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Brussels

anyspace

Exhibition Detail
Simulacres
59 RUE VAN EYCK
BRUSSELS 1050


June 7th, 2012 - July 7th, 2012
Opening: 
June 7th, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
Solus & Ipse      , Emilie PischeddaEmilie Pischedda, Solus & Ipse ,
2012, Collage - glas bulb - ceramic - spray paint fridge handle, 30 x Ø 9 cm
© Courtesy of the Artist and anyspace
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.anyspace.be/index.php
NEIGHBORHOOD:  
Ixelles-Elsene
EMAIL:  
info@anyspace.be
PHONE:  
+32 471 882 617
OPEN HOURS:  
THURSDAY to SATURDAY 14-18H or BY APPOINTMENT
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

Emilie Pischedda travaille principalement la photographie et la sculpture, attachant un intérêt particulier á l'infime, aux détails d'une banalité glanée au hasard de ses déambulations. Au fil des cadrages, elle détermine et crée des séquences de narrations fictionnelles.
 
Le modus-operandi de son travail réside donc dans une pratique du glanage au cours de ses déplacements. A travers la collecte compulsive d'images et d'objets, il s'agit de se constituer une base de données, un vocabulaire plastique à partir desquels elle construit de nouvelles formes, qui  expriment à leur tour une représentation de notre monde.
 
L'exposition Simulacres proposée à la galerie Anyspace s'articule autour de l'idée de "représentation" et par extension les notions d'illusion, d'imitation, de simulation, de faux, de leurre... Au-delà, il s'agit de traiter des rapports de l'homme à la nature et à l'image. Emilie Pischedda part du constat que toute image est fausse, puisqu'elle ne s'inscrit pas dans le "ici et maintenant".
 
La pièce en vitrine se présente comme incipit de l'exposition. Il s’agit d’une mise en abyme de l'idée de représentation, à partir d’une image de l’intérieur délabré d’un palais de l'époque impériale que l'artiste a photographié en Russie. La photographie elle-même est accrochée sur un mur recouvert d'un papier représentant la même image. Emilie Pischedda joue avec les espaces et le temps, l'histoire du lieu, le sujet, le rapport entre l'espace virtuel de la photographie et l'espace réel intérieur et extérieur. Cette image d'un mur délabré est en soi également un clin d'oeil à la peinture abstraite et à la sculpture.
 
La photographie Lignes, Chevrons ( Atlantes), prise dans le même lieu en Russie ouvre l'exposition dans la galerie. On y voit deux statues colossales en plâtre, enserrées dans une structure en bois et entreposées à l'intérieur du palais. A l'origine, elles en ornaient la façade et on été sauvées de destruction durant l'époque soviétique. Ces représentations idéalisées et démesurées de l'homme sont pour l'artiste l'image même du simulacre; la création d'une réalité qui n'existe pas. De plus leur fonction initiale d'apparat, d'ornement destiné à impressionner, s'inscrit également dans la thématique de l'exposition.

Emilie Pischedda propose également une série de sculptures. Des détournements d’objets décoratifs “naturalistes”; un bestiaire animalier en porcelaine et des fausses fleurs. Ils deviennent des objets monochromatiques, qui par leur recouvrement effacent le détail de l'analogie au vivant en terme de texture. La matière figurative devient un support en trois dimensions pour parler de peinture et de sculpture. La contradiction entre l'artificialité des objets employés, fausses fleurs et faux animaux, fait écho à l'apparition par le simulacre d'une nouvelle réalité transformée.
 
Aux travers des religions, des mythes, l'homme se construit par le biais de l'imagerie du héros, qui pour s'affirmer en tant qu'être singulier se doit de surmonter des épreuves. Ainsi, Oedipe doit résoudre l'énigme que lui pose le Sphinx pour rentrer dans la cité de Créon: “Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord quatre jambes, puis deux jambes, et trois jambes ensuite? L'Homme !”. Les trois ornements floraux présentés dans l'exposition sont représentation de ce mythe fondateur et  Les trois étapes du développement de l'homme: enfance, âge adulte, vieillesse. Le papier peint à motif floral destiné à l'encollage pour figer la nature contre un mur, est minutieusement découpé puis agencé comme un ikebana et devient sculpture. 


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