ArtSlant - Recently added http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris / ARC - November 13th, 2014 - April 12th <p style="text-align: justify;"><strong>Nouvel enrichissement de la collection photographique du&nbsp;</strong><strong>Mus&eacute;e d&rsquo;Art moderne de la Ville de Paris&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>La Soci&eacute;t&eacute; des Amis du Mus&eacute;e d'Art moderne de la Ville de Paris lance le</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>premier comit&eacute; pour la photographie en France</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">Le choix des acquisitions est &eacute;tabli avec la complicit&eacute; de Fabrice Hergott, directeur du mus&eacute;e, d'Alexis Fabry, Pr&eacute;sident du comit&eacute; et d'Emmanuelle de l'Ecotais, charg&eacute;e de la collection de photographies du mus&eacute;e. Artistes fran&ccedil;ais et &eacute;trangers seront repr&eacute;sent&eacute;s &agrave; part &eacute;gale chaque ann&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">Expos&eacute; jusqu&rsquo;au 12 avril 2015, le choix du comit&eacute; s'est port&eacute; sur&nbsp;<strong>Eric Poitevin, Walid Raad, Malik Sidib&eacute;,&nbsp;</strong>ainsi que le fonds d'atelier du photographe<strong>&nbsp;R&eacute;my Duval (1907-1984).&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>ERIC POITEVIN<br /></strong>Depuis ses d&eacute;buts, &Eacute;ric Poitevin revisite les grands genres de la peinture classique: le paysage, la nature morte, le portrait, le nu. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;&ecirc;tres humains, d&rsquo;animaux trouv&eacute;s morts ou de v&eacute;g&eacute;taux pr&eacute;lev&eacute;s dans son environnement proche, l&rsquo;artiste op&egrave;re selon une d&eacute;marche rigoureuse et immuable: un cadrage serr&eacute; et frontal, une lumi&egrave;re naturelle diffuse combin&eacute;e &agrave; l&rsquo;usage syst&eacute;matique d&rsquo;un fond monochrome. Aucun indice ne permet de localiser ou dater ses images, dans lesquelles le temps semble suspendu.&nbsp; Aucune l&eacute;gende ne vient interf&eacute;rer leur lecture, de sorte qu&rsquo;elles semblent aur&eacute;ol&eacute;es d&rsquo;un silence respectueux,&nbsp; proche du recueillement.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><strong>WALID RAAD<br /></strong>N&eacute; en 1967, &agrave; Chbanieh au Liban, Walid Raad d&eacute;veloppe son &oelig;uvre autour de l&rsquo;histoire tourment&eacute;e de son pays d&rsquo;origine, dont il a &eacute;t&eacute; t&eacute;moin depuis l&rsquo;enfance. En collectant, modifiant et cr&eacute;ant des photographies, des textes ainsi que des vid&eacute;os, il met en sc&egrave;ne la question du document, en relation avec les &eacute;v&eacute;nements qui ont secou&eacute; ce territoire. L&rsquo;artiste s&rsquo;applique &agrave; jeter le doute sur le mode documentaire et questionne en profondeur l&rsquo;Histoire. Ses moyens d&rsquo;actions se concentrent autour de proc&eacute;d&eacute;s plastiques tels que le montage et le d&eacute;tournement.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>MALICK SIDIBE<br /></strong>Malick Sidib&eacute; est n&eacute; &agrave; Soloba, d'une famille peule dans un petit village du Mali. Remarqu&eacute; pour ses talents de dessinateur, il est admis &agrave; l'&Eacute;cole des Artisans Soudanais de Bamako, d'o&ugrave; il sort dipl&ocirc;m&eacute; en 1955. Il fait ses premiers pas dans la photographie aupr&egrave;s de &laquo;&nbsp;G&eacute;g&eacute; la Pellicule&nbsp;&raquo; et ouvre le Studio Malick en 1958 dans le quartier de Bagadadji, au c&oelig;ur de Bamako. Il&nbsp; s'implique dans la vie culturelle et sociale de la capitale, en pleine effervescence depuis l'Ind&eacute;pendance. Devenue une figure incontournable tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e par la jeunesse, Malick Sidib&eacute; est pr&eacute;sent dans toutes les soir&eacute;es o&ugrave; les jeunes d&eacute;couvrent les danses venues d'Europe et de Cuba, s'habillent &agrave; la mode occidentale et rivalisent d'&eacute;l&eacute;gance. De ses reportages de proximit&eacute;, Sidib&eacute; rapporte des images simples, pleines de v&eacute;rit&eacute; et de complicit&eacute;. Une insouciance et une spontan&eacute;it&eacute;, une ambiance de f&ecirc;te, de jeux, de rires, de vie se d&eacute;gagent de ses photos. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><strong>REMY DUVAL<br /></strong>R&eacute;my Duval s&rsquo;initie &agrave; la photographie d&egrave;s 1924. C&rsquo;est dans l&rsquo;atelier de Laure Albin-Guillot (1879-1962), en 1930, qu&rsquo;il apprend &agrave; r&eacute;aliser des tirages tout en finesse, dans une large gamme de nuances de gris. Cette tendance pictorialiste perdure dans ses sujets de pr&eacute;dilection (le paysage, le nu, la nature morte), m&ecirc;me s&rsquo;il r&eacute;alise des photographies dans le style de la Nouvelle Vision d&egrave;s 1935, utilisant des points de vue en plong&eacute;e ou contre-plong&eacute;e, des gros plans et des compositions proches de l&rsquo;abstraction. En 1936, Duval publie 26 Nus, et deux ans plus tard, il expose une &laquo;&nbsp;s&eacute;rie de roses&nbsp;&raquo; &agrave; la galerie Montaigne.</p> Tue, 31 Mar 2015 16:34:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nathan Lerner - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris / ARC - May 29th - September 13th <p style="text-align: justify;"><strong>Parall&egrave;lement au don de 45 oeuvres de Henry Darger au mus&eacute;e,&nbsp;Kiyoko Lerner a offert en 2014 un important ensemble de photographies de son mari Nathan Lerner (Chicago, 1913-1997). Le Mus&eacute;e d&rsquo;Art moderne lui rend hommage en pr&eacute;sentant une large s&eacute;lection de cet ensemble dans une salle de ses collections permanentes.</strong></p> <p style="text-align: justify;">Issu d&rsquo;une famille de juifs russes &eacute;migr&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis, Lerner &eacute;tudie tr&egrave;s jeune &agrave; l&rsquo;Art Institute de Chicago. A partir de 1932, il commence &agrave; photographier le quartier populaire de Maxwell Street pr&egrave;s duquel il a grandi et t&eacute;moigne de la Grande D&eacute;pression am&eacute;ricaine. Intimement li&eacute; &agrave; sa ville natale, il en d&eacute;voile les moindres recoins proposant ainsi une d&eacute;finition de cette grande ville du nord-est am&eacute;ricain. Ce projet de photographie documentaire n&rsquo;est alors qu&rsquo;une facette de son travail puisqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;occasion de nouvelles rencontres, le photographe d&eacute;veloppe une pratique innovante : l&rsquo;invention de la &laquo; light box &raquo; lui permet d&rsquo;explorer les limites de l&rsquo;abstraction gr&acirc;ce &agrave; des jeux de lumi&egrave;re sur des objets divers et vari&eacute;s. Chicago attire de nombreux r&eacute;fugi&eacute;s allemands, tels que des personnalit&eacute;s cl&eacute;s du Bauhaus ferm&eacute; en 1933 : L&aacute;szl&oacute; Moholy-Nagy et Gy&ouml;rgy Kepes diffusent alors l&rsquo;h&eacute;ritage de la photographie europ&eacute;enne et fondent, avec Walter Gropius, le New Bauhaus de Chicago, dont Lerner est l&rsquo;un des premiers &eacute;l&egrave;ves. En 1939, Lerner assiste Kepes dans l&rsquo;atelier Lumi&egrave;re pour en prendre la direction d&egrave;s 1941. En charge de l&rsquo;enseignement du design &agrave; partir de 1945, il cr&eacute;e quatre ans plus tard son propre cabinet sp&eacute;cialis&eacute; en design industriel, laissant de c&ocirc;t&eacute; sa passion pour le m&eacute;dium photographique. Cette nouvelle discipline l&rsquo;&eacute;loigne de la photographie jusqu&rsquo;en 1971, pratique avec laquelle il renoue lors d&rsquo;un voyage au Japon avec son &eacute;pouse, Kiyoko Lerner.<br /><br />L&rsquo;oeuvre de Nathan Lerner a fait l&rsquo;objet de nombreuses expositions aux Etas-Unis, au Japon et en Europe, dont une importante r&eacute;trospective en 2008 au Mus&eacute;e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire du Juda&iuml;sme &agrave; Paris.<br /><br /><strong>Le fonds expos&eacute; ici en partie est un don exceptionnel &agrave; plus d&rsquo;un titre : par son ampleur (230 oeuvres qui couvrent l&rsquo;ensemble de sa carri&egrave;re), par sa qualit&eacute;, mais aussi par son aspect in&eacute;dit : beaucoup d&rsquo;oeuvres n&rsquo;ont encore jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;es ni m&ecirc;me d&eacute;voil&eacute;es au grand public, notamment une s&eacute;rie de photographies prises au Mexique.</strong></p> Tue, 31 Mar 2015 16:30:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Isabelle Cornaro, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita, Gyan Panchal - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris / ARC - May 29th - January 10th, 2016 <p style="text-align: justify;"><strong>Le&nbsp;Mus&eacute;e d&rsquo;Art moderne de la Ville de Paris pr&eacute;sente la troisi&egrave;me &eacute;dition d&rsquo;Apart&eacute;s invitant cette ann&eacute;e Isabelle Cornaro, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita et&nbsp; Gyan Panchal. Les quatre artistes offriront une approche in&eacute;dite des collections permanentes en constituant des installations qui r&eacute;unissent par affinit&eacute;s &eacute;lectives leurs &oelig;uvres, r&eacute;cemment acquises, et un choix de pi&egrave;ces s&eacute;lectionn&eacute;es avec soin dans le fonds du mus&eacute;e.</strong></p> <p style="text-align: justify;">Au-del&agrave; du contexte historique et chronologique, ces installations qui privil&eacute;gient une approche sensible, soulignent la proximit&eacute; des processus de cr&eacute;ation d&rsquo;artistes de g&eacute;n&eacute;rations diff&eacute;rentes.</p> <p style="text-align: justify;">A partir d&rsquo;un corpus d&rsquo;&oelig;uvres de Raoul Dufy, Brion Gysin, Maurice Marinot et Etienne Cournault, Isabelle Cornaro offre un point de vue in&eacute;dit en r&eacute;interpr&eacute;tant la forme de sa c&eacute;l&egrave;bre installation&nbsp;<em>Paysage avec Poussin</em>. Questionnant la perspective et la picturalit&eacute;, cet ensemble s&rsquo;appr&eacute;hende en lien avec son film&nbsp;<strong><em>Premier r&ecirc;ve d'Oskar Fischinger</em></strong>, 2008, entr&eacute; dans les collections en 2009.&nbsp; Hommage au r&eacute;alisateur allemand pionnier de l&rsquo;avant-garde du cin&eacute;ma abstrait, le diptyque vid&eacute;o restitue l&rsquo;exp&eacute;rience du tableau en traitant de la profondeur, du dessin et de la composition.</p> <p style="text-align: justify;">La s&eacute;lection&nbsp;<strong>d&rsquo;Alain Della Negra&nbsp;</strong>et<strong>&nbsp;Kaori Kinoshita</strong>&nbsp; compos&eacute;e d&rsquo;&oelig;uvres de Victor Brauner, Robert Crumb, Paul Jouve, Joseph Beuys engage une r&eacute;flexion anthropologique sur la part sauvage de l'homme en qu&ecirc;te de nouveaux mythes. L&rsquo;&eacute;vocation d&rsquo;un espace domestique constitue leur proposition en regard de leur film&nbsp;<em>La Tani&egrave;re</em>, 2009. Acquis en 2012, celui-ci traite d&rsquo;une communaut&eacute; underground de &laquo;&nbsp;furies&nbsp;&raquo; qui ont fait le choix d&rsquo;une existence alternative en&nbsp; s&rsquo;identifiant &nbsp;sur les r&eacute;seaux sociaux et dans leur quotidien &agrave; un animal totem.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Gyan Panchal</strong>&nbsp;&eacute;labore une partition ouverte, articul&eacute;e autour de son installation&nbsp;<strong>Phol,&nbsp;</strong>2008, achet&eacute;e l&rsquo;ann&eacute;e suivante<strong>.&nbsp;</strong>Les deux &eacute;l&eacute;ments qui la composent - un rondin de bois et un pan de tissu - repr&eacute;sentent les divers &eacute;tats d'un m&ecirc;me mat&eacute;riau, l&rsquo;ac&eacute;tate de cellulose&nbsp; &eacute;tant issu du processus chimique de la transformation du bois. Privil&eacute;giant un dispositif &eacute;pur&eacute;, l&rsquo;artiste recompose des familles d&rsquo;&oelig;uvres abstraites (Genevi&egrave;ve Asse, Ettore Spalletti) animali&egrave;res (Georges-Lucien Guyot) paysag&egrave;res (Jean Fautrier) ou t&eacute;moignant de la pr&eacute;sence humaine (Andr&eacute; Derain, Claude Abeille) &nbsp;pour interroger l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une rencontre entre ces pr&eacute;sences au-del&agrave; d&rsquo;un regard anthropocentr&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><strong>COMMISSARIAT<br /></strong>Directeur : Fabrice Hergott<strong><br /></strong>Commissaire de l'exposition&nbsp;: Jessica Castex</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">#apartes2015</p> Tue, 31 Mar 2015 16:25:17 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Yuki Onodera - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;">Yuki Onodera se pose la question de savoir ce qu&rsquo;est la photographie et ce que la photographie peut faire ; cette r&eacute;flexion la conduit &agrave; une pratique insolite qui d&eacute;passe le cadre de la &ldquo;simple&rdquo; photographie, elle est aussi reconnue pour ses travaux originaux et artisanaux.<br />Chaque photographie de Yuki Onodera est le r&eacute;sultat de petits d&eacute;calages volontaires ins&eacute;r&eacute;s dans le circuit de l&rsquo;information. Yuki Onodera acc&egrave;de ainsi &agrave; d&rsquo;autres niveaux de r&eacute;alit&eacute;, les enjeux de la perception constituant l&rsquo;essence m&ecirc;me de sa d&eacute;marche.<br />La Maison Europ&eacute;enne de la Photographie pr&eacute;sente, dans l&rsquo;exposition qu&rsquo;elle lui consacre, trois s&eacute;ries de l&rsquo;artiste :<em>Transvest</em>,&nbsp;<em>Eleventh Finger,</em>&nbsp;ainsi que&nbsp;<em>Muybridge&rsquo;s Twist,</em>&nbsp;un travail in&eacute;dit.</p> </div> <div class="entry-content"> <h3 style="text-align: justify;"><em>TRANSVEST,</em>2002</h3> <p style="text-align: justify;"><strong>Tirage argentique sur papier baryt&eacute;. S&eacute;rie en 22 pi&egrave;ces, 200 x 130cm</strong></p> <p style="text-align: justify;">Cette s&eacute;rie commenc&eacute;e en 2002 est toujours en cours. Les silhouettes ne sont pas obtenues par prise de vue de personnages r&eacute;els, mais proviennent d&rsquo;images pr&eacute;existantes, s&eacute;lectionn&eacute;es dans des journaux ou des magazines, d&eacute;coup&eacute;es et photographi&eacute;es &agrave; contre-jour. Les silhouettes ne sont pas des ombres simples, des fragments d&rsquo;autres images y sont ins&eacute;r&eacute;s : montagnes, &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;architecture baroque, ronds dans l&rsquo;eau d&rsquo;un lac, bonbons, ruines, tatouages am&eacute;rindiens, foule, voitures, insectes, f&ecirc;tes, ballons qui &eacute;clatent&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">Les personnages, nomm&eacute;s &ldquo;Krio&rdquo; ou &ldquo;Rosa&rdquo;, etc. ne sont autres que l&rsquo;ensemble des images diverses et vari&eacute;es, sombres &agrave; la limite du discernable. Leur corps incarne ainsi un monde au-del&agrave; du temps et de l&rsquo;espace et sont repr&eacute;sent&eacute;s &agrave; taille r&eacute;elle au tirage.</p> <h3 style="text-align: justify;"><em>ELEVENTH FINGER,</em>2006</h3> <p style="text-align: justify;"><strong>Tirage argentique sur papier baryt&eacute;. S&eacute;rie en 10 pi&egrave;ces, 178 x 123cm</strong></p> <p style="text-align: justify;">Les photos sont prises &agrave; la hanche, pour laisser s&rsquo;exprimer les attitudes et les mouvements inconscients. Les visages des mod&egrave;les sont cach&eacute;s par la technique du photogramme, avec un papier ajour&eacute; comme de la dentelle qui appara&icirc;t en blanc sur le tirage. L&rsquo;absence de visage fait perdre le sens des gestes qui peuvent en devenir comiques, &agrave; moins d&rsquo;y voir une r&eacute;flexion sur le droit &agrave; l&rsquo;image, effectivement possible. Le papier sur les visages est d&eacute;cor&eacute; de motifs tant&ocirc;t concrets tant&ocirc;t abstraits, ajour&eacute;s &agrave; la main par l&rsquo;artiste. L&rsquo;&agrave;-plat du photogramme fait un vif contraste avec le gros grain de la partie photo. Le &ldquo;nzi&egrave;me doigt&rdquo; du titre r&eacute;f&egrave;re aux dix doigts du mod&egrave;le auxquels s&rsquo;ajoute celui qui appuie sur le d&eacute;clencheur de l&rsquo;appareil.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">YUKI ONODERA</h2> <p style="text-align: justify;">N&eacute;e &agrave; Tokyo 1962. Installe son atelier &agrave; Paris en 1993, et expose depuis lors son travail dans le monde entier.</p> <p style="text-align: justify;">Sa r&eacute;flexion sur la photographie la conduit &agrave; une pratique insolite qui d&eacute;passe en fin de compte le cadre de la &ldquo;simple&rdquo; photographie : elle ins&egrave;re une bille dans l&rsquo;appareil photographique, ou se rend de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la Terre pour prendre des photos sur la base d&rsquo;une histoire construite &agrave; partir d&rsquo;un fait divers ou d&rsquo;une l&eacute;gende. Elle est aussi reconnue pour ses travaux originaux et artisanaux, comme les tirages manuels sur papier argentiques de grande taille (2 m&egrave;tres et plus), ou la coloration &agrave; l&rsquo;huile sur tirages noir et blanc.</p> <p style="text-align: justify;">Ses &oelig;uvres sont pr&eacute;sentes dans de nombreuses collections et mus&eacute;es du monde entier : Centre Pompidou, San Francisco Museum of Modern Arts, The J. Paul Getty Museum, Shanghai Art Museum, The Tokyo Metropolitan Museum of Photography&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">Principales expositions monographiques : The National Museum of Art, Osaka (2005), Shanghai Art Museum (2006), The Tokyo Metropolitan Museum of Photography (2010), The Museum of Photography, Seoul (2010), Mus&eacute;e Nic&eacute;phore Ni&eacute;pce, France(2011).</p> </div> Tue, 31 Mar 2015 16:14:14 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Luiz Mauro - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <div class="entry-excerpt"> <p style="text-align: justify;">La Maison Europ&eacute;enne de la Photographie accueille du 15 avril au 14 juin l&rsquo;&oelig;uvre de Luiz Mauro, artiste contemporain br&eacute;silien, dont le travail, quelque part entre la photographie et la peinture, se distingue tant par son sujet que par sa technique. Sera &agrave; l&rsquo;affiche sa s&eacute;rie &ldquo;Ateliers&rdquo;, des reproductions de photos documentaires d&rsquo;ateliers d&rsquo;artistes majeurs, comme Renoir, Claude Monet, Mark Rothko, Georgia O&rsquo;keeffe, Warhol, Georg Baselitz ou Roy Lichtenstein, sur lesquelles l&rsquo;artiste, dans un jeu troublant avec l&rsquo;ombre et la lumi&egrave;re, applique d&rsquo;innombrables couches successives d&rsquo;encre de chine, puis une derni&egrave;re couche d&rsquo;huile, pour d&eacute;voiler un nouveau regard, profond, plus intime et plus myst&eacute;rieux de ces lieux de cr&eacute;ation.</p> </div> <div class="entry-content"> <p style="text-align: justify;">&laquo; Luiz Mauro est l&rsquo;un de ces rares artistes, que le hasard a fait na&icirc;tre &agrave; Goiania, une ville pr&egrave;s de Brasilia. C&rsquo;est une r&eacute;gion de savane, avec des cascades, beaucoup de min&eacute;raux et ce sentiment &eacute;trange que la vo&ucirc;te du ciel est plus proche de nous.</p> <p style="text-align: justify;">Luiz Mauro est n&eacute; l&agrave;-bas, comme il aurait pu na&icirc;tre &agrave; Stockholm ou &agrave; Melbourne. Sa peinture ne s&rsquo;enracine pas dans un territoire donn&eacute;. C&rsquo;est une peinture qui parle de l&rsquo;acte solitaire de l&rsquo;&ecirc;tre-dans-le-monde. Une peinture qui, en d&eacute;pit de son extraterritorialit&eacute;, en d&eacute;pit de son intemporalit&eacute;, est une peinture d&rsquo;une poignante contemporan&eacute;it&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Luiz Mauro est un homme discret, usant peu de mots. Son travail exprime sa personnalit&eacute;. Une &oelig;uvre faite de couches, de superpositions &ndash; qui commence toujours avec l&rsquo;encre de chine dilu&eacute;e sur un papier de coton &eacute;pais, puis vient une autre couche, puis une autre, et une autre, pendant presque trente jours elles se d&eacute;posent sur le papier, cr&eacute;ant une surface quasi mati&egrave;re, dense, profonde, accentu&eacute;e par une derni&egrave;re couche d&rsquo;encre &agrave; huile.</p> <p style="text-align: justify;">Luiz Mauro s&rsquo;enracine en lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est de l&agrave; qu&rsquo;il extrait ce qu&rsquo;il per&ccedil;oit des ateliers d&rsquo;artistes. Il est vrai que son travail se base sur des photographies prises du monde. Mais c&rsquo;est dans l&rsquo;obscurit&eacute; apparente des ambiances, dans la lumi&egrave;re d&eacute;taill&eacute;e qui &eacute;mane de chaque objet, dans son travail qui semble &ecirc;tre une photographie mais ne l&rsquo;est pas, qui semble &ecirc;tre une gravure mais ne l&rsquo;est pas, que l&rsquo;artiste s&rsquo;autorise &agrave; exprimer son extr&ecirc;me virtuosit&eacute; et son &eacute;motion dans l&rsquo;espace de l&rsquo;autre.</p> <p style="text-align: justify;">Le sentiment impr&eacute;gn&eacute; chez celui qui regarde l&rsquo;&oelig;uvre est que ces peintures sur papier r&eacute;sonnent des paroles dites, des pinceaux tach&eacute;s d&rsquo;encre, des amours cach&eacute;s &ndash; enfin, tout ce qui s&rsquo;est pass&eacute; et se passe encore dans ces ateliers d&rsquo;artistes. Les images pulsent, non pas le pass&eacute;, ses ombres, mais simplement l&rsquo;image de l&rsquo;artiste qui, temporairement, a quitt&eacute; son atelier en laissant la lumi&egrave;re, pour aller prendre un caf&eacute; en face. &raquo;</p> <p class="alignright" style="text-align: right;">Leonel Kaz<br />Commissaire d&rsquo;exposition</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">LUIZ MAURO :<br />ENTRE L&rsquo;OMBRE ET LA LUMI&Egrave;RE</h2> <p style="text-align: justify;">&laquo; L&rsquo;&ldquo;atelier&rdquo;, voici le sujet de la s&eacute;rie sur laquelle travaille, depuis trois ans, l&rsquo;artiste br&eacute;silien Luiz Mauro. Ces travaux repr&eacute;sentent les lieux de production d&rsquo;&oelig;uvres d&rsquo;art, des espaces g&eacute;n&eacute;ralement isol&eacute;s, per&ccedil;us comme des mondes singuliers o&ugrave; les artistes con&ccedil;oivent et ex&eacute;cutent leurs cr&eacute;ations. Ce n&rsquo;est pas son propre atelier qu&rsquo;il repr&eacute;sente, mais ceux d&rsquo;artistes majeurs de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art moderne et contemporain, couvrant plus d&rsquo;un si&egrave;cle de documentation photographique d&rsquo;ateliers d&rsquo;artistes, initi&eacute;e au XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle, durant l&rsquo;Impressionnisme.</p> <p style="text-align: justify;">Le processus de travail de Luiz Mauro commence par la recherche, l&rsquo;archivage et la s&eacute;lection de photographies d&rsquo;ateliers, publi&eacute;es sur divers vecteurs de communication &agrave; large diffusion, tels que livres, magazines et internet. Ce sont, pour la plupart, des photos non sign&eacute;es, utilis&eacute;es dans le circuit de l&rsquo;art comme outils de promotion ou de f&eacute;tichisation d&rsquo;artistes, nourrissant la curiosit&eacute; du public pour l&rsquo;intimit&eacute; de ces ateliers. Sont s&eacute;lectionn&eacute;es des photographies qui documentent ces espaces, rang&eacute;s et v&eacute;cus au quotidien par les artistes: des images qui r&eacute;v&egrave;lent les particularit&eacute;s architecturales, comme mezzanines, fen&ecirc;tres et planchers, qui fixent les dispositions du mobilier et immortalisent la place d&rsquo;objets personnels, quelques instruments de travail et des mod&egrave;les dispos&eacute; ici et l&agrave;, qui enregistrent des &oelig;uvres en cours de r&eacute;alisation, accumul&eacute;es contre les murs ou rigoureusement expos&eacute;es dans les ateliers, mais qui ne montrent par les artistes ou quelque autre personne. On y d&eacute;c&egrave;le seulement des indices, faisant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Auguste Renoir, Claude Monet, Mark Rothko, Georgia O&rsquo;keeffe, Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Richard Serra, Van Dongen, Cy Twombly, Lucian Freud, Paula Rego, Georg Baselitz et Lygia Clark. Il en reste seulement des vestiges, filtr&eacute;s par le regard de diff&eacute;rents photographes.</p> <p style="text-align: justify;">Un autre crit&egrave;re de s&eacute;lection par Luiz Mauro a trait au fort contraste et aux manifestations plastiques de la lumi&egrave;re entre le noir et le blanc. La photographie est l&rsquo;image fix&eacute;e par la lumi&egrave;re. Et c&rsquo;est justement la lumi&egrave;re qui int&eacute;resse l&rsquo;artiste lorsqu&rsquo;il transpose les images photographiques sur un autre support, utilisant d&rsquo;autres techniques et un langage diff&eacute;rent, inclassable, entre le dessin et la peinture. N&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute;, pour la plupart, reproduites &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un projecteur (moyen utilis&eacute; par l&rsquo;artiste seulement &agrave; partir de l&rsquo;&oelig;uvre Ateli&ecirc; de Baselitz, 2014), ces travaux portent des marques d&rsquo;interpr&eacute;tation singuli&egrave;res sur les images dont l&rsquo;artiste s&rsquo;est inspir&eacute;: une th&eacute;&acirc;tralit&eacute; marqu&eacute;e par la perspective des encadrements, par le rythme des lignes qui d&eacute;finissent les espaces, par les bords obscurcis des plans, par l&rsquo;opposition marqu&eacute;e entre l&rsquo;obscurit&eacute; et la lumi&egrave;re, qui donne un certain ton baroque aux &oelig;uvres, que l&rsquo;on ne retrouve pas sur les photographies d&rsquo;origine.</p> <p style="text-align: justify;">Sur chaque support, l&rsquo;artiste applique rigoureusement d&rsquo;innombrables et successives couches d&rsquo;encre de natures assez diverses: d&rsquo;abord, la liquidit&eacute; de l&rsquo;encre de chine qui structure le dessin et d&eacute;finit les zones d&rsquo;ombre et de lumi&egrave;re, puis la densit&eacute; de l&rsquo;huile, qui sature le noir et marque le geste du peintre &agrave; l&rsquo;ach&egrave;vement de l&rsquo;&oelig;uvre. Associ&eacute;es, elles cr&eacute;ent des gammes de textures d&eacute;licates, de vastes nuances de gris et de noir qui se densifient jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;obscurit&eacute; la plus compl&egrave;te. On a l&rsquo;impression que c&rsquo;est toujours la nuit, d&ucirc;e &agrave; la gravit&eacute; et &agrave; l&rsquo;importance du noir dans ses travaux, qui soulignent d&rsquo;autant plus le contrepoint de la lumi&egrave;re surgissant au milieu de l&rsquo;obscurit&eacute; &ndash; d&eacute;finissant l&rsquo;espace &ndash; par diverses sources: filtr&eacute;e par les vitrages et fen&ecirc;tres, s&rsquo;infiltrant par une porte ouverte ou &eacute;manant de sources artificielles non visibles. De m&ecirc;me que pour les techniques d&rsquo;encre de chine et d&rsquo;aquarelle, la clart&eacute; est obtenue &agrave; travers la blancheur extr&ecirc;me du support, pr&eacute;serv&eacute;e dans des espaces distincts de la repr&eacute;sentation.</p> <p style="text-align: justify;">M&ecirc;me si Luiz Mauro se sert d&rsquo;une image reproduite &agrave; partir d&rsquo;une photographie, le r&eacute;sultat de son travail ne se r&eacute;v&egrave;le, &agrave; la fin, en rien photographique. Les heurts des diff&eacute;rents moyens et les proc&eacute;dures utilis&eacute;es pour ses cr&eacute;ations sont tous visibles. Il ne cherche pas la reproduction r&eacute;aliste d&rsquo;une photographie, mais son utilisation comme base pour l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une &oelig;uvre qui, partant d&rsquo;un enregistrement documentaire, atteint l&rsquo;&eacute;tat po&eacute;tique replet de m&eacute;lancolie, qui affiche en soi sa m&eacute;thode versatile, entre le dessin et la peinture, son existence autonome face &agrave; la photographie. P&eacute;n&eacute;trant dans les t&eacute;n&egrave;bres &agrave; la recherche de la lumi&egrave;re, Luiz Mauro int&eacute;riorise et subjectivise les images des ateliers &agrave; la recherche de l&rsquo;&eacute;nergie cr&eacute;ative qui se manifeste dans ces lieux o&ugrave;, solitairement, les artistes inventent ou reformulent leurs repr&eacute;sentations du monde. &raquo;</p> <p class="alignright" style="text-align: right;">Divino Sobral, critique d&rsquo;art<br />Septembre 2014</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">LUIZ MAURO</h2> <p style="text-align: justify;">Luiz Mauro est n&eacute; &agrave; Goi&acirc;nia, en 1968, o&ugrave; il travaille depuis pr&egrave;s de 30 ans comme artiste visuel et professeur de dessin &agrave; l&rsquo;&eacute;cole d&rsquo;Arts Visuels Secult de Goi&aacute;s. Artiste contemporain autodidacte, Luiz Mauro a expos&eacute; essentiellement au Br&eacute;sil, ayant re&ccedil;u plusieurs prix : prix du Salon d&rsquo;art contemporain du Centre-Ouest (2011); prix CELG d&rsquo;arts visuels (2003); prix &ldquo;Galeria Aberta&rdquo; (galerie ouverte) de la 3<sup>e</sup>&nbsp;Biennale nationale du Mus&eacute;e d&rsquo;art contemporain de Goi&aacute;s ; prix Bras&iacute;lia d&rsquo;arts plastiques du Mus&eacute;e d&rsquo;Art de Brasilia (1990) et le prix de la Biennale Nationale du Mus&eacute;e d&rsquo;Art Contemporain de Goi&aacute;s (1988).</p> </div> Tue, 31 Mar 2015 16:11:44 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Lydia Flem - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <p style="text-align: justify;">&laquo; Ces photographies sont n&eacute;es d&rsquo;une n&eacute;cessit&eacute; : cr&eacute;er un monde imaginaire pour reprendre pied dans la r&eacute;alit&eacute;, transformer la douleur en beaut&eacute;, l&rsquo;al&eacute;a en &eacute;lan. Anim&eacute;es par une d&eacute;marche autobiographique, ces images forment la trace d&rsquo;un journal de bord implicite, tenu au fil des mois. Comme tout rituel, myst&eacute;rieux, pr&eacute;cis, indispensable.<br />Il me faut composer des mises en sc&egrave;ne &eacute;ph&eacute;m&egrave;res, tels des songes, des jeux secrets qui en un instant pourraient contenir, enserrer, le tourbillonnement des sensations, l&rsquo;exc&egrave;s des &eacute;motions.</p> <p style="text-align: justify;">Assembler quelques objets &agrave; port&eacute;e de main, trouv&eacute;s au hasard d&rsquo;une poche, d&rsquo;un tiroir, sur le rebord d&rsquo;une fen&ecirc;tre, dans le d&eacute;sordre des jours et des lieux : jeu de cartes, m&egrave;tre ruban, racine de gingembre, plume, clefs, loupe,&hellip;<br />Les disposer sur une surface : table, bureau, console, plancher.</p> <p style="text-align: justify;">Sans r&eacute;fl&eacute;chir &ndash; &agrave; la mani&egrave;re de l&rsquo;&eacute;criture automatique des surr&eacute;alistes &ndash; laisser surgir des dialogues, entre courbes et couleurs, diagonales et mati&egrave;res.</p> <p style="text-align: justify;">M&ecirc;ler &agrave; cette &ldquo;conversation des choses&rdquo;, des mots, des chiffres, des symboles. Non pas natures mortes, mais Still life, tableaux vivants.</p> <p style="text-align: justify;">Photographier au plus pr&egrave;s. Changer d&rsquo;&eacute;chelle, se laisser happer par une autre dimension du r&eacute;el, s&rsquo;engouffrer dans l&rsquo;inconscient optique.</p> <p style="text-align: justify;">Ces photographies en chambre, &ndash; &ldquo;de chambre&rdquo; comme une musique &ndash; cherchent &agrave; gagner du terrain sur le d&eacute;sespoir du monde.</p> <p style="text-align: justify;">Avec pour alli&eacute; le puzzle infini des combinaisons, peindre des vanit&eacute;s, modeler des autels fugaces, inventer des offrandes de survie : archives de l&rsquo;intime dans le th&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;histoire. &raquo;</p> <p style="text-align: right;" align="right">Lydia Flem</p> <h2 style="text-align: justify;">LYDIA FLEM</h2> <p style="text-align: justify;">Lydia Flem, connue jusqu&rsquo;ici comme &eacute;crivain et psychanalyste, expose pour la premi&egrave;re fois &agrave; la Maison Europ&eacute;enne de la Photographie.</p> <p style="text-align: justify;">Elle est l&rsquo;auteur de livres traduits dans une vingtaine de langues, notamment d&rsquo;essais sur Freud et Casanova et d&rsquo;une trilogie autofictionnelle dont&nbsp;<em>Comment j&rsquo;ai vid&eacute; la maison de mes parents</em>&nbsp;continue de toucher un large public.</p> <p style="text-align: justify;">Lydia Flem est devenue photographe en 2008 par n&eacute;cessit&eacute;, au moment o&ugrave; les mots s&rsquo;absentaient. Elle a cherch&eacute; &agrave; transformer l&rsquo;al&eacute;a de la maladie en &eacute;lan vital et la douleur en beaut&eacute;. Ces premi&egrave;res photographies ont aussi donn&eacute; lieu &agrave; un roman, La Reine Alice. Depuis, Lydia Flem a rejoint l&rsquo;aspiration d&rsquo;artistes qui, tel Lewis Carroll, conjuguent litt&eacute;rature et photographie. Son domaine d&rsquo;exploration photographique privil&eacute;gi&eacute; est moins le r&eacute;el et le visible que le monde imaginaire, l&rsquo;espace psychique, l&rsquo;intime, la m&eacute;moire, la &ldquo;postm&eacute;moire&rdquo; ou le temps. Comme autant de r&eacute;bus, ses compositions &eacute;ph&eacute;m&egrave;res mettent en sc&egrave;ne des objets personnels, des archives ou des choses n&eacute;es du hasard.</p> <p style="text-align: justify;">Lydia Flem a expos&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment en solo &agrave; l&rsquo;Imec (Institut de la m&eacute;moire de l&rsquo;&eacute;dition contemporaine &agrave; Caen) en 2011, &agrave; Contretype (Bruxelles) en 2011-2012 et au Mois Europ&eacute;en de la Photographie &agrave; Berlin (Institut fran&ccedil;ais) en 2014.</p> Tue, 31 Mar 2015 16:09:49 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Gerard Rondeau - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <p style="text-align: justify;">&laquo; G&eacute;rard Rondeau est photographe. C&rsquo;est certain, puisqu&rsquo;il se sert d&rsquo;appareils photographiques et ses &oelig;uvres sont des tirages sur papier, en noir et blanc. En dit-on beaucoup plus quand on le d&eacute;finit par ce mot ? Il est permis d&rsquo;en douter.</p> <p style="text-align: justify;">(&hellip;) L&rsquo;une de ses particularit&eacute;s les plus flagrantes est qu&rsquo;il va et vient sans cesse entre diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons de &ldquo;faire de la photo&rdquo;, ne se borne &agrave; aucun genre, &eacute;chappe aux classements. On imagine combien cette singularit&eacute; peut d&eacute;plaire aux amateurs de tiroirs. Combien ils pr&eacute;f&egrave;reraient qu&rsquo;il s&rsquo;en soit tenu &agrave; un type d&rsquo;images ou un autre sans aller voir ailleurs et que, surtout, il en soit rest&eacute; &agrave; la &ldquo;pure&rdquo; photographie. Qu&rsquo;il soit un photoreporter de guerre et rien d&rsquo;autre. Qu&rsquo;il soit un portraitiste et voil&agrave; tout. Mais Rondeau fait le contraire. Non de fa&ccedil;on d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e, par provocation brutale ou go&ucirc;t de la n&eacute;gation ostensible ; mais parce qu&rsquo;il ne peut pas faire autrement et parce qu&rsquo;il ne voit aucune raison pour s&rsquo;interdire de partir d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, d&rsquo;un autre. Dans son &oelig;uvre se c&ocirc;toient bord &agrave; bord des fragments d&rsquo;autobiographie, des r&eacute;cits de l&rsquo;histoire contemporaine, des traces d&rsquo;histoires plus anciennes et des r&eacute;flexions sur ce que c&rsquo;est que voir et se souvenir. Ces &eacute;l&eacute;ments peuvent &ecirc;tre joints ou disjoints &ndash; joints le plus souvent. Il est naturellement possible de les consid&eacute;rer chacun isol&eacute;ment mais ils s&rsquo;&eacute;clairent les uns les autres.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi op&egrave;re&nbsp;<em>Au bord de l&rsquo;ombre</em>. Ce n&rsquo;est ni le catalogue complet de ses travaux, ni une s&eacute;rie close sur elle-m&ecirc;me, mais un arrangement d&rsquo;&oelig;uvres qui ont &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;es &agrave; des ann&eacute;es de distance, dans des circonstances et des lieux vari&eacute;s, et que Rondeau dispose en un certain ordre. Cet ordre est celui de leurs relations et de ce que ces relations sugg&egrave;rent. Il se dispense de la chronologie, cette commodit&eacute;. Il op&egrave;re par montage, que ce soit dans l&rsquo;exposition ou dans l&rsquo;ouvrage qui l&rsquo;accompagne. Il proc&egrave;de par vis-&agrave;-vis et juxtapositions. (&hellip;) Au regardeur de tendre des fils entre elles et de comprendre ce qui lui est indiqu&eacute; de fa&ccedil;on &agrave; la fois logique et elliptique.</p> <p style="text-align: justify;">Sur le dos d&rsquo;une femme nue assise sur un lit, Rondeau a &eacute;crit ces mots pris &agrave; Roger Gilbert-Lecomte : &ldquo;Regarder &agrave; se crever les yeux, &agrave; &eacute;clater le cr&acirc;ne, avec les yeux de derri&egrave;re les yeux, de derri&egrave;re la t&ecirc;te, comme un aveugle avec un grand cri lumineux (&hellip;).&rdquo; Les yeux de derri&egrave;re les yeux : on ne peut pas mieux dire.&raquo;</p> <p class="alignright" style="text-align: right;">&nbsp;Philippe Dagen, f&eacute;vrier 2015</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">G&Eacute;RARD RONDEAU</h2> <p style="text-align: justify;">Des Galeries Nationales du Grand Palais &agrave; Paris &agrave; la National Gallery de Jakarta, du Mois Europ&eacute;en de la Photo &agrave; Paris au Festival de la Luz &agrave; Buenos-Aires, du mus&eacute;e de l&rsquo;Elys&eacute;e &agrave; Lausanne au Martin-Gropius-Bau &agrave; Berlin, G&eacute;rard Rondeau pr&eacute;sente de nombreuses expositions personnelles. &Agrave; Istanbul, New York, Sarajevo, Rome, il invente des s&eacute;ries particuli&egrave;res.</p> <p style="text-align: justify;">Rondeau explore les coulisses des mus&eacute;es pendant vingt ans, il chronique la vie &agrave; Sarajevo durant le si&egrave;ge, il dresse un portrait du Maroc contemporain dans un brillant dialogue au-del&agrave; du temps avec la peinture et les dessins de Delacroix ; pendant quinze ans, il accompagne les missions de M&eacute;decins du Monde dans le monde entier. Grand portraitiste travaillant r&eacute;guli&egrave;rement pour Le Monde pendant plus de vingt ans, il r&eacute;unit une tr&egrave;s grande collection de portraits de peintres et d&rsquo;&eacute;crivains contemporains.</p> <p style="text-align: justify;">Pendant de longues ann&eacute;es, Rondeau accompagne le peintre Paul Rebeyrolle, il parcourt avec le romancier Yves Gibeau les champs de bataille de la premi&egrave;re guerre mondiale, il visite avec le Quatuor Ysa&yuml;e les grandes sc&egrave;nes du monde, il fait l&rsquo;inventaire avec l&rsquo;&eacute;crivain Bernard Frank des rues de sa vie.</p> <p style="text-align: justify;">R&eacute;cemment, durant trois ann&eacute;es, il travaille sur la Marne, il flirte avec la rivi&egrave;re, il part 45 jours sur un bateau-studio &agrave; la rencontre des riverains et sp&eacute;cialistes, photographie et filme plus de 150 personnes. De ces mat&eacute;riaux, il dressera le premier portrait g&eacute;n&eacute;ral de la plus longue rivi&egrave;re de France.</p> <p style="text-align: justify;">Rondeau voyage dans un monde en noir et blanc, il emprunte des chemins sans fin, joue avec les mots, les jeux d&rsquo;ombre et les silences, il assemble des histoires et restitue des mondes en souffrance.</p> <p style="text-align: justify;">Auteur de nombreux ouvrages, notamment sur le Louvre, le Maroc, le quai Branly, le B&eacute;nin, les capitales baltes, les Fant&ocirc;mes du Chemin des Dames&hellip; Rondeau est un photographe rare et singulier. Ses livres et ses expositions ressemblent &agrave; des journaux intimes, &agrave; des romans.</p> Tue, 31 Mar 2015 16:06:50 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Denis Darzacq - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <p style="text-align: justify;">La Maison Europ&eacute;enne de la Photographie pr&eacute;sente une double approche de l&rsquo;&oelig;uvre de Denis Darzacq, photographique et vid&eacute;o, et expose&nbsp;<em>Act</em>, un travail men&eacute; au contact de personnes en situation de handicap, et&nbsp;<em>Comme un seul homme</em>, sa derni&egrave;re s&eacute;rie, r&eacute;alis&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion du centenaire de la Premi&egrave;re Guerre mondiale.</p> <p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp; Denis Darzacq d&eacute;veloppe un travail personnel depuis le milieu des ann&eacute;es 1990. De la photographie de presse, qui fut, comme pour d&rsquo;autres photographes fran&ccedil;ais de sa g&eacute;n&eacute;ration, le berceau de sa pratique artistique, il conserve avant tout un regard aiguis&eacute; sur la soci&eacute;t&eacute; contemporaine et une m&eacute;thode. L&rsquo;artiste sait, en effet, prendre le temps d&rsquo;un long travail de terrain au contact direct de son sujet.</p> <p style="text-align: justify;">Mais il a rompu avec le reportage et sa valeur de t&eacute;moignage pour adopter une d&eacute;marche plus analytique donnant lieu &agrave; des s&eacute;ries formellement tr&egrave;s coh&eacute;rentes.</p> <p style="text-align: justify;">Surtout, Denis Darzacq a acquis la conviction qu&rsquo;une image construite pouvait paradoxalement servir son analyse de la soci&eacute;t&eacute; avec plus d&rsquo;efficacit&eacute;. Aussi recourt-il, depuis 2003, &agrave; des mises en sc&egrave;nes qui reposent toutes sur le principe de la disruption. Par leur &eacute;tat ou leur pose, les corps mis en sc&egrave;ne bouleversent l&rsquo;ordre &eacute;tabli, mais sans jamais faire basculer l&rsquo;image dans le spectaculaire.&nbsp;&raquo;</p> <p style="text-align: right;" align="right">&Eacute;tienne Hatt</p> <h3 style="text-align: justify;"><em>ACT</em></h3> <p style="text-align: justify;"><em>Act</em><em>&nbsp;</em>est le fruit d&rsquo;un long travail que Denis Darzacq a men&eacute; au contact de personnes en situation d&rsquo;handicap. Si certains sont des acteurs, des sportifs ou des danseurs, tous ont trouv&eacute; dans l&rsquo;action et dans l&rsquo;appropriation personnelle de l&rsquo;espace commun le moyen d&rsquo;affirmer la complexit&eacute; de leur individualit&eacute; au-del&agrave; de leur statut assign&eacute; et r&eacute;ducteur d&rsquo;handicap&eacute;s. Denis Darzacq n&rsquo;ignore pas la diff&eacute;rence cr&eacute;&eacute;e par le handicap. Mais elle c&egrave;de la place &agrave; l&rsquo;affirmation d&rsquo;un univers mental particuli&egrave;rement sensible dans les mises en sc&egrave;ne o&ugrave; la direction d&rsquo;acteur est appuy&eacute;e par la spontan&eacute;it&eacute;, voire l&rsquo;excentricit&eacute;, des mod&egrave;les qui construisent avec leur environnement des situations fortement empreintes d&rsquo;onirisme.</p> <h3 style="text-align: justify;"><em>COMME UN SEUL HOMME</em></h3> <p style="text-align: justify;"><em>Comme un seul homme</em>&nbsp;donne &agrave; entendre un texte &eacute;crit &agrave; partir de lettres in&eacute;dites de soldats fran&ccedil;ais, anglais et allemands, dans la bouche de jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui en visite sur les lieux de m&eacute;moire de la Grande guerre. &Agrave; travers leur mani&egrave;re de le dire faite d&rsquo;enthousiasme, d&rsquo;h&eacute;sitation, d&rsquo;indiff&eacute;rence, de soumission &agrave; l&rsquo;exercice ou d&rsquo;implication profonde, se dessine le portrait d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration en &eacute;cho de celle qui monta &agrave; l&rsquo;assaut des tranch&eacute;es au m&ecirc;me &acirc;ge. Et pose cette question : est-il possible de rendre accessible, audible et compr&eacute;hensible des &eacute;v&eacute;nements qui se sont pass&eacute;s il y a un si&egrave;cle ?</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">DENIS DARZACQ</h2> <p style="text-align: justify;">Dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole Nationale Sup&eacute;rieure des Arts D&eacute;coratifs, Denis Darzacq fait ses premi&egrave;res armes dans les ann&eacute;es 1980 au contact de la sc&egrave;ne rock fran&ccedil;aise et sur les plateaux de tournage, tout en collaborant r&eacute;guli&egrave;rement avec de grands titres de la presse fran&ccedil;aise.</p> <p style="text-align: justify;">Le succ&egrave;s en 1994 d&rsquo;une s&eacute;rie de photos baptis&eacute;e&nbsp;<em>Only Heaven</em>&nbsp;&ndash; une promenade dans le monde de la nuit &ndash; lui permet de se lancer dans des travaux plus personnels. Il entre &agrave; l&rsquo;agence VU en 1997 et destine d&eacute;sormais l&rsquo;essentiel de sa production aux expositions et publications artistiques.</p> <p style="text-align: justify;">De sa fascination pour la mise en sc&egrave;ne des personnages r&eacute;els dans des environnements du quotidien, Denis Darzacq tire plusieurs s&eacute;ries de photos qui font rapidement sa renomm&eacute;e. Parmi celles-ci, son spectaculaire travail intitul&eacute;<em>La Chute</em>&nbsp;est r&eacute;compens&eacute; du premier prix de la World Press Photo en 2007 dans la cat&eacute;gorie Arts et Entertainment.</p> <p style="text-align: justify;">En 2011, il entreprend un travail aupr&egrave;s de personnes en situation de handicap qui donnera naissance &agrave; la s&eacute;rie&nbsp;<em>Act</em>, publi&eacute; chez Actes Sud et couronn&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e suivante par le Prix Ni&egrave;pce.</p> <p>&nbsp;</p> Tue, 31 Mar 2015 16:04:57 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Harry Gruyaert - Maison Européenne de la Photographie - April 15th - June 14th <p style="text-align: justify;">Harry Gruyaert photographie les couleurs, c&rsquo;est sa fa&ccedil;on de percevoir le monde. Vers l&rsquo;&acirc;ge de 20 ans, fuyant une Belgique qu&rsquo;il jugeait trop &eacute;troite, il d&eacute;cide que la photographie sera son moyen d&rsquo;expression, qu&rsquo;avec elle il traduira et construira sa qu&ecirc;te de connaissance et de sensualit&eacute;. Dans les ann&eacute;es 1970-1980 avec les Am&eacute;ricains Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, Harry Gruyaert est un des rares pionniers europ&eacute;ens &agrave; donner &agrave; la couleur une dimension purement cr&eacute;ative, une perception &eacute;motive, non narrative et radicalement graphique du monde. Cette exposition &agrave; la Maison Europ&eacute;enne de la Photographie est sa premi&egrave;re r&eacute;trospective.</p> <p style="text-align: justify;">Apr&egrave;s des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&eacute;cole du cin&eacute;ma et de photographie de Bruxelles au d&eacute;but des ann&eacute;es 1960, il travaille pour des documentaires de t&eacute;l&eacute;vision, mais les photographies de Richard Avedon et Irving Penn l&rsquo;incitent &agrave; devenir photographe de mode.</p> <p style="text-align: justify;">En 1962, il quitte sa ville natale d&rsquo;Anvers pour Paris ou trois rencontres seront d&eacute;terminantes. Peter Knapp lui commande des photos de mode pour le magazine Elle dont il est le directeur artistique. Harry Gruyaert &eacute;prouve alors un certain plaisir &agrave; &ldquo;vivre parmi les mannequins&rdquo;, avant de trouver que &ldquo;tout cela manque singuli&egrave;rement d&rsquo;ouverture au monde&rdquo;. Robert Delpire, qu&rsquo;il admire pour la qualit&eacute; de ses livres autant que de son agence de publicit&eacute;, lui fait r&eacute;aliser des photos de voiture, puis, Philippe Hartley lui demande de documenter une croisi&egrave;re Paquet, au Maroc.</p> <p style="text-align: justify;">Ce pays est une r&eacute;v&eacute;lation, devient l&rsquo;un de ses r&eacute;servoirs constants d&rsquo;inspiration et l&rsquo;occasion de deux livres. Il y voit comme &ldquo;une fusion, les habitants sont m&ecirc;l&eacute;s au paysage dans une harmonie de couleurs, c&rsquo;est le Moyen-&Acirc;ge et Brueghel &agrave; la fois&rdquo;. Il comprend que son expression personnelle trouvera sa source dans les voyages, pour se confronter &agrave; d&rsquo;autres r&eacute;alit&eacute;s. Il se m&eacute;fiera toutefois du travail pour la presse, par crainte de se contenter d&rsquo;&ldquo;assurer un reportage&rdquo;, au d&eacute;triment de la recherche de l&rsquo;image absolue. Ainsi pour &ecirc;tre libre de voyager &agrave; son rythme et de produire des photographies sans autre finalit&eacute; que l&rsquo;exp&eacute;rience v&eacute;cue et la construction graphique, Gruyaert gagne sa vie en r&eacute;alisant des commandes commerciales pour des entreprises, ce qui l&rsquo;am&egrave;ne sur des circuits de Formule 1 comme sur des sites nucl&eacute;aires&hellip;</p> <p style="text-align: justify;">Il est plus influenc&eacute; par la peinture et le cin&eacute;ma que par la photographie. Grand admirateur d&rsquo;Antonioni, il est proche de sculpteurs comme Richard Nonas ou Gordon Matta-Clark, rencontr&eacute;s &agrave; New York. Vivant &agrave; Londres en 1972, influenc&eacute; par le pop art, il r&eacute;alise l&rsquo;&eacute;tonnante s&eacute;rie&nbsp;<em>TV Shots</em>&nbsp;en d&eacute;r&eacute;glant un poste de t&eacute;l&eacute;vision. Les Jeux olympiques, les com&eacute;dies, les premiers pas sur la lune deviennent les symboles stylis&eacute;s d&rsquo;une t&eacute;l&eacute;vision qui s&rsquo;invente.</p> <p style="text-align: justify;">Apr&egrave;s Paris, New York et le Maroc, Gruyaert &eacute;prouve le besoin de retourner photographier en Belgique. Il publie&nbsp;<em>Made in Belgium,</em>&nbsp;un livre essentiel pour solder la relation douloureuse qu&rsquo;il entretient avec sa patrie. Les photos de cette s&eacute;rie sont empreintes d&rsquo;une lumi&egrave;re interm&eacute;diaire, l&eacute;g&egrave;rement &eacute;teinte, sans brillance, souvent ton sur ton, ou au contraire affichent des couleurs volontaires pour combattre les inclinations m&eacute;lancoliques que lui procure sa terre natale.</p> <p style="text-align: justify;">Harry Gruyaert dit qu&rsquo;en Belgique il a mis du temps &agrave; d&eacute;couvrir la couleur. Cette lumi&egrave;re o&ugrave; le vert et le bleu p&acirc;le dominent fait d&eacute;sormais partie de son nuancier. Il la retrouve plus tard en Russie. Alors que Paris semble d&rsquo;une modernit&eacute; d&eacute;su&egrave;te faite de formica us&eacute;, ses voyages m&eacute;diterran&eacute;ens ou en Inde sont l&rsquo;occasion de teintes plus velout&eacute;es, tandis que le Japon et les &Eacute;tats-Unis r&eacute;v&egrave;lent pour leur part des couleurs nettement tranch&eacute;es, plus incisives. Quant aux a&eacute;roports, ils semblent ne baigner que dans les lumi&egrave;res des soleils couchants.</p> <p style="text-align: justify;">&ldquo;La couleur est plus physique que le noir et blanc, plus intellectuel et abstrait. Devant une photo en noir et blanc, on a davantage envie de comprendre ce qui se passe entre les personnages. Avec la couleur on doit &ecirc;tre imm&eacute;diatement affect&eacute; par les diff&eacute;rents tons qui expriment une situation.&thinsp;&rdquo;</p> <p style="text-align: justify;">Les personnages, r&eacute;duits au rang de silhouettes, sont de dos ou sans visage. Ce qui pour d&rsquo;autres constituerait le stigmate d&rsquo;une photo rat&eacute;e est une revendication affirm&eacute;e&thinsp;: &ldquo;Je me sens beaucoup plus proche d&rsquo;une d&eacute;marche photographique am&eacute;ricaine que de la photographie humaniste fran&ccedil;aise.&thinsp;(&hellip;) Faire une photo, c&rsquo;est &agrave; la fois chercher un contact et le refuser, &ecirc;tre en m&ecirc;me temps le plus l&agrave; et le moins l&agrave;&rdquo;.</p> <p style="text-align: justify;">Certaines s&eacute;ries sont tr&egrave;s d&eacute;pouill&eacute;es et d&rsquo;autres tr&egrave;s complexes. Ce sont ces essais de palettes diff&eacute;rentes, cette recherche de densit&eacute; dans le cadre, qui obligent &agrave; parler d&rsquo;un travail de recherche davantage que de posture documentaire ou narrative.</p> <p style="text-align: justify;">Henri Cartier-Bresson, visitant son exposition sur le Maroc chez Robert Delpire en 1978, lui propose de colorier avec des pastels ses propres images en noir et blanc. Harry Gruyaert r&eacute;pondra qu&rsquo;il n&rsquo;est pas peintre, r&eacute;ponse qui d&eacute;passe l&rsquo;anecdote pour affirmer une expression artistique &agrave; part enti&egrave;re&thinsp;: la photographie couleur.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exposition de William Eggleston au mus&eacute;e d&rsquo;art moderne de New York en 1976 l&rsquo;avait confort&eacute; dans sa d&eacute;marche, mais lui avait fait comprendre &ldquo;qu&rsquo;une photographie existe lorsqu&rsquo;elle prend corps par le tirage&thinsp;&rdquo;. Longtemps adepte du Cibachrome aux couleurs satur&eacute;es et aux noirs profonds, l&rsquo;av&egrave;nement du digital comble ses exigences. Les nouveaux papiers lui apportent des douceurs et une tessiture d&rsquo;une &eacute;tendue infinie dont il ne cesse de se r&eacute;jouir.</p> <p style="text-align: justify;">Dans les ann&eacute;es 2000 la pellicule Kodachrome devient indisponible, Gruyaert passe alors &agrave; la prise de vue num&eacute;rique. Il trouve que cette pratique fait perdre en rigueur, mais donne &ldquo;acc&egrave;s &agrave; de nouvelles lumi&egrave;res&thinsp; et permet de prendre plus de risques&rdquo;.</p> <p style="text-align: justify;">C&rsquo;est l&rsquo;image, la couleur, la mati&egrave;re, la lumi&egrave;re qui ont orient&eacute; la s&eacute;lection des photographies de cette exposition en dehors de toute logique th&eacute;matique ou g&eacute;ographique. Le regard ayant &eacute;volu&eacute;, une progression chronologique ressort dans l&rsquo;accrochage.</p> <p style="text-align: justify;">Harry Gruyaert d&eacute;crit la photographie comme une exp&eacute;rience physique, un &eacute;tat d&rsquo;excitation, un plaisir sensuel et vital, une fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre plus pr&eacute;sent au monde, moins vuln&eacute;rable, voire une th&eacute;rapie : &ldquo;Il s&rsquo;agit d&rsquo;une vraie bagarre avec la r&eacute;alit&eacute;, une sorte de transe pour enregistrer une image ou peut-&ecirc;tre tout manquer. C&rsquo;est dans cette bagarre que je me situe le mieux.&rdquo;</p> <p align="right"><strong>Fran&ccedil;ois H&eacute;bel<br /></strong>Commissaire de l&rsquo;exposition</p> Tue, 31 Mar 2015 16:03:28 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Germaine Krull - Jeu de Paume - May 2nd - September 27th <p style="text-align: justify;">Thanks to her participation in the avant-garde from 1920-1940, Germaine Krull (Wilda-Poznań, Poland 1897 - Wetzlar, Germany 1985) is one of the best-known photographers in the history of photography and also one of the most famous women photographers of all time. Her works are to be found in the collections of many major museums, as well as at every event featuring avant-garde photography from the period between the two world wars. She is considered a pioneer in terms of the &lsquo;photographic book&rsquo; and her work is present in every study on 20th century female nudes. She was also one of the pioneers of photojournalism.<br /><br />The exhibition aims to show the equilibrium the photographer maintained between her undeniably avant-garde artistic vision and an active role in the media and illustration. It brings together more than 150 vintage prints from the period between 1924 and 1945 and published photos, without a systematic comparison between the two. The very structure of her books and the way the images were laid out was part of her deliberately innovative approach. Many unique images that are representative of her work still remain to be discovered, whether as photographic prints or in published form. This presentation will allow visitors to the exhibition to appreciate the continuity and the constants in Germaine Krull&rsquo;s work, whilst highlighting her aesthetic innovations.<br /><br />Krull&rsquo;s work is rarely studied, especially in comparison to the work of Man Ray, Moholy-Nagy and Kert&eacute;sz. One explanation is her short and rather chaotic career (some twenty years of intense activity, with a peak period that lasted a bare eight years followed by forty years in Asia during which she almost completely lost touch with the photographic scene). Her prints have also been scattered far and wide and there is no complete and well-documented archival fonds.<br /><br />There have been few exhibitions: the first two, at the Rheinisches Landesmuseum Bonn (1977) and the Mus&eacute;e R&eacute;attu, Arles (1988) were rather lacking in substance. In 1999, a retrospective in Munich, San Francisco, Rotterdam and Paris was based on archives from the Folkwang Museum in Essen and was accompanied by a book/catalogue written by Kim Sichel. This book, written from a biographical point of view, was a key work that highlighted in particular the avant-garde and modernist aspects of Krull&rsquo;s work, although this is perhaps insufficient today to truly apprehend her &oelig;uvre.<br /><br />Unlike Bauhaus or Surrealism, Germaine Krull&rsquo;s commitment to photography was that of an energetic and travel-loving militant left-wing woman photographer and devoid of any aesthetic claims. In her own words, which rather paradoxically comprised the introduction to her book&nbsp;<em>&Eacute;tudes de Nu</em>&nbsp;(1930): &ldquo;The true photographer is one who bears witness to everyday life, it is the reporter.&rdquo;<br /><br />It is therefore vital to rethink our opinion of Germaine Krull&rsquo;s career and position our viewpoint in line with the reality of her photographic activity: she was constantly working with the idea in mind that her photos were destined for publication. The importance of the launch of&nbsp;<em>VU</em>&nbsp;magazine in 1928 is undeniable: Germaine Krull worked for the magazine from the outset and was therefore able, along with Andr&eacute; Kert&eacute;sz and &Eacute;li Lotar to devise this form of "reportage" which suited her so well. Of course, in order to make a living from her photos, she also worked for many other publications, magazines such as&nbsp;<em>Jazz</em>&nbsp;(76 photos in 17 issues),&nbsp;<em>Vari&eacute;t&eacute;s, Paris-Magazine, Art et M&eacute;decine, Voil&agrave;, L&rsquo;Art vivant, La France &agrave; table</em>, etc. She innovated by publishing books and portfolios featuring solely her photos:<em>M&eacute;tal</em>&nbsp;(1928)&nbsp;<em>100 x Paris</em>&nbsp;(1929),&nbsp;<em>&Eacute;tudes de Nu</em>&nbsp;(1930),&nbsp;<em>Le Valois</em>(1930),&nbsp;<em>La Route Paris-Biarritz</em>&nbsp;(1931),&nbsp;<em>Marseille</em>&nbsp;(1935), as well as the first photo-story with Simenon,&nbsp;<em>La Folle d&rsquo;Itteville</em>&nbsp;(1931). These publications totalise almost 500 photos. Moreover, her photos were used to illustrate numerous other books, in particular about Paris:&nbsp;<em>Paris</em>&nbsp;(1928);&nbsp;<em>Visages de Paris</em>&nbsp;(1930);<em>Paris under 4 Arstider</em>&nbsp;(1930);&nbsp;<em>La Route Paris M&eacute;diterran&eacute;e</em>(1931).<br /><br />Until the end of her life, she remained fond of the idea of publishing books with an original design:&nbsp;<em>Ballets de Monte-Carlo</em>(1937);&nbsp;<em>Uma Cidade Antiga do Brasil: Ouro Preto; Chieng Mai,s.d.; Bangkok</em>&nbsp;(1964) ;&nbsp;<em>Tibetans in India</em>&nbsp;(1968). Krull&rsquo;s publications cannot be considered as simple illustrative works with a purely anecdotal function and this exhibition reinstates their importance, showing how they influenced her reports and the direction taken by her photographic career.<br /><br />Krull&rsquo;s &oelig;uvre was therefore defined by opportunities for publishing her photos and it can only truly be understood if these factors are taken into account. Her whole body of work is in relation to the concepts of photojournalism and illustration, a fact which is confirmed by the existence of a notebook in which she listed the themes of all of her photo shoots, but this fact did not stop her from entering the same photos into exhibitions in which photography was recognised as an independent artistic activity: her books, portfolios and photo-stories were as innovative as photojournalism.<br /><br />The works on show come from both private and public collections including those of the: Amsab-Institute of Social History, Ghent, Belgium; Folkwang Museum, Essen, Germany; Museum of Modern Art (MoMA), New York; Biblioth&egrave;que Nationale de France, Paris; Mus&eacute;e National d&rsquo;Art Moderne, Centre Pompidou, Paris and Mus&eacute;e Nic&eacute;phore-Ni&eacute;pce, Chalon-sur-Sa&ocirc;ne.<br /><br /><br />Curator: Michel Frizot, photographic historian.<br /><br />Partners: An exhibition produced by Jeu de Paume.<br /><br />Media partners:&nbsp;A NOUS PARIS,&nbsp;De l&rsquo;air,&nbsp;Time Out Paris,&nbsp;TSF Jazz.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Germaine Krull (1897-1985) est une des photographes les plus connues de l&rsquo;histoire de la photographie, pour sa participation aux avant-gardes des ann&eacute;es 1920-1940, et l&rsquo;une des femmes-photographes les plus c&eacute;l&egrave;bres. La publication de son portfolio<em>M&eacute;tal</em>&nbsp;en 1928, sa pr&eacute;sence &agrave; l&rsquo;exposition &laquo; Film und Foto &raquo; en 1929 sont les &eacute;v&eacute;nements le plus souvent rappel&eacute;s, qui l&rsquo;inscrivent de fait comme l&rsquo;une des &eacute;g&eacute;ries de la &laquo; modernit&eacute; &raquo; photographique.<br /><br />Et pourtant l&rsquo;&oelig;uvre de Krull est l&rsquo;une des moins &eacute;tudi&eacute;es, &agrave; la diff&eacute;rence de celle de Man Ray, Moholy-Nagy ou Kert&eacute;sz. Cela tient &agrave; une carri&egrave;re courte et chaotique &ndash; une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es actives en France, avec un climax d&rsquo;&agrave; peine cinq ans, puis les quarante derni&egrave;res ann&eacute;es en Asie, o&ugrave; les liens avec le milieu photographique sont presque rompus &ndash;, et aussi &agrave; la dispersion de ses tirages, comme &agrave; l&rsquo;absence d&rsquo;un fonds d&rsquo;archives complet et bien identifi&eacute;. Peu d&rsquo;expositions ont eu lieu : les deux premi&egrave;res, succinctes, en 1977 (Rheinisches Landesmuseum, Bonn) et 1988 (par Christian Bouqueret, mus&eacute;e R&eacute;attu, Arles), et la r&eacute;trospective de 1999, mont&eacute;e &agrave; partir de ses archives d&eacute;pos&eacute;es au Folkwang Museum d&rsquo;Essen (pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Munich, San Francisco, Rotterdam, Paris) dont le catalogue d&eacute;veloppe la biographie autour des notions d&rsquo;&laquo; avant-garde &raquo; et de &laquo; modernit&eacute; &raquo;.<br /><br />Il s&rsquo;agit aujourd&rsquo;hui de rendre compte de l&rsquo;&oelig;uvre &eacute;clat&eacute;e d&rsquo;une femme-photographe politiquement ancr&eacute;e &agrave; gauche, &eacute;nergique, engag&eacute;e, voyageuse, dont l&rsquo;engagement photographique est &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; d&rsquo;une revendication esth&eacute;tique, artistique ou interpr&eacute;tative du type Bauhaus ou surr&eacute;alisme. Selon ses propres termes, &laquo; le vrai photographe, c&rsquo;est le t&eacute;moin de tous les jours, c&rsquo;est le reporter &raquo; (ce propos ouvre paradoxalement son livre&nbsp;<em>&Eacute;tudes de nu</em>, en 1930).<br /><br />Il est essentiel de montrer que Germaine Krull travaille constamment en vue de la publication de ses photographies : on sait l&rsquo;importance du magazine&nbsp;<em>VU</em>&nbsp;lanc&eacute; en 1928, auquel elle participe d&egrave;s le d&eacute;but (280 photographies reproduites dans&nbsp;<em>VU</em>), et qui lui permet d&rsquo;&eacute;laborer, avec Kert&eacute;sz et Lotar, cette forme du &laquo; reportage &raquo; qui lui convient tellement. Mais afin de vivre de ses photographies, elle participe &agrave; de nombreuses autres publications, comme les magazines&nbsp;<em>Jazz</em>&nbsp;(76 photographies sur 17 num&eacute;ros),&nbsp;<em>Vari&eacute;t&eacute;s, Paris-Magazine, Art et M&eacute;decine, Voil&agrave;, L&rsquo;Art vivant, La France &agrave; table</em>, etc.<br /><br />Et surtout, fait notoire, elle innove par la publication de livres photographiques ou portfolios dont elle est l&rsquo;unique auteur :<em>M&eacute;tal</em>&nbsp;(1928)&nbsp;<em>100 x Paris</em>&nbsp;(1929),&nbsp;<em>&Eacute;tudes de nu</em>&nbsp;(1930),&nbsp;<em>Le Valois</em>(1930),&nbsp;<em>La Route Paris-Biarritz</em>&nbsp;(1931),&nbsp;<em>Marseille</em>&nbsp;(1935), ainsi que le premier photo-roman avec Simenon,&nbsp;<em>La Folle d&rsquo;Itteville</em>(1931) : ces publications &agrave; elles seules regroupent pr&egrave;s de 500 photos. Ses images illustrent d&rsquo;autre part de nombreux autres livres, notamment sur Paris (<em>Paris</em>, 1928 ;&nbsp;<em>Visages de Paris</em>, 1930 ;&nbsp;<em>Paris under 4 Arstider</em>, 1930 ;&nbsp;<em>La Route de Paris M&eacute;diterran&eacute;e</em>, 1931).<br /><br />L&rsquo;&oelig;uvre de Krull est donc profond&eacute;ment li&eacute;e &agrave; l&rsquo;apparition de formes innovantes du reportage et de l&rsquo;illustration photographique autour de 1930 ; ce qui n&rsquo;exclut pas de participer avec les m&ecirc;mes images &agrave; des expositions o&ugrave; la photographie est reconnue comme une activit&eacute; artistique autonome.<br /><br />L&rsquo;exposition &laquo; Germaine Krull &raquo; propose une nouvelle lecture de son &oelig;uvre en r&eacute;&eacute;quilibrant une vision artistique int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;avant-garde et une fonction m&eacute;diatique et illustrative (de laquelle se nourrissent aussi les mouvements modernes comme le surr&eacute;alisme ou le constructivisme). Le parcours propos&eacute; par l&rsquo;exposition concernera principalement la p&eacute;riode de pleine activit&eacute; photographique 1926-1933, en &eacute;voquant aussi son travail au service de la France Libre, jusqu&rsquo;en 1945 et la p&eacute;riode ult&eacute;rieure, lorsqu&rsquo;elle vit en Asie.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exposition sera constitu&eacute;e d&rsquo;environ 130 tirages d&rsquo;&eacute;poque, et de nombreux extraits de livres et magazines rendant compte des intentions et des imaginaires de la photographe.<br />La pr&eacute;sentation chronologique s&rsquo;articulera autour des th&egrave;mes propres &agrave; Germaine Krull, qui sont aussi symptomatiques de son r&ocirc;le moderniste :<br />- l&rsquo;architecture m&eacute;tallique,<br />- le nu f&eacute;minin,<br />- les vues urbaines et le trafic automobile, notamment &agrave; Paris et Marseille, qui exploitent les principes de d&eacute;construction de l&rsquo;espace de la Nouvelle Vision,<br />- les &laquo; documents de la vie sociale &raquo; : les clochards, la zone, les halles, les bals, les m&eacute;tiers, etc.,
<br />- la femme et la condition f&eacute;minine (ouvri&egrave;res de Paris, nombreux portraits),<br />- la route, l&rsquo;un des ses th&egrave;mes r&eacute;currents de reportage (avec certaines photographies prises depuis la fen&ecirc;tre du v&eacute;hicule),<br />Cette pr&eacute;sentation permettra d&rsquo;appr&eacute;cier la continuit&eacute; et les constantes du travail de Germaine Krull, son r&ocirc;le dans l&rsquo;&eacute;panouissement des formes photographiques, tout en mettant en valeur ses innovations esth&eacute;tiques et l&rsquo;ind&eacute;pendance de ses conceptions photographiques, dans un esprit d&rsquo;&eacute;mancipation et avec une volont&eacute; de partage imm&eacute;diat par les publications.</p> <p style="text-align: justify;">Commissaire : Michel Frizot, historien de la photographie<br /><br />Partenaires : Exposition produite par le Jeu de Paume.<br /><br />Partenaires m&eacute;dias :&nbsp;A NOUS PARIS,&nbsp;de l&rsquo;air,&nbsp;Time Out Paris,TSF Jazz.</p> Tue, 31 Mar 2015 15:51:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Mimosa ECHARD - Frac Île-de-France, le Plateau - April 2nd - May 3rd <p style="text-align: justify;">Mimosa Echard produce kind interventions, with economy of means, materials and gesture, to create subtle and mischievous works. Games use conceptual boundaries between Culture / Nature while providing new narrative possibilities. In the window display,&nbsp;<em>Dead is the new life</em>, echoing the Zombie film, that she propose to make with the children during the Easter holiday &ndash; a mass of flesh &ndash; colored wax is spread on the ruins of civilization.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Mimosa Echard r&eacute;alise des interventions l&eacute;g&egrave;res, presque a minima : &eacute;conomie des moyens, des mat&eacute;riaux, du geste, pour cr&eacute;er des &oelig;uvres subtiles et malicieuses. Des jeux d&rsquo;aller-retour formels et conceptuels d&eacute;jouent les fronti&egrave;res culture/nature tout en constituant de nouveaux possibles narratifs. Pour la vitrine, elle propose&nbsp;<em>Dead is the new life</em>, en &eacute;cho au film de Zombie qu&rsquo;elle propose de tourner avec les enfants pendant les stages des vacances de P&acirc;ques &ndash; un amas de cire couleur chair, est &eacute;tal&eacute; sur les d&eacute;bris de la civilisation.</p> Tue, 31 Mar 2015 15:40:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Charles de la Fosse - Chateau de Versailles - February 24th - May 24th <p style="text-align: justify;">From February 24 to May 24 2015, on the occasion of the year of Louis XIV, the Palace of Versailles is hosting the exhibition &laquo; Charles de La Fosse (1636-1716), triumph of color &raquo; inside Madame de Maintenon's Apartment and throughout the State Apartments.</p> <h4 style="text-align: justify;"><strong>Charles de La Fosse, the triumph of color (1636-1716)</strong></h4> <p style="text-align: justify;">Although almost forgotten over the past two centuries, Charles de La Fosse (1636-1716) introduced a<strong>&nbsp;great many new ideas during the reign of Louis XIV</strong>, of whom he was a contempory. His work bears testimony to the artistic development of Charles Le Brun under whom he studied, and that of Antoine Watteau, a close friend. Considered to be&nbsp;<strong>one of the greatest painters of his time</strong>, Charles de La Fosse contributed to all the royal worksites at the Tuileries, the Palace of Versailles and the Invalides, while still devoting a large amount of time to private commissions. His body of work is equally<strong>&nbsp;exceptional for his numerous drawings</strong>, in particular those using the "trois crayons" technique (black, red, white).</p> <p style="text-align: justify;">Charles de La Fosse's work can be admired throughout the Palace, as an introduction to the monographic exhibition devoted to him in Madame de Maintenon's Apartement. The display of major compositions in the Royal Chapel, the Diana Room and the Apollo Room - restored for the occasion - reveals La Fosse to be one of the<strong>&nbsp;main creators behind the decoration in Versailles</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">The exhibition at the end of the tour of the State Apartments highlights the different aspects of the artist's talent, inspired by the masters of the Acad&eacute;mie (Poussin and Le Brun), and strongly influenced by contact with Venetian (Titian and Veronese) and Flemish (Rubens and Van Dyck) paintings to produce light&nbsp;<strong>seductive paintings with glowing colours</strong>. Preferring colour to lines, La Fosse's work was&nbsp;<strong>extremly innovative</strong>&nbsp;and makes him one of the great pioneers of the 18th century.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Du 24 f&eacute;vrier au 24 mai 2015, dans le cadre de l'ann&eacute;e Louis XIV, le ch&acirc;teau de Versailles accueille l&rsquo;exposition &laquo; Charles de La Fosse (1636-1716), le triomphe de la couleur &raquo; dans l'appartement de Madame de Maintenon et un parcours &agrave; travers les Grands Appartements.</p> <p style="text-align: justify;">Quelque peu tomb&eacute; dans l'oubli ces deux derniers si&egrave;cles, Charles de La Fosse (1636-1716) est pourtant&nbsp;<strong>le grand introducteur des id&eacute;es nouvelles sous le r&egrave;gne de Louis XIV</strong>dont il est l'exact contemporain. Son&nbsp;&oelig;uvre t&eacute;moigne de l'&eacute;volution de la cr&eacute;ation artistique, de Charles Le Brun, dont il fut l'&eacute;l&egrave;ve, &agrave; celle d'Antoine Watteau, un ami proche. Consid&eacute;r&eacute; comme&nbsp;<strong>l'un des meilleurs peintres de son temps</strong>, Charles de La Fosse participe &agrave; tous les chantiers royaux des Tuileries, du ch&acirc;teau de Versailles et des Invalides, tout en consacrant une grande part de son activit&eacute; aux commandes priv&eacute;es. Son&nbsp;&oelig;uvre est aussi&nbsp;<strong>remarquable par ses nombreux dessins</strong>, notamment ceux &agrave; la technique des trois crayons (pierre noire, sanguine, rehauts de blanc).</p> <p style="text-align: justify;">En introduction &agrave; l'exposition monographique qui lui est consacr&eacute;e dans l'Appartement de Madame de Maintenon, l'&oelig;uvre de Charles de La Fosse est&nbsp;<strong>&agrave; red&eacute;couvrir tout au long d'un parcours dans le Ch&acirc;teau</strong>. Au travers des grandes compositions r&eacute;alis&eacute;es pour la Chapelle Royale, le salon de Diane ou le salon d'Apollon - restaur&eacute; &agrave; cette occasion - ce parcours r&eacute;v&egrave;le La Fosse comme<strong>l'un des cr&eacute;ateurs majeurs du d&eacute;cor de Versailles</strong>.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>L'exposition</strong>&nbsp;pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la fin du circuit des Grands Appartements met en lumi&egrave;re les diff&eacute;rentes facettes du talent de l'artiste qui, puisant ses racines chez les ma&icirc;tres de l'Acad&eacute;mie (Poussin et Le Brun), sait se renouveler au contact de la peinture v&eacute;nitienne (Titien et V&eacute;ron&egrave;se) et flamande (Rubens et Van Dyck) pour cr&eacute;er une&nbsp;<strong>peinture s&eacute;duisante et l&eacute;g&egrave;re, aux coloris chatoyants</strong>. Favorisant la couleur plut&ocirc;t que la ligne, l'&oelig;uvre de La Fosse,&nbsp;<strong>extr&ecirc;mement novatrice</strong>, fait du peintre l'un des grands pr&eacute;curseurs du XVIIIe si&egrave;cle.</p> <p>&nbsp;</p> Tue, 31 Mar 2015 15:32:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Centre Pompidou - March 4th - June 1st <p class="notice" style="text-align: justify;"><strong>Que reste-t-il lorsque tout a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; photographi&eacute; ?</strong>&nbsp;Lorsque des d&eacute;cennies d&rsquo;enregistrements photographiques semblent avoir &eacute;puis&eacute; tous les sujets, l&rsquo;ensemble des mises en sc&egrave;ne imaginables et la totalit&eacute; des angles de vue possibles ? Que reste-t-il lorsque le r&eacute;el semble ext&eacute;nu&eacute; &agrave; force d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; redupliqu&eacute; ? Il reste la photographie elle-m&ecirc;me. Le Centre Pompidou choisit d&rsquo;exposer le fruit de ces interrogations &agrave; travers pr&egrave;s de quatre-vingts &oelig;uvres et documents, traversant l&rsquo;histoire de la photographie et l&rsquo;&oelig;uvre de grandes figures de l&rsquo;art moderne et contemporain.<br /> <br /> Depuis les avant-gardes des ann&eacute;es 1920 et 1930, les artistes questionnent le m&eacute;dium photographique lui-m&ecirc;me pour tenter de comprendre sa qualit&eacute; ou sa sp&eacute;cificit&eacute;. &laquo; L&rsquo;essence de l&rsquo;esprit moderne, &eacute;crivait le critique am&eacute;ricain Clement Greenberg, se d&eacute;finit par l&rsquo;utilisation de certaines m&eacute;thodes propres &agrave; une discipline pour critiquer cette discipline elle-m&ecirc;me, non dans un but subversif, mais afin de d&eacute;terminer exactement son domaine de comp&eacute;tence &raquo;. Les artistes du pop art, de l&rsquo;art conceptuel et du postmodernisme ont pouss&eacute; plus loin cette interrogation de la photographie sur elle-m&ecirc;me. Il s&rsquo;agissait moins de d&eacute;finir le domaine de comp&eacute;tence du m&eacute;dium afin de lui assurer une l&eacute;gitimit&eacute; dans le concert des arts que de questionner l&rsquo;id&eacute;e que l&rsquo;on s&rsquo;en faisait d&eacute;sormais. Dans la p&eacute;riode contemporaine, l&rsquo;av&egrave;nement des technologies num&eacute;riques a suscit&eacute; de nouvelles formes d&rsquo;exp&eacute;rimentations destin&eacute;es &agrave; tester et &agrave; mettre en &eacute;vidence les fonctionnalit&eacute;s du nouvel outil.<br /> <br /> Des ann&eacute;es 1920 jusqu&rsquo;au d&eacute;but du 21e si&egrave;cle, de Man Ray &agrave; Jeff Wall, en passant par Ugo Mulas, la pr&eacute;sente exposition r&eacute;unit des &oelig;uvres qui ont toutes en commun de poser la m&ecirc;me question : &laquo; Qu&rsquo;est-ce que la photographie ? &raquo; Ce sont tant&ocirc;t les photographes eux-m&ecirc;mes qui &eacute;prouvent la n&eacute;cessit&eacute; de s&rsquo;interroger sur ce qu&rsquo;ils font et de proposer une forme de synth&egrave;se de leur art, tant&ocirc;t les historiens, les th&eacute;oriciens, ou simplement les regardeurs qui per&ccedil;oivent dans une photographie produite incidemment une valeur manifeste. Les r&eacute;ponses peuvent &ecirc;tre techniques, essentialistes, ou m&eacute;taphoriques. Pour certains, la photographie est un point de vue, un cadre, ou un mat&eacute;riau. Pour d&rsquo;autres, elle se d&eacute;finit par un regard, une certaine sensibilit&eacute; &agrave; la lumi&egrave;re ou aux ombres. Pour d&rsquo;autres encore, elle est un &eacute;cart, une fixation du temps, une r&eacute;duction du monde&hellip;<br /> <br /> Pendant pr&egrave;s d&rsquo;un si&egrave;cle, artistes et th&eacute;oriciens ont tent&eacute; de d&eacute;finir l&rsquo;ontologie du m&eacute;dium photographique, c&rsquo;est-&agrave;-dire son essence m&ecirc;me. La diversit&eacute; tant formelle que conceptuelle des &oelig;uvres montr&eacute;es dans l&rsquo;exposition t&eacute;moigne qu&rsquo;&agrave; la question &laquo; Qu&rsquo;est-ce que la photographie ? &raquo;, on ne peut apporter une unique r&eacute;ponse. Chacun se fait sa propre id&eacute;e du m&eacute;dium. Ainsi, derri&egrave;re un titre qui fait mine de s&rsquo;inscrire dans la tradition des tentatives de d&eacute;finitions d&eacute;finitives de la photographie, l&rsquo;exposition propose exactement le contraire : une anti-ontologie.</p> <p class="notice" style="text-align: justify;">Commissaire : Mnam/Cci, C.Cheroux. K.Ziebinska-Lewandowska<span style="text-align: left;">&nbsp;</span></p> Tue, 31 Mar 2015 15:25:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Roland Barthes - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - May 5th - July 26th <p style="text-align: justify;">Roland Barthes aurait eu 100 ans en 2015 et la BnF organise une exposition qui rend hommage &agrave; celui qui fut tout &agrave; la fois un intellectuel, un th&eacute;oricien du langage et de la litt&eacute;rature, et un &eacute;crivain.&nbsp;<br />L&rsquo;all&eacute;e Julien-Cain mettra en sc&egrave;ne et en espace&laquo; les &eacute;critures de Roland Barthes &raquo; sous la forme de longs panneaux aptes &agrave; rendre visible le &laquo; spectacle de l&rsquo;&eacute;criture &raquo;, dans un parcours qui sera aussi une mani&egrave;re de retracer les engagements intellectuels de Barthes (politiques, th&eacute;&acirc;traux, litt&eacute;raires, s&eacute;miologiques, mythologiques&hellip;), et de reconstituer &laquo; l&rsquo;empire des signes &raquo; par lequel l&rsquo;oeuvre a d&eacute;voil&eacute; un imaginaire qui lui est propre.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">La Galerie des donateurs sera exclusivement consacr&eacute;e aux&nbsp;<em>Fragments d&rsquo;un discours amoureux</em>. Le manuscrit, les fichiers et les textes pr&eacute;paratoires mettront en sc&egrave;ne la gen&egrave;se de ce livre majeur dans la reconnaissance publique de Roland Barthes.</p> Tue, 31 Mar 2015 15:05:07 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Bibliothèque nationale de France - François-Mitterrand - March 26th - April 12th <p style="text-align: justify;">The BnF pays homage to Cabu, Charb, Honor&eacute;, Tignous and Wolinski, the five artists who tragically died during the terrorrist attack of&nbsp;<em>Charlie Hebdo</em>&nbsp;on January the 7th, 2015. A selection of their cartoons will be presented in the Julien Cain alley at Fran&ccedil;ois-Mitterrand Library, from March the 26th to April the 12th. Professional or amateur artists from France and abroad expressed themselves spontaneously when this tragic news was announced and their drawings will also be presented. Everyone - artists, journalists and people all around the world - was profoundly dumbfounded by the event.</p> <p style="text-align: justify;">For several years, the BnF has been contributing to the enhancement of press cartoons, now more familiar to the general public. It holds major collections of original works by famous artists such as Daumier, Wolinski, Forain, Effel or Tim among the most famous ones. The library organizes a number of events &ndash; exhibitions, biennial events, symposiums, awards - to promote the work of these artists of yesterday and today. This time, the BnF consolidates its position and commitment by proposing an exhibition of drawings but also a study day entitled &ldquo;Because even fear can be changed into drawings&rdquo;. The &lsquo;Troph&eacute;e Presse Citron/BnF&rsquo; ceremony will take place at the same moment.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">La BnF rend hommage aux cinq dessinateurs&nbsp;<strong>Cabu</strong>,&nbsp;<strong>Charb</strong>,&nbsp;<strong>Honor&eacute;</strong>,&nbsp;<strong>Tignous</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Wolinski&nbsp;</strong>disparus tragiquement lors de l&rsquo;attaque de&nbsp;<em>Charlie Hebdo</em>&nbsp;le 7 janvier 2015. On pourra d&eacute;couvrir dans l&rsquo;all&eacute;e Julien Cain du site Fran&ccedil;ois-Mitterrand, du 26 mars au 12 avril, un choix de leurs dessins ainsi que ceux de dessinateurs fran&ccedil;ais et &eacute;trangers, professionnels et amateurs, qui se sont exprim&eacute;s spontan&eacute;ment &agrave; l&rsquo;annonce de cette terrible nouvelle.On sait la stupeur inou&iuml;e que cet &eacute;v&eacute;nement a suscit&eacute;e chez tous, les dessinateurs, les journalistes et les populations du monde entier.</p> <p style="text-align: justify;">La BnF contribue depuis plusieurs ann&eacute;es &agrave; la mise en valeur du dessin de presse aupr&egrave;s du grand public. Elle conserve d&rsquo;importantes collections d&rsquo;&oelig;uvres originales, de Daumier &agrave; Wolinski en passant par Forain, Effel ou Tim parmi les plus c&eacute;l&egrave;bres. La biblioth&egrave;que s&rsquo;attache &agrave; mieux faire conna&icirc;tre le travail des dessinateurs d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui par des expositions,biennales, journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes, prix...Fid&egrave;le &agrave; son engagement, la BnF consolide ce rendez- vous en mars prochain gr&acirc;ce &agrave; une pr&eacute;sentation de dessins mais aussi une journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude&nbsp; sur le th&egrave;me &laquo; Quand la peur se dessine avec humour &raquo; et la remise du Troph&eacute;e Presse Citron/BnF.</p> <p>&nbsp;</p> Tue, 31 Mar 2015 14:58:28 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Mode 2, T-KID 170, TOXIC - Pinacothèque de Paris - March 12th - September 13th <p style="text-align: justify;">The exhibition&nbsp;<strong><em>Pressionism, the Masterpieces of Graffiti on Canvas from Basquiat to Bando</em></strong>, will bring together, from March 12, 2015 in the Pinacoth&egrave;que de Paris nearly one hundred paintings, carried out between the 1970s and 1990s by the greatest masters of graffiti on canvas.These masterpieces will highlight the hidden history of that movement, unfairly linked to tagging and incorrectly identified by official Art history.</p> <p style="text-align: justify;">If the recent paintings of urban art are obvious to the large public who sees them in the galleries, very few people know that, since the 1970s, the graffiti artists created in studios a genuine production on canvas, far from the street and from Street Art, to which they are nowadays relegated. Indeed, from the very start, graffiti artists, among whom were Coco and Phase 2, gathered around Hugo Martinez within the UGA (Union of Graffiti Artists) in order to exhibit their works in galleries.</p> <p style="text-align: justify;">Andy Warhol approached and linked to his own story two artists taken from the world of graffiti : Keith Haring and Jean-Michel Basquiat (presented in this exhibition), covering the 1970s through the 1990s. The movement, in its entirety, with its history and its grand masters remained, for its part, remote from the classical art scene, and from the eyes of the public, which can finally discover it and admire its masterpieces.</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exposition&nbsp;<strong><em>Le Pressionnisme 1970 - 1990, les chefs-d&rsquo;&oelig;uvre du graffiti sur toile de Basquiat &agrave; Bando</em></strong>, rassemblera &agrave; partir du 12 mars 2015 &agrave; la Pinacoth&egrave;que de Paris, pr&egrave;s d&rsquo;une centaine d&rsquo;&oelig;uvres, r&eacute;alis&eacute;es entre les ann&eacute;es 1970 et 1990 par les plus grands ma&icirc;tres du graffiti sur toile. Ces chefs-d&rsquo;&oelig;uvre mettront en lumi&egrave;re l&rsquo;histoire cach&eacute;e de ce mouvement, injustement associ&eacute; au tag et mal identifi&eacute; par l&rsquo;histoire officielle de l&rsquo;Art.</p> <p style="text-align: justify;">Si les toiles r&eacute;centes d&rsquo;art urbain sont une &eacute;vidence pour le grand public qui les c&ocirc;toie en galerie, peu savent encore que, depuis les ann&eacute;es 1970, les artistes graffiti cr&eacute;ent en atelier une v&eacute;ritable production sur toile, loin de la rue et du Street Art dans lequel on les cantonne. En effet, d&egrave;s les origines, les graffeurs, parmi lesquels Coco et Phase 2, se regroupent autour d&rsquo;Hugo Martinez au sein de l&rsquo;UGA (Union of Graffiti Artists) pour exposer leurs &oelig;uvres dans les galeries.</p> <p style="text-align: justify;">Andy Warhol approche et associe &agrave; son histoire deux artistes issus du graffiti, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat (pr&eacute;sent&eacute; dans cette exposition) couvrant les ann&eacute;es 1970 &agrave; 1990. Le mouvement dans son entier, avec son histoire et ses grands ma&icirc;tres, est rest&eacute; quant &agrave; lui &agrave; l'&eacute;cart de la sc&egrave;ne artistique classique et du regard d'un public qui peut enfin d&eacute;couvrir et en admirer les chefs-d'oeuvre.</p> <p>&nbsp;</p> Tue, 31 Mar 2015 11:20:32 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list