BEGIN:VCALENDAR VERSION:2.0 CALSCALE:GREGORIAN PRODID:iCalendar-Ruby VERSION:2.0 BEGIN:VEVENT DESCRIPTION:

The title of the show is borrowed from that of a late allegorical work b y the Belgian painter James Ensor\, an artist whose visual and textual clue s may at times suggest various interpretations. In this particular instance Ensor appears to be mocking the position of an aloof critic. Painted in 19 39\, the composition features an ear and writing implements hovering above an inkwell and a book bearing the title\, all of which are being effusively spat upon\, fountain-like\, by a host of fantastical figures\, as well as a parrot and a pig. Ensor\, whose picture-making here can be characterized as a form of self-reflexive play\, is perhaps both composer and audience\, delighted by his staging and the mischievous performance. Ensor's position cannot be seen as neutral\, for he has chosen a side\, most likely his own. Appearances\, we readily admit\, tend to be misleading\, and our interpret ation may be entirely off the mark. Even so\, the notion of doing as you pl ease and saying what you want remains forever tempting\, and whether on the part of the artist or the critic\, or the curator and collector as the cas e may be. To "let them laugh" is ultimately a display of great restraint\, resolve\, and self-confidence\, an act which affirms that a higher purpose is meant to be served. More than seventy years after Ensor imagined this pi cture\, the fact that artists continue to explore the world in ways which a lter our perception of reality\, and of ourselves\, reminds us of the very permeability of the set of circumstances we call art. Moreover\, we acknowl edge how difficult it remains for an expanded visual realm to be verbally a rticulated and defined in any way that satisfies the endeavor. Experience a lways comes first\, and silence is never the last word.

 When I first wrote these initial notes\, a number of artists responded positively to the "non-committal" nature of my remarks. I learned long ago that it's better not to say what a show is a bout before the fact. Because when a show actually happens\, you realize th at it's about something else that was only half-expected. A show\, like an artwork\, only begins to reveal itself once it's done\, and even then the a ssembled works are brought together very briefly. After a show has closed\, they are returned to galleries or to the studios in which they were made\, or they go on to new lives with their adopted families\, to the homes of c ollectors. Somehow\, in preparing for this show\, I had imagined myself not only as someone who surrounds himself with art as a means to comprehend th e world and himself\, but as a young man who had actually known James Ensor \, who passed away in 1949. Perhaps they had met near the very end of Ensor 's life and the beginning of his own. If he had been 20 at the time\, today he would be 84 years old\, or close to the age when Ensor died. And what i f he is still somehow actively engaged with the art being made today\, with the work of the artists in this show? It happens\, of course\, that for so me of us the pursuit of art becomes a central part of life's journey. The f act that this may sound romantic to many should not in any way discourage t he few for whom it will be true. Although this fictional collector and I do not reside within the same body\, we inhabit the same mind. At his advance d age he remains engaged with the art of a younger generation\, and while h is family and friends may think him foolish as he acquires any number of st rangely beguiling objects and pictures\, he simply sits back\, does nothing \, and lets them laugh.

Bob Nickas\, 2013

\n
\n

Le titre de l’exposition est tiré d’une œuvr e allégorique tardive de James Ensor. Les éléments visuels et textuels dont sont peuplées les peintures de cet artiste belge peuvent parfois prêter à différentes interprétations. Dans le présent tableau datant de 1939\, Ensor semble se moquer des critiques qui se tiennent à carreau. Il y a représent é une oreille et une plume suspendues dans les airs au-dessus d’un encrier et d’un livre sur lequel figure le titre de l’œuvre\, tous copieusement asp ergés/conspués par une série de figures fantastiques\, un porc et un perroq uet. Ensor pourrait s’y être adonné à une sorte de jeu d’introspection. Peu t-être s’est-il mis à la fois dans la peau de l’auteur et du spectateur et a-t-il pris plaisir à cette mise en scène malicieuse. Ce qui est sûr\, c’es t qu’il n’est pas neutre : il a clairement pris parti\, plus que probableme nt pour lui-même. Mais les apparences sont parfois trompeuses et il se pour rait que notre interprétation soit totalement à côté de la plaque. Il n’en demeure pas moins que faire ce qu’on a envie de faire et dire ce qu’on a en vie de dire est toujours tentant\, aussi bien pour un artiste qu’un critiqu e\, voire un commissaire d’exposition le cas échéant. « Laisser rire » témo igne d’une grande maîtrise de soi\, opiniâtreté et confiance en soi. C’est aussi donner à comprendre que l’on sert un but plus élevé. Que plus de soix ante-dix ans après la création de cette œuvre\, certains artistes continuen t d’agir sur notre perception de la réalité et de notre propre image par le ur manière d’explorer le monde\, nous rappelle que l’art est toujours susce ptible d’ouvrir d’innombrables portes et inextricablement lié au passé. For ce est de constater par ailleurs à quel point il est difficile de rendre to ute la richesse du monde visuel avec des mots. Le ressenti l’emporte toujou rs sur les explications et le silence n’a jamais le dernier mot.

Lorsque j’ai couché ces première s notes sur papier\, plusieurs artistes ont réagi positivement face au cara ctère « non engagé » de mes réflexions. L’expérience m’a appris qu’il vaut mieux ne pas parler du propos d’une exposition avant qu’elle soit un fait c ar vous risquez de vous rendre compte qu’une fois qu’elle est montée\, elle dépasse les attentes. Une exposition\, tout comme une œuvre d’art\, ne se livre pleinement qu’une fois achevée. En plus\, les œuvres réunies aux cima ises sont vouées à passer peu de temps ensemble. À l’issue de l’exposition\ , elles reprennent le chemin des ateliers ou des galeries où elles ont vu l e jour\, ou partent vivre une nouvelle vie dans une famille d’adoption\, un e famille de collectionneurs. En me préparant pour cette exposition\, je ne me suis pas mis dans la peau de quelqu’un qui s’entoure d’œuvres d’art pou r tenter d’appréhender le monde et de voir plus clair en lui-même\, mais da ns celle d’un jeune homme qui avait connu James Ensor décédé en 1949. Peut- être s’étaient-ils rencontrés au crépuscule de la vie d’Ensor ou à l’aube d e sa vie d’adulte à lui. En supposant qu’il avait 20 ans à l’époque\, il au rait aujourd’hui 84 ans\, soit environ l’âge auquel Ensor est mort. Et si e n plus il s’intéressait encore à l’art contemporain\, aux œuvres des artist es à l’affiche de cette exposition ? Certes\, il est des personnes pour qui l’art est un ingrédient essentiel de leur existence. Le fait que cela puis se paraître romantique aux yeux de la majorité des gens\, ne saurait décour ager la minorité pour qui il en est ainsi. Ce collectionneur fictif et moi ne partageons pas le même corps\, mais bien le même esprit. En dépit de son âge avancé\, il continue à suivre de près l’art des jeunes générations. À la vue des peintures et objets à la fois étranges et séduisants qu’il achèt e en grands nombres\, sa famille et ses amis le déclarent fou. Mais lui\, i l s’en lave les mains \; il ne fait rien et les laisse rire.
< br /> Bob Nickas\, 2013

\n
\n

De tite l van de tentoonstelling is ontleend aan een laat allegorisch werk van Jame s Ensor. De visuele en tekstuele elementen in het oeuvre van deze Belgische schilder laten soms meerdere interpretaties toe. In dit geval lijkt Ensor de spot te drijven met critici die afstand houden van het besproken werk. O p dit schilderij van 1939 zien we een oor en schrijfgerief zweven boven een inktpot en een boek met de bewuste titel. Allerlei fantastische figuren\, een papegaai en een varken spuien stralen vocht over de genoemde elementen. Je zou kunnen zeggen dat Ensor met dit schilderij op een speelse manier na denkt over zichzelf. Misschien is hij tegelijk maker en publiek en schept h ij plezier in de ondeugende mise-en-scène. In elk geval is hij niet neutraa l: hij heeft partij gekozen\, hoogstwaarschijnlijk voor zichzelf. Toegegeve n\, schijn kan bedriegen. Misschien slaan we met onze interpretatie de bal helemaal mis. Blijft dat je zin doen en recht voor de raap zijn altijd verl eidelijk is\, voor kunstenaars net zo goed als voor critici en\, desgevalle nd\, curatoren. ‘Ze laten lachen’ is een uiting van zelfbeheersing\, beslis theid en zelfvertrouwen. Je geeft ermee te kennen dat je een hoger doel die nt. Dat Ensor deze compositie meer dan zeventig jaar geleden bedacht en kun stenaars nog steeds onze perceptie van de werkelijkheid en van onszelf vera nderen door de manier waarop ze de wereld verkennen\, herinnert ons eraan d at het geheel van toestanden dat we kunst noemen een brede waaier aan mogel ijkheden opent en moeilijk kan worden losgemaakt van het verleden. En we zi en hoe moeilijk veel wat tot het visuele behoort\, op een bevredigende mani er in woorden kan worden omgezet en omschreven. De ervaring komt altijd eer st en de stilte heeft nooit het laatste woord.

Toen ik deze inleidende opmerkingen op papier stel de\, kreeg ik van een aantal kunstenaars positieve reacties op hun ‘niet-ge ëngageerde’ karakter. Het is mij al heel lang geleden duidelijk geworden da t je beter niet zegt waar een tentoonstelling over gaat zolang ze niet een feit is. Want als ze er eenmaal is\, besef je dat ze over iets gaat wat je slechts half had verwacht. Het is met een tentoonstelling als met een kunst werk: ze begint zich pas bloot te geven als ze er is. Bovendien blijven de bijeengebrachte werken slechts voor korte tijd samen. Na de tentoonstelling gaan ze terug naar de galerieën of de ateliers waar ze ontstonden\, of beg innen ze een nieuw leven in een of ander adoptiegezin – lees: bij een verza melaar. Toen ik mij op deze tentoonstelling voorbereidde\, zag ik mijzelf n iet als iemand die zichzelf met kunst omringt om zo tot inzicht te komen ov er de wereld en zichzelf\, maar beeldde ik me in dat ik een jongeman was di e de in 1949 overleden James Ensor nog had gekend. Misschien hadden ze elka ar ontmoet toen Ensor al stokoud en hijzelf nog zeer jong was. Als hij toen 20 was\, zou hij nu 84 zijn\, bijna zo oud dus als Ensor toen hij stierf. En als hij nu nog eens actief bezig was met hedendaagse kunst\, met kunsten aars wier werk op deze tentoonstelling te zien is? Inderdaad\, voor sommige n is bezig zijn met kunst een centraal gegeven op hun levensweg. Dat dit ve len romantisch in de oren klinkt\, mag de weinigen voor wie het het geldt\, niet ontmoedigen. Deze fictieve verzamelaar en ik wonen niet in hetzelfde lichaam maar wel in dezelfde geest. Op zijn gevorderde leeftijd is hij nog steeds bezig met de kunst van een jongere generatie. Zijn familie en zijn v rienden verklaren hem gek omdat hij nog steeds grote aantallen vreemd-verlo kkelijke objecten en schilderijen koopt. Maar hij\, hij leunt rustig achter over\, doet niets\, en laat ze lachen. 

Bob Nickas\, 2013

DTEND:20130615 DTSTAMP:20140729T111046 DTSTART:20130516 GEO:50.8300607;4.3588315 LOCATION:Galerie Rodolphe Janssen\,Rue de Livourne 35 Livornostraat\nBrusse ls\, 1050 SEQUENCE:0 SUMMARY:Rien faire et laisser rire (Do nothing and let them...\, David Adam o\, Huma Bhabha\, Sascha Braunig\, Anne Collier\, Enrico David\, James Enso r\, Jason Fox\, Xylor Jane\, E'wao Kagoshima\, Adriana Lara\, Thomas Lerooy \, Justin Matherly\, Virginia Overton\, David Ratcliff\, Nicolas Roggy\, Al ex Rose\, Torbjørn Rødland\, Ben Schumacher\, Davina Semo\, Gert & Uwe Tobi as\, Andra Ursuta\, G. William Webb\, Elaine Cameron Weir UID:274352 END:VEVENT BEGIN:VEVENT DTEND:20130516T210000 DTSTAMP:20140729T111046 DTSTART:20130516T180000 GEO:50.8300607;4.3588315 LOCATION:Galerie Rodolphe Janssen\,Rue de Livourne 35 Livornostraat\nBrusse ls\, 1050 SEQUENCE:0 SUMMARY:Rien faire et laisser rire (Do nothing and let them...\, David Adam o\, Huma Bhabha\, Sascha Braunig\, Anne Collier\, Enrico David\, James Enso r\, Jason Fox\, Xylor Jane\, E'wao Kagoshima\, Adriana Lara\, Thomas Lerooy \, Justin Matherly\, Virginia Overton\, David Ratcliff\, Nicolas Roggy\, Al ex Rose\, Torbjørn Rødland\, Ben Schumacher\, Davina Semo\, Gert & Uwe Tobi as\, Andra Ursuta\, G. William Webb\, Elaine Cameron Weir UID:274353 END:VEVENT END:VCALENDAR