means of negative and positive impulses she pushes social unconsciousness out of the way, liberating our collective thought of the predefined egregores that oblige us to keep reproducing spiritual and social patterns.</p> <p style="text-align: justify;">The end of the World hasn’t happened, we can breathe and start focusing on the next apocalyptic conspiracy; in the meantime Vidya Gastaldon is in love with this new world.</p> <p>Aurélia Bourquard<br />Traduction / Translation : Frieda Schumann</p> Thu, 27 Dec 2012 00:12:41 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Babak Ghazi - Galerie Chez Valentin - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p align="justify">Chez Valentin is pleased to present Babak Ghazi’s series <em>Girlfriend Photos.</em> Taken from Ghazi’s ongoing project <em>Lifework</em>,<em> </em>these photographs show women in a variety of intimate scenes, all posing for the camera. On first viewing, the title suggests that these might be the artist’s own girlfriends, taken from a personal archive. However, as the series continues, the disparity of styles, interiors and ages suggests that at least some of these photographs must be found objects, reframed and removed from a private conversation between two people, and brought into the public space of the art gallery.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">These shifts between authored and anonymous, public and private, are central to Ghazi’s <em>Lifework </em>project which he begun in 2008. Organising a vast range of found material, constructed images, objects and research, <em>Lifework</em> is somewhere between an archive, a library and a manifesto for living. Box files and crates are named by enigmatic themes such as “Drawings of Friends and Lovers” and “Eyes Closed Poses”, alongside those named by person, ranging from Andy Warhol to Kate Moss as well as Ghazi’s own lover, the photographer and filmmaker Lisa Castagner. Rather than a straightforward collection, Ghazi has spent a number of years exploring the potential to dissolve and multiply authorship by choreographing found and fabricated material, bringing to life the actions and poses of others. He explains his process by saying “I<strong> </strong>collect in order to work something out, to name it and then produce it afresh as active expression.” Each file is a discovery for the viewer, who must navigate the rows of titled boxes, choosing which ones to open and then comparing the fantasy of what might be contained with the images and objects revealed.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">In this new series <em>Girlfriend Photos</em> Ghazi ‘releases’ the material held in one of <em>Lifework</em>’s box files for the exhibition. Whilst the title might bring to mind Richard Prince’s appropriated images of biker chicks (his <em>Girlfriends </em>series), Ghazi’s emphasis is on the intimacy and relationships documented in the photographs. A more pertinent reference for Ghazi is Gerhard Richter’s <em>Atlas </em>project, which includes nude photographs of women in domestic settings, a record of the artist’s relationships set amongst the encyclopaedic collection of images. Richter’s photographs also draw the art viewer back through a history of photographically documenting a lover, bringing to mind series such as Alfred Stieglitz’s obsessive, erotic images of Georgia O’Keefe. For Ghazi, as for Richter, rather than uncovering some kind of truth about a person or form, their intimate photographs explore the drive to make a relationship and body public. Many of Ghazi’s images were bought online, his series meditating on the new networks of semi-anonymous exhibitionism found on sites ranging from social networking to DIY pornography: personal acts broadcast for public consumption.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">By re-scanning and framing the original snapshots, Ghazi creates artworks from long-lost encounters, investing in both the models’ and the photographers’ actions. As well as the casual voyeurism found when surfing the web or flicking through a magazine, Ghazi wants to explore what compels girlfriends to pose and boyfriends to photograph, finding fascination in these images that are often surprisingly poetic with their pre-digital glitches and determined eroticism. By producing these facsimiles and taking their scenes seriously, Ghazi invites us to think about how, in his words, “identity is being played”: not only by these anonymous girlfriends and boyfriends, but also by an artist finding ways of being expressive through the merging of artistic gesture and found object.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">Catherine Grant</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">Babak Ghazi (born 1976, lives in London) graduated from Edinburgh College of Art in 2000. His most recent exhibitions include <em>Babak Ghazi</em>, Etablissement D'en Face, Brussels and <em>Babak Ghazi, Lifework</em>, Raven Row, London. He organises the <em>Not Yet Night</em> events series and self-publishes <em>Not-Yet</em> magazine.</p> Thu, 07 Feb 2013 12:51:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Josef Bolf - Galerie Dukan - December 8th, 2012 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">La galerie dukan hourdequin est heureuse de présenter Forlorn Martyrs Pull A Mirror From The Abyss (8 décembre 2012 - 16 février 2013), la première exposition personnelle en France de l’artiste tchèque Josef Bolf (1971).</p> <p style="text-align: justify;">Le peintre Josef Bolf s’est fait connaître du grand public pendant ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Prague à la fin des années 90. Il fut alors un des membres fondateurs de l’influent groupe artistique «Le Chevalier sans tête» (Bezhlavý Jezdec, 1998-2002). Ce groupe rassemblait un ensemble d’artistes certes disparates mais qui influencèrent de manière décisive la face des beaux-arts tchèques au début des années 2000. Bien que familiers du contexte international, ils ne copièrent jamais les modèles à succès étrangers mais créèrent des oeuvres ancrées dans leur propre expérience. Cela fut également la première génération d’artistes à ne pas être directement confrontés dans leur travail aux interventions politiques et à la censure des décennies précédentes. Plutôt qu’à la tradition locale, ils se sentaient naturellement liés à la scène artistique étrangère. Leur expérience personnelle était cependant différente et autonome, grandement influencée et marquée par l’inerte grisaille et le profond ridicule de la période des années 70 et 80, que l’on nomme « Normalisation », c’est-à-dire le retour à la «norme communiste» entre le Printemps de Prague et la Révolution de velours.</p> <p style="text-align: justify;">De fait, les interprètes de l’oeuvre de Bolf ont souvent fait appel, jusqu’à en abuser, à la situation particulière de l’adolescence de Bolf. Ainsi les citations à l’enfance et à l’adolescence dans les coulisses de cités HLM inhospitalières, les intérieurs impersonnels d’écoles et d’hôpitaux facilitèrent les interprétations des tableaux et dessins de Bolf. Cependant, si Bolf fit par la suite ses comptes avec la réalité de son enfance et de son adolescence, il s’y prit d’une manière hautement créative, propre à un observateur scrupuleux et attentif : « Selon moi, les choses agissent à condition de découler d’une vision personnelle. Notre propre expérience historique ou locale n’est pas primordiale pour que le tableau parle. Cela dit : dans mes tableaux, c’est bien mon enfance que je décris, non celle d’un autre. Peut-être est-ce grâce à cela que les choses peuvent communiquer. » Par ailleurs, l’enfance est un thème qui dépasse largement la réalité vue subjectivement, elle constitue un symbole de pureté intérieure, de sentiments naturels sans duplicité, de vulnérabilité, de même que d’insécurité, de recherche et de découvertes.</p> <p style="text-align: justify;">Les nouveaux tableaux de Bolf perdent de l’impériosité personnelle d’avant, ils gagnent cependant en dépassements plus généraux reflétant une expérience existentielle plus large. Ce qui reste présent dans son oeuvre, et qui y est même renforcé, c’est une sensation d’ambiguïté et  d’inconnu. A côté de motifs de fenêtres et de portes est apparu ces dernières années une série d’oeuvres avec divers entrées et passages. Il s’agit là de sortes de miroirs noirs qui vous engouffrent, de portes de l’enfer qui auraient une apparence réelle et seraient souvent des reflets de lieux concrets. Jamais Bolf ne s’est sans doute autant approché de la peinture médiévale. Sur une vaste toile de 2012 significativement intitulée «Entrée (Vchod)» est représentée l’entrée réelle d’une station de métro praguoise. Le tableau est organisé de manière simple, presque géométrique, le centre de la partie supérieure est occupée par une surface sombre sous laquelle s’éclaire l’entrée menant sous terre. Tout se trouve comme renversé : avec sa lumière, la route vers l’inconnu, vers le centre de la terre apporte un espoir inconnu, tandis que le monde réel en surface se voile petit à petit de ténèbres englobant tout. Le jeune homme qui monte les escaliers apporte la lumière dans les ténèbres, sa tête, qu’il détourne comme pris d’horreur face à ce qu’il voit, est illuminée par une auréole stylisée, rappelant Odilon Redon ou Gustave Moreau. Cette vision constitue une sorte de tableau d’autel d’un monde post-apocalyptique, un monde où tout serait à l’envers.</p> <p style="text-align: justify;">Nous trouvons sur les tableaux de 2012 une posture neuve pour Bolf dérivée non pas d’impulsions purement Nous trouvons sur les tableaux de 2012 une posture neuve pour Bolf dérivée non pas d’impulsions purement personnelles mais d’une tradition mythologique plus générale. Dans plusieurs oeuvres, il va jusqu’à faire ses comptes artistiques avec un des grands thèmes du romantisme européen – la féérie onirique qu’est «Le Songe d’une nuit d’été» de William Shakespeare. Il se tourne là non seulement vers William Blake, mais principalement aussi vers son contemporain tout aussi mystérieux Henry Fuseli, dont il cite plusieurs motifs. Nous trouvons là aussi des citations à la version cinématographique pour marionnettes qu’en tourna Jiří Trnka. Comparés aux tableaux précédents, les toiles de ce cycle ont également des couleurs différentes, la palette est plus riche, et nous découvrons là à nouveau différents verts que Bolf avait pratiquement abandonné au cours des années précédentes. Le tableau «Chevaux», lui aussi de 2012, bien que différent thématiquement, s’y apparente par sa couleur. Il s’agit d’une oeuvre fort inhabituelle dans le contexte des travaux de Bolf, présentant une scène étonnamment idyllique, presque harmonieuse, d’un paradis imaginaire. Comme si l’artiste faisait ici en quelque sorte ses comptes avec les tableaux tardifs de Paul Gauguin. Manquant de recul, il est trop tôt pour spéculer quant  à savoir    s’il s’agit là d’un  pas   dans une direction  autre, nouvelle,  ou  d’une       exception. Cependant, avec son actualisation et son décalage du motif du loup, déjà utilisé dans le passé, ce tableau rentre lui aussi, d’un point de vue sémantique, dans l’ensemble des nouveaux travaux de Bolf. On y décèle un clair glissement vers un synthétisme formel et thématique visant de nouvelles significations.</p> <p style="text-align: justify;">Peu à peu, discrètement, des détails surprenants, presque oniriques, s’immiscent dans des scènes réelles. Sur le tableau «Les Escaliers (Schodiště)», une armure de chevalier tachée de sang apparaît sur la mezzanine d’un escalier scolaire. Une silhouette se détache de l’ombre au-dessus de l’escalier, rappelant vaguement la fameuse statue du Penseur d’Auguste Rodin. En multipliant les références et les significations, Bolf pose ici la question de la temporalité, ou de temporalités plurielles, de leur interpénétration, de retours dans le temps, ainsi que de visions extatiques. Il se rapproche ainsi de plus en plus des thèmes les plus fondamentaux de l’histoire de l’art. La plus grande richesse de couleurs de ses nouveaux tableaux fait résonner aussi un spectre plus large de tons et d’harmonies, les sonates intimes se sont changées en  symphonies lugubres ou en opéras dramatiques. On sent dans ces tableaux une certaine mise en scène, la vision théâtrale devient typique pour Bolf avec l’enchevêtrement d’espaces divers. Les différents tableaux se font suite indirectement, forment des récits étranges qui se déroulent dans un labyrinthe imaginaire de souvenirs et de rêves. Le spectateur est de plus en plus fortement happé dans une action en apparence incompréhensible dont il devient partie intégrante. Tout comme les personnages représentés, il devient lui aussi participant involontaire de ces situations fortuites, leur sens restant à être dévoilé et compris. Le peintre est là plutôt dans le rôle d’un metteur en scène ou d’un chef d’orchestre rassemblant diverses formes en un même ensemble compact, il crée son propre «gesamtkunstwerk». Les héros de ces nouveaux tableaux ne sont plus que les adolescents en errance de notre temps mais aussi des personnages mythologiques – chevaliers ou martyres – qui sont comme égarés dans le temps et l’espace, venus des épopées médiévales ou des opéras de Richard Wagner, du cycle Cremaster de Matthew Barney et des portraits de Francis Bacon. Les oeuvres récentes montrent également l’importance de l’expérience que Bolf eut avec l’animation de courts métrages. Le film de marionnettes relie de manière étrange la vision cinématographique et théâtrale et constitue chez Bolf une inspiration évidente pour la construction de l’espace de ses tableaux. En pensée et en esquisses, c’est l’idée d’un nouveau film qui se fait jour ici, peut-être un long métrage cette fois, avec de vrais acteurs.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, cette nouvelle gamme de couleurs pénètre en partie aussi les toiles créées au cours des derniers mois, bien qu’elles continuent de développer les thèmes typiques pour Bolf de visages voilés de tristesse, d’intérieurs d’hôpitaux abandonnés ou détruits, d’accidents ou de cités HLM inhospitalières. Bolf ne reste pas immobile en un même lieu, il ne se satisfait pas de ce qu’il crée : une sorte de surtension intérieure le pousse sans cesse à découvrir des possibilités toujours neuves pour la peinture. Il serait difficile de prédire la voie que prendra la forme de ses nouveaux tableaux, mais gageons qu’il n’abandonnera jamais son monde de jeunes hommes et jeunes filles esseulés et envahis de tristesse.</p> <p style="text-align: center;">**********************</p> <p style="text-align: justify;">galerie dukan hourdequin is very pleased to present the first solo exhibition in France by Czech artist Josef Bolf (1973) and entitled "Forlorn Martyrs Pull A Mirror From The Abyss"<i>.</i></p> <p style="text-align: justify;">Josef Bolf is one of the most important Czech artist of his generation with other artists such as Jan Šerých, Ján Mančuška and Tomáš Vanek with whom he formed the group BJ (Bezhlavý Jezdec / Headless Knight) from 1998 to 2002. He was voted the best Czech artist of the year in 2010. He has recently been part of the Prague Biennale (2009), and exhibitions such as "Undercurrent" (2009) and "Decadence Now! Visions of excess" (2010) at Rudolfinum Gallery (Prague), "After the fall" (2010) at Hudson Valley Center for Contemporary Art (New York). In Czech Republic, he has regurlaly exhibited at huntkastner gallery as well as in the Czech National Gallery and Prague City Gallery.</p> <p style="text-align: justify;">His generation, which emerged in the early 2000s, was also the first to not be subject to censorship of the communist regime and to bind to other foreign artistic scenes and especially western artists. His painting discusses his childhood, the memory of it in the gloom of the period of "normalization" (1968-1989) characterized by a return to the "standard communist" between the Prague Spring and the Velvet Revolution.</p> <p style="text-align: justify;">On the occasion of this first solo exhibition in France and with the support of the Czech Cultural Center and the Czech Embassy in France, the gallery has published a monographic catalogue with texts by Czech curator Otto M. Urban.</p> <p>Otto M. Urban, juillet-août 2012</p> Mon, 10 Dec 2012 00:39:57 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Galerie Eva Hober - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">En parallèle à son exposition personnelle dans le centre d’art <i>Micro Onde</i> de Vélizy-Villacoublay (du 22 janvier au 7 avril), Damien Cadio réunit à la galerie Eva Hober, du 12 janvier au 16 février, des œuvres de onze artistes qui ont influencé son travail au cours des dernières années. On y retrouve Eric Corne, Agnès Geoffray, Noritoshi Hirakawa, Youcef Korichi, David Lynch, Alex Pou, Eric Rondepierre, Matt Saunders, Stéphane Thidet, Kohei Yoshiyuki et Katharina Ziemke. Damien Cadio explique avoir choisi les œuvres de cette exposition comme un « <i>collectionneur désœuvré</i> » et elles deviennent ce qu’il appelle des<br /> « <i>cœurs vaillants, une maison d’images persistantes où habiter, trouver refuge, se cacher et observer le monde</i> ». Les œuvres exposées convoquent différents médias (photographie, vidéo, lithographie, ...) mais, au final, l’histoire de la peinture se révèle être le lien secret qui<br /> les unit.</p> <p style="text-align: justify;">Damien Cadio raconte à propos de son choix : « <i>Je voulais une exposition d’œuvres, une exposition en étoile. Du cinéma à l’infini, des paysages d’anges et d’hommes magiques, des canons, des mains aussi avides que des yeux, des aveugles épileptiques, des voyeurs squelettiques… des images inaltérables. Un art sauvage, des œuvres perdues dans une forêt où la nuit noire de l’âme se manifeste aux quatre points cardinaux. Des œuvres dont la part d’ombre est plus importante que ce qui est dévoilé. Des œuvres protégées par la grâce, n’ayant peur ni de l’outrage ni de la beauté, ni du sexe ni de la mort. Des œuvres comme un existentialisme puissant, tranchantes, des images-lames loin de la lumière crue du spectacle. Des ombres dans l’ombre du spectacle. Des œuvres qui expriment l’orée de la nuit, le hors champ solaire, l’entre-deux final. Des muscles solaires ».</i></p> Thu, 20 Dec 2012 12:40:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Anton Lieberman - Galerie Joseph Tang - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 Sun, 13 Jan 2013 22:58:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Mat Collishaw, Zhang Dali, Mounir Fatmi, Maleonn, Joanna Malinowska, Luc MATTENBERGER, Jean-Michel Pancin, Jackie Sumell, Vhils - Galerie Magda Danysz - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">This exhibition is a group show aiming at understanding who is ' the public enemy ' today through the questions of destruction, confinement or act of vandalism. “ What is the place for creativity in prison? How does one survive in prison? As British artist Sarah LUCA, puts it : in prison the only freedom is freedom of imagination, so I thought let’s see what they are doing with this freedom there...” Barbara Polla adds.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">For Mat COLLISHAW the question of confinement is always present. From his beginnings, with the Bird-Song cycle, he put birds in a cage, he took away not only their freedom to fly but also to sing. In 2010, he focused his photo series on the death row prisoners’ last meal.</p> <p style="text-align: justify;">Jean-Michel PANCIN chose prison as the subject of his work. The Avignon actual prison in France became the object of his artistic work. Jackie SUMELL created works in collaboration with Herman Joshua Wallace locked up in solitary confinement for now 38 years in Louisiana. This work answers to the simple question " what kind of house a man who lived in a 6x9m box for more than 30 years can dream about? "</p> <p style="text-align: justify;">VHILS (aka Alexandre FARTO) on his side shows works made of destruction of walls with a jackhammer. The destruction is not an act of vandalism but he tries, by this technique, to redraw the urban archaeology. Nonetheless this act makes him, very often, considered as the “public enemy” . </p> <p style="text-align: justify;">With : Mat COLLISHAW, Zhang DALI, Mounir FATMI, MALEONN,   Joanna MALINOWSKA, Luc  MATTENBERGER, Jean-Michel PANCIN, Jackie SUMELL, VHILS</p> Sat, 22 Feb 2014 15:36:35 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - galerie octObre - January 16th, 2013 - February 16th, 2013 Wed, 09 Jan 2013 13:27:34 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Bettina Samson - Galerie Sultana - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">Opérant des « prélèvements » dans l'histoire culturelle et technique moderne. Bettina Samson conçoit des œuvres protéiformes qui apparaissent comme des condensés dans lesquels viennent se superposer – voire parfois entrer en collision – références et époques.</p> <p style="text-align: justify;">Sa seconde exposition personnelle à la Galerie Sultana met en exergue le recours à l'artisanat et le travail de divers matériaux à travers un ensemble d'œuvres oscillant entre mise en forme et informe, abstraction et figuration. Qu'elles soient « brutes » ou façonnées par des artisans, les formes en présence relèvent la plupart du temps de motifs associant réversibilité et mise en boucle. Croisant anthropologie, mathématiques et fictions, elles procèdent d'une expérience sculpturale qui implique de nouveaux gestes n’excluant pas les coïncidences.</p> <p style="text-align: justify;">Simplement posée contre l'un des murs de la galerie, l'œuvre <em>Klein Bottle for a Blowgun (after Lévi-Strauss)</em>, désormais titrée <em>Three Loops for a Fourth Dimension</em>,consiste en une structure en acier recouverte de résine, de sable et de pigments lui conférant un aspect argileux que viennent accentuer les quelques lianes factices ajoutées suite à son passage au Jardin des Plantes (Fiac 2011). Constituée de trois boucles continues, elle tire son origine d'une figure de bouteille de Klein apparaissant dans un chapitre de <em>La Potière jalouse</em> (1985) de Claude Lévi-Strauss, dans lequel l'anthropologue s'approprie cette forme si singulière en vue d'illustrer la structuration de certains mythes d'Amérique du Sud traduisant la mise en continuité des fonctions spatiale, interne et externe du corps.</p> <p style="text-align: justify;">À ses côtés est montrée « <em>Mètis</em> et <em>Metiista</em> », série inédite de cinq sculptures en verre borosilicate transparent déformé puis soufflé, inspirée de la variation de bouteilles de Klein réalisée en 1995 par le scientifique et souffleur britannique Alan Bennett, et exposée au Musée des Sciences de Londres. Décrite pour la première fois en 1882 par le mathématicien allemand Felix Klein et étroitement liée au ruban de Möbius, la bouteille de Klein désigne en topologie(1) une seule surface fermée, sans bord et non-orientable : l'intérieur devenant l'extérieur et vice versa, elle semble ainsi, à moins d’intégrer une quatrième dimension, se traverser elle-même.</p> <p style="text-align: justify;">Entre improbables alambics à distiller et artefacts anthropo/zoomorphes d'une civilisation non identifiée, ces pièces de verre arborent ici un syncrétisme des plus transparents, réunissant la forme topologique de la bouteille de Klein, sa représentation dans un espace en trois dimensions expérimentée par Alan Bennett et l'analogie effectuée par Claude Lévi-Strauss dans son étude. Elles convoquent ainsi un faisceau de champs référentiels (et d'appropriations) allant de l'alchimie aux mathématiques en passant par l'anthropologie, voire – non sans un soupçon d'humour – la sculpture moderne abstraite (Max Bill, Henry Moore). </p> <p style="text-align: justify;">Par quelque habile ruse (la <em>mètis </em>en grec ancien), le savoir-faire de l'artisan (<em>metiista</em> en esperanto) auquel l'artiste a fait appel a littéralement donné corps à ces objets incarnant la métamorphose, tant à travers les contorsions de matière qu'ils donnent à voir qu'en regard de leur processus de fabrication impliquant diverses manipulations et transformations.</p> <p style="text-align: justify;">Evoquant quelque créature bicéphale « sens dessus dessous » telle la figure du <em>Trickster </em>(« fripon divin ») théorisée par l'anthropologue Paul Radin, et prolongeant les notions de réversibilité et d'infini à l'œuvre avec la surface de Klein, <em>Mishigamaw (Trickster), </em>un bois flotté récupéré et greffé de « dents » de cuivre natif, suggère le passage du temps et ses effets sur la matière, laquelle, selon un mouvement d'entropie renversée, recouvrerait son état originel, opérant alors une sorte de boucle temporelle.</p> <p style="text-align: justify;">Mêlant nature et artifices, science et fiction, envers et endroit, les œuvres de Bettina Samson présentées dans cette exposition reflètent une ambivalence, voire un paradoxe que pourrait illustrer à elle seule la photographie <em>Night-blooming Cereus</em>, image scannée d'une photo, reproduite en couverture d'un numéro datant de 1940 de <em>The Desert Magazine</em>, d'une fleur de <em>Cereus greggli</em> éclose. Ou comment, à travers un procédé technique impliquant la lumière, immortaliser la fleur d’une espèce botanique désertique (cactus) qui s'ouvre la nuit, et ce une seule et unique fois par an avant de se refermer, et de s'éteindre.</p> <p>Anne-Lou Vicente</p> Thu, 10 Jan 2013 13:51:00 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Andrea Blum - In Situ / Fabienne Leclerc - January 17th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">La galerie In situ Fabienne Leclerc est heureuse d’annoncer la quatrième exposition d’Andrea Blum, Still - Life.</p> <p style="text-align: justify;">«Still-Life» (la nature morte en anglais) c’est encore la nature, pourrait-on dire, et donc… la vie. Ce terme renvoie aussi à l’absence de mouvement et il désigne, bien sûr, un mode de composition adapté à la représentation d’un objet inanimé, par exemple un vase de fleurs. Andrea Blum mélange ces trois notions dans son travail sur la nature morte. Dans un esprit jamais dénué d’ironie ,elle cherche un sujet capable de matérialiser l’idée maîtresse du projet dans la nature morte, ou le morceau de choix, de l’ensemble.</p> <p style="text-align: justify;">Les deux sculptures exposées comprennent chacune une nature morte végétale, procurant une passerelle vers la réalité concrète d’un autre environnement. Chaque fois, la nature morte introduit un élément fictif qui fait contrepoids à l’aspect utilitaire de l’objet. L’artiste incorpore souvent des créatures vivantes dans ses oeuvres pour brouiller les frontières : des oiseaux dans Babel et dans Birdhouse (visible en ce moment à La Conservera, Murcie), des poissons (Loveseat et Aquarium) ou d’autres animaux (Untitled, In Bed with a Cool-Blooded Animal). De leur rencontre avec le spectateur naissent des tableaux vivants où se confrontent deux espèces animales.</p> <p style="text-align: justify;">Dans Cactus et dans Table Rock Plant, la nature morte végétale ressemble à la sculpture qui l’abrite. Ces deux oeuvres peuvent servir de tables, de bureaux, ou ne servir à rien du tout et perdre leur caractère d’objets identifiables pour revêtir une apparence abstraite. Où sommes-nous par rapport à ce que nous voyons ? Cette question constitue le fil conducteur permanent de msn travail. Tout en restant constante, elle peut prendre des formes variables. Qu’il s’agisse d’une maquette de maison, d’un meuble, d’un décor d’opéra ou d’images de synthèse, l’ambivalence des objets qui se donnent en même temps à voir ou à utiliser transforme nos actes en éléments constitutifs de l’oeuvre.</p> <p style="text-align: justify;">Andrea Blum est une artiste américaine qui vit et travaille à New York. Ses interventions dans l’espace public vont de la sculpture in situ aux aménagements de sites urbains ou de jardins publics, en passant par la scénographie d’exposition, la bibliothèque mobile, l’environnement domestique et le mobilier. Andrea Blum a présenté ses oeuvres dans des musées, des galeries et autres lieux d’exposition. Le Stroom, centre d’arts plastiques et d’architecture à La Haye, le Henry Moore Institute à Leeds et le Storefront for Art and Architecture à New York lui ont consacré des expositions personnelles.</p> <p style="text-align: justify;">]Andrea Blum a créé des oeuvres spécialement pour la Biennale de Venise (en 2005), la Maison rouge-fondation Antoine de Galbert, le Mudam Luxembourg et le centre d’art contemporain la Conservera à Murcie.</p> <p style="text-align: justify;">****************************</p> <p style="text-align: justify;">In Situ Fabienne Leclerc is pleased to announce Andrea Blum’s fourth solo exhibition at the gallery. Still-Life is both a play on words, as in, it is still… life, or used as an adjective such as still (not moving) life, or as a compositional tool for depicting an inanimate object, as in, still life of vase with flowers. Andrea Blum’s interest in still life merges all three references together. With a taste for irony, the artist looks for a subject that can express the project’s intent and function as the still life, or center-piece, of its entirety. Establishing the part, she is then able to construct the whole.</p> <p style="text-align: justify;">The 2 sculptures in this exhibition each contain a still life with plant material and provide a way into the materiality of another environment. In both cases the still life creates a fiction to counter-balance the functionality of the object. Blum often used living things in her work, such as birds (Babel and Birdhouse (currently at La Conservera, Murcia Spain) animals (Untitled, In bed with a cold blooded animal), and fishes (Loveseat and Aquarium) as mechanisms to disrupt the sense of boundaries. In these projects she and they become partners in creating tableaux in comparisons, species to species, and us to them.</p> <p style="text-align: justify;">In Cactus and Table Rock Plant, the plant life resembles the sculpture in which it is housed. Both projects can be used as a table, or desk , or remain inert as an object, changing from something identifiable to something appearing to be abstract. The question of where we are in relation to what we see is the common thread throughout the work. Though the question remains the same, the execution takes different forms. Be it a design for a house, an object of furniture, a stage set for an opera, or using the computer to make virtual drawings, the ambiguity of a form as something we look at or something we use, merges our activities with the object itself.</p> <p style="text-align: justify;">Andrea Blum is a New York based artist who designs work for Public Space in Europe and the United States that range in site and scale to include urban space, parks, exhibition design, libraries, domestic space, and furniture. She has had numerous solo exhibitions including Stroom Center for Art &amp; Architecture, Den Haag; Henry Moore Institute, Leeds; and Storefront for Art &amp; Architecture, NY. Blum has made special projects for the 2005 Venice Biennale, Maison Rouge, Paris, the MUDAM Museum in Luxembourg, and La Conservera Centro de Arte Contemporaneo, Murcia Spain.</p> Sun, 30 Dec 2012 23:46:41 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Antoine Roegiers - Praz-Delavallade - Paris - January 12th, 2013 - February 16th, 2013 <p style="text-align: justify;">For his first exhibition at Praz-Delavallade, Belgian artist Antoine Roegiers presents his latest work, a series of drawings and a video installation inspired by «The Seven Deadly Sins» by Pieter Brueghel, made in the sixteenth century. Mastering pen and ink drawing techniques with the same ease as digital tools, Antoine Roegiers has been engaging in a dialogue with the great masters of Flemish painting, and the fantastical universes of Hieronymus Bosch and Pieter Brueghel in particular, for the past several years. <br /> <br />For this exhibition, Antoine Roegiers shows a video installation composed of seven screens that each presents a narrative animation related to pride, lust, gluttony, envy, sloth, greed and wrath, along with a series of sixteen drawings that are in fact the storyboards the artist has imagined and entirely redrawn in ink. <br /> <br />What interests Roegiers in Brueghel’s 1558 version of «The Seven Deadly Sins», besides the poetry, creativity and beauty of those drawings, is the flat representation of a whole story. Even though these drawings depict great spatial depth, they are designed like a movie whose scenes are mounted in one single sequence, which must then be abstracted to be able to read and interpret the work. <br /> <br />Through animation techniques, Antoine Roegiers creates a space for the viewers to penetrate into and beyond the drawings. His steady and light pencil lines, dissect each character, each piece of scenery, as if to reveal the singular poetry of a universe both comical and disturbing, surprising and captivating, in which men, women, animals, demons, metamorphosed creatures, hybrid characters, giants, and fanciful architectures coexist in a delirious, but perfect harmony. Freely navigating these drawings, the artist chooses details of specific scenes, imagines the character of a figure and invents the continuation of an action or movement. <br /> <br />Antoine Roegiers designs and produces every step of the creation himself. He has collaborated with Antoine Marroncles, who has created the soundtracks of his videos since 2005. <br /> <br /> <br />Antoine Roegiers was born in Braine l’Alleud in Belgium in 1980. He got his MFA from L’Ecole des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) in 2007, and lives and works in Paris. His series on the «Seven Deadly Sins» has previously been presented at the Palais des Beaux Arts in Lille (France). The exhibition currently presented at the gallery will shortly travel to Albertina Museum in Vienna. Recently Antoine Roegiers was in residency at Yishu 8 in Beijing. His work has also been presented at Young Projects, Los Angeles, Noordbrabant Museum, Hertogenbosh (Netherlands), Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris, and Me Collectors Room Berlin / Olbricht Foundation, Berlin. His work is present in many public and private collections, for example: Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain, Olbricht Foundation, and Fonds d’Art Contemporain de la Ville de Genève.</p> <p style="text-align: center;">*************************</p> <p style="text-align: justify;">Maniant avec autant de maîtrise la plume et le pinceau que les outils numériques, Antoine Roegiers poursuit depuis plusieurs années un dialogue avec les grands maîtres de la peinture flamande et plus particulièrement, les univers fantastiques de Jerôme Bosch ou de Pieter Brueghel. <br /> <br />Pour sa première exposition à la galerie Praz-Delavallade, l’artiste belge Antoine Roegiers présente ses derniers travaux – dessins et vidéos – inspirés de la série des « Sept péchés capitaux » réalisée au XVIe siècle par Pieter Brueghel. <br /> <br />Antoine Roegiers présente une installation vidéo composée de sept écrans déroulant chacun le fil d’une animation narrative relative à l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, la paresse, l’avarice et la colère, ainsi qu’une série de seize dessins qui sont le storyboard imaginé et redessiné entièrement à la plume par l’artiste. Dans « Les sept péchés capitaux », outre la poésie, l’inventivité et la beauté des dessins originaux exécutés en 1558, c’est la multitude des ressources narratives que recèle chaque dessin qui a directement inspiré l’artiste. Les dessins de Brueghel, d’une très grande profondeur spatiale, sont conçus comme un film dont toutes les scènes sont montées sur un seul et même plan. <br /> <br />Grâce à la technique du cinéma d’animation, Antoine Roegiers réussit à faire pénétrer le spectateur à l’intérieur de ses dessins et à l’emmener au-delà avec toute l’imagination, la fantaisie, la rigueur et l’humour qui le caractérise. D’un geste sûr et léger, il décortique chaque personnage, chaque pièce des décors, comme pour mieux révéler la singulière poésie d’un univers tour à tour inquiétant et cocasse, surprenant et captivant, dans lequel des hommes, femmes, animaux, démons, créatures métamorphosées, personnages hybrides, géants, et architectures fantaisistes co-existent en une délirante et parfaite harmonie. En voyageant librement dans ces dessins, l’artiste découvre le détail d’une scène, le caractère d’un personnage et invente, avec toute sa singularité, le prolongement d’une action ou d’un mouvement. 92 planches de dessins dessinés à la main puis animés par ordinateur ont été nécessaires à sa réalisation. <br /> <br />Antoine Roegiers réalise et conçoit, seul, chaque étape de la création. Il collabore cependant avec Antoine Marroncles, lequel réalise les musiques originales de toutes ses oeuvres vidéo depuis 2005. <br /> <br /> <br />Antoine Roegiers est né à Braine l’Alleud en Belgique en 1980. Diplomé de L’Ecole des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 2007, il vit et travaille à Paris. Sa série des «Sept péchés capitaux» a déjà été présentée au Palais des Beaux Arts de Lille. Prochainement l’exposition actuellement montrée à la galerie sera présentée dans sa totalité au Musée de l’Albertina à Vienne. Antoine Roegiers a récemment effectué une résidence à Yishu 8 à Pékin. Son travail a également été montré à Young Projects, Los Angeles, au Noordbrabant Museum, Hertogenbosh (Pays-Bas), à La Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris, et au Me Collectors Room Berlin / Olbricht Foundation, Berlin. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, tel que la Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain, la Olbricht Foundation, et le Fonds d’Art Contemporain de la Ville de Genève.</p> Sun, 06 Jan 2013 21:51:30 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - November 13th, 2012 - February 17th, 2013 <p style="text-align: justify;">Cette exposition propose cent photographies provenant des collections de la BnF. La plus ancienne est un essai de William Henry Fox Talbot daté de 1839, la plus récente est prise à Fos-sur-Mer en 1986 par Lewis Baltz dans le cadre de la mission de la DATAR . </p> <p style="text-align: justify;">L’idée consiste à présenter selon un parcours ni chronologique ni thématique mais poétique selon une association d'image en image, obéissant à une logique de rapprochements et de correspondances intellectuelles et formelles des œuvres choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance. Connaisseur, amateur ou néophyte, le visiteur pourra s’abandonner au plaisir de la découverte. Tous les genres sont ici représentés : portraits, paysages, nus, reportages, publicité, photographie scientifique... Les grands noms de la photographie des XIX<sup>e </sup>et XX<sup>e </sup>siècles tels Eugène Atget, Félix Nadar, Frantisek Drtikol, Diane Arbus, Edgar Degas, Manuel Alvarez Bravo, Raoul Hausmann, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Etienne-Jules Marey, Brassaï, Julia Margaret Cameron, Rogi André, Josef Sudek, André Kertesz, Bill Brandt, Gustave Le Gray, Gilles Caron côtoient des anonymes, des photographies par des écrivains comme Zola, Montesquiou, le cercle de Victor Hugo, Victor Segalen. Il ne s’agit pas d’offrir une histoire de la photographie en cent œuvres mais plutôt de chercher à explorer la signification du concept de chef-d'œuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie. La collection de la BnF, par son ancienneté, ses multiples sources d'enrichissement parfois très loin des canons muséaux, se prête bien à cet exercice stimulant. Pour rester dans le fil de ce choix à la fois classique dans son principe et décalé dans sa réalisation, le catalogue offre à cent personnalités sans rapport avec le monde de la photographie de commenter chacune, en un court texte, une image susceptible de le faire réagir. <br /> <br /> <em>Dans le cadre de Paris Photo et du Mois de la Photo à Paris, novembre 2012.</em>.</p> Sun, 04 Nov 2012 02:41:53 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - December 14th, 2012 - February 17th, 2013 <p style="text-align: justify;">La Bourse du Talent, créée en 1998 à l’initiative de Photographie.com et Picto, connaît un succès qui ne se dément pas. En 2008, la BnF s’associe aux fondateurs et consacre une exposition annuelle aux photographes professionnels distingués lors des quatre sessions thématiques. </p> <p style="text-align: justify;">Cette manifestation est devenue une occasion unique et incontournable de découvrir leurs travaux. Des prix prestigieux sont venus confirmer les choix de jurés issus de tous les domaines de la photographie : Prix HSBC en 2011 pour Xiao Zhang, Mention du prix Arcimboldo en 2010 pour Nicolas Dhervilliers, prix Niépce en 2010 pour Stéphanie Lacombe. Alinka Echeverria accomplit le tour de force d’obtenir, en 2011, à la fois le prix HSBC et la Bourse du Talent portrait. </p> <p style="text-align: justify;">Pépinière de talents puissants et prometteurs, laboratoire ouvert aux techniques nouvelles et aux expériences visuelles, telles les Petites oeuvres multimédia (POEM), la Bourse du Talent ouvre des perspectives uniques sur un médium en constante évolution. </p> <p style="text-align: justify;">Elle permet à un public aussi large que passionné d’apprécier les multiples aspects de la création contemporaine et d’en percevoir la féconde complexité. La Bibliothèque, qui a collectionné la photographie dès son invention et l’expose régulièrement depuis 1945, demeure plus que jamais attentive à l’évolution de son esthétique et de sa réception.</p> Tue, 27 Nov 2012 00:24:15 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - GALERIE FELLI - January 17th, 2013 - February 17th, 2013 <p style="text-align: justify;">« Quel récit nous sera, ici, livré ? L’archéologie de l’intime n’équivaut-elle pas aussi à l’archéologie d’une civilisation ? Quelle civilisation nous sera alors révélé ? Une société qui ne préserve pas ses ruines et ignore l’iconoclasme dont elle fait preuve ne se voue t-elle pas, tout simplement, d’elle-même à l’oubli ?</p> <p style="text-align: justify;">Marc Perez avoue avoir « toujours eu cette impression de creuser, de creuser à l’aveugle en espérant atteindre au plus profond comme un noyau, un noyau dur et commun. » De quelle mémoire commune, universelle, la peinture et la sculpture, la photographie et le dessin se feront-ils l’écho ? »</p> <p style="text-align: justify;">Archéologie de l’intime#1, Extrait, Ch. Waligora</p> <p style="text-align: justify;">En Janvier 2012, la galerie Felli présentait le premier volet d’une série d’expositions collectives : Archéologie de l’Intime #1. L’exposition réunissait un ensemble d’oeuvres des artistes de la galerie. Et posait la question d’un dialogue ininterrompu entre art contemporain et histoire de l’art. L’allégation d’Anselm Kieffer « L’art survivra à ses ruines », formant le titre d’une série de conférences au Collège de France en 2011, avait inspiré l’argument de l’exposition. Les fragments, présences fascinantes, d’Agnès Baillon, les sculptures terreuses de Marc Perez, comme extraites miraculeusement de l’ensevelissement, les apparitions picturales de Goxwa, d’Eric Roux-Fontaine, les paysages de Cherel, de Ségéral, de Bertrand Flachot, affirmait la permanence d’un lien extrêmement fort avec le passé tout en assurant une forme de renouvellement, notamment au coeur de la matière et des techniques.</p> <p style="text-align: justify;">Ces artistes ont en commun de cultiver, par des procédés formant souvent d’ingénieux trompe l’oeil, un lien extrêmement étroit entre le champ pictural, sculptural et photographique et celui des motifs ou sujets, de l’imaginaire, accédant de cette manière à un espace sensible.</p> <p style="text-align: justify;">Le second # de l’exposition Archéologie de l’intime a, dans cette perspective, intégré de nouveaux artistes qui travaillent dans cette veine : Katarina Axelsson, Jean Rustin et Samuel Yal.</p> <p style="text-align: justify;">Figure humaine et paysages, représentations figurées, arbres, cieux, étendues « géopoétiques » se rencontre une nouvelle fois dans l’espace de la galerie pour communiquer une propension à poétiser le rapport au monde et réinitier l’humain à sa nature.</p> <p>Cherel, Arbre</p> Sun, 13 Jan 2013 23:39:47 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nanami TAKAHASHI - Galerie Métanöia - February 11th, 2013 - February 17th, 2013 Wed, 30 Jan 2013 15:53:28 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Baron Wolman - Galerie Photo 12 - December 7th, 2012 - February 17th, 2013 Sun, 23 Dec 2012 00:02:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list