ArtSlant - Closing soon http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 Cindy Sherman - Gagosian - Paris - September 14th, 2012 - October 10th, 2012 <p style="text-align: justify;">Gagosian Gallery is pleased to present a series of recent landscape format photographs by Cindy Sherman. This is her first exhibition with the Paris gallery, following exhibitions in Los Angeles and Rome in previous years.</p> <p style="text-align: justify;">Working exclusively as her own model for more than thirty years, Sherman endlessly transforms herself to address the complexities of identity through photographs that she controls as author, director, and stylist. A consummate performer, she captures every possible manipulation of her face and body on camera, coaxing the most nuanced expressions from her supple features, and refining every structural detail, from fingernails to props. Revealing myriad assumed identities, from fraught adolescent to suburban housewife to Renaissance aristocrat to modern-day social doyenne, Sherman continues to explore the inexhaustible range of social guises and psychological spaces that women have claimed throughout history.</p> <p style="text-align: justify;">In Sherman’s latest photographs, recondite female figures stand against vast and inhospitable natural landscapes. Elaborately costumed, they appear at odds with the backdrops of desolate plains, barren trees, and otherworldly wintry terrains.  The dynamic between each woman and her alien setting varies; some hint at specific narratives, while in others she appears to have landed quite by chance. In <em>Untitled (#551)</em>, she wears a heavily beaded full-length gold and cobalt dress, accented with a high, regal collar. Her spare silk turban and bare face contrast with the sumptuousness of her attire. Her clear blue, ever-watchful regard and her hands lightly clasped in an expectant gesture beckon the viewer to cross into the mossy riverbed at her back. In <em>Untitled (#547)</em>, a phantasmal sorceress hovers at the edge of a stormy seascape. Clad in a long black gown and dramatically embellished bolero, she stares vacantly, her sagging, age-worn face framed by long, flowing silver locks. In <em>Untitled (#552)</em>, she wears a severe black frock, white gloves and matching ruffled lace collar. With her sharp russet bob and deep scowl, she looks like a disapproving governess or scolding maid from a bygone era.  In each image, the female figure looms larger than the surrounding natural world, in a reversal of the Romantic hierarchy.<br /> <br /> For this series, Sherman shot the background landscapes on the isles of Capri and Stromboli, in Iceland during the 2010 volcanic eruption, and on Shelter Island, New York. Later she manipulated them digitally to create lush and painterly effects, tweaking rocky seascapes and clouds of volcanic ash to recall Barbizon landscapes or Turner's ambrosial skies. Then she photographed herself in costume before a green screen in the studio, leaving her face free of makeup, and digitally manipulating it later. This series of photographs evolved from an editorial project for <em>Pop </em>magazine, using clothes from the Chanel archives. The garments range from 1920s <em>haute couture</em> designed by Coco herself to contemporary creations by Karl Lagerfeld; the sumptuous, elegant apparel, with its resplendent fabrics, feathers, ruffling, and beading creates a striking contrast with the bleak intensity of the surrounding landscape. These photographs draw explicit attention to the newly layered artifice of Sherman’s technique, while embracing popular conventions and processes in digital photography.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Cindy Sherman</strong> was born in 1954 in New Jersey. She lives and works in New York. Her work has been the subject of countless major international exhibitions including “Cindy Sherman: Retrospective,” the Museum of Contemporary Art, Chicago (1997, traveled to the Museum of Contemporary Art, Los Angeles, Galerie Rudolfinum, Prague; Centro Cultural de Belém, Lisbon; Musée d'art Contemporain de Bordeaux; Museum of Contemporary Art, Sydney; and Art Gallery of Ontario, Toronto through 2000); “Cindy Sherman,” the Serpentine Gallery, London and the Scottish National Gallery of Modern Art (2003), and “Cindy Sherman: A Retrospective,” Jeu de Paume, Paris (2006, traveled to Kunsthaus Bregenz, Austria, Louisiana Museum for Moderne Kunst, Denmark, and Martin Gropius Bau, Berlin through 2007). A touring retrospective opened in February 2012 at the Museum of Modern Art, New York and is currently on view at the San Francisco Museum of Modern Art. It will travel to the Walker Art Center, Minneapolis and the Dallas Museum of Art through June 2013.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: center;">*****************</p> <p style="text-align: center;"></p> <p style="text-align: justify;">Gagosian Gallery est heureuse de présenter une série de photographies récentes de Cindy Sherman de format paysage. Il s'agit de sa première exposition dans la Galerie de Paris, à la suite de ses expositions organisées à Los Angeles et à Rome dans les années précédentes.</p> <p style="text-align: justify;">Travaillant exclusivement comme son propre modèle depuis plus de trente ans, Sherman se transforme sans cesse pour faire face aux complexités de l'identité à travers des photographies qu'elle contrôle à la fois en tant qu'auteur, metteur en scène et styliste. Artiste accomplie, elle saisit toute manipulation possible de son visage et de son corps avec son appareil photographique, captant les expressions les plus nuancées de ses traits souples, et affinant les moindres détails structurels depuis les ongles jusqu'aux accessoires. Révélant une multitude de fausses identités, de l'adolescente accablée à la femme au foyer de banlieue, à l'aristocrate de la Renaissance ou encore la doyenne sociale contemporaine, Sherman continue d'explorer la gamme inépuisable des apparences sociales et des profils psychologiques que les femmes ont revendiqués tout au long de l'histoire.</p> <p style="text-align: justify;">Dans les photographies les plus récentes de Sherman, d'obscures figures féminines se tiennent debout devant de vastes et inhospitaliers paysages naturels. Habillées de costumes sophistiqués, elles semblent en contradiction avec les décors de plaines désolées, d'arbres dénudés, et d'esplanades hivernales et mystiques. La dynamique entre chaque femme et son environnement étranger varie, faisant parfois allusion à des récits spécifiques, alors que dans d'autres, elle semble apparaître un peu par hasard. Dans <em>Untitled (# 551)</em>, elle porte une robe en or et cobalt perlé sur toute la longueur, rehaussés d'un haut col royal. Son turban de soie simple et son visage nu contrastent avec la somptuosité de ses vêtements. Son regard bleu clair, toujours aux aguets et ses mains légèrement serrées dans un geste d'espoir invitent le spectateur à franchir le lit de rivière couvert de mousse qui se trouve dans son dos. Dans <em>Untitled (# 547)</em>, une sorcière fantasmatique plane au bord d'un paysage marin orageux. Vêtue d'une longue robe noire considérablement embellie d'un boléro, elle regarde d'un air absent, son visage abimé par l'âge et encadré par ses longs cheveux blancs flottants. Dans <em>Untitled (# 552)</em>, elle porte une robe noire sévère, des gants blancs assortis à son col en dentelles et volants. Avec sa coupe au carré rousse et son air profondément renfrogné, elle ressemble à une gouvernante désapprobatrice ou à une domestique en colère d'antan. Dans chaque image, la figure féminine apparait plus grande que le monde naturel qui l'entoure, dans une inversion de la hiérarchie romantique.<br /> <br /> Dans cette série, elle a photographié les paysages sur les îles de Capri et Stromboli, en Islande lors de l'éruption volcanique de 2010, et à Shelter Island, New York. Ensuite, elle les a manipulés numériquement pour créer des effets picturaux luxuriants, en peaufinant les paysages marins rocailleux et les nuages de cendres volcaniques pour rappeler les paysages de Barbizon ou les cieux divins de Turner. Elle s'est ensuite photographiée elle-même en costume devant un écran vert dans son atelier, laissant son visage sans maquillage, et le manipulant, à la fin, numériquement. Cette série de photographies, issue d'un projet éditorial pour le magazine <em>Pop</em>, utilise des vêtements des archives Chanel. Les tenues vont de la haute couture des années 1920 conçue par Coco elle-même à la création contemporaine de Karl Lagerfeld; les vêtements somptueux et élégants, avec leurs tissus, leurs plumes, leurs volants et leurs broderies de perles resplendissantes, créent un contraste saisissant avec l'intensité maussade du paysage environnant. Ces photographies attirent clairement l'attention sur la nouvelle technique qu'utilise Sherman, superposant les artifices, tout en embrassant les convenances populaires et les processus de la photographie numérique.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Cindy Sherman</strong> est née en 1954 dans le New Jersey. Elle vit et travaille à New York. Son travail a fait l'objet d'innombrables grandes rétrospectives internationales, parmi lesquelles «Cindy Sherman: Rétrospective», au Musée d'Art Contemporain de Chicago (1997, puis au Musée d'Art Contemporain de Los Angeles, et à la Galerie Rudolfinum, Prague; Centro Cultural de Belém, Lisbonne; Musée d'art contemporain de Bordeaux ; Musée d'Art Contemporain, Sydney et Art Gallery of Ontario, Toronto jusqu'en 2000); «Cindy Sherman» à la Serpentine Gallery de Londres et au Scottish National Gallery of Modern Art (2003), et «Cindy Sherman: A Retrospective», Jeu de Paume, Paris (2006, puis au Kunsthaus Bregenz, en Autriche, au Louisiana Museum for Moderne Kunst, au Danemark, et au Martin-Gropius-Bau, Berlin jusqu'en 2007). Une rétrospective itinérante a ouvert ses portes en février 2012 au Museum of Modern Art, New York et est actuellement présentée au San Francisco Museum of Modern Art. Elle sera présentée ensuite au Walker Art Center, Minneapolis et au Dallas Museum of Art en Juin 2013.</p> Sat, 08 Sep 2012 11:21:22 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Philippe Richard - Galerie Bernard Jordan - Paris - September 8th, 2012 - October 10th, 2012 <p style="text-align: justify;">En septembre 2012, deux expositions seront consacrées au travail de Philippe Richard, l’une à la galerie Bernard Jordan à Paris, l’autre à la Maison d’art contemporain Chaillioux, à Fresnes. L’occasion de revenir sur une œuvre picturale totalement singulière qu’il construit depuis les années 1990.</p> <p style="text-align: justify;">Philippe Richard procède par recouvrements, parfois par division de la toile. Son œuvre de coloriste est traversée par des préoccupations d’ordre pictural : travailler la surface de la toile jusqu’à l’épuisement, se demander à quel moment l’épuisement s’atteint ; la recouvrir cent fois en ayant toujours son regard fixé sur la part visible de l’œuvre ; abuser du motif jusqu’à ce qu’il fasse surface.</p> <p style="text-align: justify;">Ses peintures développent une abstraction sensible faite de réseaux de lignes et de courbes, de systèmes de points et de formes ovoïdes qui se grippent. Une mathématique y est à l’œuvre. Elle se situerait entre une théorie des ensembles gagnée par une forme de décalage, de dérision, et l’épuisement désordonné d’une organisation de pensée. Comment donner à voir une pensée visuelle en mettant au jour les associations, croisements, obsessions qui la traversent, telle semble l’idée fixe de cette peinture.</p> <p style="text-align: justify;">On pourrait dire de ses constructions, sans abus de langage, qu’elles sont poétiques. Philippe Richard prend le langage comme point de comparaison, comme point d’ancrage. Chaque fois, un mot ou une expression lui sert de titre : « indubitablement », « comment dire ». Comment dire ou comment composer une pensée faite de rythmes et d’associations de formes d’un vocabulaire qui se reconstruit sans cesse. En s’autorisant les bégaiements, les reprises. Les fulgurances aussi.</p> Tue, 04 Sep 2012 00:00:40 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Benjamin Gozlan - Galerie Métanöia - October 5th, 2012 - October 11th, 2012 Fri, 05 Oct 2012 00:46:21 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Anna Tuori - Galerie Suzanne Tarasiève - Rue Pastourelle - September 8th, 2012 - October 11th, 2012 <p style="text-align: justify;">La galerie Suzanne Tarasieve est heureuse dʼannoncer la première exposition personnelle à Paris de lʼartiste finlandaise Anna Tuori, très remarquée sur la scène internationale.</p> <p style="text-align: justify;">Anna Tuori façonne ses paysages oniriques merveilleux à lʼaide de rubans de peinture à lʼhuile ondoyants. Elle dilue la couleur et lʼapplique avec un gros pinceau pour obtenir dʼun seul geste une étonnante illusion de profondeur et de perspective. Lʼhorizon reste incertain dans ses paysages dont les pans verticaux et horizontaux oscillent dʼavant en arrière, saturés de bleus subaquatiques, dʼocres terreux et de teintes vanillées. Ces univers en suspens, peuplés de passants à demi effacés, font alterner les nuits scintillantes et les jours enneigés. Le décalage dʼéchelle avec les fonds largement brossés confère aux personnages délicats dʼAnna Tuori des allures de figurines miniatures. Ces êtres dʼapparence spectrale, aux visages indistincts, semblent se contenter dʼobserver les alentours nonchalamment, en compagnie des animaux de la forêt finlandaise : des écureuils, des chevaux, des hiboux et des lapins, une tête de chevreuil, auxquels sʼajoutent toute une panoplie foraine et un bonhomme de neige doté dʼun nez de Pinocchio.</p> <p style="text-align: justify;">Dans ses oeuvres récentes, Anna Tuori “découpe” une ouverture dans le plan du tableau en étalant de lʼenduit acrylique opaque autour de fragments épars de ses univers évanescents peints à lʼhuile. La planéité de ce pourtour épais produit un effet de trou de serrure. Telle Alice au Pays des Merveilles, nous y collons un oeil pour découvrir des lieux secrets. Quelquefois, les personnages dʼAnna Tuori se répartissent tout autour et regardent avec nous par le trou de la serrure. Ce schéma de composition centripète revient très souvent, associé à des touches de couleur enroulées sur elles-mêmes. Cela créée une continuité entre les différents tableaux qui sʼordonnent au sein dʼune sorte de séquence cinématographique, dont la mise en scène détermine le choix des titres et la disposition des acteurs (muets). Des arbres défeuillés et cassés parcourent la surface des tableaux comme pour former de frêles cloisons amovibles entre les prises de vues. Les troncs et les rameaux squelettiques se dessinent en creux aux endroits où lʼartiste a gratté la peinture pour faire apparaître le fond blanc. Le bois ressemble à de lʼos. Il est rare que lʼon aperçoive une feuille.</p> <p style="text-align: justify;">Les récits silencieux et les paysages luminescents dʼAnna Tuori sʼinscrivent complètement dans la tradition romantique où la nature reflète le monde intérieur. Les petites taches et giclures blanches disséminées dans les paysages diurnes et nocturnes évoquent un sentiment de vide, et sʼinterprètent tour à tour comme des étoiles, des lucioles ou même des tourbillons de neige. On pense aux paysages stylisés du peintre anglais Peter Doig, mais aussi aux arbres et aux animaux de lʼartiste américaine Laura Owens.</p> <p style="text-align: justify;">Anna Tuori est née en 1976 à Helsinki. Après des études à lʼÉcole nationale des Beaux-Arts dʼHelsinki, elle a poursuivi sa formation à lʼÉcole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris. Anna Tuori a remporté en 2007 le prestigieux prix Ars Fennica. Finaliste du Carnegie Art Award 2008 pour la peinture nordique, elle a reçu le titre de jeune artiste de lʼannée 2001 décerné par le Musée des beaux-arts de Tampere (Tampereen Taidemuseo). En 2012, la presse a unanimement salué ses oeuvres présentées à lʼArmory Show de New York.</p> <p style="text-align: justify;">Kate McCrickard</p> <p style="text-align: justify;">_________________________________</p> <p style="text-align: justify;">Galerie Suzanne Tarasieve is delighted to announce celebrated Finnish painter, Anna Tuoriʼs first solo exhibition in Paris.</p> <p style="text-align: justify;">Tuori fashions her dreamy, magical landscapes through looping, undulating swathes of oil paint. She thins her oils and applies with a broad brush to give surprising depth and suggestions of perspective within a simple stroke. There is little sense of horizon in Tuoriʼs curious terrains, where horizontal and vertical plains hover back and forth, painted in saturated subaqueous, dirty ochre and vanilla colours. These suspended worlds flip between glinting night scenes and snowy day scenes, peopled by lingering, unobtrusive protagonists.</p> <p style="text-align: justify;">Tuoriʼs cast of characters is painted in a fine, delicate hand and feel like miniatures through the play of scale in brushwork between figure and ground. The human characters are wraithlike with indistinct features. They appear to do little, observing and hanging around, accompanied by Finnish forest animals; squirrels, horses, owls and rabbits, a deer head, fairground paraphernalia and a snowmanʼs head with a Pinocchio-type nose.</p> <p style="text-align: justify;">In recent works, Tuori ʻcutsʼ an aperture into the picture plane by laying an opaque acrylic ground around floating fragments of her evanescent oily worlds. The flatness of the acrylic surround creates a keyhole effect and, like Alice in Wonderland, we peep in to look at secret places. Sometimes Tuoriʼs protagonists are placed around the ʻkeyholeʼ rims and peer in with us. This recurring centripetal composition and the persistent looping oil stroke make Tuoriʼs paintings feel contiguous and serial, like cinema, which informs her choice of titles and her feel for placing performers (be they silent) on a stage. Broken, naked trees crisscross the surfaces of Tuoriʼs paintings, like spindly stage dividers. To create such ghostly trunks and boughs, Tuori scrapes back into the paint to reveal the white canvas at the back of the painting. She makes wood look like bone. Rarely do we see a leaf.</p> <p style="text-align: justify;">Tuoriʼs untold tales and glowing landscapes fall squarely into the romantic tradition where nature reflects the interior world. When she daubs and spatters points of white paint into the night and day scenes, they highlight her sense of loss, reading as stars, fireflies or even snow flurries. Peter Doigʼs abstracted forms come to mind, while her trees and fauna prompt thoughts of the American painter, Laura Owens.</p> <p style="text-align: justify;">Tuori studied at the Finnish Academy of Fine Arts, Helsinki and the École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris. She was shortlisted for the Carnegie Prize in 2008 and named as the Finlandʼs Young Artist of the Year, 2011. Tuori was also a recipient of the prestigious Ars Fennica Price in 2007 and picked out as one of the highlights in the New York Armory show, 2012.</p> <p>Kate McCrickard</p> Sun, 05 Aug 2012 07:48:29 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list John Giornio - Galerie Almine Rech - September 14th, 2012 - October 12th, 2012 <p style="text-align: justify;">The Galerie Almine Rech is pleased to present the third solo exhibition of John Giorno.</p> <p style="text-align: justify;">John Giorno was born in New York in 1936. He was recently the subject of a solo exhibition, entitled <em>‘Thanx 4 Nothing’</em> at the Faux Mouvements Centre d’Art contemporain in Metz. In 2010, he produced the <em>‘Diagonales’</em> exhibition at the Centre National des Arts Plastiques in Puteaux and ‘<em>Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son)’</em>* at the Institut supérieur pour l’Etude du Langage Plastique in Brussels. </p> <p style="text-align: justify;">John Giorno assigns the divine, the sacred and the pragmatic to the poet’s function. His work embraces two disciplines: poetry and art, which have been a source of mutual fascination and inspiration for centuries. His paintings <em>‘Poem Paintings’</em> with their strong vibratory intensity, are excerpts from his poems, phrases that have continually haunted him, <em>‘Thanx 4 Nothing’</em>, <em>‘Don’t wait for anything’</em>, <em>‘I resigned myself to being here</em>’. The canvases of this New York icon move comfortably from punchy black and white works to watercolours in all hues of the rainbow, and vary from the large format to the smaller and more intimate square piece. The word alone has the right to quote or to challenge in his oeuvre. After liberating poetry from its shackles from the very start of his artistic career, thanks to the Giorno Poetry System and projects such as <em>‘Dial A Poem’</em>, which allowed the public access to poetry readings by a mere phone call, John Giorno continues to push until he tears the very limits of his own art. It is almost impossible to evoke Giorno’s work without speaking of his encounters, of the eras he traversed, of the Holy Trinity of Warhol, Johns and Rauschenberg, whom he knew intimately. Giorno was in fact the subject of Warhol’s 1963 film ‘<em>Sleep</em>’. The artists that formed his entourage fuelled his desire to reinvent poetry. <em>‘I want to cum in your heart’</em>, <em>‘Eating the sky’</em>, ‘<em>I want it to rain for the rest of my life’</em>. These phrases find their inspiration among the founding fathers of the Beat Generation; Burroughs, Ginsberg, Gysin, of whom Giorno is the last messenger, both at the heart of the New York underground rock movement and Tibetan Buddhist meditation, of which he is an avid practitioner. For Giorno, the concept of artistic medium seems to be incidental: almost nothing seems to stop this great preacher in his pursuit of sound, rhythm and the absolute image.</p> <p style="text-align: justify;" align="right"> </p> <p style="text-align: justify;" align="right">Text by Julie Boukobza</p> <p style="text-align: justify;" align="right">Traduction Emma Lingwood</p> <p style="text-align: justify;" align="right">_________________________________________________________________________________</p> <div class="Tiny lpr lmr"> <p style="text-align: justify;">La galerie Almine Rech est heureuse de présenter la troisième exposition personnelle de John Giorno.</p> <p style="text-align: justify;">John Giorno est né en 1936 à New-York. Il a récemment fait l’objet d’une exposition personnelle, ‘Thanx 4 Nothing’, à Faux Mouvements Centre d’Art contemporain de Metz. En 2010, il a réalisé les expositions ‘Diagonales’ au Centre National des Arts Plastiques de Puteaux  et ‘Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son)’  à l’Institut supérieur pour l’Etude du Langage Plastique à Bruxelles.</p> <p style="text-align: justify;">John Giorno assigne à la fonction de poète tout ce qu’il y a de divin, de sacré et de pragmatique. Il serre par son étreinte deux disciplines, poésie et art, qui se contemplent depuis des siècles. Ses peintures ‘Poem Paintings’ à la forte intensité vibratoire, sont des segments tirés de ses poèmes, des phrases qui le hantent depuis toujours, ‘Thanks 4 Nothing’, ‘Don’t wait for anything’, ‘I resigned myself to being here’. Les toiles de cette figure new-yorkaise passent aisément du noir et blanc coups de poing aux aquarelles aux couleurs de l’arc-en-ciel et du grand format au carré intime. Le mot seul ayant le droit de citer dans ses travaux. Après avoir libéré la poésie de ses chaines depuis ses débuts, grâce au Giorno Poetry System, et à des projets comme ‘Dial A Poem’, permettant au public d’avoir accès à des lectures de poèmes d’un simple coup de fil, il continue d’étirer jusqu’à la déchirure les limites de son art. Il est pratiquement impossible d’évoquer le travail de Giorno sans parler de ses rencontres, des époques qu’il a traversées, de la sainte trinité Warhol, Johns, Rauschenberg, qu’il a intimement connue. C’est donc lui l’homme au repos dans la vidéo ‘Sleep’ (1963) de Warhol. Ces artistes qui l’entouraient n’ont fait que le renforcer dans sa volonté de réinventer la poésie.’I want to cum in your heart’, ‘Eating the sky’, ‘I want it to rain for the rest of my life’. Ces phrases trouvent leur source aussi bien auprès des pères fondateurs de la Beat Generation, Burroughs, Ginsberg, Gyzin, dont Giorno est le dernier passeur, que au sein de l’underground rock new-yorkais et la méditation bouddhique tibétaine dont il est un fervent pratiquant. Chez Giorno, la notion de medium semble demeurer accessoire, tant rien ne semble arrêter ce grand prédicateur dans sa quête du son, du rythme et de l’image absolue.</p> <p> </p> <p>Texte de Julie Boukobza</p> </div> Sat, 08 Sep 2012 04:53:46 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Erik Lindman - Galerie Almine Rech - September 14th, 2012 - October 12th, 2012 <p align="right"><em>"...active habits are strengthened by repetition but passive ones are weakened."</em></p> <p align="right">-C. S. Lewis</p> <p style="text-align: justify;">Keep on opening the window.  There's the indelible strain arching across bristling, magnetic spires.  After that: coronation with five thousand halos dripping, literally, with glory. Everything that was has fallen away from me; now only a throb echoes against itself.  The trumpets, no longer limp, are ready. They wait, all attention, like soldiers.  My sandals explode, one at a time.  "Each leg is shorter than the other."  I can hear the knocking behind the door, but the door itself eludes me even as I smash my jaw against its threshold.  But I don't do that too often anymore. Rupture is the truth emerging via beauty, yielding astonishment.  Astonishment is the dissolution of the membrane between awareness and truth. The Good is psycho-physiological electricity.</p> <p>After the whole order blew apart, it became possible to separate the wheat from the chaff.</p> <p> </p> <p>Hunter Hunt-Hendrix </p> <p></p> <p><em><em>Erik Lindman was born in 1985, in New York, U.S where he lives and works.</em></em></p> <p><em>He has been exhibited among others at the Ribordy Contemporary in Geneva, at Art Basel 43 and at the ACME of Los Angeles in 2012, and at the Museum of Contemporary Art of Chicago and at the Golden Age in 2011.</em></p> <p><em>_______________________________________<br /></em></p> <div class="Tiny lpr lmr"> <p align="right"><em>« … les habitudes actives se consolident par la répétition, tandis que les habitudes passives en sont affaiblies. » </em></p> <p align="right">C.S. Lewis</p> <p> </p> <p style="text-align: justify;">Ouvre la fenêtre, n’arrête pas ! Il y a cette indélébile plissure qui s’arque sur une nuée de flèches magnétiques. Ensuite, le couronnement ; cinq mille halos déversent bel et bien leurs merveilles. Tout ce qui fut m’a glissé entre les doigts ; seule une palpitation se fait désormais écho à elle-même. Droites à nouveau, les trompètes sont d’attaque. Elles attendent, concentrées, tels des soldats. Une à une, mes sandales explosent. « Chaque jambe est plus courte que l’autre ». J’entends bien que l’on frappe derrière la porte, pourtant, même quand je me fracasse la mâchoire contre son seuil, cette dernière m’échappe encore. Sauf que cela n’arrive plus tant. Le phénomène de rupture a lieu lorsque de la beauté naît la vérité, avec pour résultat la stupéfaction. La stupéfaction, c'est la dissolution de la membrane entre la conscience et la vérité. Le bien ? De l'électricité psycho-physiologique.</p> <p> </p> <p>Après la dissolution de l’ordre total, il fut possible de séparer le bon grain de l’ivraie.</p> <p> </p> <p align="right">Hunter Hunt-Hendrix</p> <p> </p> <p><em>Erik Lindman est né en 1985 à New York, où il vit et travaille actuellement.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Il a exposé à la Ribordy Contemporary de Genève, à Art Basel 43, et au ACME de Los Angeles en 2012, ainsi qu’au musée d’Art Moderne de Chicago et au Golden Age en 2011.</em></p> <p><em> </em></p> <p><em>Hunter Hunt-Hendrix est le fondateur du groupe de black metal  transcendental basé à New York. <br /></em></p> </div> <p><em> </em></p> Wed, 01 Aug 2012 00:13:05 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Geert Goiris - Art : Concept - September 8th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;">Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie Art : Concept, Geert Goiris présente une nouvelle série de photographies mêlant paysages, portraits, lieux inconnus et mondes souterrains. Libérant le sujet de son interprétation littérale, les oeuvres de Geert Goiris vont en quelque sorte agir sur les sens et la perception de chacun. Le spectateur perd ses repères et est amené à voir et comprendre la forme selon son propre schéma.</p> <p style="text-align: justify;">A première vue, les photographies de Geert Goiris pourraient être qualifiées d’abstraites car elles semblent ne pas avoir de points de référence. D’où sont-elles prises? Que voyons nous? Elles ne sont pas reconnaissables immédiatement dans leur forme et leur contenu. L’espace, la temporalité, la ligne d’horizon, le haut, le bas tout semble remis en question. Certaines semblent avoir cédé leur identité et ne pas être en rapport avec cette réalité que nous connaissons normalement. L’abstraction existe non seulement parce que le spectateur a du mal à distinguer l’image, mais aussi parce l’artiste questionne et essaie d’inverser l’effet normalement produit lorsqu’on regarde une photographie. En effet, une photo, comme l’explique Roland Barthes dans la Chambre claire, notes sur la photographie(1) dans l’expression du “ça a été”, représente quelque chose qui a existé; à l’inverse, la peinture et le cinéma peuvent produire des images du passé mais ont aussi la possibilité dans leur processus créatif de devenir des médiums artistiques messagers de choses qui n’ont pas encore eu lieu. Faire de la photographie un médium presque prophétique, c’est ce que Geert Goiris essaie de faire notamment avec ses photos de nuages. Rappelant les écrits de John Ruskin(2), les nuages se retrouvent dotés d’aspects psychologiques et communiquent avec ceux qui les regardent.</p> <p style="text-align: justify;">DARKCLOUD n’est pas qu’une exposition de photographies au cadrage et point de vue particuliers. Elle met en exergue une volonté que possède Geert Goiris, qui, à la fois artiste et grand voyageur nous amène a déplacer nos rapports avec le désignant et le désigné, à repenser nos concepts et nos schémas mentaux. L’oeil, le cerveau, la foi, la mauvaise foi, le silence, le cosmos, le sujet, les objets, l’histoire sont alors confrontés à un rapport étrange qui s’installe entre la photographie et eux-mêmes.</p> <p style="text-align: justify;">Comme l’explique Henri Van Lier dans sa Philosophie de la Photographie (3), “l’image photographique, loin de nous renvoyer à une réalité déjà donnée, met en question la réalité et son spectacle. Ainsi, si la photo est un miroir pour le spectateur, ce miroir réfléchit une sorte de fiction du réel et interroge sur notre manière propre de porter notre regard et de nous intérroger sur les choses alentours”. Les images produites par Geert Goiris ont cette capacité de déplacer ces valeurs qui ordonnent la façon dont nous voyons le réel, ou peut être dont nous sommes contraints de le voir, élisant certaines choses comme dignes d’êtres vues et rejetant les autres.</p> <p style="text-align: justify;">Qu’il s’agisse de paysages architecturaux ou minéraux, d’endroits clos ou de portraits sensibles, les images de Geert Goiris insistent sur l’étrangeté d’un instant et sur la fragilité de nos pensées. Ainsi, l’observation d’une image devient de plus en plus intense quand on y aperçoit quelque chose d’extraordinaire, d’inattendu. Les photographies de Geert Goiris structurent ce qu’il appelle le “réalisme traumatique” qu’il développe dans son travail, créant un monde entre rêve et réalité, un environnement mystérieux voire mystique aux accents dramatiques qui nous incite à nous pencher de plus près sur une réalité inhabituelle, sur l’étrangeté potentielle de telle ou telle chose qui sortie de son contexte nous déstabilise.</p> <p style="text-align: justify;">Aurélia Bourquard</p> <p style="text-align: justify;">____________________________________________</p> <p style="text-align: justify;">For his second solo exhibition at Art: Concept, Geert Goiris presents a new series of photographs that mix landscapes, portraits, unknown places and subterranean worlds. Freeing the subject from its literal interpretation, Geert Goiris’s pieces manage to somehow act on the senses and perception of every individual. The spectator looses all cultural benchmarks and is brought to see and understand forms according to his own scheme of thought.</p> <p style="text-align: justify;">At first sight, Geert Goiris’s photographs could be qualified as abstract because they don’t seem to have any points of reference. Where have they been taken from? What do we see? Their shapes and contents aren’t always immediately recognizable. Space, temporality, line of horizon, top, bottom: everything seems to be thrown into question. Indeed, some of these images seem to have given up their identity and refuse to be in relation with the reality that we hold for normal. Abstraction here not only exists because the spectator has trouble reading the image, but also because the artist questions and tries to reverse the effect that is normally produced by the observation of a photograph. In fact, as Roland Barthes explains in La Chambre claire, notes sur la photographie(1) by describing the expression: “it has occurred”, photography usually represents something that has existed; whereas painting and cinema may sometimes represent images of the past, but their creative process also holds the possibility of turning these practices into artistic media capable of heralding things that have yet to come. To turn photography into an almost prophetic medium is what Geert Goiris is trying to accomplish, namely with his photographs of clouds. Recalling John Ruskin’s writings(2): clouds find themselves endowed with psychological aspects that allow them to communicate with those who observe them.</p> <p style="text-align: justify;">DARKCLOUD isn’t merely an exhibition of pictures taken from unusual angles of strangely framed scenarios. It highlights Geert Goiris’s will to displace our relation to signs and their designata and re-think our concepts and usual thought processes. Both photographer and a great traveler, Geert Goiris wishes to disorient us so that our eyes, brain, faith, bad faith, silence, cosmos, subject, object matters and history find themselves confronted to a bizarre relationship established between themselves and photography.</p> <p style="text-align: justify;">As Henri Van Lier explains in his book called Philosophie de la Photographie(3): “Far from relating to a given reality, photographic images question reality and the way it is put on show. Therefore, if photography can be considered as a spectator’s mirror, it is a mirror that reflects a sort of fiction of reality, interrogating us on the way in which we cast our own eyes and question ourselves on the things that surround us.”…Images produced by Geert Goiris have the ability to displace the values that rule our way of perceiving reality, which may be just the way in which we are forced to see it, electing certain things as worth seeing whilst rejecting others.</p> <p style="text-align: justify;">Be it an architectural landscape or a mineral one, the image of a closed up space or a sensitive portrait, a picture by Geert Goiris is always based on the strangeness of an instant and on the fragility of our thoughts. The observation of an image becomes more intense when it contains something extraordinary or unexpected. Such images constitute the structure of “traumatic realism”; a notion that the artist has been developing in his work. Geert Goiris achieves this by creating a world between dream and reality, a mysterious and almost mystical environment that contains the dramatic accents that incite us to lean down closer over an unusual reality and on the potential destabilizing strangeness of anything drawn out of its context.</p> <p>Aurélia Bourquard<br />Traduction Frieda Schumann</p> <p></p> <p>(1) Roland Barthes, La Chambre claire, Ed. Gallimard, Paris, France, 1980<br />(2) John Ruskin, The Storm-Cloud of the nineteenth century. Lectures réalisées au London Institution, 4 et 11 février 1884. Voir éditions Pallas Athene, 2012, preface par Clive Wilmer et intro. Peter Brimblecombe<br />(3) see Henri Van Lier, Philosophie de la Photographie, In les Cahiers de la Photographie, 1983.</p> Wed, 09 Jul 2014 13:03:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Ludmilla Balfour - Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri - October 2nd, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;">L'aventure commence dans le quotidien, et l'imagination crée au-delà de l'existence réelle. Passés, présents et futurs à la fois; les tableaux de Ludmilla Balfour, encrés dans un maelström de détails, sont intemporels. Le temps s'arrête et l'observateur peut continuer d'inventer, au-delà de la poésie fantastique de son propre quotidien.</p> Fri, 28 Sep 2012 00:14:06 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Douglas Kirkland - GALERIE BASIA EMBIRICOS - September 13th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;"><strong>Douglas Kirkland</strong> started his career at Look and Life Magazines in the 60’s and 70’s “golden age” of photojournalism. He has worked on the set of over 100 motion pictures (“Butch Cassidy and The Sundance Kid”, “2001, A Space Odyssey”, “Out of Africa”, “Titanic” “Moulin Rouge” and “Australia”) and his iconic images of Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Jack Nicholson, Angelina Jolie and Antonio Banderas, among others are known all over the world. Some of his books include “Light Years”, “Legends”, “Body Stories”, “An Evening With Marilyn”, the best selling” James Cameron’s Titanic”, “Freeze Frame” a decade by decade look behind the scenes from 50 years photographing the entertainment industry and “Coco Chanel, Three Weeks” published in the Fall of 2008. He has received numerous awards among which a Lifetime Achievement Award from the American S.O.C, a Lucie for Outstanding Achievement in Entertainment Photography in 2003, The Golden Eye of Russia in April 2006 and a Life Time Achievement Award from CAPIC in his native Toronto Canada in May 2006. In October 2007, Douglas received an Honorary Master of Fine Arts Degree from Brooks Institute for his deep commitment and dedication to his profession. Among his current book projects are a Black &amp; White volume “When We Were Young, “Face to Face” a book of portraits and “Women in my Life”. “Michael Jackson, the Thriller Files” will be published in the Fall of 2010.<br /> <br /> His work has been exhibited worldwide and his exhibition Freeze Frame at the Academy of Motion Picture Arts and Sciences is now in their permanent collection. In September of 2008, Vanity Fair Italy organized a major retrospective of his work at the prestigious Museum of the Triennale in Milan. When he is not traveling the globe on assignment with his wife and business partner Francoise, his home and studio is in the Hollywood Hills.</p> Mon, 24 Sep 2012 13:50:12 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Michel Blazy, Véronique Boudier, Mimosa ECHARD, Marc FONTENELLE, Nicolas Momein, Gilles TOUYARD, Hannah Whitaker - Galerie Christophe Gaillard - September 8th, 2012 - October 13th, 2012 <div id="contentRightSansCadre"> <div class="blocTexte"> <p style="text-align: justify;"><em>la forme quoi!? </em></p> <br /> <p style="text-align: justify;">dialogue présentatoire à<em> la tradition du dégoût</em> par vincent labaume.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— …Vous y croyez donc à cette <em>tradition du dégoût</em> ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Pas vraiment… L’expression est malheureuse et quasi oxymorique (donc vendeuse) mais, somme toute, amusante à plus d’un titre !… Enfin, surtout, c’est une perception empruntée qui vient de la réception de l’art, d’une construction extérieure, historiquement et socialement déterminée, et non d’un mouvement de la recherche artistique elle-même. En tout cas, elle ne signifie pas, chez les artistes présents ici, un <em>dégoût de la tradition</em> ! Ceux-ci, chacun dans leur partie, s’y réfèrent d’une manière ou d’une autre, voire y défèrent, au sens où ils lui accordent une certaine dignité quant au statut de la forme recherchée.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— La tradition des beaux-arts ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Une certaine tradition des beaux-arts qui veut que l’on parte du plus caché, l’os par exemple en anatomie, pour remonter par couches successives aux roulis tubuleux des peaux, échafaudant les plis du vêtement ou du linceul. Cette tradition primitive qu’avait su renouer un Degas ou un Schiele et qui s’est perdue avec leurs blêmes continuateurs modernes à la Bacon. L’os, ce serait ici ce qui est le plus refoulé dans la forme, le déchet informe, la matière mêlée, le limon fangeux du devenir… Ce n’est pas l’image déformée pour atteindre à l’effet de foire ! C’est aussi ce que capte originairement la pratique du dessin qui se retrouve chez nombre de ces artistes.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— C’est la pâte qui attend d’être formée… On retrouve le vieux couple matière/forme que l’Informel et l’Abstraction lyrique ont voulu confondre ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— De toutes les matières, non pas <em>celle que j’préfère</em>, mais la plus salissante, comme disait Roland Barthes, c’est encore la matière sémantique ! La « matière » n’est jamais là où on la croit, mais elle est surtout matière à croyances ! La matière « noble » et la matière « ignoble », franchement c’est d’une autre époque, aristocratique et révolue ! La matière, aujourd’hui, c’est vous et c’est moi, c’est le grand tout qui nous comprime et nous dépasse de partout. <em>La matière est la forme essentielle de notre époque !</em> Alors, on la triture, on la sépare, on la contient, on la tend, on la laisse prendre, on la fixe… ou pas. Et cette forme dévie dans une autre forme où quelque chose advient qui est le « transformé » et qui a quelque droit à la reconnaissance formelle dans sa tradition exacte : ce qui n’est appréhendable que par les sens du goût – lequel ne fait qu’un avec celui du dégoût… sa face aventurière en quelque sorte ! Ce qu’il faut de dégoût à encaisser pour apprécier les dividendes du plaisir ! Les enfants ont souvent du mal avec le goût salé au départ, puis ils découvrent l’aigre-doux et enfin les délices de l’amertume…</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Ça ne passe donc pas par un concept ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Nous assistons à un certain épuisement des démarches issues du conceptualisme et de l’ « Art as idea as idea », héritée des artistes du processus et de l’agir participatif du regardeur. Les préoccupations de la matière ou de la nature (celle-ci pensée comme une objection de la forme au « forçage » de l’idée ou de l’intention) connaissent un certain regain où se ressourcent des pratiques proches de ce qu’on a appelé l’Art informel (matiériste, abstrait-lyrique, etc.). Une nouvelle exploration de la tradition soumise à l’imprévu des matières et à l’aléa des gestes, produisant une attitude expérimentale ouverte où l’œuvre est comme l’élucidation provisoire d’un mouvement de pensée qui torture la matière jusqu’au sens, celui-ci pouvant être manqué, avorté, maladroit, déconstruit... On pourrait appeler ça de l’Informel catégorique ou une certaine « tradition du dégoût », si l’on veut, qui n’est pas anti conceptuelle, mais anté-conceptuelle et s’aventure dans les formes traditionnelles des Beaux-Arts comme en terre devenue friche, inculte et donc porteuse d’inconnu... de nouvelles réjouissances… Il y a un dynamisme aujourd’hui de la déviance formelle.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Le concept est devenu statique ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Le concept en art, qui n’est qu’une formalisation historique de l’idée plastique, est évidemment indissociable de la forme esthétique qui l’a porté à son point culminant : <em>la forme manifeste</em>. Rappelons que cette « forme manifeste » s’est élaborée dans un creux de la « forme spécifique », élaborée au moment de l’apparition des minimalistes américains. Les néons de Dan Flavin, bien qu’empruntant aux formes extérieures de l’enseigne, s’affirmaient encore dans une autonomie spécifique d’œuvre d’art ; le premier néon de Bruce Nauman s’établissait déjà au niveau d’une concurrence plus que formelle avec le monde hétérogène des vraies enseignes publicitaires. La forme manifeste est née de cette concurrence poussée avec les formes et fonctions du dehors de l’art. Les générations suivantes, issues de ce passage en creux se sont retrouvées coincées dans une surenchère concurrentielle qui donne le monumentalisme citationnel contemporain, où se retrouve un certain confort politique des normes visuelles publiques internationales.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Et aujourd’hui, vous diriez que c’est une forme quoi !?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Tout à fait : <em>la forme quoi !?</em> (et il faut, je crois, maintenir à la fois la marque affirmative et interrogative, signifiant une sorte d’incompréhension bravache !) Il s’agit d’une forme qui n’est ni tout à fait séparée, ni tout à fait mimétique ; qui a abdiqué les prétentions à l’autonomie spécifique mais qui ne prend plus les formes manifestes comme normes. D’où, par défaut, en quelque sorte, le recours aux cadres traditionnels des beaux-arts antérieurs à la révolution des années 60.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Est-ce que ça veut dire qu’on en revient au bibelot ou au tableau conventionnels? Quand ce ne serait pas au « motif », au « sujet », à la « touche »… que sais-je ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— En un sens, mais ce retour est un faux retour, pas du tout comme ce que croient certains historiens réactionnaires… et c’est un fait que l’art ne suit jamais les historiens et que c’est plutôt l’inverse, heureusement, qui est toujours vérifiable ! Ce prétendu « retour » est le signe d’une reprise formelle en déshérence : la forme est déchirée entre son autonomie perdue et sa solitude sans concurrence dans le monde des répliques marchandes. Elle est une manière d’index de la crise générale de la valeur d’art (ou de son « coefficient » comme disait Duchamp) qui cherche à s’émanciper de son moment « contemporain » et ne se voit pas d’avenir sans une immersion nouvelle dans l’élément du passé ou, plutôt, dans ce que l’art contemporain a prétendu être « dépassé ».</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— L’art contemporain serait-il donc lui-même dépassé !?...</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— De fait, l’appellation « art contemporain », qui a toujours paru assez peu qualifiante et pléonastique (car, naturellement, l’art a toujours été « contemporain » !), correspondait au départ, dans ses visées les plus conscientes, à l’intention de poser l’art comme une pratique en tension directe et critique avec l’actualité des formes et des fonctions, ainsi que des valeurs et des combats politiques du temps. Malgré leurs immenses différences, Manzoni, Beuys, Warhol, Kosuth, Nauman, Journiac et même Smithson partagent cette visée du contemporain comme réceptacle vivant à leurs propositions esthétiques, cette intention profonde de changer le monde, l’espace, le sens, le regard, le corps et la vie... Mais ce « tout est art » — compte tenu des forces et formes en présence, pourrait-on dire —, en est arrivé, quelques générations plus tard, à la mainmise sur la forme plastique des formes standardisées de la marchandise. Le triomphe aujourd’hui de l’art contemporain signe aussi sa fin en tant qu’âge de tensions formelles.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Alors donc, ce sont ici des peintures se voulant vraiment des peintures, des photographies se voulant vraiment des photographies et des céramiques se voulant vraiment des céramiques ? Et qui ne chercheraient en rien à « changer » ça ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Tout comme elles s’adressent à un regardeur normal pissant normalement dans un urinoir normal ! Toutefois, aucune plénitude là-dedans ! Ces œuvres en veulent au monde entier d’être réduites à ça ! Ce dégoûtant suppôt de formes et de compatibilités marchandes avortées ! Elles eussent bien mieux préféré rester dans l’ambiance disjonctive des formes manifestes !</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Si je comprends bien, la contemporanéité de leurs formes ne tient pas à leur tension critique avec les formes contemporaines extérieures à l’art ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Elles sont plutôt « trans-régressives » : elles ne vivent que de transgresser les formes existantes mais leur intention est plus essentielle ou régressive que concurrentielle ; entre l’essentiel et l’urgent (la société, les normes, les combats idéologiques, etc.), ces œuvres ont choisi !… Ainsi, la façon qu’a Michel Blazy de mettre le temps à l’infini dans ses installations réalisées à partir de matériaux et produits les plus divers issus du quotidien (aliments et objets industriels, coton hydrophile et mousses, aluminium ou sacs plastiques, mais aussi plantes et insectes, escargots et souris…) configurés dans des ensembles composites qui tiennent visuellement autant du jardin mutant que du compost domestique où chaque élément participe d’une recomposition continue des formes, produit une durée essentielle à la nature de ses œuvres. Cette durée ne renvoie pas au temps social extérieur, ni même au temps mental de la conscience humaine. Mais elle n’est pas non plus totalement autonome ; si elle trompe ce gâtisme de l’éternité, ce gâchis de la mort esthétique qui ne travaille pas, elle vient quand même buter sur le temps de regard du spectateur, qui doit enfler sa présence à une temporalité quasi-cosmique et tenter d’incarner lui-même cette fameuse « mort au travail » qu’est censé montrer le cinéma d’après Cocteau… C’est ce que Blazy fait, lui, avec une simple Danette, quand il déclare : « <em>On peut acheter une Danette, ou n’importe quel produit pour le consommer, mais on peut aussi tenter de relier le cosmos avec son réfrigérateur si l’on observe ces produits après leur date limite.</em> »</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Cette exposition réunit huit artistes de deux générations différentes, qui ont à peu près vingt ans d’écart. Qu’est-ce qui les rapproche ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Bien qu’une exposition collective soit une façon commode de lier un fagot arbitraire qu’on espère visionnaire et que les confrontations générationnelles soient supposées en attiser les braises… question torture cérébrale, un communiqué d’exposition collective, fût-il en pure gélatine de louanges, se pose là. On voudrait benoîtement que les œuvres parlassent d’elles-mêmes… Mais il me semble que la thématique du déchet pourrait tenir lieu de fil d’Arachnè entre eux. Certes, il faut s’entendre sur ce terme de « déchet ». L’étymologie nous renseigne qu’avant d’être un homme ou un objet hors d’usage, ce mot désignait la quantité qui s’est perdue dans la fabrication ou l’emploi d’un produit. Il s’agit en effet ici non pas d’une position de dégoût critique vis-à-vis des standards de la production industrielle qui passerait par une attitude profanatrice de la beauté industrielle ou académique, à la façon d’un Georges Bataille ; ou encore d’un énième avatar pop’ d’un recyclage rédempteur des matières et formes déchues de nos usages courants ; il s’agit bien plutôt d’une volonté de produire un objet, une forme « sans reste », sans « déchet » justement, et qui, bien que l’ensemble paraisse vide de sens (déchu de tout sens) demeure absolument complet dans son genre (ce qui est, si ma mémoire est bonne, la formule de Kafka pour sa fameuse petite bobine errante aux fils embrouillés sur un engrenage étoilé nommée Odradek…) Une chose non pas vouée au déchet mais ayant traversé et assumé la dimension formelle résiduelle et non employée du déchet. Une sorte de sous-matérialisme expérimental radical qui n’est pas sans résonnance avec la vision antique d’Héraclite du « plus beau des arrangements semblable à un tas d’ordures jetées au hasard ».</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Si je ne m’abuse, l’un des artistes de l’exposition justement, Gilles Touyard, peint de rutilants amoncellements d’ordures…</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Après une œuvre remarquable et remarquée et un détour de quelques années dans les arts vivants (la danse), Gilles Touyard réapparaît en  peintre. Cela ressemble à l’ouverture d’une immense décharge esthétique à ciel ouvert. Les traditions du paysage romantique et impressionniste et du « all over » informel, les vieilles problématiques de la « touche » et du « mélange optique » ou encore du geste heuristique produisant son objet, se voient renouées en même temps qu’attaquées à l’acide dissolvant du « renoncement à tout projet » et non sans un écologisme pour le moins compromis dans sa dénonciation... Mais laissons-le s’expliquer, puisqu’il a bien voulu me communiquer un texte de présentation :<br />« <em>Peindre des déchets, ce n’est pas représenter des déchets mais se projeter dans l’informe et le refoulé, c’est renoncer à tout projet, c’est lâcher prise, renoncer au sublime, tout en œuvrant sur le maillage du  tout comme fin en soi. C’est jeter des coups de pinceaux sur la toile sans autre volonté que la trace ne figure rien, soit totalement infondée, amorphe, non préméditée. Si une forme identifiable advient, elle doit  être aussitôt avortée ; son état juste, correct et magnifique, c’est l’informe, le ratage, la rature, la raclure noyée dans son agglomérat. Le déchet en peinture, c’est une mécanique hallucinée recyclant du non identifié, du geste défaillant.</em> »</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Curieuse cette volonté d’avorter, tout de même ? On est encore dans le nihilisme, non ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Avorter, c’est vouloir empêcher que la « vie » soit la finalité de la forme, sa justification. Autre effet de cette avarie de la forme manifeste du moment contemporain et qui peut se résumer à ce slogan ironique fruit d’un détournement potache : « <em>Aujourd’hui, Fluxus, c’est la vie moins chère !</em> » Car c’est déjà beaucoup que l’œuvre soit un « maillage du tout comme fin en soi », comme le dit bien Touyard ! L’avortement de l’idée est aussi un thème récurrent chez ces artistes. Par exemple, chez Nicolas Momein, jeune diplômé de l’Ecole supérieure d’art et de design de Saint-Etienne et qui a derrière lui une solide expérience d’artisan tapissier, l’idée git en fœtus dans une forme matérielle qui la révulse. Produisant des sortes de « déchets » de design (ou de design déchu), il intente d’emblée à sa production déjà considérable un procès en signification interminable : sont-ce des projets avortés ou des avortements de projets ? Chaque objet semble un produit dérivé d’un manquement programmatique, comme si l’inconscient affecté aux tâches fonctionnelles subalternes s’attachait à mimer les choses courantes comme un embouteillage de vanités. Chacun est le fruit d’un geste simple : mouler, coller, carder, tailler, souder, stratifier, etc., mais chaque geste s’emporte vers son dérapage, sa précision excessive, et au lieu, semble-t-il, de coopter la matière élue à l’idée visée, aboutit à une forme intermédiaire, au design comme flouté et anarchique, avorté. A l’heure où tout est devenu design, Momein en « fakirise » la fonction comme fondement magique à une stature d’œuvre !</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— « Fakiriser la fonction » !???...</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— La fonction n’est pas abolie (comme le prétendait le vieux readymade) mais son projet est traité comme une cause parmi d’autres de la forme, comme l’accident, la croissance ou le moule, qui sont, avec le « projet » justement, les quatre procédures principales d’engendrement de la forme selon l’aristotélicien Roger Caillois. Un penseur à redécouvrir dans la perspective de cette « <em>forme quoi !?</em> », notamment dans sa tentative d’établir une esthétique généralisée en arrachant le beau à la relation esthétique pour en faire une donnée objective du monde. Les photographies de la jeune américaine Hannah Whitaker pourraient être ainsi décrites comme des explorations à chaque fois uniques d’une capture objective du monde où la relation à l’œil a été arrachée. Son « théâtre de la nature »  obéit à une singulière stratégie du déchet — au sens défini plus haut de « vide de sens et complet dans son genre » — et au-delà de certains de ses sujets se rapportant justement à des déchets de la vie quotidienne. Dans ses images, non seulement on ne sait pas ce qu’on regarde au juste : texture de paroi pariétale, écaillement de peinture, écorce en putréfaction…) ; mais surtout, ce qu’on voit, c’est qu’on ne peut pas voir vraiment, se délecter frontalement de la teneur auratique ou indicielle de ce qui est photographié. La précision n’est pas en cause, ou plutôt elle est une cause au même titre que l’imprécision, le flou, la lumière incidente, la saturation optique, etc.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Mais c’est toujours au regardeur de faire le tableau, selon le mot de Duchamp ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Duchamp pensait surtout à celui qui « finit » le tableau… alors qu’ici le regardeur ne le peut carrément pas ! Il ne peut qu’échouer à finir et doit reculer infiniment devant !</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Mais si l’on recule infiniment, comment peut-on vous « enculer » ? si vous me passez l’expression… Vous voyez ce que je veux dire !</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Très bien ! Même si le coefficient d’enculage ne peut jamais être clairement établi en art ! Mais ce qui se produit dans les images de Whitaker est beaucoup plus intéressant car cela va au-delà d’un pur et simple effet d’abstraction des lumières et des trames. Ses sujets évidés et déchus de toute trame narrative persistent malgré tout et se révèlent d’une présence troublante de figurations concrètes, insidieusement analogiques.</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Le « déchet » couvrirait ainsi de nombreuses turpitudes analogiques ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Mimosa Echard, la benjamine de cette exposition, a fait sienne le principe analogique comme instrument principal de sa trans-régression formelle. Elle part d’un vocabulaire de formes archétypales comme le bâton, le cercle, l’arche, la caverne, etc., ainsi que des formes emblématiques actuelles, héros de comics, logos, objets, mode, etc. Par un jeu d’analogies formelles, elle les fait dévier et dériver les unes des autres, jusqu’à obtenir des sortes de bibelots, étranges et dérisoires, qui sont comme des résidus avortés de tout le monde… et habités de tout un monde !</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— L’artiste ne peut-il définitivement plus « habiter le monde en poète », comme le disait Hölderlin ?</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Depuis un peu plus de vingt ans, Véronique Boudier maintient le cap d’une œuvre toujours surprenante dans l’économie de ses moyens et d’une constance d’efficacité directe. Partie d’une pratique minimale de la performance corporelle, qualifiée de « gentille prouesse », consistant à matérialiser en images ou sculptures des actes impliquant peu d’adresse (voire une adresse « nulle » !) et réalisables par n’importe qui (comme laisser brûler un gâteau ou toucher son nez avec sa langue), elle en est arrivée à transformer l’expression pathétique d’une sorte d’impuissance créatrice insoluble devant les processus de désagrégation de la vie, en une stupéfiante capacité à révéler le chaos des formes dans une sorte d’état second vertigineux qui n’est pas sans évoquer ce stade «<em> au-delà de la violente ivresse</em> » que Guy Debord décrit dans son <em>Panégyrique</em> et qui délivre « <em>une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps.</em> » A l’image de son film emblématique, <em>Nuit d’un jour</em> (2008), qui montre la consumation totale de l’ordre intérieur devenu décor de sa propre ruine, son château de sable en « <em>réplique toy</em> », moulé en latex et peint en rose, semble fixer le vertige d’un effondrement stabilisé en vestige, évoquant la vision organique d’un magma volcanique de vomi partouzé ! Au-delà de l’écœurement même, un cœur bat encore d’une ampleur maternelle de chair sexuée aspirante !...</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Dans cette exposition, un artiste fait figure d’<em>outsider</em>…</p> <br /> <p style="text-align: justify;">— Marc Fontenelle est d’une certaine manière un artiste émergent de cinquante ans ! Depuis le début des années 80, il travaille en quasi solitaire, facteur inactuel de formes tel un autre Facteur Cheval loin des actualités consommables de ses trente dernières années, à une œuvre qu’il est bien malaisé de définir. Elle se tient comme en suspens entre l’apprentissage manuel des matières et la maîtrise alchimique des forces, inspirée de Buckminster Fuller et de Bernard Palissy, dans une recherche intuitive de cette espèce de « forme quoi !? », produisant des sortes d’outils ou de « prototypes » pour des objets d’art à venir, qui réconcilieraient l’humain et l’humus (termes qui proviennent, du reste, de la même racine indo-européenne signifiant la terre), le compost et la grâce, dans une structure de l’idée soutenue par sa seule matière… Des formes concrètes résultantes de ses recherches, on peut dire à la manière de Marx, « qu’il ne suffit pas que la pensée recherche la réalisation, il faut encore que la réalité recherche la pensée. » C’est à ce prix que l’idée et la forme se confondront peut-être enfin sans un joint…<br /><br /><br /><em>Clichy, 22 août 2012</em><br /><br /><br /><br /><br /></p> <br /> <p> </p> </div> </div> Sun, 02 Sep 2012 14:47:13 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list - Galerie de Multiples - September 8th, 2012 - October 13th, 2012 <p>“Un soir que j’étais dans ma chambre, j’ai entendu un bruit dans le couloir.” Raymond Carver, Le bout des doigts, in Les trois roses jaunes, C’est le Porte-bonheur de Laura Brunellière, peut-être, qui le premier nous inspira l’idée d’une exposition sur la narration. Et peu à peu les photographies de Jack Pierson, d’Anders Edström, de Cédrick Eymenier... nous apparurent, elles aussi, comme une suite de préludes propre à déclencher d’infinies partitions. Notre mission se précisait, réunir une série d’oeuvres dont la puissance d’évocation suggérait un hors-champs, extraordinaire ou banal, mais toujours destiné à nous rester secret. L’esprit, souvent, s’agace de l’inconnu (il aime les découvertes, comme autant de victoires sur l’ignorance) et n’hésite pas à inventer ce que l’artiste lui tient caché. Le sujet de l’exposition devenait cette latence même, cette terra incognita qu’il appartenait à chaque imagination d’explorer mais qui ne tient, n’existe, que par la présence d’oeuvres inaltérables. Sourdes à la suggestion, elles sont garantes de l’authenticité de l’événement qui les a fait naître sans rien trahir de son mystère. Il nous fallait opérer un retrait, accepter que les différents liens possibles entre les oeuvres nous apparaissent, mais nous échappent dans leur cause et dans leur conséquence. Short Cuts n’est donc pas une exposition narrative - qui enfilerait les oeuvres dans le fil d’un script impérieux - mais une théorie d’oeuvres qui chacune saisit les prémices d’un récit et qui, réunies, multiplient les trames narratives possibles. Short Cuts, un lointain souvenir du film de Robert Altman et l’évocation joyeuse de Raymond Carver. Short Cuts est aussi pour nous une façon de sortir des balises et de s’autoriser un raccourci audacieux : Il en va de la création comme de la narration, c’est l’inconnu, l’irrévélé, l’immaîtrisé qui les provoquent et les inspirent. Quand l’art resplendit dans la répétition d’un geste parfaitement maitrisé, la création en a totalement disparu.</p> Mon, 04 Mar 2013 08:43:36 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Folkert de Jong - Galerie Dukan - September 1st, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;">La galerie dukan hourdequin est heureuse de présenter The Immortals (1er septembre - 13 octobre 2012), la première exposition personnelle en France de l’artiste hollandais Folkert de Jong (1972).</p> <p style="text-align: justify;">Cette exposition présentée à la galerie dukan hourdequin reprend l’ensemble de sculptures intitulé The Immortals réalisé par Folkert de Jong pour le Mackintosh Museum/The Glasgow School of Art dans le cadre du Glasgow International Festival of Visual Art (20 avril - 7 mai 2012). L’exposition à la galerie dukan hourdequin donne lieu à l’édition d’un livre d’artiste accompagné d’un texte de Sébastien Gokalp, conservateur du Patrimoine.</p> <p style="text-align: justify;">« L’ensemble des Immortels condense nombre des thèmes de Folkert de Jong. Invité par la Glasgow School of Art à exposer en avril 2012, il part des créations du célèbre architecte et designer Charles Rennie Mackintosh qui conçut le bâtiment. Son univers, associé au mouvement Arts &amp; Crafts est marqué à la fois par la standardisation et la nostalgie du travail artisanal, associant techniques traditionnelles et technologie nouvelles de la fin du XIXème siècle. Il met en scène Mackintosh et sa femme l’artiste Margaret Mac Donald Mackintosh, couple à la fois très moderne, travaillant tous les deux dans un univers d’avant-garde et en même temps très conservateur, en pleine société victorienne. La postérité retiendra d’ailleurs surtout le nom de Monsieur. Le titre de l’oeuvre est celui qu’ils donnèrent à leur groupe, appelé aussi the Four, incluant Herbert McNair et Frances, la soeur de Margaret. (…)</p> <p style="text-align: justify;">Ces éléments sont ensuite présentés dans d’autres lieux, comme à la installation, ils développent leur vie ailleurs. Leur charge historique n’apparaît plus, du moins au premier abord, tant leur accoutrement semble ne rien devoir au passé.</p> <p style="text-align: justify;">Irritants sont les ensembles de Folkert de Jong : grimaçants, à la fois joyeux et repoussants, sans que l’on sache trop s’il s’agit d’un délire de sale gosse ou d’une mise à l’épreuve des règles de la statuaire. Ils sont d’emblée identifiables par son matériau de prédilection, le Styrofoam (et sa variante, la mousse polyuréthane). Son apparence industrielle, ses couleurs vives, sa fabrication purement chimique situent l’oeuvre dans le domaine de l’artificiel. Ce polystyrène extrudé utilisé dans le bâtiment pour l’isolation thermique et à Hollywood pour la construction de décors de cinéma réunit des qualités opposées. Très facilement taillable, sa fragilité n’est qu’apparente : en effet, sa composition chimique en fait un matériau imputrescible, avec une durée de vie bien supérieure à celle du bois par exemple. Alors qu’une grande partie des sculptures en bronze sont fondues à partir de formes réalisées en polystyrène, de Jong a toujours évité cette étape sacralisante caractéristique de l’art officiel. Le Styrofoam est créé lors de la Seconde Guerre mondiale par la société américaine Dow Chemical, qui produira l’agent orange utilisé lors de la guerre du Vietnam ; le polystyrène est vendu en Europe par l’IG Farben, qui à la même époque produit le gaz létal Zyklon B. Cette mousse est ainsi liée de manière invisible à deux pages ignobles de l’Histoire. L’oeuvre entière est sous-tendue par ce type de contradictions assumées, temporaire et joyeuse en apparence, éternelle et liée à la destruction en réalité.</p> <p style="text-align: justify;">Les couleurs vives du Styrofoam, notamment le bleu ciel, le rose layette et l’ocre signent les premières figures de de Jong. En 2007, il réalise deux ensembles importants, Les Saltimbanques d’après Picasso et Chronic : Handmade Nightmares in Red, Yellow and Blue, d’après Mondrian. Ces regards sur l’art moderne marquent l’introduction de nouvelles couleurs dans les ensembles. Par la suite, il pigmente les mousses de teintes fluorescentes, les recouvre de noir ou les asperge de peinture. Ces associations criardes renvoient à l’expressionnisme allemand, aux figures polychromes baroques, mais aussi aux affiches publicitaires, dont de Jong recherche la force visuelle. Il reprend, à un siècle de distance, les essais de Picasso qui colle et peint des objets trouvés et manufacturés en 1914 pour réaliser son Verre d’absinthe. Il part à contresens de l’impératif moderniste de pureté des principes, mélange et bricole peinture et sculpture, à tel point que l’impact visuel est autant dû aux formes qu’aux couleurs. Avec Les Immortels, la surenchère chromatique flagrante contredit les formes (en particulier sur les moulages des visages), à la fois hommage aux toiles de Fernand Leger et kaléidoscope issu d’une boite de Lego. (…)</p> <p style="text-align: justify;">La volonté de communiquer est un des principaux moteurs de de Jong, qui vise à ouvrir son art sur d’autres domaines et à l’intégrer dans la vie. Il n’hésite pas pour cela à employer des couleurs séduisantes, traiter de thèmes excitants, caricaturer les expressions et s’inspirer d’arts plus populaires comme le théâtre et le cinéma.</p> <p style="text-align: justify;">(...) Ses personnages sont toujours posés au sol, sans socle, évoluent sur le même terrain que le  visiteur. Des relations théâtrales s’installent, entre les protagonistes et avec le visiteur. L’expressivité des visages aux sourires d’hommes ivres, les pupilles ou les dents souvent rehaussées de couleurs ou de matériaux scintillants ajoutent au sentiment d’être agressé, rejoignant Antonin Artaud pour qui « tout ce qui agit est une cruauté. » De Jong a d’ailleurs commencé par réaliser des performances avant de passer à la sculpture, mimant des évènements historiques ou des scènes fantasques trouvées sur les premiers sites Internet des années 1990. Il réalise encore des performances lors de l’ouverture de ses expositions et produit actuellement les décors et costumes de la troupe de théâtre new-yorkaise The Wooster Group. De Jong prend là encore le contre-pied des normes modernistes, associant théâtralité, spectaculaire et mauvais goût consommé.</p> <p style="text-align: justify;">Pourtant, derrière ce premier abord gore, ses oeuvres traitent systématiquement d’évènements historiques ou de chefs-d’oeuvre d’histoire de l’art. Il s’interroge sur le pouvoir, la réputation, l’exploitation ou la moralité, et la capacité qu’a l’être humain à s’autodétruire. L’histoire de la sculpture est celle de la commémoration, du monument, réalisé pour marquer un évènement historique (grande bataille) ou un personnage célèbre (statue du roi, d’un dignitaire religieux). De fait, de Jong s’attache à ne jamais traiter de sujet gratuitement, et trouve dans le contexte la raison d’être de son oeuvre. Il se documente longuement, et part de stéréotypes type imagerie d’Epinal, d’une culture partagée par l’ensemble des spectateurs, pour ensuite les amener à réfléchir sur la manière nous sommes influencés quotidiennement par la publicité, la télévision, etc.</p> <p style="text-align: justify;">Cette volonté de réaliser une oeuvre « universellement » compréhensible se double d’une distance avec la scène artistique hollandaise contemporaine. (…)<br />De Jong évolue dans un monde interconnecté, qui pour une grande partie partage les mêmes références, cinématographiques, télévisuelles ou artistiques et qui partage nombre de problématiques. Son esthétique grimaçante évoque l’oeuvre des frères Chapman, de Gelitin ou Paul McCarthy, l’auteur du Ketchup cube. Charles Saatchi, qui possède plusieurs de ses oeuvres, y retrouve les mêmes préoccupations que celles des Young British Artists. L’artiste semble finalement autant lié au monde anglo-saxon (la plupart de ses expositions se sont tenues aux Etats-Unis) qu’aux Pays-Bas (une rétrospective de dix ans de travail s’est tenue au Groninger Museum en 2009).</p> <p style="text-align: justify;">Les ensembles de de Jong, pour éclatants qu’ils soient, dégagent toujours une mélancolie, difficile à définir. (…) L’énergie carnavalesque est souvent marquée par la déchéance, la dégradation. La mort rôde dans ces visages figés, goudronnés, et l’utilisation de matériaux contemporains contraste avec la nostalgie des sujets, puisés dans le passé. Les temps s’entrechoquent, de manière affirmée et totale avec l’emploi du moulage, technique ancienne anachronique. De Jong affirme récemment l’importance grandissante de la dimension  métaphysique de son oeuvre, comme si la forte matérialité de son oeuvre lui permettait paradoxalement un regard très distant et silencieux sur ce monde de surconsommation hyperconnecté.</p> <p style="text-align: justify;">Tous ces paradoxes font de l’oeuvre de de Jong une source de réflexion permanente : irritante et séduisante, irrévérencieuse et cultivée, vulgaire et raffinée, entre le tintamarre des statues trash et angoisse silencieuse, entre mépris des matériaux et jouissance de leur emploi. »</p> <p style="text-align: justify;"><br />Sébastien Gokalp, Extrait du texte «Le théâtre du grotesque», Avril 2012</p> <p style="text-align: justify;">__________________________________</p> <p style="text-align: justify;">galerie dukan hourdequin is pleased to present <em>The Immortals</em>, the first solo exhibition in France by Dutch artist Folkert de Jong (1972).</p> <p style="text-align: justify;">This exhibition presented at galerie dukan hourdequin shows the project entitled <em>The Immortals</em> made by Folkert de Jong for the Mackintosh Museum/The Glasgow School of Art as part of the Glasgow International Festival of Visual Art (20 April - 7 May 2012).</p> <p style="text-align: justify;"><br /> For this exhibition, a catalogue is published.<br /> <br /> “The works collectively titled <em>The Immortals</em> represent a concentrate of a number of Folkert de Jong’s themes. Invited by the Glasgow School of Art to exhibit in April 2012, he took as his starting point works by famed architect and designer Charles Rennie Mackintosh, originator of the School’s building. Influenced by the Arts &amp; Crafts movement, Mackintosh’s creative world brought standardisation and a nostalgia for the artisanal together in an association of traditional techniques and the most advanced technology the late nineteenth century had to offer. De Jong shows the architect and his less celebrated artist wife Margaret MacDonald Mackintosh working in a simultaneously avant-garde and highly conservative Victorian setting. The title of the work is the Mackintoshes’ name for the group – also known as <em>The Four </em>- they formed with Herbert McNair and Margaret’s sister Frances.  (…)<br /> After the “christening” that was the initial installation, these pieces were subsequently shown in other venues in the same way as at the galerie dukan hourdequin in Paris, and thus developed a new life elsewhere: so little does their appearance seem to owe to the past that, at least at first glance, their historical content is no longer visible." (Sébastien Gokalp, Avril 2012)</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><i>Folkert de Jong (Egmond aan Zee, Pays-Bas, 1972) effectua la résidence de la Rijksakademie (Amsterdam) et de l'ISCP (New York). Il a exposé dans diverses institutions internationales : Musas Museo de arte de Sonora (MX), The Groninger Museum (NL); Contemporary Art Museum of St. Louis (US), The Hudson Valley Center for Contemporary Art (US). Récemment son travail fut présentée dans les expositions "The shape of things to come: new sculpture", Saatchi Gallery London (UK), "The October Issue", Modern Painters at Louise Blouin Foundation, London (UK) et "The Best of Times, The Worst of Times - Rebirth and Apocalypse in Contemporary Art - The First Kiev International Biennale of Contemporary Art - Arsenale 2012", Kiev (Ukraine).</i></p> <p style="text-align: justify;" align="center"> </p> <p style="text-align: justify;"><i>Folkert de Jong (Egmond aan Zee, NL, 1972) completed residencies at the Rijksakademie (Amsterdam) and ISCP (New York). He exhibited at Musas Museo de arte de Sonora (Mx), The Groninger Museum (NL); Contemporary Art Museum of St. Louis (US), The Hudson Valley Center for Contemporary Art (US). His work was recently included in "The shape of things to come: new sculpture", Saatchi Gallery London (UK), "The October Issue", Modern Painters at Louise Blouin Foundation, London (UK) and "<em>The Best of Times, The Worst of Times - Rebirth and Apocalypse in Contemporary Art </em>The First Kiev International Biennale of Contemporary Art - Arsenale 2012", Kiev (Ukraine).</i></p> Sat, 01 Sep 2012 05:21:37 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Gyan Panchal - galerie frank elbaz - September 8th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;">Perhaps one of the secrets of Gyan Panchal's work is imagining it out in the world. Imagining its nature as found object not just before it becomes art, but after it becomes art. Imagining that it, or at least certain aspects of it, may, in fact, never become art. That the found, recuperated and minimally modified materials with which Panchal works are nothing more than exactly and irreducibly themselves. Or to put it another way, what if this wasn't art? Was never touched by the hand of an artist and thereby transformed into art? But was something else, something if not more primitive, then more discovered, more weirdly and deeply appreciated for what it is. What do I mean by that? (For what could be more discovered than art? Other than the discoveries that it allows you to make?) <br /> <br /> Imagine, say, a tinkerer sitting in his garage and suddenly growing aware of the rich and manifold material world around him. Seeing, truly, for the first time, such colors and things as silver leaf, cadmium yellow, titanium white, sisal, insulation paper, aluminum, polyurethane, and styrofoam (all the materials of which Panchal's latest production is composed). Noticing them thus, he becomes compelled to understand them, not necessarily in scientific or symbolic terms, but in more immediate physical and tactile terms, as if their secret, or better yet, their truth, could be found within their texture, or just beneath their surface, in their fibers, in their material being. <br /> <br /> For the sake of pursuing this fictive scenario, let us acknowledge that our tinkerer (inevitably, a somewhat Beckettian figure. Inevitably? Solitary and treating artificial materials as if they were a kind of nature, a plausible substitute for it, how could he not be?), like most tinkerers, is slightly unhinged and given to flights of somewhat paranoid fancy. Bewitched by the discoveries he has made, he begins to perceive in them a kind of excess for which he cannot account, but which nevertheless begins in some way to account for him. It is almost as if these materials assumed a life, so to speak, of their own, became beings, individuals in the most understated, yet uncanny way (which might well be the case). <br /> <br /> Here, allegory could be said to begin to rear its ugly head. But in order for any real allegory to happen, these materials would have to be in the service of something else, functioning as a means to an end, as opposed to ends in themselves, which is what they become in Panchal's work. Honing in on their essential qualities, Panchal could be said to dress their nudity before giving them back to the world in the fullness of their natural contradiction, as austere as they are excessive and precise as they are ultimately opulent.<br /> <br /> <br /> Chris Sharp</p> Sat, 08 Sep 2012 03:47:32 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Allyson Mellberg - Galerie L.J. - September 6th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;" color="#000000" size="1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><span style="font-size: small;">After the great success of her first exhibition in Paris in 2011, Allyson Melberg returns with her androgynous and deformed characters who speak for her of the organic world. If nature, with all its stitching elements (nettles, sea urchins, coral), is still the main source of her inspiration (and source of materials, as she manufactures her pigments herself with natural ingredients), her recent motherhood has also been a new inspiration in some of her drawings.</span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;" color="#000000" size="1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><span style="font-size: small;">This is a body of almost thirty new drawings that Allyson has produced over this summer, with home-made ingredients (walnut, egg tempera, natural pigments) on recycled paper. We're also showing her wood and porcelain sculptures for the first time.</span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;" color="#000000" size="1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><span style="font-size: small;"></span></span></p> <hr /> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;" color="#000000" size="1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><span style="font-size: small;">La <a href="http://galerielj.com/apropos.php" target="_blank">GALERIE L.J</a>. [Adeline Jeudy &amp; Claude Lemarié] a le plaisir d'accueillir la 2e exposition personnelle de l'artiste américaine <a href="http://galerielj.com/presse/dossier_mellberg.pdf" target="_blank">ALLYSON MELLBERG</a>, pour inaugurer son programme de la rentrée. </span><br /><span style="font-size: small;"> </span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;" color="#000000" size="1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><span style="font-size: small;">Après le grand succès de sa 1ère exposition à Paris en 2011, Allyson Melberg (née en 1977) revient avec ses personnages déformés et androgynes au visage d'icône byzantine, qui parlent pour l'artiste du monde végétal et organique qui lui est cher. Si la nature, avec tout ce qu'elle a de piquant (orties, oursins, corail), constitue toujours sa principale source d'inspiration (et de matière première, puisqu'elle fabrique ses pigments elle-même avec des ingrédients naturels et qu'elle est une végétalienne engagée), sa récente maternité se retrouve également dans certains de ses dessins sous sa forme nourricière. </span><br /><br /><span style="font-size: small;"> C'est une trentaine de nouveaux dessins que nous livre Allyson Mellberg, réalisés au cours de cet été 2012, à base d'ingrédients "maison" (brou de noix, tempera d'oeuf, pigments naturels) sur papier recyclé.</span> <br /> <strong><br /></strong></span></p> Sat, 22 Feb 2014 15:55:59 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Mika Rottenberg - Galerie Laurent Godin - September 8th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">La Galerie Laurent Godin est heureuse d’annoncer la troisième exposition de Mika Rottenberg. À cette occasion, Mika</span> <span style="font-size: small;">Rottenberg présente une série de dessins inédits, une nouvelle vidéo intitulée <em>Sneeze</em> ainsi que<em> Seven</em>, une oeuvre</span> <span style="font-size: small;">multimédia résultant de la performance et installation vidéo réalisées en collaboration avec Jon Kessler pour</span> <span style="font-size: small;">Performa 11 à New York. Fidèle à ses préoccupations, l’artiste explore dans ses oeuvres les relations entre le corps et </span><span style="font-size: small;">le travail, à la fois dans sa représentation et dans sa fonction productrice.</span></p> <p style="text-align: justify;"><br /><span style="font-size: small;">« <em>Qu’est-ce qu’une représentation dans la vie réelle où l’usage du corps est effectif ? Qu’est-ce qu’une représentation</em></span><em> <span style="font-size: small;">dans un dispositif artistique où il est purement imagé ? </span><span style="font-size: small;">On comprend dès lors que les installations voulues par l’artiste ont également pour but de pointer ce passage, au </span><span style="font-size: small;">niveau du spectateur, entre le réel et l’imaginaire, entre le corps propre (le sien en l’occurrence) et les</span> </em><span style="font-size: small;"><em>représentations qui lui sont proposées à l’intérieur des dispositifs fictionnels – et strictement fictionnels – de l’art.</em> »</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Emmanuel Latreille, directeur du FRAC Languedoc-Roussillon</span></p> <p style="text-align: justify;"><br /><span style="font-size: small;">SNEEZE</span><br /><span style="font-size: small;"><em>Sneeze</em> est une oeuvre vidéo inspirée du court-métrage <em>Kinetoscopic Record of a Sneeze</em> (1894) de Thomas Edison, un</span> <span style="font-size: small;">des tout premiers films jamais réalisés, dans lequel le personnage principal, un homme qui éternue, est joué par</span> <span style="font-size: small;">l’assistant d’Edison, Fred Ott. Par la suite, un des sponsors suggère toutefois que ce rôle peu flatteur soit ré-attribué à</span> <span style="font-size: small;">une jeune femme, un choix à contre-courant de la bienséance qui pourrait être considéré comme le début du cinéma </span><span style="font-size: small;">contemporain hardcore. Mika Rottenberg revisite le scénario d'Edison, mettant en scène l'éternuement en tant que</span> <span style="font-size: small;">production corporelle fantastique. À la manière du "money shot" dans les films pornographiques, l'éternuement</span> <span style="font-size: small;">représente ce moment où l'immatériel devient matériel, exprimant ainsi un état interne en un langage</span> <span style="font-size: small;">cinématographique. Sneeze a été co-produite par la Tate Modern, Channel 4, la galerie Laurent Godin, la galerie </span><span style="font-size: small;">Nicole Klagsbrun et la galerie Andrea Rosen.</span></p> <p style="text-align: justify;"><br /><span style="font-size: small;">SEVEN (Mika Rottenberg et Jon Kessler)</span><br /><span style="font-size: small;">Chorégraphiée et conçue à l’occasion de la première collaboration de Mika Rottenberg avec l’artiste Jon Kessler,</span> <span style="font-size: small;"><em>Seven</em> est une performance et une installation vidéo réalisées pour Performa 11, la quatrième édition de la Biennale</span> <span style="font-size: small;">des Arts Visuel et Performatifs de New York. </span><span style="font-size: small;">Lors de la performance, un mécanisme appelé « Chakra Juicer » permettait de recueillir la sueur de sept artistes </span><span style="font-size: small;">durant un cycle continu de 37 minutes. Le public convoqué à des horaires précis pouvait ainsi suivre la collecte des</span> <span style="font-size: small;">fluides alors qu'ils entamaient un voyage à travers le monde pour finalement atteindre l'Afrique.  </span><span style="font-size: small;">Mélangeant à la fois les sculptures cinétiques de John Kessler et les vidéos absurdes de Mika Rottenberg, Seven</span> <span style="font-size: small;">combine le temps filmé et le temps réel pour créer un laboratoire complexe qui met en scène les fluides corporels et </span><span style="font-size: small;">les couleurs dans un spectacle dédié à la savane Africaine. Seven a été co-produite par Performa New-York, la galerie</span> <span style="font-size: small;">Laurent Godin, la galerie Nicole Klagsbrun et la galerie Andrea Rosen.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"></span><br /><span style="font-size: small;">DESSINS</span><br /><span style="font-size: small;">Chez Mika Rottenberg, le corps tout entier sert d’instrument de dessin. Il crée des éléments graphiques expressifs et </span><span style="font-size: small;">des effets de matière qui fixent et chahutent en même temps les scènes microcosmiques. Les dessins, expressifs et</span> <span style="font-size: small;">néanmoins méthodiques, partent d’un vocabulaire de signes picturaux que l’artiste ne cesse de retravailler. Le</span> <span style="font-size: small;">maniement brut du crayon, du papier et de la peinture réunit le corps de l’artiste et l’acte de dessiner dans une</span> <span style="font-size: small;">dynamique à la fois esthétique et personnelle. Mika Rottenberg explore indirectement les thèmes du corps, du travail </span><span style="font-size: small;">et des systèmes de production, dans des oeuvres qui font écho aux scénographies primitives et pourtant fabuleuses</span> <span style="font-size: small;">des vidéos qui l’ont rendue célèbre, tout en restant précisément ancrées dans l’art du dessin et ses possibilités.</span></p> Sun, 09 Sep 2012 17:06:33 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Børre Sæthre - Galerie Loevenbruck - September 7th, 2012 - October 13th, 2012 <p style="text-align: justify;">Les installations monumentales du plasticien norvégien Børre Sæthre engendrent des atmosphères où l’ambiance technologique des panoramas futuristes dévoile ses effets pervers sur les désirs primaires de notre inconscient collectif. L’artiste emprunte les formes du quotidien et les stylise pour bâtir des univers aux résonances aussi envoûtantes qu’inaccessibles. On peut les regarder avec l’oeil de l’architecte, de l’artiste, de l’écrivain, du savant ou du cinéaste, aucun de ces angles de vue ne saurait apporter une conclusion définitive. C’est peut-être là que réside l’essence du projet de Sæthre : le dernier chapitre de notre rêverie cosmique reste à écrire.</p> <p style="text-align: justify;">Børre Sæthre a présenté récemment l’installation Sans titre (Wardenclyffe Tower) au Mudam - Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg. Dans la salle entièrement obscure, la lumière stroboscopique émise par un mur de led, associée à une double bande sonore, animait de vibrations à la fois tangibles et métaphoriques un ensemble solennel d’objets fantastiques : un dôme géodésique à facettes en miroir bronze et un bas-relief en chrome de cent mètres carrés. Un moulage d’étoile mourante en cire naturelle, suspendu à une corde de gibet au-dessus d’une petite estrade, ponctuait cette scénographie mystérieuse où s’insérait une courte vidéo montrant un adolescent qui projette des éclairs dans sa chambre.</p> <p style="text-align: justify;">Pour son exposition à la galerie Loevenbruck, dont le titre est Untitled (The Buran Program), l’artiste a choisi de regrouper plusieurs oeuvres inédites autour du thème du projet Bourane.</p> <p style="text-align: justify;">The Buran Program (Buran [Bourane] signifiant « tempête de neige » en russe) est le nom de code d’un projet de vaisseau spatial réutilisable, lancé par l’Union soviétique en 1974, en riposte aux navettes orbitales de la NASA. Ce projet très ambitieux, le plus vaste et le plus cher dans toute l’histoire de la conquête spatiale soviétique, a pris fin officiellement en 1993. Le programme s’est soldé par une seule et unique mission d’une navette Bourane, qui a accompli en 1988 un vol sur orbite non habité.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Børre Sæthre est né en 1967 à Oslo, Norvège. Il vit et travaille à New York et Oslo. Après des études à l’École nationale des beaux-arts d’Oslo (1992-1998), il a obtenu une résidence d’artiste à l’ISCP de New York en 2000, avant d’effectuer une autre résidence au Künstlerhaus Bethanien de Berlin en 2001.</p> <p style="text-align: justify;">Parmi les expositions personnelles de Børre Sæthre dans des institutions prestigieuses, on peut citer : My Private Sky, Astrup Fearnley Museet for Moderne Kunst, Oslo, 2001 ; For Someone Who Nearly Died But Survived, Bergen Kunsthal, Bergen, 2007 ; I’ve Been Guilty of Hanging Around, Participant Inc, New York, 2006 ; Greetings to Futures Past, MoMA PS1, Long Island, 2008 ; Trooper Play, Nordnorsk Kunstmuseum, Tromsø, 2011 ; Untitled (Wardenclyffe Tower), Mudam-Musée d’art moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg, 2012.</p> <p style="text-align: justify;">Børre Sæthre présentera une nouvelle installation monumentale au Tri Postal de Lille dans le cadre de la saison Fantastic 2012 (6 octobre 2012-13 janvier 2013).</p> <p style="text-align: justify;">___________________________</p> <p style="text-align: justify;">The Norwegian artist Børre Sæthre utilizes large-scale installations to create atmospheres that shift between the technological ambiences of futuristic panoramas and the influence of their synthetic perversities on the primordial desires of our collective subconscious. Abstracting pre-fabricated and quotidian forms, the artist constructs environments that hum with a din that is at once mesmerizing and yet out of reach. One could view these installations through the lens of an architect, an artist, a writer, a scientist, a filmmaker, and yet the conclusions one would draw from these vantage points would be inconclusive and it is perhaps here that we find the core to Sæthre’s program: the conclusions of our collective star gazing have yet to be written.</p> <p style="text-align: justify;">In a recent exhibition, Untitled (Wardenclyffe Tower) at Mudam - Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg, Sæthre cloaked the museum hall in a blackness that was punctuated (strobe-like) with patterned light fields and a two-part soundtrack that physically vibrated and metaphorically animated a solemn ensemble of preternatural objects: a bronzemirrored geodesic dome, a 100 square meter chrome relief. An organic cast of a dying star made from beeswax and strung from a noose-like rope over a shallow podium offset this brooding narrative alongside a short film in which a boy hurls lightning bolts (or Force Lightning) inside his teenage bedroom.</p> <p style="text-align: justify;">For the artist’s exhibition at Loevenbruck gallery he will show a series of new works, and the project is titled Untitled (The Buran Program).</p> <p style="text-align: justify;">The Buran [Russian: Буран, IPA: [bʊˈran], Snowstorm or Blizzard] Program was a Soviet and later Russian reusable spacecraft project that began in 1974 and was formally suspended in 1993. It was a response to the United States’ NASA Space Shuttle program. The project was the largest and the most expensive in the history of Soviet space exploration. The Buran Program completed one unmanned orbital spaceflight in 1988 before its cancellation in 1993.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Børre Sæthre was born in Oslo, Norway, in 1967. He lives and works in New York and Oslo.</p> <p style="text-align: justify;">After completing his training at the Oslo Academy of Fine Art (1992-1998), Børre Sæthre was awarded a residency on the prestigious International Studio &amp; Curatorial Program, New York, in 2000, followed by another at the Künstlerhaus Bethanien, Berlin, in 2001.</p> <p style="text-align: justify;">His main solo shows to date have been: My Private Sky, 2001, Astrup Fearnley Museet for Moderne Kunst, Oslo; For Someone Who Nearly Died But Survived, 2007, Bergen Kunsthall, Bergen; I’ve been guilty of hanging around, 2006, Participant Inc, New York; Greetings to Futures Past, 2008, MoMA PS1, Long Island; Trooper Play, 2011, Nordnorsk Kunstmuseum, Tromsø and Untitled (Wardenclyffe Tower), 2012, Mudam Luxembourg - Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean.</p> <p style="text-align: justify;">Børre Sæthre will be presenting a new monumental installation in Fantastic 2012, an exhibition<br />at the Tri Postal, Lille, from 6 October 2012 to 13 January 2013.</p> Wed, 01 Aug 2012 00:44:11 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list