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Brussels

Galerie Rodolphe Janssen

Exhibition Detail
Rien faire et laisser rire (Do nothing and let them...
Curated by: Bob Nickas
Rue de Livourne 35
Livornostraat
1050 Brussels
Belgium


May 16th, 2013 - June 15th, 2013
Opening: 
May 16th, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
Untitled, David AdamoDavid Adamo, Untitled,
2012, wood, paint, 101 x 73.5 cm
© Courtesy of the Artist and Galerie Rodolphe Janssen
Untitled (bent gold plex) , Virginia OvertonVirginia Overton, Untitled (bent gold plex) ,
2013
© Courtesy of the Artist and Galerie Rodolphe Janssen
Untitled, Alex RoseAlex Rose, Untitled, 2009
© Courtesy of the Artist and Galerie Rodolphe Janssen
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> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerierodolphejanssen.com
NEIGHBORHOOD:  
Center - Uptown
EMAIL:  
info@galerierodolphejanssen.com
PHONE:  
t +32 2 538 08 18
OPEN HOURS:  
Tuesday to Friday 10:00 > 18:00 Saturday 14:00 > 18:00
> DESCRIPTION

The title of the show is borrowed from that of a late allegorical work by the Belgian painter James Ensor, an artist whose visual and textual clues may at times suggest various interpretations. In this particular instance Ensor appears to be mocking the position of an aloof critic. Painted in 1939, the composition features an ear and writing implements hovering above an inkwell and a book bearing the title, all of which are being effusively spat upon, fountain-like, by a host of fantastical figures, as well as a parrot and a pig. Ensor, whose picture-making here can be characterized as a form of self-reflexive play, is perhaps both composer and audience, delighted by his staging and the mischievous performance. Ensor's position cannot be seen as neutral, for he has chosen a side, most likely his own. Appearances, we readily admit, tend to be misleading, and our interpretation may be entirely off the mark. Even so, the notion of doing as you please and saying what you want remains forever tempting, and whether on the part of the artist or the critic, or the curator and collector as the case may be. To "let them laugh" is ultimately a display of great restraint, resolve, and self-confidence, an act which affirms that a higher purpose is meant to be served. More than seventy years after Ensor imagined this picture, the fact that artists continue to explore the world in ways which alter our perception of reality, and of ourselves, reminds us of the very permeability of the set of circumstances we call art. Moreover, we acknowledge how difficult it remains for an expanded visual realm to be verbally articulated and defined in any way that satisfies the endeavor. Experience always comes first, and silence is never the last word.

 When I first wrote these initial notes, a number of artists responded positively to the "non-committal" nature of my remarks. I learned long ago that it's better not to say what a show is about before the fact. Because when a show actually happens, you realize that it's about something else that was only half-expected. A show, like an artwork, only begins to reveal itself once it's done, and even then the assembled works are brought together very briefly. After a show has closed, they are returned to galleries or to the studios in which they were made, or they go on to new lives with their adopted families, to the homes of collectors. Somehow, in preparing for this show, I had imagined myself not only as someone who surrounds himself with art as a means to comprehend the world and himself, but as a young man who had actually known James Ensor, who passed away in 1949. Perhaps they had met near the very end of Ensor's life and the beginning of his own. If he had been 20 at the time, today he would be 84 years old, or close to the age when Ensor died. And what if he is still somehow actively engaged with the art being made today, with the work of the artists in this show? It happens, of course, that for some of us the pursuit of art becomes a central part of life's journey. The fact that this may sound romantic to many should not in any way discourage the few for whom it will be true. Although this fictional collector and I do not reside within the same body, we inhabit the same mind. At his advanced age he remains engaged with the art of a younger generation, and while his family and friends may think him foolish as he acquires any number of strangely beguiling objects and pictures, he simply sits back, does nothing, and lets them laugh.

Bob Nickas, 2013


Le titre de l’exposition est tiré d’une œuvre allégorique tardive de James Ensor. Les éléments visuels et textuels dont sont peuplées les peintures de cet artiste belge peuvent parfois prêter à différentes interprétations. Dans le présent tableau datant de 1939, Ensor semble se moquer des critiques qui se tiennent à carreau. Il y a représenté une oreille et une plume suspendues dans les airs au-dessus d’un encrier et d’un livre sur lequel figure le titre de l’œuvre, tous copieusement aspergés/conspués par une série de figures fantastiques, un porc et un perroquet. Ensor pourrait s’y être adonné à une sorte de jeu d’introspection. Peut-être s’est-il mis à la fois dans la peau de l’auteur et du spectateur et a-t-il pris plaisir à cette mise en scène malicieuse. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas neutre : il a clairement pris parti, plus que probablement pour lui-même. Mais les apparences sont parfois trompeuses et il se pourrait que notre interprétation soit totalement à côté de la plaque. Il n’en demeure pas moins que faire ce qu’on a envie de faire et dire ce qu’on a envie de dire est toujours tentant, aussi bien pour un artiste qu’un critique, voire un commissaire d’exposition le cas échéant. « Laisser rire » témoigne d’une grande maîtrise de soi, opiniâtreté et confiance en soi. C’est aussi donner à comprendre que l’on sert un but plus élevé. Que plus de soixante-dix ans après la création de cette œuvre, certains artistes continuent d’agir sur notre perception de la réalité et de notre propre image par leur manière d’explorer le monde, nous rappelle que l’art est toujours susceptible d’ouvrir d’innombrables portes et inextricablement lié au passé. Force est de constater par ailleurs à quel point il est difficile de rendre toute la richesse du monde visuel avec des mots. Le ressenti l’emporte toujours sur les explications et le silence n’a jamais le dernier mot.

Lorsque j’ai couché ces premières notes sur papier, plusieurs artistes ont réagi positivement face au caractère « non engagé » de mes réflexions. L’expérience m’a appris qu’il vaut mieux ne pas parler du propos d’une exposition avant qu’elle soit un fait car vous risquez de vous rendre compte qu’une fois qu’elle est montée, elle dépasse les attentes. Une exposition, tout comme une œuvre d’art, ne se livre pleinement qu’une fois achevée. En plus, les œuvres réunies aux cimaises sont vouées à passer peu de temps ensemble. À l’issue de l’exposition, elles reprennent le chemin des ateliers ou des galeries où elles ont vu le jour, ou partent vivre une nouvelle vie dans une famille d’adoption, une famille de collectionneurs. En me préparant pour cette exposition, je ne me suis pas mis dans la peau de quelqu’un qui s’entoure d’œuvres d’art pour tenter d’appréhender le monde et de voir plus clair en lui-même, mais dans celle d’un jeune homme qui avait connu James Ensor décédé en 1949. Peut-être s’étaient-ils rencontrés au crépuscule de la vie d’Ensor ou à l’aube de sa vie d’adulte à lui. En supposant qu’il avait 20 ans à l’époque, il aurait aujourd’hui 84 ans, soit environ l’âge auquel Ensor est mort. Et si en plus il s’intéressait encore à l’art contemporain, aux œuvres des artistes à l’affiche de cette exposition ? Certes, il est des personnes pour qui l’art est un ingrédient essentiel de leur existence. Le fait que cela puisse paraître romantique aux yeux de la majorité des gens, ne saurait décourager la minorité pour qui il en est ainsi. Ce collectionneur fictif et moi ne partageons pas le même corps, mais bien le même esprit. En dépit de son âge avancé, il continue à suivre de près l’art des jeunes générations. À la vue des peintures et objets à la fois étranges et séduisants qu’il achète en grands nombres, sa famille et ses amis le déclarent fou. Mais lui, il s’en lave les mains ; il ne fait rien et les laisse rire.

Bob Nickas, 2013


De titel van de tentoonstelling is ontleend aan een laat allegorisch werk van James Ensor. De visuele en tekstuele elementen in het oeuvre van deze Belgische schilder laten soms meerdere interpretaties toe. In dit geval lijkt Ensor de spot te drijven met critici die afstand houden van het besproken werk. Op dit schilderij van 1939 zien we een oor en schrijfgerief zweven boven een inktpot en een boek met de bewuste titel. Allerlei fantastische figuren, een papegaai en een varken spuien stralen vocht over de genoemde elementen. Je zou kunnen zeggen dat Ensor met dit schilderij op een speelse manier nadenkt over zichzelf. Misschien is hij tegelijk maker en publiek en schept hij plezier in de ondeugende mise-en-scène. In elk geval is hij niet neutraal: hij heeft partij gekozen, hoogstwaarschijnlijk voor zichzelf. Toegegeven, schijn kan bedriegen. Misschien slaan we met onze interpretatie de bal helemaal mis. Blijft dat je zin doen en recht voor de raap zijn altijd verleidelijk is, voor kunstenaars net zo goed als voor critici en, desgevallend, curatoren. ‘Ze laten lachen’ is een uiting van zelfbeheersing, beslistheid en zelfvertrouwen. Je geeft ermee te kennen dat je een hoger doel dient. Dat Ensor deze compositie meer dan zeventig jaar geleden bedacht en kunstenaars nog steeds onze perceptie van de werkelijkheid en van onszelf veranderen door de manier waarop ze de wereld verkennen, herinnert ons eraan dat het geheel van toestanden dat we kunst noemen een brede waaier aan mogelijkheden opent en moeilijk kan worden losgemaakt van het verleden. En we zien hoe moeilijk veel wat tot het visuele behoort, op een bevredigende manier in woorden kan worden omgezet en omschreven. De ervaring komt altijd eerst en de stilte heeft nooit het laatste woord.

Toen ik deze inleidende opmerkingen op papier stelde, kreeg ik van een aantal kunstenaars positieve reacties op hun ‘niet-geëngageerde’ karakter. Het is mij al heel lang geleden duidelijk geworden dat je beter niet zegt waar een tentoonstelling over gaat zolang ze niet een feit is. Want als ze er eenmaal is, besef je dat ze over iets gaat wat je slechts half had verwacht. Het is met een tentoonstelling als met een kunstwerk: ze begint zich pas bloot te geven als ze er is. Bovendien blijven de bijeengebrachte werken slechts voor korte tijd samen. Na de tentoonstelling gaan ze terug naar de galerieën of de ateliers waar ze ontstonden, of beginnen ze een nieuw leven in een of ander adoptiegezin – lees: bij een verzamelaar. Toen ik mij op deze tentoonstelling voorbereidde, zag ik mijzelf niet als iemand die zichzelf met kunst omringt om zo tot inzicht te komen over de wereld en zichzelf, maar beeldde ik me in dat ik een jongeman was die de in 1949 overleden James Ensor nog had gekend. Misschien hadden ze elkaar ontmoet toen Ensor al stokoud en hijzelf nog zeer jong was. Als hij toen 20 was, zou hij nu 84 zijn, bijna zo oud dus als Ensor toen hij stierf. En als hij nu nog eens actief bezig was met hedendaagse kunst, met kunstenaars wier werk op deze tentoonstelling te zien is? Inderdaad, voor sommigen is bezig zijn met kunst een centraal gegeven op hun levensweg. Dat dit velen romantisch in de oren klinkt, mag de weinigen voor wie het het geldt, niet ontmoedigen. Deze fictieve verzamelaar en ik wonen niet in hetzelfde lichaam maar wel in dezelfde geest. Op zijn gevorderde leeftijd is hij nog steeds bezig met de kunst van een jongere generatie. Zijn familie en zijn vrienden verklaren hem gek omdat hij nog steeds grote aantallen vreemd-verlokkelijke objecten en schilderijen koopt. Maar hij, hij leunt rustig achterover, doet niets, en laat ze lachen. 

Bob Nickas, 2013


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