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Brussels

AEROPLASTICS Contemporary

Exhibition Detail
Approximations of the Sublime
32 rue Blanche
1060 Brussels
Belgium


June 6th, 2013 - July 27th, 2013
Opening: 
June 6th, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
Beyond the Flesh of Space, Terry RodgersTerry Rodgers, Beyond the Flesh of Space,
2013, Oil on linen, 137 x 172.5 cm 54 x 68 in
© Courtesy of AEROPLASTICS Contemporary
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.aeroplastics.net
NEIGHBORHOOD:  
Center - Uptown
EMAIL:  
contact@aeroplastics.net
PHONE:  
32(0)25372202
OPEN HOURS:  
Tue-Fri 1-6:30; Sat 2-6
TAGS:  
photography, video-art
> DESCRIPTION

Approximations of the Sublime extends the reflection begun by Terry Rodgers during his first solo exhibition at Aeroplastics Contemporary in 2010. The artist continues to develop an iconography of muscled young men and slender young women, all more-or-less (un)dressed, adopting lascivious poses in a luxurious décor, ostentatious and baroque. Beyond one’s first impression, that of a contemplative voyeur snatching a glance of an orgiastic fest, what then suddenly hits you is the absence of rapport amongst the protagonists, the eerie sense of detachment. The characters seem isolated in their own bubbles, gazes never cross. “My paintings describe imaginary worlds born out of ‘offers’ peddled by the media – luxury, riches, as well as a ‘validated’ version of beauty and desire – but then always with a dose of reality running through it. Just how difficult is it for the participants to get out of themselves and to ‘connect’ with one another?” Each composition is realized starting from individual portraits, portraits of persons crossed in the street and asked by the artist to pose for him. These anonymous figures, who had never previously met, are then brought together at the heart of vast compositions. More rarely, they appear alone, but their attitude always suggests the presence of others outside our view.

In this process, photography plays a preponderant role – the models are photographed before being painted – but Rogers’ approach is decidedly painterly. His technique is perfectly mastered, but has nothing to do with photorealism. It goes right to the essential to better emphasize the play of artificial light on the skin, or to highlight the éclat of a piece of jewellery or a fabric. It is also particularly interesting to see him mutate into a veritable photographer, because these images are fundamental to understanding the thinking that underlies his work. Contrary to his paintings, the photographs have no special set or setting: the models emerge against a black background, plain, and appear as still more fragile and solitary. Beautiful as they may be (and indeed are), the bodies do not have the perfection that the brush provides them. And what is more, they do not benefit from the eternity that painting brings: they again become mortal.

A third level of entry into Rodgers’ work is provided by the video that gives this exhibition its title, Approximations of the Sublime. From the fixed image, painted or photographed, we pass to the moving image. And what is suggested in the photography is confirmed in the video: under the projectors’ heat, bodies suffer and sweat, simply become human again. Beneath the superficial outsides, the œuvre of Terry Rodgers consistently testifies to what it is – deeply humanist. And the sublime is inevitably only approximate, given that we’re talking human beings here.

The lightboxes comprise a synthesis of these different approaches. “Here, I’m playing with several techniques to render perceptible, simultaneously, our rapport with the world. And I make this distinction between the different languages clear – the cut-outs are intentionally approximate, visible.” For the artist, this procedure is a metaphor for a word composed of a multitude of fragments, that we wrongly perceive as a uniform whole: “We have the tendency to forget that everything we see, or bear, is ‘invented’. Our experience of life is like a multidimensional game where the pieces are constantly in motion.” And these models, constantly in motion as well, are like pieces in this grand game.

P-Y Desaive


Approximations of the Sublime prolonge la réflexion entamée par Terry Rodgers lors de sa première exposition personnelle chez Aeroplastics Contemporary, en 2010. L’artiste continue de développer dans ses tableaux une iconographie faite de jeunes hommes musclés et de jeunes femmes graciles, toutes et tous plus ou moins (dé)vêtu(e)s, adoptant des poses lascives dans des décors d’un luxe ostentatoire et baroque. Passée la première impression, celle de contempler en voyeur des instantanés tirés de fêtes orgiaques, c’est l’absence de rapports entre les personnages qui s’impose soudain. Chacun semble isolé dans sa bulle, et jamais les regards ne se croisent. « Mes tableaux décrivent des mondes imaginaires créés au départ des offres véhiculées par les médias – luxe, richesse, ainsi qu’une version validée de la beauté et du désir, le tout traversé par une dose de réalité. A quel point est-ce difficile pour les participants à ces scènes de sortir d’eux-mêmes et de se ‘connecter’ les uns aux autres ? ». Chaque composition est réalisée aux départs de portraits individuels, ceux de personnes croisées dans la rue, à qui l’artiste a proposé de poser pour lui. Ces anonymes, qui jamais ne se sont rencontrés, sont ensuite rassemblés au sein de vastes compositions. Plus rarement, ils apparaissent seuls, mais leur attitude suggère toujours la présence d’autres personnes hors champ.

La photographie joue dans ce processus un rôle prépondérant – les modèles sont photographiés avant d’être peints –, mais c’est bien en peintre que Terry Rodgers aborde ses tableaux : sa technique parfaitement maîtrisée, qui n’a rien du réalisme photographique, va à l’essentiel pour mieux souligner le jeux des lumières artificielles sur la peau, ou faire ressortir l’éclat d’un bijou ou d’une étoffe. Aussi est-il particulièrement intéressant de le voir se muer en véritable photographe, car ces images sont fondamentales pour comprendre la réflexion qui sous-tend son travail. Contrairement aux tableaux, les photographies ne font appel à aucun décor : les modèles se détachent sur un fond noir, uni, et n’en paraissent que plus fragiles et solitaires. Aussi beaux soient-ils (et ils le sont), les corps n’ont plus cette perfection que leur offre le pinceau du peintre. Et surtout, ils ne bénéficient plus de la part d’éternité que leur offre la peinture : ils redeviennent mortels.

Un troisième niveau de lecture est offert par la vidéo qui a donné son titre à l’exposition. De l’image fixe, peinte ou photographiée, nous passons à l’image animée. Et ce que la photographie suggérait, la vidéo l’affirme : sous la chaleur des projecteurs, les corps souffrent, transpirent – redeviennent vivants, tout simplement. Sous des dehors superficiels, l’œuvre de Terry Rodgers s’affirme alors pour ce qu’elle est, profondément humaniste. Et le sublime ne peut être qu’approximatif, dès lors qu’il touche à l’humain.

Les caissons lumineux forment une synthèse de ces différentes approches. « Ici, je joue avec plusieurs techniques pour rendre perceptible, simultanément, notre rapport au monde. Et je rends évidente la distinction entre les différents langages – les découpages sont volontairement approximatifs, visibles. » Pour l’artiste, ce procédé est une métaphore d’un monde composé d’une multitude de fragments, que nous percevons erronément comme un tout uniforme : « nous avons tendance à oublier que tout ce que nous voyons, ou portons, est ‘inventé’. Notre expérience de vie est comme un jeu multidimensionnel, dont les pièces sont constamment en mouvement. » Et ses modèles, constamment en mouvement eux aussi, sont comme les pièces de ce grand jeu.

P-Y Desaive

Approximations of the Sublime prolonge la réflexion entamée par Terry Rodgers lors de sa première exposition personnelle chez Aeroplastics Contemporary, en 2010. L’artiste continue de développer dans ses tableaux une iconographie faite de jeunes hommes musclés et de jeunes femmes graciles, toutes et tous plus ou moins (dé)vêtu(e)s, adoptant des poses lascives dans des décors d’un luxe ostentatoire et baroque. Passée la première impression, celle de contempler en voyeur des instantanés tirés de fêtes orgiaques, c’est l’absence de rapports entre les personnages qui s’impose soudain. Chacun semble isolé dans sa bulle, et jamais les regards ne se croisent. « Mes tableaux décrivent des mondes imaginaires créés au départ des offres véhiculées par les médias – luxe, richesse, ainsi qu’une version validée de la beauté et du désir, le tout traversé par une dose de réalité. A quel point est-ce difficile pour les participants à ces scènes de sortir d’eux-mêmes et de se ‘connecter’ les uns aux autres ? ». Chaque composition est réalisée aux départs de portraits individuels, ceux de personnes croisées dans la rue, à qui l’artiste a proposé de poser pour lui. Ces anonymes, qui jamais ne se sont rencontrés, sont ensuite rassemblés au sein de vastes compositions. Plus rarement, ils apparaissent seuls, mais leur attitude suggère toujours la présence d’autres personnes hors champ.

La photographie joue dans ce processus un rôle prépondérant – les modèles sont photographiés avant d’être peints –, mais c’est bien en peintre que Terry Rodgers aborde ses tableaux : sa technique parfaitement maîtrisée, qui n’a rien du réalisme photographique, va à l’essentiel pour mieux souligner le jeux des lumières artificielles sur la peau, ou faire ressortir l’éclat d’un bijou ou d’une étoffe. Aussi est-il particulièrement intéressant de le voir se muer en véritable photographe, car ces images sont fondamentales pour comprendre la réflexion qui sous-tend son travail. Contrairement aux tableaux, les photographies ne font appel à aucun décor : les modèles se détachent sur un fond noir, uni, et n’en paraissent que plus fragiles et solitaires. Aussi beaux soient-ils (et ils le sont), les corps n’ont plus cette perfection que leur offre le pinceau du peintre. Et surtout, ils ne bénéficient plus de la part d’éternité que leur offre la peinture : ils redeviennent mortels.

Un troisième niveau de lecture est offert par la vidéo qui a donné son titre à l’exposition. De l’image fixe, peinte ou photographiée, nous passons à l’image animée. Et ce que la photographie suggérait, la vidéo l’affirme : sous la chaleur des projecteurs, les corps souffrent, transpirent – redeviennent vivants, tout simplement. Sous des dehors superficiels, l’œuvre de Terry Rodgers s’affirme alors pour ce qu’elle est, profondément humaniste. Et le sublime ne peut être qu’approximatif, dès lors qu’il touche à l’humain.

Les caissons lumineux forment une synthèse de ces différentes approches. « Ici, je joue avec plusieurs techniques pour rendre perceptible, simultanément, notre rapport au monde. Et je rends évidente la distinction entre les différents langages – les découpages sont volontairement approximatifs, visibles. » Pour l’artiste, ce procédé est une métaphore d’un monde composé d’une multitude de fragments, que nous percevons erronément comme un tout uniforme : « nous avons tendance à oublier que tout ce que nous voyons, ou portons, est ‘inventé’. Notre expérience de vie est comme un jeu multidimensionnel, dont les pièces sont constamment en mouvement. » Et ses modèles, constamment en mouvement eux aussi, sont comme les pièces de ce grand jeu.

P-Y Desaive


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