ArtSlant - Closing soon http://www.artslant.com/par/Events/show en-us 40 - Centre Pompidou - February 11th, 2012 - May 27th, 2012 <p style="text-align: justify;">"Planète Manga !" est la nouvelle programmation-workshop du Studio 13/16, transformé en studio de mangaka. Les ados sont invités à découvrir chaque semaine un thème sur l'univers du manga, ses codes, ses secrets, son langage, ses images et ses auteurs. L'Espace du Studio 13/16 s'ouvre aux échanges et rencontres avec les artistes et professionnels : d'une parade cosplay à la fabrique de fanzines avec des auteurs venus du Japon, de Corée, de Taïwan, de Chine et d'Europe !</p> Sat, 28 Jan 2012 03:07:10 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Oliveira de MAJCEN, Isabelle de LAFORCADE, Denis le NAIL - Galerie Métanöia - May 18th, 2012 - May 28th, 2012 Thu, 10 May 2012 00:32:04 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Louis Baguenault - Galerie Jeune Creation - May 4th, 2012 - May 29th, 2012 <p style="text-align: justify;"><strong>Impossibilité de se définir par soi-même. définition à travers les textes et la critique. Auto-Identification et remarques satellites.</strong></p> <p style="text-align: justify;"> Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. La légende la recrée sous une forme qui lui permet de courir le monde Il rejette même toute forme de paratexte: catalogue ou fiche d’information destinés aux visiteurs du musée. Il décline généralement les interviews et ne se laisse photographier qu’en cas de force majeure. L’objet me pose problème Je pense que ce sont des choses qu’on admire et on ne peut rien faire avec des choses qu’on admire Elles se présentent puis exposent les conditions d’énonciation et de réception, en convoquant quelques figures titulaires et suicides exemplaires.Cette oscillation... on ne sait pas quand ça commence ou ça finit Ne pleurez pas en public<sup>7</sup> C’est lié à mon processus de réflexion. Les idées font plus de tours dans ma tête que nécessaire, je crois, car beaucoup me ramènent au point de départ. Mais il faut pourtant que j’effectue ce cycle complet pour arriver à me rendre compte de ce processus. Alors conceptuellement les idées sont un peu comme une affaire digne de Heath Robinson, elles ont un peu l’air d’avoir été cassées puis réparées<sup>8</sup>. Les sentiments sont la forme la plus incomplète qui soit. Faites vous critiquer sur la forme. Débrouillez-vous! Qui est ‘Ana’?<sup>9</sup> Mon ex (position)<sup>10</sup> Tout ceci, mon coeur, sera à toi un jour<sup>11</sup>c’est la fin du discours<sup>12</sup> tout va bien<sup>13</sup></p> Tue, 01 May 2012 11:46:50 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Duminil - Europia Galerie - May 3rd, 2012 - May 30th, 2012 Thu, 03 May 2012 23:32:06 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - MA GALERIE - Samuel Le Paire - March 30th, 2012 - May 30th, 2012 <p style="text-align: justify;">« Donner le goût d’avoir pour vivre l’intensité de l’émotion fugitive à répétition croissante. Permettre la rencontre authentique, le court-circuit fécond entre l’oeuvre, l’artiste et l’amateur éclairé. (…) Autant de superbes défis que Samuel Le Paire avec Ma Galerie relève avec panache, foi et passion." <strong>Renaud DONNEDIEU de VABRES<i>  </i></strong><i>(Ancien Ministre de la Culture et de la Communication, Président de RDDV Partners)</i><br />  </p> <p style="text-align: justify;">« L’exposition qu’il  présente aujourd’hui est un acte fondateur » <strong>Hugues GALL</strong><i>(Conseiller d’état, Membre du Conseil économique &amp; social, Ancien directeur des Opéras de Genève et Paris, Membre de l’Institut, Président de la Fondation Claude MONET à Giverny)</i></p> <p style="text-align: justify;"><br /> "La dictature du «WHITE CUBE» a entraîné une standardisation de la manière d’accrocher et par conséquent de voir l’art contemporain. Soit une certaine sanctuarisation des lieux d’exposition, mettant à distance les oeuvres au nom de la sacralité de l’art et du jugement critique… Samuel Le Paire a décidé de bousculer ces codes en convoquant Merleau-Ponty, trente collectionneurs, autant de producteurs d’écrits et un designer-scénographe." <strong>Sylvain ALLIOT </strong><i>(Journaliste - La Gazette de l'Hôtel Drouot, 23 avril 2012)</i><br /> <br /> « Je me demande souvent d’où me vient ce goût profond, irrationnel de l’oeuvre peinte (…) Quel langage me parlent ces tableaux énigmatiques qui s’ouvrent comme des fenêtres sur les murs de ma chambre. » <strong>Antoine de TARLE </strong><i>(Président des Éditions Ouest France, ancien directeur adjoint de TF1, ancien directeur de Télérama) </i><br /> <br /> « Il s’agit de la mise en oeuvre d’une diffraction des éléments perçus à travers les miroirs » <strong>José LEVY</strong>(Designer, Lauréat de la Villa Kujoyama, scénographe de l’exposition Vos Chefs-d’oeuvre)<br /> <br /> « Tout est force chez Rodin (…). Une force vitale, qui se pare de la seule nudité. » <strong>Patrick POIVRE d’ARVOR</strong> (Ecrivain et journaliste)<br /> <br /> "Peut-on spéculer sur l’éphémère ? Au XVIIe siècle, certains s’y sont essayés aux Pays-Bas. (...) près de quatre siècles plus tard, rien n’a changé." <strong>Axel de TARLE </strong><i>(Editorialiste économique à Europe 1 et au Journal du Dimanche)</i><br /> <br /> "Cette méta-collection est présentée dans un appartement que, pour l'occasion, le scénographe et designer José LEVY a habillé de miroirs, démultipliant les vues sur les pièces présentées, et réalisant un accrochage dense et hétérodoxe. C'est ainsi que cet homme-licorne de Jan Fabre<strong> </strong>devient quadruple, comme une masse d'armes face aux quatre points cardinaux." <strong><i>Lunettes Rouges</i></strong> (Blogueur, LeMonde.fr)</p> <p style="text-align: justify;">Sous les parrainages de<br />Renaud DONNEDIEU de VABRES, Hugues GALL et Changhyun HAM</p> Sun, 20 May 2012 15:09:57 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Group Show - Gagosian - Paris - April 18th, 2012 - May 31st, 2012 <p style="text-align: justify;">Gagosian Gallery is pleased to present "Micro Mania," an exhibition of the miniature in art featuring nearly sixty small masterpieces by a panorama of modern and contemporary artists including Alexander Calder, Joseph Cornell, Marcel Duchamp, Max Ernst, Yves Klein, Jasper Johns, René Magritte, Francis Picabia, Pablo Picasso, Andy Warhol, Cecily Brown and Rachel Whiteread.<br /> <br /> Accordingly, the Project Space has been transformed into a modern day cabinet de curiosités. A glass vitrine in the center of the gallery contains diminutive sculptures such as Claes Oldenberg's <em>Pancakes and Sausages</em> (1962), Alexander Calder's <em>Untitled (Standing Mobile)</em> (1955), Lucio Fontana's <em>Concetto Spaziale</em> (1959) and Joseph Cornell's <em>Untitled </em>(1933) which measures less than 3 centimeters in diameter. Among the intimate works that line the walls are Jasper Johns <em>Map </em>(1960), René Magritte's <em>Schéhérazade </em>(1947), Marcel Duchamp's <em>Peasant's Leg</em> (1904–05), and Richard Prince's <em>Untitled (Fireman Joke)</em> (1987).<br /> <br /> These small scale works seem to belong to a separate, otherworldly realm where the rules of the physical world may no longer hold. With proportions akin to those of a children's toy, they may function as the starting point to a private narrative and act as an agent for nostalgia and fantasy. Taking inspiration from artist and poet Joe Brainard's 1975 exhibition "Think Tiny," as well as Voltaire's science-fiction story Micromegas—which strives to demonstrate that importance is not equitably reduced with size—"Micro Mania" explores the aesthetic and imaginative qualities unique to the craft of the miniature and creates a dialogue between artists working in very different time periods, mediums and agendas.</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Gagosian Gallery est heureuse de présenter une exposition d'œuvres miniatures intitulée « Micro Mania » rassemblant près de soixante petits chefs d'œuvre issus d'un panorama d'artistes modernes et contemporains: Alexander Calder, Joseph Cornell, Marcel Duchamp, Max Ernst, Yves Klein, Jasper Johns, René Magritte, Francis Picabia, Pablo Picasso, Andy Warhol, Cecily Brown, et Rachel Whiteread etc...</p> <p style="text-align: justify;">En conséquence, le Project Space a été transformé en un « Cabinet de Curiosités », au centre de la galerie une vitrine en verre contient ces toutes petites sculptures <em>Pancakes and Sausages</em> de Claes Oldenburg (1962), <em>Untitled (Standing Mobile)</em> d'Alexander Calder (1955), <em>Concetto Spaziale</em> de Lucio Fontana (1959) et <em>Untitled</em> de Joseph Cornell (1933)—qui mesure moins de 3 centimètres de diamètre-produisent un effet intégral. Parmi les œuvres intimes qui tapissent le mur, on peut admirer le <em>Map </em>de Jasper Johns (1960), <em>Shéhérazade </em>de René Magritte (1947), <em>Peasant's Leg</em> de Marcel Duchamp (1904–05) et <em>Untitled (Fireman Joke)</em> de Richard Prince (1987).</p> <p style="text-align: justify;">Ces petites œuvres d'art semblent appartenir à un royaume à part, séparé, dans lequel les règles du monde physique n'ont plus lieu d'être. Leurs proportions sont semblables à celles d'un jouet d'enfant ou d'un bibelot—l'œuvre pouvant fonctionner comme le point de départ d'un récit confidentiel, et agir comme le représentant de la nostalgie et de la fantaisie. Puisant son inspiration dans l'exposition « Think Tiny » de l'artiste et poète Joe Brainard en 1975, ainsi que dans la nouvelle de science-fiction de Voltaire <em>Micromegas—</em>qui s'efforce de démontrer que l'importance ne doit pas se réduire à la taille—« Micro Mania » célèbre les qualités esthétiques et imaginatives inhérentes à l'art de la miniature dessinant des parallèles et des dialogues entre des artistes présentant des intérêts, des moyens d'expressions et des époques très différents.<br /> </p> Wed, 16 May 2012 13:14:43 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Leeloo, Helen DONADIEU, Mary Helene RATCHET, Mireille Dubois-VANHOVE, Elizabeth Michault, PERSON, LESSMWAVIV - Galerie Art et Miss - May 4th, 2012 - May 31st, 2012 Thu, 24 May 2012 14:01:25 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Sergei Artetmev - Galerie Art et Miss - May 4th, 2012 - May 31st, 2012 Thu, 24 May 2012 14:06:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Boris Achour - Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois - April 14th, 2012 - May 31st, 2012 <p style="text-align: justify;"><strong>La troisième paupière</strong></p> <p style="text-align: justify;">Poursuivre <em>en galerie</em> une flânerie qu’on aurait commencé en ville, à la manière hésitante, mais fluide, ou peut-être empêchée, mais décidée, qu’a eu Boris Achour de déposer des oeuvres sans jamais les installer – sans rien qui pèse ou qui pose -, traverser encore une fois l’espace de l’art – ce lieu parfois si posant et si pesant – en danseur, doté d’un masque de lune, en patient lunaire plus qu’en docteur de la lune, voir chaque pièce comme l’élément d’une promenade sans conditions, comme le relais d’un parcours à ( r )établir soi-même rétrospectivement, quand la marche est finie et qu’on s’en remémore les détails, les surprises, les banalités merveilleuses – un feu de camp mikado, un gyrophare dans un sac plastique, un somme sur une haie taillée…</p> <p style="text-align: justify;">En somme, une visite-poème ? Un repos du guérillero ? La Rose sans pourquoi de Silesius et d’Achour dans une exposition précédente n’était pas celle prisée des commentaires philosophiques et littéraires des années 70 ou 80 : c’était une rose extra-terrestre, une créature descendue là où personne n’était plus en mesure de la reconnaître, et donc rincée de tout souci poétique, de leçon, de grammaire, une espèce de rose sauvage et très disciplinée, découpée aléatoirement et pourtant selon ses vers, mystique et désuète – une rose future.</p> <p style="text-align: justify;">Le poème d’Eluard/Godard que le visiteur de la lune lira n’est ni d’Eluard ni de Godard : lyriquement musiqué dans Alphaville, fasciné par le visage d’Anna Karina, par son passage de la lumière à l’ombre – cette hypnose, ce rappel languien d’un amour-menace -, il est aussi tombé là d’une planète autre, brutalement aplati par sa chute et dans le même mouvement relevé par un brillant dérisoire et touchant.</p> <p style="text-align: justify;">On pourrait déduire que l’oeil du patient lunaire, en visite, demande à être fermé au Crédac, lieu nocturne, et ouvert chez Vallois, diurne (ou l’inverse!). L’art d’Achour serait plutôt nictitant, comme la troisième paupière des oiseaux de nuit, qui préserve l’oeil d’une lumière trop vive par un clignotement constant.</p> <p style="text-align: justify;">Le <em>Black Hole Sun</em> qu’on verra renvoie à un «monument» possible aux oeuvres non-faites dans une oeuvre cependant là et bien là. La forme des choses à venir ne peut être dite que dans une forme présente, et le mieux à même de la dessiner n’est pas le chasseur dans sa nuit, mais un danseur qui fasse résonner le sol par intermittence, un danseur de laquettes qui ne se tiendrait ni dans le jour ni dans la nuit, perpétuellement entre les deux, de l’un à l’autre et de l’autre à l’un, sans repos, saturation des sons et silence parfait se succédant à la vitesse de la lumière.</p> <p>Nathalie Quintane</p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Rambling through the city then uninterruptedly through a gallery – dubiously but gracefully, or maybe awkwardly but decidedly, the way Boris Achour does, dropping his work off without installing it – neither showing nor showing-off – slipping through an artspace (sometimes a place for showing and showing off) like a dancer in a moon mask – more moonchild than man in the moon – and seeing each exhibit as part of an unfettered outing, a stopover on an itinerary to be (re)appraised retrospectively, looking back on the details, the surprises, the marvellous everyday tweakings – the jackstraws campfire, a flashing beacon in a plastic bag, a nap on a neatly trimmed hedge…</p> <p style="text-align: justify;">So, a visit as poem? A well-earned rest? Angelus Silesius’s “Rose without why” poem reprised by Achour in an earlier exhibition was not the rose prized by 70s/80s gurus and glitterati: this was an extraterrestrial rose, alighting where there was no one left able to recognise it, a creature thus cleansed of all poetic or scholarly or grammatical anxieties, a kind of wild yet highly disciplined rose-poem, cut up randomly but line by line, mystically antiquated – a rose-to-be.</p> <p style="text-align: justify;">The Éluard/Godard poem the visitor from the moon will read here is by neither of them: lyrically put to music in Alphaville, fascinated with Anna Karina’s face and its transition from light to shade – a kind of hypnosis, a Fritz Lang reminder of the love/danger binomial – it too has fallen from another planet, brutally pulped by its fall then instantly resurrected by a touchingly meagre flash of brilliance.</p> <p style="text-align: justify;">We might deduce that the visiting moonchild’s eye asks to be closed nocturnally at the Crédac★ Art Centre and opened diurnally at the Vallois gallery — or vice versa. The art of Boris Achour can be seen as on-again off-again, like the third eyelid whose constant blinking protects night birds from sudden dazzlement. Black Hole Sun II evokes a “maybe-monument” to the never-made works that are part of a very real oeuvre. The shape of things to come can only be told in terms of the present; and the person best equipped for the telling is not the hunter in his darkness, but a dancer making the floor ring out on-again off-again, a tap dancer belonging neither to day or night, but perpetually between the two, endlessly oscillating as sound saturation and perfect silence alternate at the speed of light.</p> <p>Nathalie Quintane</p> Wed, 16 May 2012 13:27:34 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Pascal Ito - Galerie Claude Samuel - May 11th, 2012 - June 1st, 2012 <p style="text-align: justify;">Pascal Ito est photographe portraitiste depuis 1987. Du 11 mai au 1er juin 2012, il présentera à la Galerie Samuel, la série de photographies <em>Les hommes qui pleurent </em>(2008 - 2012)<em>.<br /> <br /> </em>Racontant les prémisses de son œuvre, le photographe révèle ainsi le caractère intime de son travail : «L’an dernier mon père a pleuré devant moi. C’était la première fois que je découvrais sa vulnérabilité. Il exprimait sa peine sans chercher à la refouler. Il m’avait toujours dit qu’un homme ne devait pas pleurer».<br /> <br /> La perception d’une tristesse partagée entre un homme et son fils l’a finalement conduit à la recherche et la reproduction d’une émotion universelle. Bouleversé par un sentiment particulier, le photographe cherche ainsi à en comprendre les mécanismes et, consciemment où non, à faire naitre chez le visiteur un peu de cette même émotion.<br /> <br /> L’auteur transforme alors ce sentiment vécu en émotion esthétique pour lui et pour l’Autre. Il s’inspire là sans doute des théories pragmatiques du philosophe John Dewey affirmant dans son ouvrage <em>L’Art comme expérience</em> que « l’art implique un travail antérieur à l’œuvre, qui établit des relations entre l’expérience passée, mémorisée sous forme d’émotions… ». Les émotions, les affects et l’intuition sont à l’origine du geste artistique ; elles font également le lien avec le spectateur de l’œuvre qui peut en retrouver le sens et reproduire le geste lui-même. C’est ce qu’il nomme l’expérience esthétique. Pascal Ito semble donc concrétiser cette pensée en appuyant son œuvre sur une expérience personnelle et finalement commune. Catharsis ou purgation, cette expérience esthétique est une émotion pour l’artiste comme pour le regardeur.<br /> <br /> Bravant les stéréotypes sexuels, féminité / masculinité, Pascal Ito donne un visage neutre à la tristesse.  À mesure que les visages changent, ramener à un état premier tel le regard d’un enfant, la tristesse prend dès lors divers sens. Tantôt douleur et souffrance, tantôt douceur, abandon et relâchement, parfois mélancolie et nostalgie, enfin colère et malaise.<em> «Ce qui les réunit, c’est cette vulnérabilité, présente dans chacun de mes portraits» </em>explique t’il<em>. </em>Tel un chef d’orchestre, Pascal Ito cherche la nuance et compose devant nos yeux une symphonie d’émotions inspirée de nos interprétations.<br /> <br /> Voir finalement c’est être vu. Car, sous le couvert d’une expérience personnelle, l’artiste nous renvoie à nos propres émotions. Chaque modèle exprime un sentiment particulier, unique, expliqué par un événement passé que le visiteur ne connait pas. Et pourtant cette émotion qui est offerte, suscite à son tour une forte émotion, qu’elle soit tristesse ou bien joie. La force du geste réside dans cette capacité à renvoyer l’autre à sa propre expérience.<br /> <br /> L’universalité est enfin accentuée par la nudité des modèles et la série des images. Le photographe a voulu le même format, le même angle, le même éclairage, et la même position. Chaque individu est égal devant l’objectif. Ce dispositif technique concentre notre point de vue sur le visage, un «visage  (compris) comme miroir de l’Autre».<br /> <br /> Pascal Ito est un observeur d’humanité qui interroge en profondeur notre identité.</p> Sat, 12 May 2012 09:12:35 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Marion Gronier - Galerie Claude Samuel - May 11th, 2012 - June 1st, 2012 <p style="text-align: justify;">C’est samedi. Il fait froid dans les vestiaires. J’ai la chair de poule, en culotte, pieds nus. Maman a oublié de faire un ourlet, la robe d’Océane est trop grande pour moi. Maman s’énerve, elle ne trouve pas le trou de l’aiguille. J’ai peur qu’elle me gronde. </p> <p style="text-align: justify;">La bouche en cul de poule pour le rose à lèvres et les paupières closes pour le fard nacré, je suis jolie comme un cœur. Maman jauge le résultat,  d’un œil froid. Tout à l’heure elle sera tellement fière de moi qu'elle pleurera. </p> <p style="text-align: justify;">La scène est immense, une ligne de visages attentifs et souriants comme le loup du Petit chaperon rouge : 1, 2, 3, 4, 5 : mesdames et messieurs les membres du jury. Derrière, les mamans aux abois. « Ce n’est pas grave si tu perds ma chérie, Maman t’aimera toujours». Devant moi, Fibie s’avance, elle marche les pieds en dedans, elle fait la révérence à droite, traverse en cadence mécanique, fait la révérence à gauche. Puis Luna, pimpante et aguicheuse, c’est elle qui va gagner. </p> <p style="text-align: justify;">« Numéro 3 : Rose Coquelle ». Cauline, qui a gagné l‘année dernière, me prend la main. Son sourire est impeccable, j’essaie d’avoir le même. Mes cheveux me grattent, mes jambes tremblent, mon cœur cogne dans ma gorge, la musique si forte devient lointaine. J’ai peur, j’ai peur, je cherche maman, elle me regarde, sa bouche sourit, ses yeux s’affolent, elle m’envoie des baisers, non, elle mime ce que je dois faire : ne pas oublier les baisers papillon pour le jury. Je marche vers l’angle droit en avant de la scène, vite, je veux être ailleurs, m’échapper, me cacher. Je plie les genoux, me relève, un pas, mon talon est coincé, je tire, l’ourlet craque. Maman a crié, je suis tombée.<br /> <br /> Marion Gronier</p> Sat, 12 May 2012 09:15:11 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Helene Ritmixay, Fathi Oulad, Philippe Lefresne, Ariane Khalfa Diallo, Xavier Jouannet, Thierry Bobulesco - Galerie Beckel Odille Boïcos - May 10th, 2012 - June 2nd, 2012 <p style="text-align: justify;"><strong>Une exposition qui s’inscrit dans une tradition récente à Paris…</strong></p> <p style="text-align: justify;">Lorsqu’ en 2009, Viviane Condat, directrice de l’Esat Ménilmontant m’a demandé de réfléchir  à l’organisation d’une exposition pour célébrer les 40 ans de création artistique des ateliers de ses établissements, j’ai immédiatement pris conscience de l’importance symbolique d’une telle exposition. Les artistes des ateliers de Ménilmontant sont tous en situation de handicap mental ou psychique et il s’est agi pour nous d’offrir au public du Pavillon Carré de Baudouin dans le 20<sup>ème</sup> arrondissement, une grande exposition muséale qui jette les bases d’une reconnaissance sociale et artistique d’artistes trop souvent exposés à l’occasion d’opérations de patronages bienveillants.</p> <p style="text-align: justify;">Avec le soutien de la Mairie du 20ème et de la Mairie de Paris, nous avons réussi à monter et à montrer <strong>« Essentiel, 40 ans d’art brut et singulier à Ménilmontant </strong>». Un pari fabuleux qui mettait en scène environ 60 œuvres constituant la mémoire de ces ateliers et parmi lesquelles de véritables pépites appartiennent à des collections publiques ou privées. Le succès d’audience et médiatique de cette exposition, véritable prise de parole politique, sociale et sociétale a permis à de nombreux acteurs culturels et économiques de changer de regard sur l’expression artistique de personnes en situation de handicap mental ou psychique. Notre réussite s’est ainsi accomplie puisque des publics nouveaux, comme des publics avertis se sont intéressés à ces œuvres.</p> <p style="text-align: justify;">2000 visiteurs nous ont on fait l’amitié de se rendre au Carré de Baudouin, dans cette magnifique folie du 17eme.</p> <p style="text-align: justify;">La Ville de Paris a souhaité poursuivre cette démarche en rassemblant autour d’un collectif des associations qui accompagnent des artistes ayant eu des parcours de vie abîmés par un incident psychiatrique ou psychique, des ateliers d’art thérapie, des établissements médicosociaux qui accueillent des personnes handicapées mentales ou psychiques. En quelques semaines une quinzaine d’ateliers furent réunis et en me confiant à nouveau le commissariat d’exposition au Réfectoire des Cordeliers, la Ville de Paris , et particulièrement Véronique Dubarry, adjointe au Maire de Paris, chargée du handicap, ont montré leur volonté de sortir des réserves associatives les œuvres que ces artistes créent pour exprimer cette sève, ce jaillissement qui caractérise les 59 artistes que j’ai rencontrés et qui nous ont bouleversés pendant 2 mois aux Cordeliers pour <strong>« Exil – l’art brut parisien s’expose aux Cordeliers ».</strong></p> <p style="text-align: justify;">Lorsque nous nous sommes séparés, dans la tristesse, mais dans l’espoir de retravailler ensemble, j’avais promis à certains artistes que leurs œuvres auraient également une vie sur le marché de l’art ; à côté de la vie que nous leur donnons dans notre projet de création d’un Centre parisien de conservation, de formation et d’exposition permanente de ces collections qui dorment  dans les placards des uns et des autres…Cette sortie de placard, nous l’opérons en mai 2012 à la Galerie de Christophe Boïcos , qui nous fait l’amitié et la confiance de présenter 4 artistes aux parcours différents pour cette exposition que nous avons appelée <strong>« Outsiders »</strong> avec pour clin d’œil évident l’Outsider Art.</p> <p style="text-align: justify;">Les artistes que nous exposons ici ont des parcours singuliers, chaque œuvre est le fruit d’un geste créatif brut et d’une énergie brute. Cette exposition offre au public un regard nouveau sur cette forme artistique.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>« Outsiders » </strong>est un départ en voyage, voyage dans les méandres de l’esprit, dans la création qui en jaillit. Les œuvres représentent les rêves, les espoirs, les joies et les peines des artistes et reflètent une extraordinaire créativité. Elles révèlent une part d’humanité qui nous rappelle nos propres histoires.</p> <p>Charles Myara</p> Sun, 06 May 2012 08:36:58 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Bernd Lohaus, Carlo Guaita, Antonio Calderara - GALERIE BERNARD BOUCHE - May 2nd, 2012 - June 2nd, 2012 Sun, 06 May 2012 10:37:42 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Niels Trannois - Galerie Chez Valentin - April 26th, 2012 - June 2nd, 2012 <p style="text-align: justify;">For his first solo exhibition in Paris, entitled Above sea level kind of things, Niels Trannois explores the notion of the apparition and diffraction of pictorial images. The spatial staging of the works presents itself as a possible snapshot of a mental landscape immersed in a stream of immediate sensations; the body is bathed in the image gradually surfacing above the level of the sea, of reality, of the visible. Images in the work of Niels Trannois are eclipsed, then partially uncovered, borrowing the idea of floating from Japanese stamp art, which is called Ukiyo e, literally floating image of the world. The artist is interested in the mental image of this practicea form of suggestion that is linked to his paintingmore than he is interested in the technique itself; it is more his own perception of it rather than a cultural or historical motivation. To convey this idea of vision suspension, the artist configured the space around a piece presented as the opening threshold of the exhibition stage. The wooden counter that divides the entrance to the space retains its usual domestic function, that of mediating between two places, two levels of codified reality. The counter was half-immersed in a flooded sandpit for five months near Poitiers, then placed in a dry-dock and adorned, shortly before varnishing, with a countertop as well as a black terrazzo surface (chips of white marble embedded in a black epoxy resin). It displays the stigmata of its history, the water level having left its mark. This piece constructs a body-rooting point: beyond this limit moves the impalpable. Its surface is paradoxical; though it has been naturalized by time, it is still an artifice, a theatrical device: "Above sea level kind of things" is the unfolding of the sequence of fantasies in the mind of an average protagonist who, propped against a counter, sees his thoughts laid bare in the space. They have permeated a sensitive projection surface.</p> <p style="text-align: justify;">Behind the counter, the artist has hung a set of collage-paintings, mental hangings, possible traces of a memory that is buried, emerging in the middle of a stream of unstable sensations. Shapes and materials engage in a detailed, fluid dialogue in order grasp a mental sensation by means of its periphery. The artist wrote in one of his texts: This project is about examining things and rethinking them retrospectively, letting them rest for a while and then taking a snapshot of them, understanding them in terms of the memory that remains of them.</p> <p style="text-align: justify;">Niels Trannoiss painting constantly makes reference to an aqueous or liquid perception, playing with levels of flow and settlement. Every shape has its own autonomy in the composition while participating in those beside them. When the artist uses oiled prints, the sheets are simply attached with thumbtacks, which allows air to pass between the different layers. To offset the shapes violent impression with the slowness of the pictorial process, the artist uses marble powder that draws light, snaps the images onto the paper, the prints are dipped in linseed oil, which penetrates the paper and makes it transparent, allowing the colour applied to the back to show through. The monotypes transfer the shapes to the surface of the scratched wood, shapes that, in the slowness of their soaking process, are the opposite of prints on paper, where the image is burned instantly.</p> <p style="text-align: justify;">In the work of Niels Trannois, the narratives developed in the titles of pieces do not support his paintings but are constructed in parallel with them. The writing supports the polysemy of the image, reinforces the feeling that our view is being carefully managed by the artist from the wings. The question that guides the artists gesture could be that of knowing how to condense a flow of perceptions into a shape, giving it a unity without breaking its movement, naming a feeling without shattering it. The image is constantly seeking refuge where reality has not yielded completely, in this neutral zone, a place of transition where the shape is not yet, or is no longer, entirely sure of itself, remaining ready to withdraw or shatter. Between the veil and the counter remains that abyss which separates desire from its object, and this is what the viewer sizes up. The distance imposed by this physical barrier generates a kind of short-sightedness, a metaphor for the trajectory of an eye subject to the instability of the shapes appearing on the surface of its retina.</p> <p align="right">Translated by Matthew Cunningham</p> Sun, 22 Apr 2012 06:11:50 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Kassia KNAP - Galerie Christophe Gaillard - April 26th, 2012 - June 2nd, 2012 <p style="text-align: justify;">La galerie Christophe Gaillard est heureuse de présenter <em>Promenade avec Jean-Sébastien</em>, la première exposition personnelle à la galerie de l’artiste d'origine polonaise Kassia Knap du 26 avril au 2 juin 2012. </p> <p style="text-align: justify;"><br /> Après son exposition dans le cadre de l’Art dans les Chapelles puis celle au Musée des Beaux Arts de Lille <em>Le pli et l’absolu de la couleur</em>, elle a participé en 2011 à l’exposition <em>Ainsi soit-il - Collection Antoine de Galbert</em> au Musée des Beaux Arts de Lyon.</p> <p style="text-align: justify;">«Kassia Knap trace une voie singulière dans la peinture contemporaine. Ces visions se trouvent au confluent de plusieurs traditions picturales : le drapé et l’icône, qui constituent l’aspect le plus explicite de son inspiration, et, de manière plus silencieuse, la tradition de ce qu’il est convenu d’appeler la «philosophie du pli», avec des références permanentes à Leibniz et Deleuze.» Régis Cotentin</p> <p style="text-align: justify;" align="center">-----------------</p> <p style="text-align: justify;">Bien des liens unissent la musique de Bach aux toiles de Kassia Knap. Au delà de l’amour que l’artiste porte au musicien, les principes de polyphonies de l’un renvoient assurément à la polysémie du pli chez l’autre. De même, de ces travaux,  émane une beauté souveraine qui communique sa force de par le sentiment diffus que nous avons de sa construction.</p> <p style="text-align: justify;">La structuration n’est pas la moindre des qualités du travail de Kassia Knap, travail dont on ressent, comme chez le musicien ou dans les édifices du gothique flamboyant avec ses piliers fasciculés, liernes et tiercerons (comme autant de plis dans les toiles), la force architectonique. On pourrait dire en paraphrasant Nicolas Meeus: « Si l’oreille pouvait entendre, à l’arrière-plan de la structure fondamentale et dans la succession des mouvements musicaux de l’avant-plan, aussi profondément et aussi loin que l’œil, dans le cas d’une image ou d’un bâtiment, poursuit et synthétise les lignes dans toutes leurs directions, leurs étendues et leurs rapports, elle devrait avoir (…) la sensation d’une construction gigantesque, dans laquelle de nombreuses lignes, longues et merveilleuses, ne vivant en apparence que leur mystère propre, accomplissent des relations profondément signifiantes et fortes. » Cette exposition dans laquelle se mêlent d’un coté le laborieux, le quotidien, la pesanteur et d’un autre côté, le spirituel, la grâce aurait tout aussi bien pu avoir pour titre «La pesanteur et la grâce» si celui-ci n’avait été le titre d'une exposition récente commissariée par Éric De Chassey au Collège des Bernardins.</p> <p style="text-align: justify;">A l’occasion de l’association des travaux de Kassia Knap avec ceux de Philippe de Champaigne à Lille, Régis Cotentin écrivait : « Kassia Knap trace une voie singulière dans la peinture contemporaine. Ces visions se trouvent au confluent de plusieurs traditions picturales : le drapé et l’icône, qui constituent l’aspect le plus explicite de son inspiration, et, de manière plus silencieuse, la tradition de ce qu’il est convenu d’appeler la « philosophie du pli », avec des références permanentes à Leibniz et Deleuze. Pour ces deux philosophes, comme pour Barthes, le pli est aussi, pour reprendre une expression de ce dernier « une inclinaison de l’âme », le pli est une substance indivisible et pourtant en perpétuelle métamorphose.</p> <p style="text-align: justify;">(…) Dans le chapitre sur « L’entrelacs - le chiasme », Merleau-Ponty montre que la pensée est une « sublimation de la chair », et qu’il y a donc, dès la perception, quelque chose comme une pensée, qui l’oriente ou qui l’organise. Dans ce cas, il paraît légitime de penser que l’homme est à l’origine du spectacle du monde, et qui le constitue ou le déploie. Kassia Knap dans son rapport à la toile conforte cette idée. Le support absorbe toutes les impressions et sensations que l’artiste vit fortement lors de ses promenades dans la nature. Dans sa pratique, l’artiste substitue le concept à celui d’expérience, et cette modification est loin d’être anecdotique dans l’art contemporain, puisqu’elle signifie que son corps, par et à travers lequel elle fait l’expérience du monde, n’est pas rejeté du côté de l’étendue objective ou de l’extériorité. C’est lui qui assume désormais ce qui revient jusque-là à la subjectivité, sans en reprendre cependant tous les caractères, puisqu’elle est lui-même un « morceau de monde ». (…) Si la notion de chair apparaît, dans l’œuvre de Kassia Knap, comme la clef de voûte de son travail artistique, elle pose aussi la question de l’incarnation : dire que le monde a une chair ou qu’il existe une chair du visible, c’est du même coup s’interdire de sortir de la phénoménalité, de s’extraire hors du sensible. Mais l’intelligible lui-même est fondé, construit sur le sensible. Le concept de chair désigne le transfert des impressions de Knap qui convertit dans les plis sa perception du monde. Son art, en partant de la notion de chair, n’est plus seulement constitué d’interrogations esthétiques ; il devient autrement plus radical :</p> <p style="text-align: justify;"> « Il ne reste qu’à chercher ce que c’est que le monde, et la vérité, et l’être, aux termes de la complicité que nous avons avec eux.»</p> <p> </p> Mon, 23 Apr 2012 00:32:45 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list Valerio Adami - Galerie Daniel Templon - April 14th, 2012 - June 2nd, 2012 <div class="text" align="justify"> <p style="margin: 0px; font: 12px Helvetica; min-height: 14px;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">V</span>alerio Adami, figure incontournable de la Figuration Narrative, revient à la Galerie Templon avec une double exposition inédite.</span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Le peintre italien dévoile pour la première fois un aspect inconnu de son travail : la photographie, telle qu’il la pratiqua au début de sa carrière dans les années 1960. En regard de cette exposition historique, la galerie présente ses dernières peintures, réalisées entre 2009 et 2012, où l’on retrouve l’écriture élégante de l’artiste-philosophe.</span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"></p> <p style="margin: 0px; text-align: justify; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">A l’Impasse Beaubourg sont exposées une trentaine de photographies réalisées par Valerio Adami entre 1960 et 1970. </span></p> <p style="margin: 0px; text-align: justify; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Conservés dans les archives de l’artiste pendant des décennies, ces tirages noir et blanc donnent à voir la naissance d’une oeuvre plastique. </span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Le jeune peintre Valerio Adami, pourtant formé de façon classique, s’empare du medium photographique pour explorer de nouvelles stimulations visuelles. Il saisit les lieux de ses nombreux voyages, de l’Inde à New York. Chronique de la vie d’un créateur, ses photos témoignent de l’élaboration de son style : goût du cadrage, attention portée au quotidien.</span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Chambres et halls d’hôtel, trains, chaises de cafeteria peuplent les images sans couleur, comme autant d’échos aux peintures de cette époque. Pourtant, dès les années 1970, Valerio Adami renonce définitivement à la photographie et se concentre exclusivement sur le dessin et la peinture.</span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">L’écrivain mexicain Carlos Fuentes avouait : « J’ai toujours imaginé qu’il y avait un mystère derrière la plate simplicité géométrique des premières toiles d’Adami ». Si les photographies de Valerio Adami ne lèvent pas le mystère, leur dialogue avec trois peintures majeures des années 1960 réunies dans l’exposition initie une réflexion sur les débuts et la fin d’un parcours artistique à travers le siècle. </span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Dans l’exposition consacrée à ses toiles récentes, l’énigme occupe toujours une place centrale. Valerio Adami met en scène des allégories complexes dans des compositions reprenant ses thèmes de prédilection - voyages, musique, littérature et théâtre. Chaque scène décrit « l’imminence d’une tragédie » (Daniel Arasse). </span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">La fragilité de la vie et le salut par l’art sont évoqués par sa peinture si caractéristique faite d’aplats colorés cernés de noir. Le dessin est « manière de penser », tandis que la couleur, qui le corrige, en est « l’état d’âme ».</span></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"></p> <p style="margin: 0px; font: 10px Helvetica; color: #2d2829;"><span style="font-size: small;">Né en 1935 à Bologne, Valerio Adami étudie à l’Académie de la Brera à Milan. Il expose dans le monde entier dès 1958, notamment à la Documenta III (1964), au Jewish Museum de New York (1968), au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1970), au Centre Georges Pompidou (1985), au Tel Aviv Museum d’Israel (1996). Il a récemment piloté la création d’une fondation consacrée au dessin basée à Meina (Italie), a participé à la grande exposition sur la Figuration Narrative au Grand Palais (2008) et a exposé au Boca Raton Museum of Art en Floride en 2010.</span></p> </div> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;"></p> <p style="text-align: justify;">Valerio Adami, a major figure in the Narrative Figuration movement, is returning to Galerie Templon with <strong>a new twofold exhibition.</strong></p> <p style="text-align: justify;">For the first time, the Italian painter is unveiling a <strong>hitherto unknown aspect of his work: the photography</strong> he practised at the beginning of his career in the 1960s. To mark this historic event, the gallery is also showing his <strong>latest paintings</strong>, produced between 2009 and 2012 and featuring the familiar elegance of the artist-philosopher’s compositions.</p> <p style="text-align: justify;">The Impasse Beaubourg space is exhibiting around thirty photographs taken by Valerio Adami between 1960 and 1970 and stored in the artist’s archives ever since. The black and white prints testify to the <strong>birth of an artistic expression. </strong></p> <p style="text-align: justify;">As a young classically-trained painter, Valerio Adami turned to the photographic medium in order to explore new visual stimulations. He used the camera to capture the many places he visited on his travels, from India to New York. Chronicling of the life of an artist, his photos bear witness to the development of his style, revealing his taste for composition and focus on the ordinary. Hotel rooms and lobbies, trains and cafeteria chairs inhabit the black and white images that seem to <strong>echo</strong> his paintings of the time. And yet, Valerio Adami renounced photography once and for all in the early 1970s and from then on concentrated exclusively on drawing and painting.</p> <p style="text-align: justify;">Mexican writer Carlos Fuentes has said: <strong>“I always imagined that there was some sort of mystery behind the flat geometric simplicity of Adami’s first canvases.”</strong> It cannot be said that Valerio Adami’s photographs hold the key to this mystery. However, their dialogue with the three major paintings from the 1960s featured in the exhibition gives rise to thoughts on the <strong>beginnings and end of an artistic journey through the century. </strong></p> <p style="text-align: justify;">Enigma is also at the heart of the exhibition dedicated to his recent works. Valerio Adami puts together complex allegories in compositions that feature his favourite themes: <strong>travel, music, literature and theatre</strong>. Each scene describes <strong>“the imminence of a tragedy”</strong> (Daniel Arasse). His highly distinctive painting style, with its blocks of colours outlined in black, conjures up the fragility of life and the possibility of salvation through art. Drawing is a “way of thinking” while colour, which redefines it, gives it its character.</p> <p style="text-align: justify;">Born in 1935 in Bologna, Valerio Adami studied at the Brera Academy in Milan. He began exhibiting his work in 1958, including at Documenta III in Germany (1964), the Jewish Museum New York (1968), the Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1970), the Centre Georges Pompidou in Paris (1985) and the Tel Aviv Museum in Israel (1996). He recently oversaw the creation of a foundation dedicated to drawing based in Meina (Italy). He took part in the major exhibition on Narrative Figuration at the Grand Palais in Paris (2008) and exhibited at the Boca Raton Museum of Art in Florida in 2010.</p> Thu, 29 Mar 2012 00:29:47 +0000 http://www.artslant.com/par/Events/list http://www.artslant.com/par/Events/list