ArtSlant - Openings & events http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Gérard Traquandi - FONDATION RICARD - November 19th, 2012 7:00 PM - 9:00 PM <h2 style="text-align: justify;">Patrick Javault invites artist Gérard Traquandi on the occasion of the publication of GT by P. edition</h2> <div class="presentation"> <p style="text-align: justify;">Many of us have probably long forgotten that in January 2009, Marseille was covered with a thick layer of snow for two days. Gérard Traquandi has a good reason to remember it, since that moment marked a change in his artistic practice.</p> <p style="text-align: justify;">To "free [himself] of [his] own gesture," he developed techniques to take prints and transfer them to reveal hidden paintings under surface layers of paint. These large or very large all-overs, which revisit part of the history of abstraction, take a different approach to nature (textures, surfaces, chemicals...).<br />GT, a book designed in close collaboration with publisher and friend Denis Prisset, shows this three-year production through photographs of the studios and their relation to lines, drawings, landscape photographs. Baldine Saint Girons's text constitutes an opening in the book while putting creation into perspective.</p> <p style="text-align: justify;">Presenting the book or getting the book to speak: this is what we will try to do with Gérard Traquandi, with one of his paintings by his side.</p> <p style="text-align: justify;">*****************************</p> <h2 style="text-align: justify;">Patrick Javault reçoit l'artiste Gérard Traquandi à l'occasion de la publication de GT aux éditions P.</h2> <p style="text-align: justify;">Il est probable que beaucoup d'entre nous ont déjà oublié qu'en janvier 2009, Marseille a été recouverte durant deux jours d'une épaisse couche de neige. Gérard Traquandi a, lui, une raison particulière de s'en souvenir puisqu'il date de ce moment le début d'un changement dans sa pratique artistique. <br />Pour se "libérer de son propre geste", il met au point des techniques d'empreinte et de report pour révéler les tableaux cachés sous la peinture. Ces grands, voire très grands, all-over qui revisitent une partie de l'histoire de l'abstraction, approchent autrement la nature (textures, reliefs, chimies...). <br />Le livre GT , réalisé en étroite collaboration avec Denis Prisset, éditeur et ami, montre cette production de trois ans par des photographies d'ateliers mises en rapport avec des tracés, des dessins, des photos de paysage. Le texte de Baldine Saint Girons offre une ouverture à l'intérieur de l'ouvrage en même temps qu'une mise en perspective.</p> <p style="text-align: justify;">Présenter ce livre ou le faire parler, voilà à quoi on s'essaiera avec Gérard Traquandi, et en présence d'un de ses tableaux.</p> <p style="text-align: justify;">Gérard Traquandi - <em>GT , </em>avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône, de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et du Centre national des arts plastiques, ministère de la Culture et de la Communication.</p> </div> Sun, 18 Nov 2012 03:49:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Jerome Zonder, Axel Pahlavi, Myriam Mechita, Audrey Nervi, Benoit Huot, Maike Freess, Nicolas Darrot - Galerie Eva Hober - November 22nd, 2012 6:00 PM - 9:00 PM Thu, 15 Nov 2012 14:53:03 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Paul Kos - Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois - November 22nd, 2012 6:00 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">Before the inauguration of his solo show at Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois by Paul Kos (born 1942), this Californian artist has been known in France essentially through a few emblematic pieces seen in group shows, and because of his presence in collections such as the Fondation Kadist and the Fonds Régional d’Art Contemporain Lorraine. In Europe he is perhaps best known for his influence on the Bay Area conceptual scene, as observed by those who travelled to San Francisco, and for his contribution to American conceptual art in general, as well as through the considerable critical literature that has grown up around his work since the beginning of his career in the late 1960s.</p> <p style="text-align: justify;">The catalogue of his major retrospective at the Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive in 2003 makes clear the important role played by Kos in relation to other artists of his generation, to whom he was close (Vito Acconci, Bruce Nauman, Bas Jan Ader, Joseph Kosuth, Larry Bell, to name but a few), and to younger artists who now recognise him as one of the most influential teachers on the West Coast over the last three decades. Among them we find Julien Berthier, who took his classes, and who is taking over the Project Room in parallel to Kos’ exhibition.</p> <p style="text-align: justify;">Kos has a historical role, too, by virtue of his close involvement in the creation of MoCA Los Angeles by Tom Marioni as an independent exhibition space, and also in that of the legendary magazine Avalanches.</p> <p style="text-align: justify;">This is the first time viewers in France will be able to properly experience Kos’ work. The show features a truly representative selection of his art from 1968 to 2012.</p> <p style="text-align: justify;">It will articulate both the contextual forces in play (at the centre of which, of course, is the artist) and the paradoxes on which the work is founded. By way of an introduction, we might somewhat arbitrarily begin with the antitheses East/West, Ying/Yang, Give/Receive, Form/Content, Seriousness/Humour, Ephemeral/Permanent, Ordinary/Extraordinary. The important thing to understand is that this notion of paradox is used for its dynamic properties. It is by juggling with such antitheses that the artist can hope to find equilibrium.</p> <p style="text-align: justify;">In Kos, this may take the form of the serious or joking defiance of universal laws, whether physical (for example, the Equilibre series very openly subverts gravity), chemical (Kinetic Ice Block) acoustic (The Sound of Ice Melting), or all those things combined.</p> <p style="text-align: justify;">Manifested in the form of performance, installation and video, Kos’ works are not about making objects. Their common theme, broadly, could be the concerns of sculpture. Each piece poetically and humorously attacks and dwells on the elements and data that may constitute sculpture: materials, objects, processes, actions, duration, symbolism and even ritual.</p> <p style="text-align: justify;">Leslie Compan</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">Jusqu’à ce jour, et l’inauguration de l’exposition personnelle que consacre la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois à Paul Kos (né en 1942), l’œuvre de l’artiste californien a sensiblement résonné en France au travers de quelques œuvres emblématiques visibles à l’occasion d’expositions collectives, ainsi que par sa présence dans des collections telles la Fondation Kadist ou le Fonds régional d’art contemporain Lorraine. Mais c’est surtout par ceux qui ont pu témoigner, sur place, en Californie, de la vivacité de l’influence de Paul Kos sur l’art conceptuel de la Baie de San Francisco – et, par contraste avec la scène New-Yorkaise, de sa contribution à l’art conceptuel américain tout entier, ainsi que par la notable documentation critique qui s’est adossée à son œuvre depuis les débuts de sa carrière (à la fin des années 1960) que le travail de Paul Kos a pu être appréhendé en Europe.</p> <p style="text-align: justify;">Le catalogue de la rétrospective majeure qui lui a été consacrée en 2003 au Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive indique bien la figure charnière qu’incarne Paul Kos au regard des artistes de sa génération dont il a été très proche (Vito Acconci, Bruce Nauman, Bas Jan Ader, Joseph Kosuth, Larry Bell, pour ne citer qu’eux) et de plus jeunes artistes qui le reconnaissent aujourd’hui comme l’un des enseignants les plus influents de ces trente dernières années sur la côte Ouest ; parmi eux, on retrouve d’ailleurs Julien Berthier, qui a suivi ses cours et qui investira le Project Room parallèlement à cette exposition. <br /> Figure charnière, Kos l’est également pour avoir assisté de près – si ce n’est participé – à la création du MOCA par Tom Marioni en tant que lieu d’exposition indépendant, ou encore à celle du mythique magazine <em>Avalanches</em>. <br /> Pour la première fois en France, le public aura l’occasion de découvrir le travail de Paul Kos, de l’expérimenter véritablement au travers d’un corpus d’œuvres très représentatives de sa pratique et qui courent de 1968 à 2012.</p> <p style="text-align: justify;">Ces oeuvres mettent en lumière les forces paradoxales sur lesquelles l’œuvre de Kos est fondée. En guise d’introduction, nous pourrions arbitrairement donner comme exemple les oppositions Est/Ouest, Ying/Yang, Donneur/Receveur, Forme/Contenu, Sérieux/Humour, Ephémère/Permanent, Ordinaire/Extraordinaire. <br /> Ce qu’il est important de noter, c’est que cette notion paradoxe est employée pour ses propriétés dynamiques, car c’est en jonglant avec elle que l’artiste peut prétendre à la recherche d’un équilibre. <br /> Cela peut se traduire chez Kos par la défiance sérieuse ou amusée de lois universelles qu’elles relèvent de la physique (comme c’est le cas pour la série d’œuvres intitulées <em>Equilibre</em> qui, sans équivoque aucune, déjouent la gravité), de la chimie (<em>Kinetic Ice Block</em>), de l’acoustique (<em>The Sound of Ice Melting</em>), ou de tout cela à la fois.</p> <p style="text-align: justify;">Si elles trouvent leur forme dans la performance, l’installation, la vidéo, les œuvres de Paul Kos n’ont pas pour fin la production d’objets. Leur point de rencontre serait plutôt lié aux préoccupations de la sculpture : chacune s’attardant, s’attaquant avec poésie et dérision aux éléments ou données qui peuvent constituer la sculpture. Entrent ainsi en jeu les matériaux ou les objets, le processus, le geste, la durée, ou encore la dimension symbolique, voire même rituelle, de l’Art.</p> <p style="text-align: justify;">Leslie Compan</p> <p style="text-align: justify;"></p> Sun, 25 Nov 2012 02:25:20 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Julien Berhier - Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois - November 22nd, 2012 6:00 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">En regard de l’exposition monographique dédiée à Paul Kos dans l’espace de la galerie Vallois, le Project Room est consacrée à l’artiste Julien Berthier (né en 1975).</p> <p style="text-align: justify;">Bien que les termes de coïncidence ou encore d’accident ne soient pas pour déplaire à Kos et Berthier, nous devons dire d’emblée que ce rapprochement n’est pas fortuit mais bien volontaire. Alors qu’il est étudiant à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Julien Berthier a suivi en 1998 les cours de Paul Kos au San Francisco Art Institute, bénéficiant de son enseignement et témoignant en retour de l’influence que Kos a exercée sur plusieurs générations de jeunes artistes. Et c'est lui qui, représenté par la galerie depuis 2001, a fait redécouvrir cette oeuvre aux Vallois, et a initié cette nouvelle collaboration.</p> <p style="text-align: justify;">Il est ainsi naturel de retrouver des similitudes entre les deux artistes, tout au moins pour ce qui concerne l’analyse et la méthodologie de travail. <br /> La sensibilité au contexte artistique et social, alliée à l’observation des mécanismes symboliques, sociaux et économiques qui sont à l’œuvre, engagent Berthier et Kos à révéler les contradictions et l’absurdité de la réalité avec légèreté et humour.</p> <p style="text-align: justify;">Remarquablement, chez Julien Berthier l’objet est envisagé comme catalyseur, ou même comme symbole de cette absurdité, car animé entre deux tendances contradictoires : le désir de l’amélioration par l’objet et le constat de son inutilité. Il y a en cela chez Julien Berthier quelque chose de Jacques Carelman, décorateur et illustrateur français connu pour la parodie du catalogue Manufrance publiée sous le titre Catalogue d'objets introuvables en 1969. Cette encyclopédie des objets pratiques entretient, pareillement au travail de Julien Berthier, le doute quant à la possible effectivité des objets.</p> <p style="text-align: justify;">Nous pouvons dire qu’il en est de même pour les images et le texte, qui déchirés entre le trop plein et le manque, en sont réduits à n’être que trop bavards ou trop obscurs. C’est en tous cas cela que le projet A Lost explore : en retirant sur une affiche publicitaire le terme qui signifie lui-même le manque, Julien Berthier révèle une perte de sens profonde et réduit le symbole publicitaire à sa pure fonction décorative.</p> <p style="text-align: justify;">Leslie Compan</p> <p style="text-align: justify;">****************************</p> <p style="text-align: justify;">Giving onto the Paul Kos solo show in Galerie Vallois, the Project Room is occupied by Julien Berthier (born 1975).</p> <p style="text-align: justify;">Although neither Kos nor Berthier is averse to the notions of coincidence or accident, it must be said that this juxtaposition is not at all fortuitous. In 1988, when a student at the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Julien Berthier took courses with Paul Kos at the San Francisco Art Institute. The teaching was profitable, and Berthier became another in several generations of up and coming artists to acknowledge his influence. Represented by the gallery since 2001, it was Julien who drew the attention of the Vallois to Paul Kos’ work, and who initiated this new collaboration.<br /> It is therefore not surprising if similarities are found between these two artists, at least in terms of their analyses and working methods.</p> <p style="text-align: justify;">Sensitivity to the artistic and social context, combined with alertness to symbolic, social and economic mechanisms at work there, lead both Berthier and Kos to reveal the contradictions and absurdities of our reality with a touch at once deft and humorous.</p> <p style="text-align: justify;">Remarkably enough, with Berthier the object is envisioned as a catalyst, or even as a symbol of that absurdity, in that he moves between two contradictory directions: the desire for the improvement offered by the object, and the consciousness of its uselessness. In this respect Berthier’s work has something of Jacques Carelman, the French decorator and illustrator known for his parody of the Manufrance catalogue published under the title Catalogue d’objets introuvables in 1969. Like Berthier’s work, this encyclopaedia of practical objects maintains a sense of doubt as to the possible effectiveness of the objects.</p> <p style="text-align: justify;">The same can be said for the images and text here, torn between saturation and lack, a mix of too much information and too little light. That, anyway, is what A LOST explores. By removing from an advertising poster the term that itself signifies lack, Berthier reveals a deep loss of meaning and reduces the advertising symbol to its pure decorative function.</p> <p style="text-align: justify;">Leslie Compan</p> <p></p> Sun, 18 Nov 2012 05:12:09 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Marco DEL RE - Galerie Maeght - November 22nd, 2012 6:00 PM - 8:30 PM <p align="center"><strong>La Galerie Maeght est heureuse de vous inviter</strong><b> <strong>au vernissage de l’exposition de Marco Del Re « Jardins » </strong> <strong>le jeudi 22 novembre de 18h à 20h30. </strong></b></p> <p style="text-align: justify;" class="txtjustiftx">Cette nouvelle série de peintures réalisées par Marco Del Re au cours de l’année 2012 à Saint-Paul de Vence, s’ouvre sur des jardins, des ciels, des natures mortes. Les volumes disparaissent pour libérer des espaces parcourus de tapis réunissant sols et plafonds, intérieurs et extérieurs.</p> <p style="text-align: justify;" align="center">« En Orient, l’art des jardins et celui des tisserands se sont répondu ; les plus beaux tapis évoquent le jardin d’Eden » précise l’artiste qui présente des toiles où les sens perdent leurs repères, entre rêve et réalité.</p> <p align="center"><strong>Fictions de peinture</strong></p> <p style="text-align: justify;" align="center"><br /> Marco Del Re met en scène des formes issues de l’histoire  de l’art, les assemble, crée des <em>fictions de peinture</em>. Célébration joyeuse et poétique de l’art de peindre, son œuvre se nourrit des récits de Henri Matisse, André Derain, Georges Braque, Giorgio De Chirico, Francis Picabia : cette année entre en scène la collection Borghese, où un Œdipe ingresque vient flirter avec <em>Le</em> <em>Déjeuner sur l’Herbe,</em> que l’artiste fait basculer en rhabillant les unes pour dénuder les autres (<em>Les Dégénérés</em>).</p> <p align="center"></p> Sun, 18 Nov 2012 05:37:36 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - MACparis - November 22nd, 2012 6:00 PM - 8:00 PM <h2 class="entry-title">Opening hours</h2> <p>Thursday : 2 pm to 10 pm<br /> Friday : 11 am to 10 pm<br /> Saturday and Sunday : 10 am to 8 pm</p> <p><strong>Tickets</strong> sold at the venue: 15 euros (including a catalogue) <br />Free access for children under 12.</p> Thu, 25 Oct 2012 03:58:50 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Yoshie Araki - Galerie Métanöia - November 23rd, 2012 6:00 PM - 8:00 PM Mon, 19 Nov 2012 14:16:44 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Praz-Delavallade - Paris - November 23rd, 2012 5:00 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">Agreeing to curate this show, in the period that straddles the waning year and the promise of a dawning one, validates my claim to stake a presence at the very heart of this turning point, filled, to be sure, with happy remembrances but also with the recall of more somber ones. A bittersweet nostalgia haunts my soul, fueled by memories of two books. Although I failed to realize it at the time, these turned out to mark, for me, an important if subconscious turning point.</p> <p style="text-align: justify;">The first is Klaus Mann’s autobiography, published in the post-war years, in which Mann, in an anguished effort, struggles to find his place in a new Europe he no longer recognizes. I found there some of the most sensitive pages of the literature of emigration. The second one is Chantal, a best-selling novel published in the eighties, by the Franco-American writer Yvone Lenard. Under the guise of a romantic story, the harsh ambiguities of the emigration experience are soon revealed under the superficial glitter of the glamorous heroine’s life. Although diametrically opposed, these two books reveal Los Angeles, the multi-faceted, inspiring city which prompted my great leap into the world of contemporary art.</p> <p style="text-align: justify;">Without these two encounters, and my increasingly frequent sojourns in that megalopolis, I might have remained unaware of the teeming, surging art life that makes her the rival of her older sister, the Big Apple of the East Coast. Mann and Lenard became the anchors of a story I have been living for over thirty years, a feeling best expressed, perhaps, in this Jean-Jacques Rousseau confession :</p> <p style="text-align: justify;">Nothing of what happened to me during this fondly remembered period, nothing, nothing of what I did, said and thought while it lasted, can ever fade from my memory. The times that came before and after may come back to mind occasionally, but they remain random and confused. However, I remember this one particular period vividly, as though it were still present.</p> <p style="text-align: justify;">These words echo in me like a litany, a stuck record or a film loop. Each image that unwinds brings forth the next, calling forth the question : what marks the border between what is real and what is only imagined? Dealing with events from the past brings into question, not only the matter of their representation, but also today’s retelling of past events.</p> <p style="text-align: justify;">Bergson defines the phenomenon of image storing and retrieving as an identification of the present with the past thing, whose trace has been retained in memory. It is this mode of deciphering the remembered, narrated fact that I wish to explore in Your History is Our History, a title borrowed -- though modified -- from the New York, 2010 David Salle and Richard Phillips show. Not only is your history ours too, but by the same token, ours is yours as well. I warmly welcome you to accompany us in this intrusion, this stolen glance into the mysteries of memory.</p> <p>René-Julien Praz, Los Angeles, August 2012</p> <hr /> <p style="text-align: justify;">En acceptant de monter cette exposition à cheval sur une année finissante et la promesse d’une nouvelle, je m’inscris à l’épicentre d’un <i>Turning Point</i>*, chargé de bons souvenirs mais aussi de plus noires pensées. Un sentiment nostalgique, doux amer, qui sollicite ma mémoire au travers de deux ouvrages qui ont été inconsciemment des «tournants» plus importants que je ne le prévoyais alors. <br /> <br />Le premier fait référence à Klaus Mann et à son autobiographie publiée au milieu des années 1940, dans laquelle, Mann, dans un effort désespéré peine à trouver sa place dans une Europe qui n’est plus la sienne. Il écrit alors les plus belles pages de la «littérature de l’émigration». Le second fait référence à un roman à succès publié dans les années 1980 par l’écrivaine franco-américaine Yvone Lenard au charmant titre de <i>Chantal</i>. Une histoire romanesque derrière laquelle affleure une réalité moins flamboyante, moins exotique que celle vécue par cette belle héroïne. Totalement à l’opposé l’un de l’autre, ces deux ouvrages font référence à Los Angeles, ville inspirante à l’origine de mon grand saut dans le monde de l’art contemporain. <br /> <br />Sans ces rencontres et ces séjours fréquents dans cette mégapole je n’aurais jamais eu connaissance du foisonnement exceptionnel qui nourrit cette ville jusqu’à lui fournir les moyens de rivaliser avec sa grande soeur de la Côte Est. Mann et Lenard sont ainsi devenus les ancrages d’une histoire qui m’habite depuis plus de trente ans, inspirée peut-être par cette confession Rousseauiste : <br /> <br /><i>Rien de tout ce qui m’est arrivé durant cette époque chérie, rien de ce que j’ai fait, dit et pensé tout le temps qu’elle a duré n’est échappé de ma mémoire. Les temps qui précèdent et qui suivent me reviennent par intervalles; je me les rappelle inégalement et confusément; mais je me rappelle celui-là tout entier comme s’il durait encore.</i> <br /> <br />Ces écrits résonnent en moi comme une litanie, un disque ivre, un film en débandade, chaque pan d’histoire dévide une mémoire jusqu’à poser le problème de la frontière entre le réel et l’imaginaire car le rapport avec l’antériorité amène la question de ses représentations mais aussi le regard porté aujourd’hui sur l’évènement narré. <br /> <br />Bergson fixe cette problématique sur la reconnaissance et la survivance des images. Il y a <i>une adéquation de l’image présente à la chose absente dont la mémoire a gardé la trace</i>. C’est ce mode de lecture du fait raconté que je souhaite aborder dans <i>Your History is Our History</i>, titre emprunté (bien que modifié) à l’exposition de David Salle et Richard Phillips en 2010 à New York. Non seulement votre histoire est la nôtre, mais la nôtre est la vôtre. Je vous convie bien volontiers à cette intrusion mémorielle. <br /> <br />René-Julien Praz, Los Angeles, August 2012 <br /> <br /> <br />*: référence à l’ouvrage de Klaus Mann, <i>The Turning Point</i>, New York, V. Gollancz ltd., 1942</p> Sun, 18 Nov 2012 15:00:23 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Lahcen Khedim - Galerie Claude Samuel - November 24th, 2012 4:00 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">En 2010, lors de sa première exposition en solo à la Galerie Claude Samuel, Lahcen Khedim présentait surtout de petits formats sur papier, aux traits épars, légers, quelques coulûres de peinture acrylique, qui dégageaient une force et émotion très grandes, d'une indéniable maîtrise.</p> <p style="text-align: justify;">Pour l'exposition à venir, Lahcen proposera de grands formats, couleurs fluo, surfaces chargées de symboles, de traces rageuses, puissantes, des yeux qui vous regardent depuis on ne sait quelles profondeurs . Une impression de 3 dimensions, souvent, provoquée par ce chaos de traits et couleurs.</p> <p style="text-align: justify;">Une vision d'un chaos ourlé de frises composées d'espèces de hiéroglyphes qui viennent contenir ces déchaînements, cette puissance, et nous invitent à assister à une confusion organisée. Un chaos prévu, tracé.</p> <p style="text-align: justify;">Lahcen peint au sol et mentionne Pollock, qui peignait par terre, lui aussi, à la manière des anciens dans l'art oriental.</p> <p style="text-align: justify;">Puisque pour lui, Lahcen, son inspiration se puise dans le passé pour en arriver à cette création si ….. contemporaine</p> <p style="text-align: justify;">L'exposition sera composée de d'oeuvres sur papier en grands (160x120 cm) et moyens formats<br />120x80 cm).</p> <p style="text-align: center;">***************************</p> <p style="text-align: justify;">In his first solo exhibition at Galerie Claude Samuel in 2010, Lahcen Khedim showed mostly small-sized works on paper, drawn in sparse, light strokes with just a few drips of acrylic paint here and there ; very strong, emotional works, perfectly mastered.</p> <p style="text-align: justify;">This time, Lahcen will present large-sized works, fluorescent colours, surfaces covered with symbols, in furious, powerful strokes, eyes looking out from unfathomable depths. Often this chaos of colours and strokes gives an impression of being 3-dimensional.</p> <p style="text-align: justify;">Chaos hemmed by friezes composed of sorts of hieroglyphs meant to contain all this intensity ; it invites us to look at an organized confusion, a planned, framed chaos.</p> <p style="text-align: justify;">Lahcen paints on the floor ; he mentions Pollock who worked that way, too, the way the ancients did in oriental art.</p> <p style="text-align: justify;">Since for Lahcen, his inspiration is drawn from the past, to result in this very ...contemporary creation.</p> <p style="text-align: justify;">The exhibition will present large (160 x 120 cm) and medium-sized works (120 x 80 cm)</p> Sun, 04 Nov 2012 10:04:46 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Konrad LODER, Denis Brun, Erlend VAN LANDEGHEM, Frédéric Bourret, Stéphanie de ROUGE, Dilip KUMAR MALIK, Andrey Zouari, Noëlle KONING - Galerie Duboys - November 24th, 2012 3:00 PM - 9:00 PM <p style="text-align: justify;">Les rencontres sont des moteurs, des instants que la vie offre pour s'ouvrir au monde si nous avons la capacité d'écouter et prolonger ce qui va naître. Ici, "Rencontres" relient les créations d'artistes dont nous avons croisé les routes pour poursuivre leur cheminement avec vous. Nous sommes heureux de vous présenter et partager les oeuvres de : Konrad Loder, Denis Brun, Erlend Van Landeghem, Frédéric Bourret, Stéphanie de Rougé, Dilip Kumar Malik, Andrey Zouari, Noëlle Koning. Vernissage le samedi 24 novembre, à partir de 15h.</p> <p style="text-align: justify;">A une époque où les sites internet réduisent le mot rencontre à l’évocation d’une recherche solitaire et virtuelle, choisir « Rencontres » comme titre d’exposition peut paraître banal. </p> <p style="text-align: justify;">Au contraire, c’est lui rendre sa force tant la rencontre est la base de notre activité de galeriste.  C’est un mot ouvert, curieux, un mot qui interroge, permet les choix et la mise en relation.  Il est riche en synonyme: coïncidence, concours, conjonction, conjoncture, entrevue, hasard, jonction, rendez-vous, retrouvailles, mais aussi : Carambolage, choc, combat, contact, interférence, réunion.  Il éveille l’imaginaire, l’envie de connaître et construire.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;">Les rencontres sont des moteurs, des instants que la vie offre pour s’ouvrir au monde si nous avons la capacité d’écouter et prolonger ce qui va naître.  Ici, « Rencontres » relient les créations d’artistes dont nous avons croisé les routes pour poursuivre des cheminements avec vous.</p> <p style="text-align: justify;"> <br /> <br /> <strong>Konrad LODER (1957) </strong>Plasticien et sculpteur allemand, vit et travaille à Paris. Enseigne à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. L’œuvre de Konrad Loder a le charme des ruines industrielles que les herbes folles ont envahies et où la nature impose lentement mais sûrement ses formes inégales, courbées et chaotiques. Des havres de poésie dans un monde fonctionnel et prévisible. </p> <p style="text-align: justify;"><strong>Suzanne Viot, 2012<br /> <br /> </strong></p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;"><b>Denis BRUN (1966) </b> Plasticien, vit et travaille à Marseille. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art , Villa Arson, Nice. J'aime raconter des histoires avec des éléments divers et variés qui trouvent leur origine dans ma vie de tous les jours. Je m'efforce de les détourner de leur utilité première pour créer une narration où l'on peut se retrouver et projeter sa propre imagination.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><b>Erlend VAN LANDEGHEM (1965)</b> Plasticien, vit et travaille à Gand. Diplômé du KASK (Académie Royale des Arts de Gand, faisant partie de School of Arts). Il présente son travail à Gand, Courtrai, Furne, Ostende Ses oeuvres sont également présentes dans des collections (Minsiterie van de Vlaamse Gemeenschap, Provincie West-Vlaanderen, Provincie Vlaams-Brabant, Kunst in Huis ).<b> </b><b>Des sculptures aux matières insolites où l’on devine un monde entre rêve et réalité. Personnages issus de souvenirs et d’histoire ouverts à l’imaginaire.</b></p> <p style="text-align: justify;"><b><br /> </b></p> <p style="text-align: justify;"><b>Frédéric BOURRET (1973)</b> Photographe, il vit et travaille à Paris. Frédéric Bourret se forme à la photographie à New York auprès de professionnels aguerris. Pendant 5 ans, il photographie la ville, cette ville et lui révèle un autre visage qu’une mégalopole surpeuplée. Il en résulte 2 livres où New York se montre d’un calme et d’une paisibilité déconcertante. Il fait passer son plaisir de la photo avant tout, sans forcément suivre une "tendance"ou un "courant". Il aime que le contemplateur s’interroge et réfléchisse au sens de l’image qui lui est présentée. Fort de plusieurs expositions et de prix photographique (coup de cœur à la Bourse du Talent), il continue de créer pour surprendre toujours un peu plus.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Stéphanie de ROUGE (1976)</strong> Photographe, vit et travaille à New York. Professeur de photographie à l’International Center of Photography (ICP) et reporter free lance à la lettre de la photographie et au New York Times, elle développe en parallèle un travail artistique sur la survie en milieu urbain. Ses photos ont été exposées au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), au Bon Marché et dans plusieurs galeries à Paris et à New York (Galerie Duboys, Paris,  Galerie Photo 12, Paris et Soho Photo Gallery, NY). "Mon processus: une transe aveugle dans laquelle ma petite voix dedans trouve enfin sa place, s’éveille et chuchote ou crie ce qu’elle à dire…."</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><b>Dilip KUMAR MALIK (1985)</b> Plasticien indien, vit et travaille à New Delhi. Diplômé de l’Université d’Hyderabad, de l’Art &amp; Crafts College de Balasore et de l’ENSBA (école nationale supérieure des beaux Arts) de Paris. Partitions sur papier pour un entremêlement de flèches, d’énergies et tensions. Mur qui devient dessin, temps, espace.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><b>Andrey ZOUARI (1985) </b>Plasticien, vit et travaille à Paris. Diplômé de l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) en communication visuelle et photographie, il a reçu le Prix de la Direction de l’ECAL. En 2010, il est finaliste du prix Steidi book Prize. Il exerce en tant que photographe de mode (a assisté Camillia Akrans et Jean-Paul Goude), graphiste et artiste plasticien. Andrey nous invite dans un monde porté par le son et la musique électronique, une histoire qui est un voyage.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><b>Noëlle KONING (1960)</b> Artiste peintre, vit et travaille à Bruxelles. Diplômée de La Cambre (école nationale supérieure des arts visuels de Bruxelles), elle étudia également à Sydney (Australie). Lauréate Prix Jeune Peinture Belge en 1985 et 1986. Lauréate de la Fondation SPES (Projet Australie) en 1996 et en 2001. Noëlle Koning pratique une peinture par collage de papiers préalablement peints par elle-même. Elle se crée ainsi un monde par assemblage. Fervente coloriste, adepte de l’intensité lumineuse, elle est artiste dont les toiles dégagent une impressionnante aura. La tendance est essentiellement abstraite mais rien n’est exclu, des bribes de figuration ou ce que l’on interprète de la sorte, restent parfois décelables. </p> <p style="text-align: justify;">Claude Lorent</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"></p> Sun, 18 Nov 2012 04:26:41 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Geneviève Asse - Musée Fabre - November 24th, 2012 11:00 AM - 6:00 PM <p style="text-align: justify;">Poursuivant son exploration des tendances de l’art abstrait français, le musée Fabre de Montpellier Agglomération met à l’honneur cet hiver l’œuvre de Geneviève Asse. Née en 1923 à Vannes, elle découvre à la fin des années 1930 au musée du Louvre les natures mortes de Chardin, œuvres qui lui enseignent l’art de la composition et la sobriété de la palette colorée. Elle intègre l’École des Arts décoratifs et l’École du Louvre en 1940, et peint ses premières natures mortes. Elle entre de plain-pied dans la modernité picturale lors de sa première participation au <i>Salon des moins de trente ans</i> en 1941. Elle y rencontre le collectionneur Jean Bauret qui lui ouvre les portes d’ateliers d’artistes contemporains : Nicolas de Staël, Serge Poliakoff. <i>Les Boîtes bleues</i>, œuvre de 1948 présentée au musée Fabre, témoigne de cette première période. A partir des années 1960, la dilution de la forme se fait de plus en plus sensible et la palette se restreint autour de deux couleurs, le blanc et le bleu. L’exposition présente une sélection d’œuvres, pour certaines inédites, montrant son cheminement vers la verticalité et la transcription de la lumière.</p> Sun, 04 Nov 2012 08:13:09 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list IKEDA - Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri - November 26th, 2012 5:30 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">La tristesse, la colère et la peine de tous ces gens après le désastre engendré par l’explosion de la centrale nucléaire … Comment les poètes en parlent-ils dans leurs vers ? Qu’en est-il des peintres avec leurs tableaux ? Et des musiciens avec leurs instruments, Koto ou Shakuhachi ? Sans perdre mon âme d’enfant, je souhaite faire transparaître dans mes gravures l’univers poétique du peintre japonais Issa.</p> Mon, 19 Nov 2012 13:43:45 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Mathieu Mercier - FONDATION RICARD - November 26th, 2012 6:30 PM - 8:30 PM <p style="text-align: justify;">Depuis <em>Sans Titre 1993-2007</em> au Musée d'art Moderne de la Ville de Paris en 2007, Mathieu Mercier n'avait pas eu d'exposition personnelle en France. Après un premier come-back au Crédac en janvier dernier, la Fondation d'entreprise Ricard consacre son espace de novembre prochain à janvier 2013 à un nouveau projet de l'artiste.</p> <p style="text-align: justify;">«Mathieu Mercier développe depuis le début des années 1990 une pratique protéiforme et mouvante, à la limite des catégories esthétiques que nous sommes tentés de lui assigner pour la cerner. Son œuvre semble se construire avec méticulosité, selon une logique aussi implacable qu'insaisissable.</p> <p style="text-align: justify;">À première vue, les sculptures et les installations de Mathieu Mercier interrogent la place dans l'art de l'objet du quotidien dont l'aspect utilitaire a soigneusement été dissous. Ainsi, un questionnement central de son travail réside dans le statut incertain de l'objet dont la valeur d'usage a été repensée et détournée du réel pour le situer aux frontières de l'abstraction.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, l'essentiel n'est pas tant cet équilibre potentiellement indéfinissable que la compréhension de la démonstration qui est à la source de l'œuvre. Chaque œuvre de Mathieu Mercier peut être comprise comme la matérialisation synthétique de l'ensemble des données d'un problème - au sens scientifique du terme - auquel il s'est longuement confronté sans trouver de solution satisfaisante, et qu'il nous soumet avec toute l'ambiguïté d'un questionnement demeuré en suspens. L'œuvre n'en est pas moins aboutie. À l'issue de ce processus spéculatif dont chaque étape a été mûrement pesée, elle s'incarne avec une rigueur formelle qui tient de l'épure.</p> <p style="text-align: justify;">La démarche de Mathieu Mercier peut être saisie dans la relation parfaite à laquelle il est parvenu, entre une pensée non-linéaire lentement mise au point et son incarnation dans une œuvre où la ligne prédomine. Il nous soumet ainsi une œuvre dont sa présence semble exclue, mais dont le sens et l'enjeu sont avant tout à rechercher dans la synthèse mentale qu'elle matérialise. ».</p> <p>Marie Chênel, août 2012.</p> <p style="text-align: center;"><strong>***********************<br /></strong></p> <p style="text-align: justify;">«Since the early 1990s, Mathieu Mercier has been developing a protean, changing practice, somewhere in between the aesthetic categories we are tempted to use to define it. The elaboration of his work appears to proceed meticulously, according to a logic as implacable as it is ungraspable.</p> <p style="text-align: justify;">At first sight, Mathieu Mercier’s sculptures and installations question the place of the everyday object in art, once its utilitarian aspect has been carefully dissolved. A central issue in his work lies in the uncertain status of the object, whose use value, reconsidered and diverted, makes it border on abstraction.</p> <p style="text-align: justify;">Still, the most important dimension is not so much this perhaps undefinable balance as the understanding of the demonstration where the work originates. Each piece by Mathieu Mercier may be apprehended as the synthetic materialization of all the data of a problem—in the scientific sense of the term—which the artist long confronted without reaching a satisfying solution. He thus puts the problem before us with the ambiguity of a questioning left unresolved, which is not to say that the work is not accomplished. Coming at the end of a speculative process, each step of which has been carefully weighed, his works are embodied thanks to a formal rigor that involves clean lines.</p> <p style="text-align: justify;">Mathieu Mercier’s approach may be grasped through the perfect relation he has achieved between a non-linear thought that developed slowly and its embodiment in a work where the line is predominant. He thus comes to us with a work from which his presence seems excluded, but whose meaning and stakes are to be found in the mental synthesis it materializes.»</p> <p style="text-align: justify;">Marie Chênel, August 2012.</p> <p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p> Sun, 18 Nov 2012 03:57:39 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Grand Palais - November 27th, 2012 6:00 PM - 8:00 PM <p style="text-align: justify;">Since 2006, Art en Capital, a unique journey into the art of today, has brought the four historic salons together under the glass roof of the Grand Palais: the Salon du Dessin et de la Peinture &agrave; l&rsquo;eau (Drawing and Watercolour Salon), Comparaisons, the Soci&eacute;t&eacute; des Artistes fran&ccedil;ais (Society of French Artists) and the Soci&eacute;t&eacute; des artistes Ind&eacute;pendants (Society of Independent Artists). Over 2000 artists present their works in this setting that plays such an essential role in promoting art today, a meeting place for creators, the public and art market professionals..</p> <hr /> <div class="ap-whitebox-body description"> <p style="text-align: justify;">C'est un signe de combien l'art est venu &agrave; &ecirc;tre domin&eacute; par les entreprises quand le salon <em>Art en Capital</em>, le plus grand rassemblement d'artistes en France qui se tient cette semaine &agrave; Paris au <em>Grand Palais</em>, moins m&eacute;diatis&eacute;e que c'est plus commercial ses cousins plus jeunes.</p> <p style="text-align: justify;">Cet &eacute;v&eacute;nement annuel, qui au d&eacute;but &eacute;tait simplement connu comme &laquo;le Salon&raquo;, car il n'y avait pas d'autres &eacute;v&eacute;nements rivaux, a d'abord eu lieu en 1725 au Louvre. Entre 1748-1890 il &eacute;tait le plus grand &eacute;v&eacute;nement artistique annuel ou bisannuel dans le monde occidental. Au fil des ans d'autres salons &eacute;merg&eacute;s, y compris les <em>Ind&eacute;pendants</em> en 1884, <em>Dessin et de la Peinture &agrave; l'Eau</em> en 1949, et les <em>Comparaisons</em> en 1956, qui toutes se joindre au Salon d'origine, maintenant connurent sous le nom <em>Salon des Artistes Fran&ccedil;ais</em> sous le Nef du <em>Grand Palais</em>, unis sous la banni&egrave;re d'Art en Capital.</p> <p style="text-align: justify;">Pourtant, malgr&eacute; cette longue histoire (<em>FIAC</em> a seulement commenc&eacute; en 1974 et <em>Art Basel</em> en 1970, tandis que la <em>Frieze</em> et <em>Art Paris</em> sont relativement nouveaux, seulement 9 et 14 ans respectivement), j'ai &eacute;t&eacute; surpris d'apprendre que beaucoup de Parisiens ne connaissent pas le salon Art en Capital ou de croire au Salon qui a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e ans. Non pas que vous sauriez que par les dizaines de milliers qui sont arriv&eacute;s &agrave; l'ouverture ce mardi soir. Il y avait des lignes autour de la rue en attente d'&ecirc;tre laiss&eacute; &agrave; l'int&eacute;rieur.</p> <p style="text-align: justify;">L'&eacute;v&eacute;nement est r&eacute;solument ax&eacute;e consacr&eacute; &agrave; l'art visuel, en particulier la peinture. La raison pour laquelle j'insiste sur ce point parce que c'est contrairement &agrave; d'autres salons artistiques tenues sur le tapis rouge au <em>Grand Palais</em>, o&ugrave; l'aspect visuel de l'art prend souvent la deuxi&egrave;me place &agrave; l'entreprise, conceptuel, ou des aspects du spectacle. La ru&eacute;e vers ces &eacute;v&eacute;nements est d'arriver t&ocirc;t afin que vous puissiez acheter une <em>marque</em>. L'id&eacute;e sous-jacente semble &ecirc;tre &laquo;ce n'est pas grave ce qu'elle est, &agrave; condition que c'est par quelque marque-nom de l'artiste est actuellement en faveur.&gt; Lors de la derni&egrave;re <em>FIAC</em> je ne sais pas combien de fois j'ai entendu les amateurs ordinaires de galerie en disant, &ldquo;mais est-ce de l'art?&rdquo; avant de se d&eacute;tourner de l'installation &agrave; grande <em>installation</em> d'un lave-auto ou ventilateur &eacute;lectrique ou salle de bain compl&egrave;te avec sale serviettes jet&eacute;es sur le sol. La plupart des travaux qui semble aller dans la plupart de ces oeuvres sont les explications.</p> <p style="text-align: justify;">&Agrave; <em>Art en Capital</em>, il n'y a pas d'explications, mais il ne fait aucun doute, c'est de l'art. Vous pouvez ne pas aimer toutes les pi&egrave;ces pr&eacute;sent&eacute;es, beaucoup d'entre eux affichent des comp&eacute;tences traditionnelles enseign&eacute;es dans les acad&eacute;mies d'art, mais ce qui est &eacute;vident, c'est le temps et la pens&eacute;e qui est clairement entr&eacute;e dans chaque &oelig;uvre.</p> <p style="text-align: justify;">Depuis ses d&eacute;buts dans le Carr&eacute; du Louvre o&ugrave; Ingres, Rodin, C&eacute;zanne expos&eacute;, beaucoup de choses ont chang&eacute;, mais on a beaucoup rassurante est rest&eacute; le m&ecirc;me. Je me promenais autour de l'exposition avec l&rsquo;&eacute;crivain Susie Kahlich, qui a remarqu&eacute; sur ce fait. &laquo;C'est formidable de savoir que les gens sont encore peints comme &ccedil;a.&raquo; Nous cherchions un tableau de baigneurs qui n'occupait pas plus de quelques ann&eacute;es, mais pourrait facilement avoir &eacute;t&eacute; peint en 1940. Et j'ai fait &eacute;cho qu'il &eacute;tait bon de savoir que les gens sont encore la peinture, un point c'est tout. Parce que si vous avez assist&eacute; derni&egrave;res &eacute;ditions de <em>Frieze</em> ou <em>Art Basel</em>, vous seriez pardonn&eacute; de penser que les artistes avaient abandonn&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Mais si la peinture est morte, comme je l'ai entendu beaucoup de choses ces derniers temps, alors ils n'ont pas dit aux organisateurs d'<em>Art en Capital</em>, et il y a beaucoup de traditionnels Beaux-Arts de spectacle - sculpture, peinture &agrave; l'huile, aquarelle, gravure, m&ecirc;me la photographie dans une moindre mesure &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute;e - ce qu'il y avait peu d'ironies &eacute;tait. Ce qui est bien pour moi parce que j'ai une overdose de l'ironie. Une fois nouveau et accrocheur, il joue maintenant comme une blague dit une fois de trop. Je veux dire, combien de fois pouvez-vous regarder une photo mal compos&eacute;e d'un touriste ob&egrave;se avant qu'il ne perde c'est bord et devient tout ce qu'il est - un peu inutile et laid.</p> <p style="text-align: justify;">C'est &agrave; la fois un antidote et un choc brutal par rapport &agrave; la succession sans fin de foire d'art contemporain (dont une grande partie est con&ccedil;ue pour &ecirc;tre choquant, mais par une surexposition vient de devenir monnaie courante). Lors de la derni&egrave;re <em>FIAC</em>, j'ai vu une foule de gens autour d'une peinture &agrave; l'huile, se sont r&eacute;unis comme des chevaux &eacute;puis&eacute;s autour de l'eau, &agrave; boire dans un des rares points de subsistance visuelle dans le vaste d&eacute;sert <em>arti</em>cultural.</p> <p style="text-align: justify;">Cette semaine, en plus des quatre salons repr&eacute;sent&eacute;s, il y avait une exposition sp&eacute;ciale des artistes de l'Acad&eacute;mie Julian (un studio &eacute;cole priv&eacute;e pour les &eacute;tudiants en arts qui ont accept&eacute; les &eacute;tudiantes &agrave; un moment o&ugrave; l'&eacute;cole des Beaux-arts n'a pas fait). En plus de nombreux beaux portraits et des &oelig;uvres figuratives, soir&eacute;e d'ouverture a vu une femme v&ecirc;tue de bonnets nombre et robes blanches au-dessus des jupons. Juste en face de la section Artistes Fran&ccedil;ais, il y avait un certain nombre de femmes en kimono, une partie de l'exposition <em>L'Orientalisme est parmi nous</em>, et dans <em>Dessin et de la peinture &agrave; l'Eau</em>, il y avait des danseurs indiens am&eacute;ricains pour accompagner l'exposition d&egrave;s la D&eacute;l&eacute;gation Am&eacute;rindienne.</p> <p style="text-align: justify;">Bien s&ucirc;r, comme tout art, il est hasardeux, et non tout les oeuvres r&eacute;ussir, mais &agrave; l'&egrave;re de la l'image facile et <em>pixel-parfait</em>, il est encourageant de voir que tant de gens sont encore &agrave; essayer du tout. &Eacute;coutez les conversations que vous prenez dans l'exposition et vous &ecirc;tes susceptible d'entendre des commentaires sur la technique, le style et la composition, mais personne n&eacute; questionnement si oui ou non c'est de l'art. L'&eacute;coute &agrave; l'exposition sur un couple debout en face de mon propre tableau de trois femmes dans un paysage vert bleu sombre, j'ai eu la chance d'entendre leurs commentaires, &laquo;la composition et les couleurs sont merveilleuses ... &raquo;</p> <p style="text-align: justify;">Il a fait ma journ&eacute;e. Et si, comme beaucoup de gens, la foi dans l'art contemporain a ces derni&egrave;res ann&eacute;es &eacute;t&eacute;es chancelantes, et vous &ecirc;tes &agrave; la recherche d'une exposition qui repr&eacute;sente ce que les artistes fran&ccedil;ais - &agrave; l'ext&eacute;rieur de la bulle hype march&eacute; de l'art - font aujourd'hui, puis une visite &agrave; l'<em>Art en Capital</em> faire le v&ocirc;tre. Au <em>Grand Palais</em> jusqu'au 2 d&eacute;cembre.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Mia Funk&nbsp;</em>est une artiste et &eacute;crivain vivant &agrave; Paris.</p> <p style="text-align: justify;">http://www.miafunk.com</p> </div> Tue, 03 Dec 2013 16:40:11 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Nico Vascellari - Bugada & Cargnel - November 29th, 2012 7:00 PM - 9:00 PM <p style="text-align: justify;">Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie, Nico VASCELLARI poursuit son travail d'expérimentation entre installation, sculpture et environnement sonore, rendant compte d'un lien très fort, quasi chamanique, à la nature.</p> <p style="text-align: justify;">Le point de départ est un endroit mystérieux de la forêt du Cansiglio, dans le nord de l'Italie, proche du lieu dont il est originaire et qui le fascine depuis son enfance : le Bus de la Lum, un gouffre de 158 mètres de profondeur entouré de légendes macabres et sataniques. Son nom, littéralement, en dialecte, "puits de la lumière", vient des dégagements gazeux liés à la décomposition des carcasses d'animaux morts, accidentellement tombés au fond ou jetés là par les villageois ; ces dégagements irradient les arbres alentour d'une lumière irréelle, et étaient interprétés au Moyen-âge comme la manifestation de rituels de sorcellerie.</p> <p style="text-align: justify;">L'artiste relie ce lieu fascinant à un autre qui l'est tout autant : Darvaza, ou "la Porte de l'Enfer", au Turkménistan. Si ce second cratère, d'une cinquantaine de mètres de diamètre, a été créé accidentellement par l'homme, sa combustion, continue depuis 1971, est alimentée naturellement. En effet, en 1970, une équipe soviétique de prospection, réalisant des forages à la recherche d'un gisement de gaz, perce accidentellement une cavité souterraine, créant ainsi un trou béant dans le sol de cette région désertique ; par mesure de sécurité, les autorités décident de mettre le feu aux gaz qui émanent du puits. Les géologues estimaient alors que la combustion ne devaient durer que quelques semaines ; le puits brûle sans interruption depuis.</p> <p style="text-align: justify;">Nico VASCELLARI explore ces deux lieux, aux formes similaires mais aux histoires bien différentes, l'un pouvant représenter l'entrée et l'autre la sortie d'une sorte de boyau maléfique et flamboyant. Il les a filmées, l'un du fond vers le haut, l'autre de manière circulaire, et a ensuite superposé les images.</p> <p style="text-align: justify;">La vidéo ainsi obtenue est projetée en double, de part et d'autre de l'espace d'exposition, sur une forêt de structures, mi-sculptures mi-écrans, déformant et réfractant l'image, et renvoyant sur les murs des formes alternant entre ombres et lumières. L'exposition est bercée par un chœur de voix lancinantes, composé par Nico VASCELLARI et le musicien Ghedalia TAZARTES, et traversée par un dispositif lumineux et instable créant un environnement de clair-obscur et de sensations quasi mystiques propres aux lieux dont l'artiste s'est inspiré. Des collages, réalisés à partir de pages de magazine passés à l'acide et prélevés à l'aide de scotch, rythment également l'espace comme autant de paysages abstraits extraits de cet univers occulte.</p> <p style="text-align: justify;">Nico VASCELLARI est né en 1976 à Vittorio Veneto, Italie, où il vit et travaille. Il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, dont dernièrement au Macro (Rome), au Marina Abramovic Institute (San Francisco) et au Museion (Bolzano). Son travail a également été montré dans de nombreuses expositions collectives, parmi lesquelles au Pinchuck Art Centre (Kiev), au Magasin (Grenoble), à la Tate Modern (Londres), à la Kunsthaus Graz, ou bien encore à la 52ème Biennale de Venise.</p> <p style="text-align: justify;">************************</p> <p style="text-align: justify;">For his second solo exhibition at the gallery, Nico VASCELLARI continues his experimental work between installation, sculpture and performance.<br /> <br /> The starting point is a mysterious place located in the forest of Cansiglio in northern Italy, a place that fascinated him since childhood: the "Bus of Lum", a natural cavity 158 meters deep, surrounded by macabre and satanic legends. Its name "hole of light" comes from natural gas releases due to the decomposition of animals that fell to the bottom and it was interpreted in the Middle-Ages as a place of sorcery rituals. <br /> <br /> The artist connects this fascinating place to a second one, also related to Hell: Darvaza or "The Gate of Hell" in Turkmenistan. It is in this case a crater fifty meters large, that's been burning continuously since 1971. In a Soviet mining exploration in 1970, a team of geologists, drilling the ground in search of a deposit, accidentally pierced an underground cavity that caused the collapse of the rig, leaving a gaping hole in the ground. To avoid any risk, the authorities decided to set fire to the gas emanating from the well. Geologists had hoped the fire would go out in a few weeks but it has been burning ever since. <br /> <br /> These two places with similar forms but with very different histories, are explored by the artist, one can represent the entrance and the other one the exit of a kind of evil and flamboyant hose. Both entities have been filmed, one from the bottom up, the other vertically, and the result is an overlap of the two videos. </p> <p style="text-align: justify;">The resulting video is projected onto a forest of structures, half sculptures half screen, reflecting back into space forms alternating between light and shadow, accompanied by a chorus of voices suggesting the nature of Nico Vascellari in collaboration with Ghedalia TAZARTES, a musician of Turkish origin (born in Paris in 1947).<br /> <br /> The exhibition is crossed by an unstable light device creating a chiaroscuro environment and almost mystical sensations specific to the areas where the artist was inspired. Collages made from magazine pages that passed through acid and removed with scotch tape; punctuate the space as well as other abstract landscapes from the occult world.<br /> <br /> Nico VASCELLARI was born in 1976 in Vittorio Veneto, Italy, where he lives and works. He has numerous personal exhibitions, at Macro (Rome), at the Marina Abramovic Institute (San FIrancisco) and at the Museion (Bolzano). His work has also been shown among others in the following group exhibitions: at the Pinchuck Art Centre (Kiev), at the Magasin (Grenoble), at the Tate Modern (London), at the Kunsthaus Graz, and also at the 52nd Venice Biennale.</p> Mon, 26 Nov 2012 00:10:46 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Thibault Hazelzet - Galerie Christophe Gaillard - November 29th, 2012 6:00 PM - 8:00 PM <div id="contentRightSansCadre"> <div class="blocTexte"> <p style="text-align: justify;"><strong>Aveugles éblouis</strong></p> <br /> <p style="text-align: justify;">Depuis un siècle au moins, si  l’on remonte à Dada et aux photogrammes d’avant-garde, il règne une liberté absolue dans le domaine de la photographie expérimentale. Non parce que les artistes se saisissent de la technique photographique de façon anarchique et irrévérencieuse, mais parce qu’ils n’obéissent pas à l’ordre des images. La photographie expérimentale ne s’inscrit pas dans la logique d’une reproductibilité du monde, elle inaugure à chaque fois une tentative d’en fabriquer un de toutes pièces. L’œuvre de Thibault Hazelzet est de celles-là.<br /><br />La récente série intitulée La Parabole des Aveugles résonne comme un hommage au célèbre tableau de Bruegel. Mais en raison de l’expérience optique qu’elle propose, elle prend à son tour la forme d’une parabole sur la vision et le destin compromis de ceux qui s’en voient privés. Les aveugles de  Thibault Hazelzet ne sont toutefois pas des métaphores de l’ignorance et surtout du conformisme qui nous mène vers l’abyme. Ce que l’on en distingue d’abord renvoie à un monde d’ombres et de formes primitives plongées dans une nuit irradiée. Il faut pour tenter de s’en approcher oublier un instant le titre, s’aveugler nous mêmes pour s’approcher de ces polyptiques qui n’existent qu’à un seul exemplaire, distinguant d’emblée et sans en faire théorie, que le nombre est ici distinct du multiple.<br /><br />Peintre de formation, plasticien s’aventurant volontiers dans l’exercice de la sculpture et de l’installation, la photographie n’est pas chez Thibault Hazelzet une discipline. Mais il affirme dans le même temps et sans détour que l’œuvre est là : dans ces formats variables montés sous diasec, résultat d’un enregistrement réalisé à la chambre photographique. Du « photographique » donc, plus que de « la » photographie. Ce qui se laisse distinguer est, sans aucun doute possible, le produit d’une optique. Vous y retrouvez des types d’aberrations tels le flou et les déformations, qui font partie de notre culture visuelle. Les « choses » ont donc bel et bien été enregistrées mais sans que soit mise en œuvre une volonté de les regarder. Cette désinvolture voire cette négligence technique à l’égard de l’optique résulte d’une intention profonde : Thibault Hazelzet ne change pas ses objectifs en fonction d’un quelconque besoin, il agit de manière pragmatique et intuitive, règle ou dérègle en fonction du point qu’il veut faire apparaître net, ou à l’inverse en fonction de zones qu’il souhaite livrer à l’indéfini. Son approche de l’optique est sensuelle. Parlez-lui de mise en lumière, vous obtiendrez la même réponse : pas d’effet recherché par l’éclairage des objets, dont il sait que l’on en obtient pourtant ce que l’on souhaite. Définitivement, pour Thibault Hazelzet, la photographie n’a jamais autant de mérite que lorsqu’elle est réduite à une forme d’archaïsme de son usage : une impression optique.<br /><br />Cette manière de faire avec la photographie n’exclut en rien la complexité des opérations et le sens d’une exploitation minutieuse des ressources qu’offre la matière même du médium. Thibault Hazelzet sait mettre en place des dispositifs qui contrarient l’ordre visuel. Dans des séries antérieures, tout comme ici, l’artiste réalise plusieurs prises de vue sur un même film sensible. Ces surimpressions sont méticuleusement calculées et combinent ainsi en une seule surface plusieurs enregistrements, comme un feuilleté de matière optique. Ce bricolage de précision est étranger aux ressources qu’offrent aujourd’hui les logiciels de traitement d’image, comme s’il fallait bel et bien manipuler, au sens où la main travaille. Thibault Hazelzet aime également jouer avec le positif et le négatif de l’image photographique. Il y trouve un mode de dialogue entre les espaces. Creusant ici par l’obscurité, plaquant ailleurs par une intensité lumineuse, il déplie et renverse les valeurs, il ajoute ainsi à l’expressivité des aberrations optiques une puissance graphique. Au final, le spectateur est mis face à une expérience de vision proche de l’éblouissement. Mais un éblouissement que l’on serait parvenu à interrompre. Non pour y mettre fin, mais au contraire pour le transformer en une représentation.</p> <p style="text-align: justify;">La Parabole des aveugles serait ainsi, elle-même, une forme de l’aveuglement. Mais il faut décrire ce qu’il s’y perçoit pourtant, ce que l’éblouissement préserve : des structures gauchement géométriques chancellent dans ce théâtre d’ombre. Elles semblent tantôt proches, tantôt lointaines, nous les discernons mais sans être sûrs de notre capacité à parfaitement les voir. Cette armée des formes défaites ressemble à celle que pourrait enregistrer une caméra thermique, un appareil de radiographie ou tout autre engin perfectionné livrant une restitution d’ondes. <br /><br />Que nous soyons ici à l’atelier, devant de véritables sculptures de bois et de plâtres fichées au sol comme le seraient des fétiches, nous n’en savons rien d’autre que ce que l’artiste veut bien nous en dire. Ces êtres ont fait l’objet d’un curieux sacrifice qui les a transformés en une série de sculptures optiques. Ils sont les aveugles rendus à la lumière.<br /><br /><br />Michel Poivert</p> </div> </div> <p></p> <p>*****************************</p> <p><strong>The dazzled blind</strong></p> <p style="text-align: justify;">For at least a century, if we go back to Dada and avant-garde cinema frames, in the field of experimental photography absolute freedom has reigned. Not that artists have been latching on to photographic technique in an irreverent, anarchical way, they have just not been keeping to the order of the images. Experimental photography does not fit in with the logic of reproducibility of the world, each time it launches a fresh attempt at making one from scratch. The work of Thibault Hazelzet falls in this category.<br /><br />The recent series titled La Parabole des Aveugles (the parable of the blind) sounds like a homage to the well-known painting by Bruegel. But given the optical experiment it proposes, it in turn takes on the shape of a parable on sight and the jeopardy facing those deprived of it. However, Thibault Hazelzet’s blind are not metaphors for ignorance, still less for the conformist attitude that leads us towards the cliff edge.  What we initially make of it refers back to a world of shadows and primitive shapes plunged in irradiated night. To try and come close to it we need to forget the title for a moment, and blind ourselves in order to approach these polyptychs, of which there is only one, thereby distinguishing in an immediate, non-theoretical way the difference here between number and the multiple.<br /><br />As a painter by training, an adventurous visual artist happy to try his hand at sculpture and installation art, photography is not a discipline for Thibault Hazelzet. But at the same time he states plainly that the work is there: in these variable Diasec mounted formats, the result of a recording made with a view camera. So it is not so much photography per se as “photographic work”.  What is to be made out is unmistakably the product of a lens. You will find it has types of aberration such as blurriness and distortions, which are a part of our visual culture. So “things” have indeed been recorded but without any desire to watch them having been implemented. Such technical casualness bordering on negligence with respect to the optical system is due to a deeper intention: Thibault Hazelzet does not change his lenses to meet any particular need, he acts in a pragmatic and intuitive way, adjusting or misadjusting depending on the point that he wants to show in focus, or on the contrary depending on the areas he wishes to leave fuzzy. He has a sensual approach to the camera lens. Talk to him about lighting, you will get the same answer: he is not looking for any effect through the lighting of his things, although he knows that you can obtain whatever effect you like. Ultimately, for Thibault Hazelzet, photography is never as good as when it is reduced to a kind of archaic use: an optical impression.<br /><br />This way of working with photography by no means rules out complex operations or the sense of meticulous exploitation of the resources offered by the actual material of this medium. Thibault Hazelzet is good at setting up devices that work against the visual order. In earlier series, and again here, the artist takes several pictures on the same sensitive film. These multiple exposures are carefully calculated and thus combine several records on a single surface, in a layering of optical material. This precision tinkering is foreign to the resources available nowadays in terms of computer-generated imagery, as if manipulation, in the literal sense of handiwork, were indeed necessary. Thibault Hazelzet also likes to play with the positive and negative of the photographic image. Here he finds a mode of dialogue between the spaces. Now digging deep through darkness, now pinning down in intense light, he unfolds and turns values upside down, thereby adding graphic power to the expressiveness of the optical aberrations. In the end, the spectator is made to face a viewing experience verging on bedazzlement, but of a kind that can be interrupted—not to bring it to a stop, but on the contrary to turn it into a representation.<br /><br />La Parabole des aveugles would thus itself be a form of blindness. But we nonetheless need to describe what is perceptible in it and is preserved by the dazzle: some awkwardly geometrical structures tottering in this shadow theatre.  They appear now close now distant, we can make them out but without being sure of our ability to see them perfectly. This army of defeated forms resembles the one that a might be recorded by a thermal camera, an X-ray machine or some other sophisticated wave scanning equipment.</p> <p style="text-align: justify;">As to the fact that we are here in the studio, before real wooden and plaster sculptures set on the floor the way fetishes would be, we know nothing apart from what the artist is willing to tell us. These beings have been the subject of an odd sacrifice that has turned them into a series of optical sculptures. They are the blind restored to the light.<br /><br /><br />Michel Poivert<br />Translation by John Lee</p> <p><em> dazzled blind</em> by Michel Poivert</p> Sun, 02 Dec 2012 05:42:48 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list