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Brussels

Motive Gallery

Exhibition Detail
Cauchy Horizons
Boulevard Poincarélaan 31
1070 Brussels
Belgium


November 10th, 2012 - January 12th, 2013
Opening: 
November 10th, 2012 2:00 PM - 7:00 PM
 
spine, Martine StigMartine Stig, spine
© Courtesy of the Artist and Motive Gallery
From the series  \'Cauchy Horizons\'    , Martine StigMartine Stig,
From the series 'Cauchy Horizons' ,
2012, Analog photographic prints , 30 x 40 cm each
© Courtesy of the Artist and Motive Gallery
, Martine StigMartine Stig
© Courtesy of the Artist and Motive Gallery
, Martine StigMartine Stig
© Courtesy of the Artist and Motive Gallery
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.motivegallery.be/
NEIGHBORHOOD:  
Center - Uptown
EMAIL:  
enter@motivegallery.be
PHONE:  
+32 (0)2 513 04 95
OPEN HOURS:  
Wed-Sat 2-6:30
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

Priming the Future Martine Stig's Cauchy Horizons

Black holes have a ‘point of no return’  beyond which nothing comes back; not  even light can escape. In physics these  so-called outer and inner event horizons  are considered gateways to the future and  bridges into parallel universes. The phenomena are so strange that it comes as no  surprise that science fiction has often been  needed to present us with visions of the  future and possible new worlds. In Cauchy  Horizons Martine Stig investigates the  visual language of science fiction cinema  as the ‘gravitational force’ of our collective  imagination. Landmark sci-fi films ranging from Voyage dans la lune, Metropolis and La jetée to A Space Odyssey, Solaris and  Videodrome, present patterns of symmetry,  birds eye perspectives, double projections,  grids, screens, circles, pipes and lines, and  other aesthetic forms and figures (such as  hibernating, sleeping or running humans) that have shaped our image of the future.  Is it possible to envision what lies beyond  this matrix of visual culture or is this our  own point of no return? Stig travelled  to Tunis, Shenzhen, Geneva/CERN and  Athens, cities that are on the verge of  transition and captured glimpses of the  future with her camera’s eye. The photos  are alienating and familiar at the same  time. They are alienating because we cannot (always) recognise which of the four  cities the shot was taken in. Stig’s camera  has transformed them into ‘any-spaceswhatevers’, as Deleuze called these types  of non-localisable, slightly disorienting  images that are nevertheless rich in affective quality and virtual potentiality. You  get the strange sense of a future that has  happened, a future that is happening and  a future that will happen somehow hidden in the visual field. They are familiar  because we recognise the patterns and  shapes. 

In earlier work, such as her film Suto-ri- (2007) and Play (2010), Stig also transformed the documentary reality of modern cities, editing footage of the streets  of Tokyo or New York into a suggestive  narrative or adding surveillance suspense,  building on the same power of the collective unconscious of cinematographic  clichés. Cauchy Horizons is not a film,  but a series of photographs, presented in  a particular order thus implying some  form of spatial montage sequence. Stig’s  montage follows a serial logic of graphic  matches and contrasts in colour and black  and white. They present abstract variations on flash forwards.

Each photo in Cauchy Horizons seems  to be part of a database of images that  can be classified according to its aesthetic  principles and futuristic themes. Not only  the images that are presented, but also all  other images of the future we have stored  in our collective cinematographic archive.  The images could be replaced by other  images from that database, their order  could be re-arranged. Stig’s work demonstrates that contemporary cinema presents  a database logic that allows endless series,  endless sequences, endless variations of  the future, limited only by the priming  operations of the shapes and lines within  each detachable frame. Visual culture is  a Cauchy horizon, a sort of membrane  that makes it impossible to see what lies  beyond.


Appréhender le futur martine stig, ‘cauchy horizons’

Les trous noirs possèdent « un point  de non retour » au-delà duquel rien ne  revient ; la lumière elle-même ne peut  y échapper. En physique, ces horizons  extrêmes des trous noirs, ainsi qu’on les  désigne, sont considérés comme étant des  portes d’entrée vers le futur et des passerelles vers des univers parallèles.

Ces phénomènes sont si étranges qu’ils  rejoignent en cela ce que la sciencefiction a toujours eu le besoin de nous  exposer, avec ses conceptions du futur et  de potentiels nouveaux mondes. Dans  le projet Cauchy Horizons, Martine Stig appréhende le langage visuel du cinéma de  science-fiction au titre de « force gravitationnelle » de notre imagination collective.  Les principaux films de science-fiction  allant du Voyage dans la lune, à  Métropolis en passant par La jetée, 2001 : L’odyssée de l’espace, Solaris ou Videodrome présentent  en effet des dessins symétriques, des  perspectives à vol d’oiseau, des doubles  projections, des grilles, des écrans, des  cercles, des tuyaux et des câbles et d’autres  formes esthétiques et figures (tels que  des hommes courrant, endormis ou en  état d’hibernation) qui ont profondément  modelé notre image du futur.  

Est-il possible d’envisager ce qui se cache  au-delà de ce complexe de culture visuelle,  où serait-ce là se risquer à entrevoir notre  propre « point de non retour » ? Stig a  voyagé à Tunis, Shenzhen, à Genève  et plus particulièrement au cern (siège  de l’Organisation pour la recherche  nucléaire), et enfin à Athènes, des villes  qui se trouvent dans des états transitoires,  et a capturé avec l’œil de son appareil  photographique de brèves visions du futur.  Les photographies nous apparaissent tout  à la fois étrangères et familières.  

Elles nous sont étrangères parce que  nous ne pouvons pas toujours reconnaître  dans laquelle des quatre villes la prise  de vue a été réalisée. L’appareil photo de  Martine Stig les a converties en des espaces  quelconques, ainsi que Deleuze nommait  ces types particuliers d’images non localisables et légèrement déroutantes, qui n’en  sont pas moins riches de qualité affective  et de potentialité virtuelle. Vous est  transmise l’impression énigmatique d’un  futur qui a déjà eu lieu, d’un futur qui est  en train de se dérouler, et d’un futur qui  est caché là quelque part dans le cœur du  champ visuel.  

Si les photographies de Stig nous sont  étrangères, elles nous sont aussi familières  parce que nous y reconnaissons des motifs  et des formes.  

Dans de précédents travaux, tels que  ses films Suto-ri- (2007) et Play (2010),  Stig s’est aussi employée à transformer la  réalité documentaire des villes modernes,  en réalisant des montages de séquences trouvées, tournées dans les rues de Tokyo  ou de New York et en y insufflant une  dimension narrative ou en y révélant un  suspense de la surveillance, établi sur le  même pouvoir qu’exerce les clichés ciné- matographiques sur l’inconscient collectif.  Cauchy Horizons, pour sa part, n’est pas  un film mais une série de photographies  présentée dans un ordre particulier,  suggérant une sorte de séquence cinématographique déployée dans l’espace. Le  montage de Stig suit une logique faite  de correspondances graphiques et de  contrastes de couleur et de noirs et blancs.  Ceux-ci sont autant de variations abstraites sur des rythmes accélérés allant de  l’arrière vers l’avant.

Chaque photo de Cauchy Horizons semble faire partie d’une base de données  d’images pouvant être classées selon leurs  principes esthétiques et leurs thèmes futuristes. Mais ce ne sont pas seulement les  images présentées dans cette exposition  qui constituent cette base de données ;  s’y trouve également l’ensemble des  images du futur que nous avons stockées  dans notre mémoire cinématographique  collective.

Les images de l’exposition pourraient  être remplacées par d’autres images de  la base de donnée, leur ordre pourrait  être modifié. Le travail de Martine Stig  démontre que le cinéma contemporain  présente une logique de base de donnée  qui autorise d’innombrables séries,  d’innombrables séquences, des variations  sans fin quant au futur, à l’avenir, que  seule la constitution de l’image advenant  régulièrement devant nos yeux en des  formes et des lignes surgissant du néant  nous empêche d’entrevoir.  

La culture visuelle est un horizon de  Cauchy, une sorte de membrane qui nous  empêche de voir ce qu’il y a au-delà.


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